عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْحَمِيدِ الْعَطَّارِ عَنْ يُونُسَ بْنِ يَعْقُوبَ عَنْ عُمَرَ أَخِي عُذَافِرٍ قَالَ دَفَعَ إِلَيَّ إِنْسَانٌ سِتَّمِائَةِ دِرْهَمٍ أَوْ سَبْعَمِائَةِ دِرْهَمٍ لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) فَكَانَتْ فِي جُوَالِقِي فَلَمَّا انْتَهَيْتُ إِلَى الْحَفِيرَةِ شُقَّ جُوَالِقِي وَ ذُهِبَ بِجَمِيعِ مَا فِيهِ وَ وَافَقْتُ عَامِلَ الْمَدِينَةِ بِهَا فَقَالَ أَنْتَ الَّذِي شُقَّتْ زَامِلَتُكَ وَ ذُهِبَ بِمَتَاعِكَ فَقُلْتُ نَعَمْ فَقَالَ إِذَا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَأْتِنَا حَتَّى أُعَوِّضَكَ قَالَ فَلَمَّا انْتَهَيْتُ إِلَى الْمَدِينَةِ دَخَلْتُ عَلَى أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) فَقَالَ يَا عُمَرُ شُقَّتْ زَامِلَتُكَ وَ ذُهِبَ بِمَتَاعِكَ فَقُلْتُ نَعَمْ فَقَالَ مَا أَعْطَاكَ اللَّهُ خَيْرٌ مِمَّا أُخِذَ مِنْكَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) ضَلَّتْ نَاقَتُهُ فَقَالَ النَّاسُ فِيهَا يُخْبِرُنَا عَنِ السَّمَاءِ وَ لَا يُخْبِرُنَا عَنْ نَاقَتِهِ فَهَبَطَ عَلَيْهِ جَبْرَئِيلُ (عليه السلام) فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ نَاقَتُكَ فِي وَادِي كَذَا وَ كَذَا مَلْفُوفٌ خِطَامُهَا بِشَجَرَةِ كَذَا وَ كَذَا قَالَ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَ أَثْنَى عَلَيْهِ وَ قَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ أَكْثَرْتُمْ عَلَيَّ فِي نَاقَتِي أَلَا وَ مَا أَعْطَانِي اللَّهُ خَيْرٌ مِمَّا أُخِذَ مِنِّي أَلَا وَ إِنَّ نَاقَتِي فِي وَادِي كَذَا وَ كَذَا مَلْفُوفٌ خِطَامُهَا بِشَجَرَةِ كَذَا وَ كَذَا فَابْتَدَرَهَا النَّاسُ فَوَجَدُوهَا كَمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) قَالَ ثُمَّ قَالَ ائْتِ عَامِلَ الْمَدِينَةِ فَتَنَجَّزْ مِنْهُ مَا وَعَدَكَ فَإِنَّمَا هُوَ شَيْءٌ دَعَاكَ اللَّهُ إِلَيْهِ لَمْ تَطْلُبْهُ مِنْهُ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons d'après Sahl b. Ziyād d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Ḥamīd al-ʿAṭṭār d'après Yūnus b. Yaʿqūb d'après ʿUmar frère de ʿUdāfir
Il (ʿUmar) dit : « Une personne me remit six cents ou sept cents dirhams (pièces d'argent) pour Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, paix sur lui). Ils se trouvaient dans ma besace. Lorsque j'arrivai à al-Ḥafīra, ma besace fut déchirée et tout son contenu fut emporté. J'y rencontrai le gouverneur de Médine, qui me dit : “Es-tu celui dont la besace a été déchirée et les biens emportés ?” Je répondis : “Oui.” Il dit : “Quand nous arriverons à Médine, viens me voir afin que je te dédommage.” » Il dit : « Lorsque j'arrivai à Médine, j'entrai chez Abū ʿAbd Allāh (paix sur lui). Il me dit : “Ô ʿUmar, ta besace a été déchirée et tes biens emportés ?” Je répondis : “Oui.” Il dit alors : “Ce qu'Allāh t'a donné est meilleur que ce qui t'a été pris. En vérité, le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et sa Famille) avait perdu sa chamelle. Les gens se mirent à dire : ‘Il nous informe du ciel mais ne nous informe pas au sujet de sa chamelle.’ Alors Gabriel (paix sur lui) descendit sur lui et dit : ‘Ô Muḥammad, ta chamelle est dans telle vallée, sa longe enroulée autour de tel arbre.’ Il (le Prophète) monta en chaire, loua Allāh et Le glorifia, puis dit : ‘Ô gens, vous m'avez beaucoup interrogé au sujet de ma chamelle. Sachez que ce qu'Allāh m'a donné est meilleur que ce qui m'a été pris. Sachez que ma chamelle est dans telle vallée, sa longe enroulée autour de tel arbre.’ Les gens s'empressèrent de la trouver telle que le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et sa Famille) l'avait décrite. » Puis il (l'Imam) dit : « Va trouver le gouverneur de Médine et réclame ce qu'il t'a promis : ce n'est qu'une chose vers laquelle Allāh t'a convié sans que tu ne l'aies demandée. »