1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلَنِي هَلْ يَقْضِي ابْنُ أَبِي لَيْلَى بِالْقَضَاءِ ثُمَّ يَرْجِعُ عَنْهُ فَقُلْتُ لَهُ بَلَغَنِي أَنَّهُ قَضَى فِي مَتَاعِ الرَّجُلِ وَالْمَرْأَةِ إِذْ مَاتَ أَحَدُهُمَا فَادَّعَاهُ وَرَثَةُ الْحَيِّ وَوَرَثَةُ الْمَيِّتِ أَوْ طَلَّقَهَا الرَّجُلُ فَادَّعَاهُ الرَّجُلُ وَادَّعَتْهُ النِّسَاءُ بِأَرْبَعِ قَضِيَّاتٍ فَقَالَ وَمَا ذَاكَ فَقُلْتُ أَمَّا أُولَيهُنَّ فَقَضَى فِيهِ بِقَوْلِ إِبْرَاهِيمَ النَّخَعِيِّ كَانَ يَجْعَلُ مَتَاعَ الْمَرْأَةِ الَّتِي لا يَصْلُحُ لِلرِّجَالِ لِلْمَرْأَةِ وَمَتَاعَ الرَّجُلِ الَّذِي لا يَصْلُحُ لِلنِّسَاءِ لِلرَّجُلِ وَمَا كَانَ لِلرِّجَالِ وَالنِّسَاءِ بَيْنَهُمَا نِصْفَانِ ثُمَّ بَلَغَنِي أَنَّهُ قَالَ إِنَّهُمَا مُدَّعِيَانِ جَمِيعاً فَالَّذِي بِأَيْدِيهِمَا جَمِيعاً بَيْنَهُمَا نِصْفَانِ ثُمَّ قَالَ الرِّجَالُ صَاحِبُ الْبَيْتِ وَالْمَرْأَةُ الدَّاخِلَةُ عَلَيْهِ وَهِيَ الْمُدَّعِيَةُ فَالْمَتَاعُ كُلُّهُ لِلرَّجُلِ إِلا مَتَاعَ النِّسَاءِ الَّذِي لا يَكُونُ لِلرِّجَالِ فَهُوَ لِلْمَرْأَةِ ثُمَّ قَضَى بَعْدَ ذَلِكَ بِقَضَاءٍ لَوْ لا أَنِّي شَاهَدْتُهُ لَمْ أَرُدَّهُ عَلَيْهِ مَاتَتِ امْرَأَةٌ مِنَّا وَلَهَا زَوْجُهَا وَتَرَكَتْ مَتَاعاً فَرَفَعْتُهُ إِلَيْهِ فَقَالَ اكْتُبُوا الْمَتَاعَ فَلَمَّا قَرَأَهُ قَالَ لِلزَّوْجِ هَذَا يَكُونُ لِلرَّجُلِ وَالْمَرْأَةِ فَقَدْ جَعَلْنَاهُ لِلْمَرْأَةِ إِلا الْمِيزَانَ فَإِنَّهُ مِنْ مَتَاعِ الرَّجُلِ فَهُوَ لَكَ فَقَالَ لِي فَعَلَى أَيِّ شَيْءٍ هُوَ الْيَوْمَ قُلْتُ رَجَعَ إِلَى أَنْ قَالَ بِقَوْلِ إِبْرَاهِيمَ النَّخَعِيِّ أَنْ جَعَلَ الْبَيْتَ لِلرَّجُلِ ثُمَّ سَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ فَقُلْتُ لَهُ مَا تَقُولُ أَنْتَ فِيهِ فَقَالَ الْقَوْلَ الَّذِي أَخْبَرْتَنِي أَنَّكَ شَهِدْتَهُ وَإِنْ كَانَ قَدْ رَجَعَ عَنْهُ فَقُلْتُ يَكُونُ الْمَتَاعُ لِلْمَرْأَةِ فَقَالَ أَرَأَيْتَ إِنْ أَقَامَتْ بَيِّنَةً إِلَى كَمْ كَانَتْ تَحْتَاجُ فَقُلْتُ شَاهِدَيْنِ فَقَالَ لَوْ سَأَلْتَ مَنْ بَيْنَهُمَا يَعْنِي الْجَبَلَيْنِ وَنَحْنُ يَوْمَئِذٍ بِمَكَّةَ لأخْبَرُوكَ أَنَّ الْجَهَازَ وَالْمَتَاعَ يُهْدَى عَلانِيَةً مِنْ بَيْتِ الْمَرْأَةِ إِلَى بَيْتِ زَوْجِهَا فَهِيَ الَّتِي جَاءَتْ بِهِ وَهَذَا الْمُدَّعِي فَإِنْ زَعَمَ أَنَّهُ أَحْدَثَ فِيهِ شَيْئاً فَلْيَأْتِ عَلَيْهِ الْبَيِّنَةَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, tous deux d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Il (l'Imam) m'a demandé : “Ibn Abī Laylā rend-il des jugements puis revient-il dessus ?” Je lui répondis : “Il m'est rapporté qu'il a émis quatre jugements concernant les biens meubles d'un homme et d'une femme, lorsque l'un des deux meurt que les héritiers du vivant et les héritiers du mort les réclament, ou lorsque l'homme divorce d'elle que l'homme et les femmes les revendiquent.” Il dit : “Qu'est-ce que cela ?” Je dis : “Quant au premier, il jugea selon l'avis d'Ibrāhīm al-Nakhaʿī : il attribuait à la femme les biens qui ne conviennent pas aux hommes, à l'homme les biens qui ne conviennent pas aux femmes, et ce qui convient aux deux était partagé en deux moitiés entre eux. Puis il m'est parvenu qu'il dit : ‘Ils sont tous deux demandeurs ; ce qu'ils ont en main est partagé en deux moitiés entre eux.’ Ensuite il dit : ‘L'homme est le maître de la maison, la femme est celle qui y entre, et c'est elle la demandeuse ; tous les biens reviennent donc à l'homme, sauf les biens de femme qui ne peuvent être pour les hommes : ceux-ci sont pour la femme.’ Puis après cela, il rendit un jugement que, si je ne l'avais pas observé de mes yeux, je ne l'aurais pas rapporté contre lui : une femme des nôtres mourut, laissant son époux et des biens ; je portai l'affaire devant lui. Il dit : ‘Inscrivez les biens.’ Quand il les lut, il dit à l'époux : ‘Ceci peut convenir à l'homme et à la femme ; nous l'avons attribué à la femme, sauf la balance, car elle fait partie des biens de l'homme : elle est pour toi.’” Alors il (l'Imam) me dit : “Sur quoi se base-t-il aujourd'hui ?” Je dis : “Il est revenu à dire selon l'avis d'Ibrāhīm al-Nakhaʿī, en attribuant la maison à l'homme.” Ensuite je l'interrogeai à ce sujet et lui dis : “Que dis-tu, toi, à ce propos ?” Il répondit : “L'avis que tu m'as rapporté, que tu as observé, même s'il est revenu dessus.” Je dis : “Les biens reviennent-ils à la femme ?” Il dit : “Vois-tu, si elle apporte une preuve, de combien de témoins aurait-elle besoin ?” Je dis : “De deux témoins.” Il dit : “Si tu avais interrogé ceux qui sont entre les deux montagnes (c'est-à-dire la Mecque et Médine) — et nous étions alors à la Mecque — ils t'auraient informé que les ustensiles et les biens sont transportés publiquement de la maison de la femme à la maison de son époux. C'est donc elle qui les a apportés, et lui est le demandeur. S'il prétend avoir ajouté quoi que ce soit, qu'il en apporte la preuve.” »