مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ عَمَّارٍ السَّابَاطِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) عَنْ قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى وَ إِذا مَسَّ الْإِنْسانَ ضُرٌّ دَعا رَبَّهُ مُنِيباً إِلَيْهِ قَالَ نَزَلَتْ فِي أَبِي الْفَصِيلِ إِنَّهُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) عِنْدَهُ سَاحِراً فَكَانَ إِذَا مَسَّهُ الضُّرُّ يَعْنِي السُّقْمَ دَعَا رَبَّهُ مُنِيباً إِلَيْهِ يَعْنِي تَائِباً إِلَيْهِ مِنْ قَوْلِهِ فِي رَسُولِ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) مَا يَقُولُ ثُمَّ إِذا خَوَّلَهُ نِعْمَةً مِنْهُ يَعْنِي الْعَافِيَةَ نَسِيَ ما كانَ يَدْعُوا إِلَيْهِ مِنْ قَبْلُ يَعْنِي نَسِيَ التَّوْبَةَ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ مِمَّا كَانَ يَقُولُ فِي رَسُولِ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) إِنَّهُ سَاحِرٌ وَ لِذَلِكَ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ قُلْ تَمَتَّعْ بِكُفْرِكَ قَلِيلًا إِنَّكَ مِنْ أَصْحابِ النَّارِ يَعْنِي إِمْرَتَكَ عَلَى النَّاسِ بِغَيْرِ حَقٍّ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ وَ مِنْ رَسُولِهِ (صلى الله عليه وآله) قَالَ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) ثُمَّ عَطَفَ الْقَوْلَ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ فِي عَلِيٍّ ( عليه السلام ) يُخْبِرُ بِحَالِهِ وَ فَضْلِهِ عِنْدَ اللَّهِ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى فَقَالَ أَمَّنْ هُوَ قانِتٌ آناءَ اللَّيْلِ ساجِداً وَ قائِماً يَحْذَرُ الْآخِرَةَ وَ يَرْجُوا رَحْمَةَ رَبِّهِ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ اللَّهِ وَ الَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ أَنْ مُحَمَّداً رَسُولُ اللَّهِ وَ أَنَّهُ سَاحِرٌ كَذَّابٌ إِنَّما يَتَذَكَّرُ أُولُوا الْأَلْبابِ قَالَ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) هَذَا تَأْوِيلُهُ يَا عَمَّارُ .
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d’après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d’après Hishām ibn Sālim, d’après ʿAmmār al-Sābāṭī
Il dit : J’ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui) au sujet de la parole de Dieu Très-Haut : « Et lorsque l’homme est touché par un mal, il invoque son Seigneur, revenant vers Lui repentant » (Coran 39:8). Il a dit : Ce verset fut révélé au sujet d’Abū al-Faṣīl (Abū Sufyān). En effet, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) était considéré par lui comme un sorcier. Or, lorsque le mal — c’est-à-dire la maladie — le frappait, il invoquait son Seigneur, revenant à Lui repentant, c’est-à-dire se tournant vers Lui par le repentir de ce qu’il disait au sujet du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Puis, lorsque Dieu lui accordait une faveur de Sa part — c’est-à-dire la guérison —, il oubliait ce pour quoi il avait invoqué auparavant, c’est-à-dire qu’il oubliait le repentir envers Dieu Puissant et Majestueux, pour ce qu’il avait dit concernant le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : qu’il était un sorcier. Et c’est pourquoi Dieu Puissant et Majestueux a dit : « Dis : Jouis un peu de ta mécréance, tu es certes parmi les compagnons du Feu » (Coran 39:8). Cela signifie : Ton commandement (imra) sur les gens sans droit de la part de Dieu Puissant et Majestueux et de Son Messager (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Il dit ensuite : Puis Abū ʿAbd Allāh (paix sur lui) a dit : Puis Dieu Puissant et Majestueux a tourné la parole vers ʿAlī (paix sur lui), informant de son état et de son mérite auprès de Dieu Béni et Très-Haut. Il a dit : « [Celui-ci est-il meilleur] ou celui qui, aux heures de la nuit, se tient pieusement, prosterné et debout, redoutant l’au-delà et espérant la miséricorde de son Seigneur ? Dis : Ceux qui savent que Muḥammad est le Messager de Dieu et ceux qui ne savent pas que Muḥammad est le Messager de Dieu et qu’il est un sorcier imposteur sont-ils égaux ? Seuls les doués d’intelligence se rappellent » (Coran 39:9, interprété). Puis Abū ʿAbd Allāh (paix sur lui) a dit : Telle est son interprétation (ta’wīl), ô ʿAmmār.