عَنْهُ عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنْ عُبَيْسِ بْنِ هِشَامٍ عَنْ عَبْدِ الْكَرِيمِ بْنِ عَمْرٍو عَنِ الْحَكَمِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ الْقَاسِمِ أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَطَاءٍ يَقُولُ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عليه السلام) قُمْ فَأَسْرِجْ دَابَّتَيْنِ حِمَاراً وَ بَغْلًا فَأَسْرَجْتُ حِمَاراً وَ بَغْلًا فَقَدَّمْتُ إِلَيْهِ الْبَغْلَ وَ رَأَيْتُ أَنَّهُ أَحَبُّهُمَا إِلَيْهِ فَقَالَ مَنْ أَمَرَكَ أَنْ تُقَدِّمَ إِلَيَّ هَذَا الْبَغْلَ قُلْتُ اخْتَرْتُهُ لَكَ قَالَ وَ أَمَرْتُكَ أَنْ تَخْتَارَ لِي ثُمَّ قَالَ إِنَّ أَحَبَّ الْمَطَايَا إِلَيَّ الْحُمُرُ قَالَ فَقَدَّمْتُ إِلَيْهِ الْحِمَارَ وَ أَمْسَكْتُ لَهُ بِالرِّكَابِ فَرَكِبَ فَقَالَ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا بِالْإِسْلَامِ وَ عَلَّمَنَا الْقُرْآنَ وَ مَنَّ عَلَيْنَا بِمُحَمَّدٍ (صلى الله عليه وآله) الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي سَخَّرَ لَنَا هَذَا وَ مَا كُنَّا لَهُ مُقْرِنِينَ وَ إِنَّا إِلَى رَبِّنَا لَمُنْقَلِبُونَ وَ الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ وَ سَارَ وَ سِرْتُ حَتَّى إِذَا بَلَغْنَا مَوْضِعاً آخَرَ قُلْتُ لَهُ الصَّلَاةَ جُعِلْتُ فِدَاكَ فَقَالَ هَذَا وَادِي النَّمْلِ لَا يُصَلَّى فِيهِ حَتَّى إِذَا بَلَغْنَا مَوْضِعاً آخَرَ قُلْتُ لَهُ مِثْلَ ذَلِكَ فَقَالَ هَذِهِ الْأَرْضُ مَالِحَةٌ لَا يُصَلَّى فِيهَا قَالَ حَتَّى نَزَلَ هُوَ مِنْ قِبَلِ نَفْسِهِ فَقَالَ لِي صَلَّيْتَ أَوْ تُصَلِّي سُبْحَتَكَ قُلْتُ هَذِهِ صَلَاةٌ تُسَمِّيهَا أَهْلُ الْعِرَاقِ الزَّوَالَ فَقَالَ أَمَا هَؤُلَاءِ الَّذِينَ يُصَلُّونَ هُمْ شِيعَةُ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ (عليه السلام) وَ هِيَ صَلَاةُ الْأَوَّابِينَ فَصَلَّى وَ صَلَّيْتُ ثُمَّ أَمْسَكْتُ لَهُ بِالرِّكَابِ ثُمَّ قَالَ مِثْلَ مَا قَالَ فِي بِدَايَتِهِ ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ الْعَنِ الْمُرْجِئَةَ فَإِنَّهُمْ أَعْدَاؤُنَا فِي الدُّنْيَا وَ الْآخِرَةِ فَقُلْتُ لَهُ مَا ذَكَّرَكَ جُعِلْتُ فِدَاكَ الْمُرْجِئَةَ فَقَالَ خَطَرُوا عَلَى بَالِي.
IsnādD'après lui (le cheikh) d'après Ibn Faḍḍāl d'après ʿUbayṡ b. Hishām d'après ʿAbd al-Karīm b. ʿAmr d'après al-Ḥakam b. Muḥammad b. al-Qāsim qu'il a entendu ʿAbd Allāh b. ʿAṭā' dire :
Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir — sur lui la paix) dit : « Lève-toi et harnache deux montures : un âne et un mulet. » Je harnachai donc un âne et un mulet, puis je lui présentai le mulet, pensant que c’était celui qu’il préférait. Il dit : « Qui t’a ordonné de me présenter ce mulet ? » Je répondis : « Je l’ai choisi pour toi. » Il dit : « T’ai-je ordonné de choisir pour moi ? » Puis il ajouta : « Certes, la monture que je préfère est l’âne. » Je lui présentai donc l’âne et je lui tins l’étrier ; il monta et dit : « Louange à Dieu qui nous a guidés par l’islam, nous a enseigné le Coran et nous a fait grâce de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Louange à Dieu qui nous a soumis cela, alors que nous n’aurions pu y parvenir par nous-mêmes, et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons. Louange à Dieu, Seigneur des mondes. » Puis il partit, et je partis avec lui. Lorsque nous parvînmes à un certain endroit, je lui dis : « [Il est temps de faire] la prière, que je sois ta rançon » (autre lecture : « J’invitai à la prière… ») (selon une autre variante : « Je lui dis : La prière, que je sois ta rançon »). Il répondit : « Ceci est la Vallée des Fourmis, on n’y prie pas. » Lorsque nous parvînmes à un autre endroit, je lui répétai la même chose. Il dit : « Cette terre est salée, on ne prie pas sur elle. » Il continua jusqu’à ce qu’il descendît de lui-même et me dit : « As-tu prié, ou prieras-tu ta prière surérogatoire (subḥa) ? » Je répondis : « C’est une prière que les gens d’Irak appellent al-zawāl (la prière du midi). » Il dit : « Ceux qui prient ainsi ne sont-ils pas les partisans (shīʿa) de ʿAlī b. Abī Ṭālib (sur lui la paix) ? C’est la prière des repentants (ṣalāt al-awwābīn). » Il pria donc, et je priai. Puis je lui tins l’étrier, et il répéta ce qu’il avait dit au début. Ensuite il dit : « Ô Dieu, maudis les Murjiʾa (partisans du murjiʾisme, doctrine qui reporte le jugement des péchés graves à Dieu seul, hostile aux Imams), car ils sont nos ennemis en ce monde et dans l’au-delà. » Je lui dis : « Qu’est-ce qui t’a rappelé, que je sois ta rançon, les Murjiʾa ? » Il répondit : « Ils sont passés à mon esprit. »

