الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْأَشْعَرِيُّ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ الْوَشَّاءِ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ كُنْتُ جَالِساً عِنْدَ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) إِذْ دَخَلَتْ عَلَيْهِ أُمُّ خَالِدٍ الَّتِي كَانَ قَطَعَهَا يُوسُفُ بْنُ عُمَرَ تَسْتَأْذِنُ عَلَيْهِ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) أَ يَسُرُّكَ أَنْ تَسْمَعَ كَلَامَهَا فَقُلْتُ نَعَمْ فَقَالَ أَمَّا الْآنَ فَأَذِنَ لَهَا قَالَ وَ أَجْلَسَنِي مَعَهُ عَلَى الطِّنْفِسَةِ ثُمَّ دَخَلَتْ فَتَكَلَّمَتْ فَإِذَا امْرَأَةٌ بَلِيغَةٌ فَسَأَلَتْهُ عَنْهُمَا فَقَالَ لَهَا تَوَلَّيْهِمَا قَالَتْ فَأَقُولُ لِرَبِّي إِذَا لَقِيتُهُ إِنَّكَ أَمَرْتَنِي بِوَلَايَتِهِمَا قَالَ نَعَمْ قَالَتْ فَإِنَّ هَذَا الَّذِي مَعَكَ عَلَى الطِّنْفِسَةِ يَأْمُرُنِي بِالْبَرَاءَةِ مِنْهُمَا وَ كَثِيرٌ النَّوَّاءُ يَأْمُرُنِي بِوَلَايَتِهِمَا فَأَيُّهُمَا خَيْرٌ وَ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ هَذَا وَ اللَّهِ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ كَثِيرٍ النَّوَّاءِ وَ أَصْحَابِهِ إِنَّ هَذَا يُخَاصِمُ فَيَقُولُ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الْكافِرُونَ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الْفاسِقُونَ.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad al-Ashʿarī rapporte de Muʿallā ibn Muḥammad, de al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Washshāʾ, de Abān ibn ʿUthmān, de Abū Baṣīr
Il dit : J'étais assis auprès d'Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, paix sur lui) lorsqu'entra chez lui Umm Khālid, celle que Yūsuf ibn ʿUmar avait mutilée, demandant la permission d'entrer. Abū ʿAbd Allāh (paix sur lui) dit : « Serais-tu heureux d'entendre ses paroles ? » Je répondis : « Oui. » Il dit : « Maintenant, permets-lui d'entrer. » Il ajouta : Il me fit asseoir avec lui sur le tapis. Puis elle entra et parla, et voilà que c'était une femme éloquente. Elle l'interrogea au sujet de ces deux-là. Il lui répondit : « Acquiers leur walāya (autorité spirituelle). » Elle dit : « Dirai-je à mon Seigneur, quand je Le rencontrerai : “Tu m'as ordonné leur walāya” ? » Il répondit : « Oui. » Elle dit : « Or celui-ci qui est avec toi sur le tapis m'ordonne la désaveu (barāʾa) d'eux, tandis que Kathīr al-Nawwāʾ m'ordonne leur walāya. Lequel des deux est meilleur et plus aimé de toi ? » Il répondit : « Par Dieu, celui-ci m'est plus aimé que Kathīr al-Nawwāʾ et ses compagnons. Car celui-ci argumente en disant : “Ceux qui ne jugent pas selon ce qu'Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants (kāfirūn) ; ceux qui ne jugent pas selon ce qu'Allah a révélé, ceux-là sont les injustes (ẓālimūn) ; ceux qui ne jugent pas selon ce qu'Allah a révélé, ceux-là sont les pervers (fāsiqūn).” »