عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ حُجْرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) قَالَ خَالَفَ إِبْرَاهِيمُ (عليه السلام) قَوْمَهُ وَ عَابَ آلِهَتَهُمْ حَتَّى أُدْخِلَ عَلَى نُمْرُودَ فَخَاصَمَهُ فَقَالَ إِبْرَاهِيمُ (عليه السلام) رَبِّيَ الَّذِي يُحْيِي وَ يُمِيتُ قالَ أَنَا أُحْيِي وَ أُمِيتُ قَالَ إِبْرَاهِيمُ فَإِنَّ اللَّهَ يَأْتِي بِالشَّمْسِ مِنَ الْمَشْرِقِ فَأْتِ بِها مِنَ الْمَغْرِبِ فَبُهِتَ الَّذِي كَفَرَ وَ اللَّهُ لا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ وَ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عليه السلام) عَابَ آلِهَتَهُمْ فَنَظَرَ نَظْرَةً فِي النُّجُومِ فَقالَ إِنِّي سَقِيمٌ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عليه السلام) وَ اللَّهِ مَا كَانَ سَقِيماً وَ مَا كَذَبَ فَلَمَّا تَوَلَّوْا عَنْهُ مُدْبِرِينَ إِلَى عِيدٍ لَهُمْ دَخَلَ إِبْرَاهِيمُ (عليه السلام) إِلَى آلِهَتِهِمْ بِقَدُومٍ فَكَسَرَهَا إِلَّا كَبِيراً لَهُمْ وَ وَضَعَ الْقَدُومَ فِي عُنُقِهِ فَرَجَعُوا إِلَى آلِهَتِهِمْ فَنَظَرُوا إِلَى مَا صُنِعَ بِهَا فَقَالُوا لَا وَ اللَّهِ مَا اجْتَرَأَ عَلَيْهَا وَ لَا كَسَرَهَا إِلَّا الْفَتَى الَّذِي كَانَ يَعِيبُهَا وَ يَبْرَأُ مِنْهَا فَلَمْ يَجِدُوا لَهُ قِتْلَةً أَعْظَمَ مِنَ النَّارِ فَجُمِعَ لَهُ الْحَطَبُ وَ اسْتَجَادُوهُ حَتَّى إِذَا كَانَ الْيَوْمُ الَّذِي يُحْرَقُ فِيهِ بَرَزَ لَهُ نُمْرُودُ وَ جُنُودُهُ وَ قَدْ بُنِيَ لَهُ بِنَاءٌ لِيَنْظُرَ إِلَيْهِ كَيْفَ تَأْخُذُهُ النَّارُ وَ وُضِعَ إِبْرَاهِيمُ (عليه السلام) فِي مَنْجَنِيقٍ وَ قَالَتِ الْأَرْضُ يَا رَبِّ لَيْسَ عَلَى ظَهْرِي أَحَدٌ يَعْبُدُكَ غَيْرُهُ يُحْرَقُ بِالنَّارِ قَالَ الرَّبُّ إِنْ دَعَانِي كَفَيْتُهُ فَذَكَرَ أَبَانٌ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مَرْوَانَ عَمَّنْ رَوَاهُ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عليه السلام) أَنَّ دُعَاءَ إِبْرَاهِيمَ (عليه السلام) يَوْمَئِذٍ كَانَ يَا أَحَدُ [يَا أَحَدُ يَا صَمَدُ] يَا صَمَدُ يَا مَنْ لَمْ يَلِدْ وَ لَمْ يُولَدْ وَ لَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أَحَدٌ ثُمَّ قَالَ تَوَكَّلْتُ عَلَى اللَّهِ فَقَالَ الرَّبُّ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى كَفَيْتُ فَقَالَ لِلنَّارِ كُونِي بَرْداً قَالَ فَاضْطَرَبَتْ أَسْنَانُ إِبْرَاهِيمَ (عليه السلام) مِنَ الْبَرْدِ حَتَّى قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ وَ سَلاماً عَلى إِبْراهِيمَ وَ انْحَطَّ جَبْرَئِيلُ (عليه السلام) وَ إِذَا هُوَ جَالِسٌ مَعَ إِبْرَاهِيمَ (عليه السلام) يُحَدِّثُهُ فِي النَّارِ قَالَ نُمْرُودُ مَنِ اتَّخَذَ إِلَهاً فَلْيَتَّخِذْ مِثْلَ إِلَهِ إِبْرَاهِيمَ قَالَ فَقَالَ عَظِيمٌ مِنْ عُظَمَائِهِمْ إِنِّي عَزَمْتُ عَلَى النَّارِ أَنْ لَا تُحْرِقَهُ قَالَ فَأَخَذَ عُنُقٌ مِنَ النَّارِ نَحْوَهُ حَتَّى أَحْرَقَهُ قَالَ فَآمَنَ لَهُ لُوطٌ وَ خَرَجَ مُهَاجِراً إِلَى الشَّامِ هُوَ وَ سَارَةُ وَ لُوطٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Abān