مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ فَضَّالٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ عُقْبَةَ عَنْ عُمَرَ بْنِ أَبَانٍ عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ الْوَابِشِيِّ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عليه السلام) قَالَ قُلْتُ لَهُ إِنَّ لَنَا جَاراً يَنْتَهِكُ الْمَحَارِمَ كُلَّهَا حَتَّى إِنَّهُ لَيَتْرُكُ الصَّلَاةَ فَضْلًا عَنْ غَيْرِهَا فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَ أَعْظَمَ ذَلِكَ أَ لَا أُخْبِرُكُمْ بِمَنْ هُوَ شَرٌّ مِنْهُ قُلْتُ بَلَى قَالَ النَّاصِبُ لَنَا شَرٌّ مِنْهُ أَمَا إِنَّهُ لَيْسَ مِنْ عَبْدٍ يُذْكَرُ عِنْدَهُ أَهْلُ الْبَيْتِ فَيَرِقُّ لِذِكْرِنَا إِلَّا مَسَحَتِ الْمَلَائِكَةُ ظَهْرَهُ وَ غُفِرَ لَهُ ذُنُوبُهُ كُلُّهَا إِلَّا أَنْ يَجِيءَ بِذَنْبٍ يُخْرِجُهُ مِنَ الْإِيمَانِ وَ إِنَّ الشَّفَاعَةَ لَمَقْبُولَةٌ وَ مَا تُقُبِّلَ فِي نَاصِبٍ وَ إِنَّ الْمُؤْمِنَ لَيَشْفَعُ لِجَارِهِ وَ مَا لَهُ حَسَنَةٌ فَيَقُولُ يَا رَبِّ جَارِي كَانَ يَكُفُّ عَنِّي الْأَذَى فَيُشَفَّعُ فِيهِ فَيَقُولُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى أَنَا رَبُّكَ وَ أَنَا أَحَقُّ مَنْ كَافَى عَنْكَ فَيُدْخِلُهُ الْجَنَّةَ وَ مَا لَهُ مِنْ حَسَنَةٍ وَ إِنَّ أَدْنَى الْمُؤْمِنِينَ شَفَاعَةً لَيَشْفَعُ لِثَلَاثِينَ إِنْسَاناً فَعِنْدَ ذَلِكَ يَقُولُ أَهْلُ النَّارِ فَما لَنا مِنْ شافِعِينَ وَ لا صَدِيقٍ حَمِيمٍ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Faḍḍāl, d'après ʿAlī ibn ʿUqba, d'après ʿUmar ibn Abān, d'après ʿAbd al-Ḥamīd al-Wābijshī, d'après Abū Jaʿfar (sur lui la paix)
Il dit : Je lui dis : « Nous avons un voisin qui transgresse tous les interdits, au point qu'il délaisse la prière, sans parler des autres (péchés). » Il dit : « Gloire à Dieu ! Comme cela est grave ! Ne vous informerais-je pas de celui qui est pire que lui ? » Je dis : « Certes. » Il dit : « Le nāṣib (l'ennemi déclaré de notre cause) est pire que lui. Sache qu'il n'est aucun serviteur auprès duquel les Gens de la Demeure [Ahl al-Bayt] sont mentionnés et qui s'attendrit à notre évocation, sans que les anges ne lui effleurent le dos et que tous ses péchés ne lui soient pardonnés — sauf s'il commet un péché qui le fasse sortir de la foi (al-īmān). Et certes l'intercession (al-shafāʿa) est acceptée, mais elle n'est acceptée en faveur d'aucun nāṣib. Et le croyant intercède pour son voisin, bien que celui-ci n'ait aucune bonne action, et il dit : 'Seigneur ! Mon voisin m'épargnait les nuisances.' Alors il est autorisé à intercéder pour lui, et Dieu — béni et exalté soit-Il — dit : 'Je suis ton Seigneur et Je suis le plus digne de te récompenser.' Puis Il le fait entrer au Paradis, bien qu'il n'ait aucune bonne action. Et certes le moindre des croyants en matière d'intercession intercède pour trente personnes. Alors, à ce moment-là, les gens du Feu disent : 'Nous n'avons ni intercesseurs, ni ami chaleureux.' »

