عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِي يَحْيَى الْوَاسِطِيِّ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) قَالَ إِنَّ مِنْ وَرَاءِ الْيَمَنِ وَادِياً يُقَالُ لَهُ وَادِي بَرَهُوتَ وَ لَا يُجَاوِزُ ذَلِكَ الْوَادِيَ إِلَّا الْحَيَّاتُ السُّودُ وَ الْبُومُ مِنَ الطُّيُورِ فِي ذَلِكَ الْوَادِي بِئْرٌ يُقَالُ لَهَا بَلَهُوتُ يُغْدَى وَ يُرَاحُ إِلَيْهَا بِأَرْوَاحِ الْمُشْرِكِينَ يُسْقَوْنَ مِنْ مَاءِ الصَّدِيدِ خَلْفَ ذَلِكَ الْوَادِي قَوْمٌ يُقَالُ لَهُمُ الذَّرِيحُ لَمَّا أَنْ بَعَثَ اللَّهُ تَعَالَى مُحَمَّداً (صلى الله عليه وآله) صَاحَ عِجْلٌ لَهُمْ فِيهِمْ وَ ضَرَبَ بِذَنَبِهِ فَنَادَى فِيهِمْ يَا آلَ الذَّرِيحِ بِصَوْتٍ فَصِيحٍ أَتَى رَجُلٌ بِتِهَامَةَ يَدْعُو إِلَى شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ قَالُوا لِأَمْرٍ مَا أَنْطَقَ اللَّهُ هَذَا الْعِجْلَ قَالَ فَنَادَى فِيهِمْ ثَانِيَةً فَعَزَمُوا عَلَى أَنْ يَبْنُوا سَفِينَةً فَبَنَوْهَا وَ نَزَلَ فِيهَا سَبْعَةٌ مِنْهُمْ وَ حَمَلُوا مِنَ الزَّادِ مَا قَذَفَ اللَّهُ فِي قُلُوبِهِمْ ثُمَّ رَفَعُوا شِرَاعَهَا وَ سَيَّبُوهَا فِي الْبَحْرِ فَمَا زَالَتْ تَسِيرُ بِهِمْ حَتَّى رَمَتْ بِهِمْ بِجُدَّةَ فَأَتَوُا النَّبِيَّ (صلى الله عليه وآله) فَقَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ (صلى الله عليه وآله) أَنْتُمْ أَهْلُ الذَّرِيحِ نَادَى فِيكُمُ الْعِجْلُ قَالُوا نَعَمْ قَالُوا اعْرِضْ عَلَيْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ الدِّينَ وَ الْكِتَابَ فَعَرَضَ عَلَيْهِمْ رَسُولُ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) الدِّينَ وَ الْكِتَابَ وَ السُّنَنَ وَ الْفَرَائِضَ وَ الشَّرَائِعَ كَمَا جَاءَ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ جَلَّ وَ عَزَّ وَ وَلَّى عَلَيْهِمْ رَجُلًا مِنْ بَنِي هَاشِمٍ سَيَّرَهُ مَعَهُمْ فَمَا بَيْنَهُمُ اخْتِلَافٌ حَتَّى السَّاعَةَ.
IsnādD'après lui (le shaykh), d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Abū Yaḥyā al-Wāsiṭī, d'après certains de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui)
Il (l'Imam) a dit : « Au-delà du Yémen, il y a une vallée appelée la vallée de Barahūt. Seuls les serpents noirs et les hiboux parmi les oiseaux traversent cette vallée. Dans cette vallée se trouve un puits appelé Balahūt. Les âmes des polythéistes y sont amenées matin et soir ; on leur donne à boire de l’eau du Ṣadīd (pus et sang). Au-delà de cette vallée se trouve un peuple appelé al-Dharīḥ. Lorsque Dieu Très-Haut envoya Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille), un veau (veau nouveau-né) poussa un cri parmi eux, frappa le sol de sa queue et les appela d’une voix claire : “Ô famille d’al-Dharīḥ ! Un homme est venu à Tihāma appelant à l’attestation qu’il n’y a de dieu que Dieu.” Ils dirent : “C’est pour une raison que Dieu a fait parler ce veau.” Il (l’Imam) dit : “Il les appela une seconde fois. Alors ils décidèrent de construire un navire. Ils le construisirent, sept d’entre eux descendirent dedans et emportèrent des provisions que Dieu jeta dans leurs cœurs. Puis ils hissèrent leur voile et le laissèrent dériver sur la mer. Il ne cessa de naviguer avec eux jusqu’à ce qu’il les dépose à Jeddah. Ils vinrent auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) leur dit : “Vous êtes le peuple d’al-Dharīḥ ; le veau a crié parmi vous.” Ils répondirent : “Oui.” Ils dirent : “Présente-nous, ô Messager de Dieu, la religion et le Livre.” Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) leur présenta donc la religion, le Livre, les coutumes prophétiques (sunan), les obligations religieuses (farāʾiḍ) et les lois (sharāʾiʿ) telles qu’elles étaient venues de la part de Dieu, Majestueux et Puissant. Et il leur assigna un homme des Banū Hāshim, qu’il envoya avec eux ; ils n’eurent aucun désaccord entre eux jusqu’à cette heure.” »