ibn ʿUthmān, d'après Ḥujr, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il (Abū ʿAbd Allāh, as) a dit : « Ibrāhīm (as) s'opposa à son peuple et critiqua leurs divinités, jusqu'à ce qu'il soit conduit devant Namrūd (Nimrod) avec lequel il disputa. Ibrāhīm (as) dit : “Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort.” (Namrūd) dit : “Moi aussi je donne la vie et la mort.” Ibrāhīm dit : “Allah fait venir le soleil de l'Orient ; fais-le donc venir de l'Occident.” Alors celui qui avait mécru en fut confondu. Et Allah ne guide pas les gens injustes. » Et Abū Jaʿfar (as) dit : « Il (Ibrāhīm) critiqua leurs divinités ; puis il jeta un regard aux étoiles et dit : “Je suis malade.” » Abū Jaʿfar (as) dit : « Par Allah, il n'était pas malade, et il n'a pas menti. Lorsqu'ils se détournèrent de lui, allant vers leur fête, Ibrāhīm (as) entra auprès de leurs divinités avec une hache et les brisa, excepté la plus grande d'entre elles, et il plaça la hache autour de son cou. Ils revinrent vers leurs divinités et virent ce qui avait été fait. Ils dirent : “Non, par Allah, nul n'a osé faire cela ni ne les a brisées, si ce n'est le jeune homme qui les critiquait et s'en désolidarisait.” Ils ne trouvèrent pour lui de châtiment plus grand que le feu. On rassembla donc du bois pour lui et on l'entassa, jusqu'au jour où il devait être brûlé. Namrūd et ses troupes se montrèrent, et on avait édifié pour lui (Namrūd) une construction pour qu'il voie comment le feu prendrait Ibrāhīm. Ibrāhīm (as) fut placé dans une catapulte. La terre dit : “Seigneur, il n'y a sur mon dos personne qui T'adore en dehors de lui, et il va être brûlé par le feu.” Le Seigneur dit : “S'il M'invoque, Je le secourrai.” » Abān a rapporté d'après Muḥammad ibn Marwān, d'après celui qui l'a rapporté d'après Abū Jaʿfar (as), que l'invocation d'Ibrāhīm (as) ce jour-là était : « Ô Unique, Ô Éternel, Ô Celui qui n'engendre pas et n'a pas été engendré, et nul n'est égal à Lui. » Puis il dit : « Je me suis confié à Allah. » Le Seigneur béni et Très-Haut dit : « Je te suffis. » Il dit au feu : « Sois fraîcheur. » Il (le rapporteur) dit : « Alors les dents d'Ibrāhīm (as) claquèrent de froid, jusqu'à ce qu'Allah – Puissant et Majestueux – dise : “Et salut sur Ibrāhīm.” Gabriel (as) descendit, et le voilà assis avec Ibrāhīm (as) s'entretenant avec lui dans le feu. » Namrūd dit : « Que celui qui adopte un dieu adopte un dieu semblable au Dieu d'Ibrāhīm. » Il (le rapporteur) dit : « Un grand parmi leurs grands dit alors : “J'ai ordonné au feu de ne pas le brûler.” » Il dit : « Alors une langue de feu (litt. un cou de feu) se dirigea vers lui et le brûla. » Il dit : « Loṭ crut en lui, et il partit en émigrant vers le Shām (Syrie), lui, Sāra et Loṭ. »