عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عليه السلام) قَالَ قَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) سَأَلَ جَبْرَئِيلَ (عليه السلام) كَيْفَ كَانَ مَهْلَكُ قَوْمِ صَالِحٍ (عليه السلام) فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنَّ صَالِحاً بُعِثَ إِلَى قَوْمِهِ وَ هُوَ ابْنُ سِتَّ عَشْرَةَ سَنَةً فَلَبِثَ فِيهِمْ حَتَّى بَلَغَ عِشْرِينَ وَ مِائَةَ سَنَةٍ لَا يُجِيبُونَهُ إِلَى خَيْرٍ قَالَ وَ كَانَ لَهُمْ سَبْعُونَ صَنَماً يَعْبُدُونَهَا مِنْ دُونِ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ مِنْهُمْ قَالَ يَا قَوْمِ بُعِثْتُ إِلَيْكُمْ وَ أَنَا ابْنُ سِتَّ عَشَرَ سَنَةً وَ قَدْ بَلَغْتُ عِشْرِينَ وَ مِائَةَ سَنَةٍ وَ أَنَا أَعْرِضُ عَلَيْكُمْ أَمْرَيْنِ إِنْ شِئْتُمْ فَاسْأَلُونِي حَتَّى أَسْأَلَ إِلَهِي فَيُجِيبَكُمْ فِيمَا سَأَلْتُمُونِي السَّاعَةَ وَ إِنْ شِئْتُمْ سَأَلْتُ آلِهَتَكُمْ فَإِنْ أَجَابَتْنِي بِالَّذِي أَسْأَلُهَا خَرَجْتُ عَنْكُمْ فَقَدْ سَئِمْتُكُمْ وَ سَئِمْتُمُونِي قَالُوا قَدْ أَنْصَفْتَ يَا صَالِحُ فَاتَّعَدُوا لِيَوْمٍ يَخْرُجُونَ فِيهِ قَالَ فَخَرَجُوا بِأَصْنَامِهِمْ إِلَى ظَهْرِهِمْ ثُمَّ قَرَّبُوا طَعَامَهُمْ وَ شَرَابَهُمْ فَأَكَلُوا وَ شَرِبُوا فَلَمَّا أَنْ فَرَغُوا دَعَوْهُ فَقَالُوا يَا صَالِحُ سَلْ فَقَالَ لِكَبِيرِهِمْ مَا اسْمُ هَذَا قَالُوا فُلَانٌ فَقَالَ لَهُ صَالِحٌ يَا فُلَانُ أَجِبْ فَلَمْ يُجِبْهُ فَقَالَ صَالِحُ مَا لَهُ لَا يُجِيبُ قَالُوا ادْعُ غَيْرَهُ قَالَ فَدَعَاهَا كُلَّهَا بِأَسْمَائِهَا فَلَمْ يُجِبْهُ مِنْهَا شَيْءٌ فَأَقْبَلُوا عَلَى أَصْنَامِهِمْ فَقَالُوا لَهَا مَا لَكِ لَا تُجِيبِينَ صَالِحاً فَلَمْ تُجِبْ فَقَالُوا تَنَحَّ عَنَّا وَ دَعْنَا وَ آلِهَتَنَا سَاعَةً ثُمَّ نَحَّوْا بُسُطَهُمْ وَ فُرُشَهُمْ وَ نَحَّوْا ثِيَابَهُمْ وَ تَمَرَّغُوا عَلَى التُّرَابِ وَ طَرَحُوا التُّرَابَ عَلَى رُءُوسِهِمْ وَ قَالُوا لِأَصْنَامِهِمْ لَئِنْ لَمْ تُجِبْنَ صَالِحاً الْيَوْمَ لَتُفْضَحْنَ قَالَ ثُمَّ دَعَوْهُ فَقَالُوا يَا صَالِحُ ادْعُهَا فَدَعَاهَا فَلَمْ تُجِبْهُ فَقَالَ لَهُمْ يَا قَوْمِ قَدْ ذَهَبَ صَدْرُ النَّهَارِ وَ لَا أَرَى آلِهَتَكُمْ تُجِيبُونِي فَاسْأَلُونِي حَتَّى أَدْعُوَ إِلَهِي فَيُجِيبَكُمُ السَّاعَةَ فَانْتَدَبَ لَهُ مِنْهُمْ سَبْعُونَ رَجُلًا مِنْ كُبَرَائِهِمْ وَ الْمَنْظُورِ إِلَيْهِمْ مِنْهُمْ فَقَالُوا يَا صَالِحُ نَحْنُ نَسْأَلُكَ فَإِنْ أَجَابَكَ رَبُّكَ اتَّبَعْنَاكَ وَ أَجَبْنَاكَ وَ يُبَايِعُكَ جَمِيعُ أَهْلِ قَرْيَتِنَا فَقَالَ لَهُمْ صَالِحٌ (عليه السلام) سَلُونِي مَا شِئْتُمْ فَقَالُوا تَقَدَّمْ بِنَا إِلَى هَذَا الْجَبَلِ وَ كَانَ الْجَبَلُ قَرِيباً مِنْهُمْ فَانْطَلَقَ مَعَهُمْ صَالِحٌ فَلَمَّا انْتَهَوْا إِلَى الْجَبَلِ قَالُوا يَا صَالِحُ ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُخْرِجْ لَنَا مِنْ هَذَا الْجَبَلِ السَّاعَةَ نَاقَةً حَمْرَاءَ شَقْرَاءَ وَبْرَاءَ عُشَرَاءَ بَيْنَ جَنْبَيْهَا مِيلٌ فَقَالَ لَهُمْ صَالِحٌ لَقَدْ سَأَلْتُمُونِي شَيْئاً يَعْظُمُ عَلَيَّ وَ يَهُونُ عَلَى رَبِّي جَلَّ وَ عَزَّ قَالَ فَسَأَلَ اللَّهَ تَعَالَى صَالِحٌ ذَلِكَ فَانْصَدَعَ الْجَبَلُ صَدْعاً كَادَتْ تَطِيرُ مِنْهُ عُقُولُهُمْ لَمَّا سَمِعُوا ذَلِكَ ثُمَّ اضْطَرَبَ ذَلِكَ الْجَبَلُ اضْطِرَاباً شَدِيداً كَالْمَرْأَةِ إِذَا أَخَذَهَا الْمَخَاضُ ثُمَّ لَمْ يَفْجَأْهُمْ إِلَّا رَأْسُهَا قَدْ طَلَعَ عَلَيْهِمْ مِنْ ذَلِكَ الصَّدْعِ فَمَا اسْتُتِمَّتْ رَقَبَتُهَا حَتَّى اجْتَرَّتْ ثُمَّ خَرَجَ سَائِرُ جَسَدِهَا ثُمَّ اسْتَوَتْ قَائِمَةً عَلَى الْأَرْضِ فَلَمَّا رَأَوْا ذَلِكَ قَالُوا يَا صَالِحُ مَا أَسْرَعَ مَا أَجَابَكَ رَبُّكَ ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُخْرِجْ لَنَا فَصِيلَهَا فَسَأَلَ اللَّهَ عَزَّ وَ جَلَّ ذَلِكَ فَرَمَتْ بِهِ فَدَبَّ حَوْلَهَا فَقَالَ لَهُمْ يَا قَوْمِ أَ بَقِيَ شَيْءٌ قَالُوا لَا انْطَلِقْ بِنَا إِلَى قَوْمِنَا نُخْبِرُهُمْ بِمَا رَأَيْنَا وَ يُؤْمِنُونَ بِكَ قَالَ فَرَجَعُوا فَلَمْ يَبْلُغِ السَّبْعُونَ إِلَيْهِمْ حَتَّى ارْتَدَّ مِنْهُمْ أَرْبَعَةٌ وَ سِتُّونَ رَجُلًا وَ قَالُوا سِحْرٌ وَ كَذِبٌ قَالُوا فَانْتَهُوا إِلَى الْجَمِيعِ فَقَالَ السِّتَّةُ حَقٌّ وَ قَالَ الْجَمِيعُ كَذِبٌ وَ سِحْرٌ قَالَ فَانْصَرَفُوا عَلَى ذَلِكَ ثُمَّ ارْتَابَ مِنَ السِّتَّةِ وَاحِدٌ فَكَانَ فِيمَنْ عَقَرَهَا قَالَ ابْنُ مَحْبُوبٍ فَحَدَّثْتُ بِهَذَا الْحَدِيثِ رَجُلًا مِنْ أَصْحَابِنَا يُقَالُ لَهُ سَعِيدُ بْنُ يَزِيدَ فَأَخْبَرَنِي أَنَّهُ رَأَى الْجَبَلَ الَّذِي خَرَجَتْ مِنْهُ بِالشَّامِ قَالَ فَرَأَيْتُ جَنْبَهَا قَدْ حَكَّ الْجَبَلَ فَأَثَّرَ جَنْبُهَا فِيهِ وَ جَبَلٍ آخَرَ بَيْنَهُ وَ بَيْنَ هَذَا مِيلٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après Abū Ḥamza, d'après Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir, que la paix soit sur lui) qui a dit :
Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) interrogea Gabriel (que la paix soit sur lui) : « Comment fut la perdition du peuple de Ṣāliḥ (que la paix soit sur lui) ? » Il répondit : « Ô Muhammad, Ṣāliḥ fut envoyé à son peuple alors qu'il avait seize ans. Il demeura parmi eux jusqu'à l'âge de cent vingt ans, sans qu'ils répondent à aucun bien. » Il dit : « Ils avaient soixante-dix idoles qu'ils adoraient en dehors de Dieu, le Puissant et le Majestueux. Lorsqu'il vit cela de leur part, il dit : “Ô mon peuple, j'ai été envoyé vers vous alors que j'avais seize ans, et j'ai atteint cent vingt ans. Je vous propose deux options : si vous voulez, interrogez-moi afin que j'interroge mon Dieu et qu'il vous réponde sur ce que vous me demandez à l'instant ; et si vous voulez, j'interrogerai vos divinités : si elles me répondent sur ce que je leur demande, je m'éloignerai de vous, car je me suis lassé de vous et vous vous êtes lassés de moi.” Ils dirent : “Tu as été équitable, ô Ṣāliḥ.” Ils se fixèrent un jour où ils sortiraient. » Il dit : « Ils sortirent avec leurs idoles vers l'extérieur, puis ils présentèrent leur nourriture et leur boisson, mangèrent et burent. Quand ils eurent fini, ils l'appelèrent et dirent : “Ô Ṣāliḥ, interroge.” Il dit au plus grand d'entre eux : “Quel est le nom de celle-ci ?” Ils dirent : “Un tel.” Ṣāliḥ lui dit : “Ô un tel, réponds !” Mais elle ne lui répondit pas. Ṣāliḥ dit : “Qu'a-t-elle à ne pas répondre ?” Ils dirent : “Invoque une autre.” Il dit : « Il les invoqua toutes par leurs noms, mais aucune d'elles ne lui répondit. Alors ils se tournèrent vers leurs idoles et leur dirent : “Qu'as-tu à ne pas répondre à Ṣāliḥ ?” Mais elles ne répondirent pas. Ils dirent : “Éloigne-toi de nous et laisse-nous