وَ عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ يَعْقُوبَ السَّرَّاجِ قَالَ قُلْتُ لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) مَتَى فَرَجُ شِيعَتِكُمْ قَالَ فَقَالَ إِذَا اخْتَلَفَ وُلْدُ الْعَبَّاسِ وَ وَهَى سُلْطَانُهُمْ وَ طَمِعَ فِيهِمْ مَنْ لَمْ يَكُنْ يَطْمَعُ فِيهِمْ وَ خَلَعَتِ الْعَرَبُ أَعِنَّتَهَا وَ رَفَعَ كُلُّ ذِي صِيصِيَةٍ صِيصِيَتَهُ وَ ظَهَرَ الشَّامِيُّ وَ أَقْبَلَ الْيَمَانِيُّ وَ تَحَرَّكَ الْحَسَنِيُّ وَ خَرَجَ صَاحِبُ هَذَا الْأَمْرِ مِنَ الْمَدِينَةِ إِلَى مَكَّةَ بِتُرَاثِ رَسُولِ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) فَقُلْتُ مَا تُرَاثُ رَسُولِ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) قَالَ سَيْفُ رَسُولِ اللَّهِ وَ دِرْعُهُ وَ عِمَامَتُهُ وَ بُرْدُهُ وَ قَضِيبُهُ وَ رَايَتُهُ وَ لَامَتُهُ وَ سَرْجُهُ حَتَّى يَنْزِلَ مَكَّةَ فَيُخْرِجَ السَّيْفَ مِنْ غِمْدِهِ وَ يَلْبَسَ الدِّرْعَ وَ يَنْشُرَ الرَّايَةَ وَ الْبُرْدَةَ وَ الْعِمَامَةَ وَ يَتَنَاوَلَ الْقَضِيبَ بِيَدِهِ وَ يَسْتَأْذِنَ اللَّهَ فِي ظُهُورِهِ فَيَطَّلِعُ عَلَى ذَلِكَ بَعْضُ مَوَالِيهِ فَيَأْتِي الْحَسَنِيَّ فَيُخْبِرُهُ الْخَبَرَ فَيَبْتَدِرُ الْحَسَنِيُّ إِلَى الْخُرُوجِ فَيَثِبُ عَلَيْهِ أَهْلُ مَكَّةَ فَيَقْتُلُونَهُ وَ يَبْعَثُونَ بِرَأْسِهِ إِلَى الشَّامِيِّ فَيَظْهَرُ عِنْدَ ذَلِكَ صَاحِبُ هَذَا الْأَمْرِ فَيُبَايِعُهُ النَّاسُ وَ يَتَّبِعُونَهُ وَ يَبْعَثُ الشَّامِيُّ عِنْدَ ذَلِكَ جَيْشاً إِلَى الْمَدِينَةِ فَيُهْلِكُهُمُ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ دُونَهَا وَ يَهْرُبُ يَوْمَئِذٍ مَنْ كَانَ بِالْمَدِينَةِ مِنْ وُلْدِ عَلِيٍّ ( عليه السلام ) إِلَى مَكَّةَ فَيَلْحَقُونَ بِصَاحِبِ هَذَا الْأَمْرِ وَ يُقْبِلُ صَاحِبُ هَذَا الْأَمْرِ نَحْوَ الْعِرَاقِ وَ يَبْعَثُ جَيْشاً إِلَى الْمَدِينَةِ فَيَأْمَنُ أَهْلُهَا وَ يَرْجِعُونَ إِلَيْهَا.
IsnādD'après lui (al-Kulaynī), d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Yaʿqūb al-Sarrāj
Il (Yaʿqūb al-Sarrāj) dit : Je dis à Abī ʿAbd Allāh (l’Imam Ṣādiq, sur lui la paix) : « Quand viendra le soulagement (al-faraj) de vos partisans (shīʿa) ? » Il dit alors : « Lorsque les fils d’al-ʿAbbās seront en désaccord, que leur pouvoir s’affaiblira, que convoitera contre eux celui qui ne les convoitait pas, que les Arabes lâcheront les rênes, que tout possesseur d’une palissade élèvera sa palissade, que le Syrien (al-Shāmī) apparaîtra, que le Yéménite (al-Yamānī) viendra, que le Hasanide (al-Ḥasanī) se mettra en mouvement, et que le Maître de cette Affaire (Ṣāḥib al-Amr) sortira de Médine vers La Mecque avec l’héritage (turāth) du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille). » Je dis : « Qu’est-ce que l’héritage du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) ? » Il dit : « L’épée du Messager de Dieu, son armure, son turban, son manteau (burda), son bâton, son étendard, son armure légère (lāma) et sa selle, jusqu’à ce qu’il descende à La Mecque ; alors il sortira l’épée de son fourreau, revêtira l’armure, déploiera l’étendard, le manteau et le turban, prendra le bâton dans sa main, et demandera la permission à Dieu pour sa manifestation (ẓuhūr). Quelques-uns de ses partisans (mawālī) l’apprendront, viendront vers le Hasanide et lui rapporteront la nouvelle ; alors le Hasanide se hâtera de sortir, mais les habitants de La Mecque se jetteront sur lui et le tueront, et ils enverront sa tête au Syrien. À ce moment-là, le Maître de cette Affaire se manifestera ; les gens lui prêteront serment d’allégeance (bayʿa) et le suivront. Le Syrien enverra alors une armée vers Médine, mais Dieu Puissant et Glorieux les anéantira avant qu’ils n’y arrivent. Ce jour-là, ceux des fils de ʿAlī (sur lui la paix) qui se trouveront à Médine fuiront vers La Mecque et rejoindront le Maître de cette Affaire. Le Maître de cette Affaire se dirigera vers l’Irak et enverra une armée à Médine ; ses habitants seront en sécurité et y retourneront. »