avec nos divinités un moment.” Puis ils retirèrent leurs tapis et leurs couvertures, enlevèrent leurs vêtements, se roulèrent dans la poussière, jetèrent de la poussière sur leurs têtes et dirent à leurs idoles : “Si vous ne répondez pas à Ṣāliḥ aujourd'hui, vous serez déshonorées.” » Il dit : « Puis ils l'appelèrent et dirent : “Ô Ṣāliḥ, invoque-les.” Il les invoqua, mais elles ne lui répondirent pas. Il leur dit : “Ô mon peuple, la matinée s'est écoulée et je ne vois pas vos divinités me répondre. Interrogez-moi donc, afin que j'invoque mon Dieu et qu'il vous réponde à l'instant.” Soixante-dix hommes parmi leurs notables et ceux qu'on regardait se levèrent pour lui et dirent : “Ô Ṣāliḥ, nous t'interrogeons. Si ton Seigneur te répond, nous te suivrons, nous te répondrons, et tous les habitants de notre cité te prêteront allégeance.” Ṣāliḥ (que la paix soit sur lui) leur dit : “Interrogez-moi sur ce que vous voulez.” Ils dirent : “Conduis-nous à cette montagne” – et la montagne était proche d'eux. Ṣāliḥ partit avec eux. Quand ils arrivèrent à la montagne, ils dirent : “Ô Ṣāliḥ, invoque pour nous ton Seigneur pour qu'il fasse sortir pour nous de cette montagne, à l'instant, une chamelle rouge, fauve, à la toison épaisse, pleine de dix mois, avec une distance d'un mile entre ses flancs.” Ṣāliḥ leur dit : “Vous m'avez demandé une chose qui est grande pour moi mais facile pour mon Seigneur, qu'Il soit glorifié et exalté.” » Il dit : « Ṣāliḥ demanda cela à Dieu Très-Haut. Alors la montagne se fendit d'une fissure telle que leurs esprits faillirent s'envoler lorsqu'ils entendirent cela. Puis la montagne trembla violemment, comme une femme saisie par les douleurs de l'enfantement. Puis soudain, sa tête apparut à eux depuis cette fissure ; à peine son cou fut-il entièrement sorti qu'elle rumina, puis le reste de son corps sortit, et elle se dressa debout sur le sol. Quand ils virent cela, ils dirent : “Ô Ṣāliḥ, que ton Seigneur t'a répondu vite ! Invoque pour nous ton Seigneur pour qu'Il fasse sortir son petit.” Il demanda cela à Dieu, le Puissant et le Majestueux, et elle le mit bas ; il rampa autour d'elle. Il leur dit : “Ô mon peuple, reste-t-il quelque chose ?” Ils dirent : “Non. Conduis-nous vers notre peuple pour que nous les informions de ce que nous avons vu et qu'ils croient en toi.” » Il dit : « Ils revinrent. Les soixante-dix n'étaient pas encore arrivés jusqu'à eux que soixante-quatre d'entre eux apostasièrent et dirent : “C'est de la magie et un mensonge.” Ils dirent : « Ils arrivèrent devant tout le monde. Les six dirent : “C'est la vérité.” Tous les autres dirent : “C'est un mensonge et de la magie.” » Il dit : « Ils s'en allèrent sur cela. Puis l'un des six douta et fit partie de ceux qui la tuèrent. » Ibn Maḥbūb dit : « Je racontai ce hadith à un homme de nos compagnons nommé Saʿīd ibn Yazīd. Il m'informa qu'il avait vu la montagne d'où elle était sortie, en Syrie. Il dit : “Je vis que son flanc avait frotté la montagne et y avait laissé une marque, ainsi qu'une autre montagne entre laquelle et celle-ci il y avait un mile.”