1- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ رِئَابٍ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ تَجُوزُ شَهَادَةُ الْمُسْلِمِينَ عَلَى جَمِيعِ أَهْلِ الْمِلَلِ وَلا تَجُوزُ شَهَادَةُ أَهْلِ الذِّمَّةِ عَلَى الْمُسْلِمِينَ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, de Sahal ibn Ziyād et ʿAlī ibn Ibrāhīm, de son père, tous d'après Ibn Mahbūb, d'après ʿAlī ibn Riʾāb, d'après Abū ʿUbayda, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Le témoignage des musulmans est recevable contre tous les gens des autres confessions, et le témoignage des gens de la dhimma (gens du Livre protégés) n'est pas recevable contre les musulmans. »
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ زُرْعَةَ عَنْ سَمَاعَةَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ شَهَادَةِ أَهْلِ الْمِلَّةِ قَالَ فَقَالَ لا تَجُوزُ إِلا عَلَى أَهْلِ مِلَّتِهِمْ فَإِنْ لَمْ تَجِدْ غَيْرَهُمْ جَازَتْ شَهَادَتُهُمْ عَلَى الْوَصِيَّةِ لأنَّهُ لا يَصْلُحُ ذَهَابُ حَقِّ أَحَدٍ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après Muḥammad ibn ʿĪsā, d’après Yūnus, d’après Zurʿa, d’après Samāʿa
Il dit : J’ai interrogé Abā ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) au sujet du témoignage des gens d’une communauté (religieuse). Il dit alors : Il n’est valable que contre les membres de leur propre communauté. Si tu ne trouves personne d’autre qu’eux, leur témoignage est admis en matière de testament, car il n’est pas convenable que le droit de quiconque soit perdu.
3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى إِذَا شَهِدُوا ثُمَّ أَسْلَمُوا جَازَتْ شَهَادَتُهُمْ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) qui a dit : Le Commandeur des croyants (ʿAlī ibn Abī Ṭālib, que la paix soit sur lui) a dit :
Les juifs et les chrétiens, lorsqu'ils témoignent puis embrassent l'islam, leur témoignage est recevable.
4- عَلِيٌّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الصَّبِيِّ وَالْعَبْدِ وَالنَّصْرَانِيِّ يَشْهَدُونَ بِشَهَادَةٍ فَيُسْلِمُ النَّصْرَانِيُّ أَتَجُوزُ شَهَادَتُهُ قَالَ نَعَمْ.
Isnād4- ʿAlī, d'après Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après Muḥammad b. Muslim, d'après l'un des deux Imams (sur eux la paix) —
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet de l'enfant, de l'esclave et du chrétien qui portent un témoignage, puis le chrétien se convertit à l'islam : son témoignage est-il recevable ? Il (l'Imam) répondit : Oui.
5- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي نَجْرَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ حُمْرَانَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ نَصْرَانِيٍّ أُشْهِدَ عَلَى شَهَادَةٍ ثُمَّ أَسْلَمَ بَعْدُ أَتَجُوزُ شَهَادَتُهُ قَالَ نَعَمْ هُوَ عَلَى مَوْضِعِ شَهَادَتِهِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après Ibn Abī Najrān d'après Muḥammad ibn Ḥumrān d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq – que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'un chrétien qui avait été témoin oculaire [lors d'un acte requérant témoignage] puis qui embrassa l'islam par la suite : son témoignage est-il recevable ? Il répondit : Oui, il se tient au lieu de son témoignage (c'est-à-dire qu'il peut témoigner de ce qu'il a vu).
6- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي قَوْلِ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ أَوْ آخَرانِ مِنْ غَيْرِكُمْ قَالَ إِذَا كَانَ الرَّجُلُ فِي أَرْضِ غُرْبَةٍ لا يُوجَدُ فِيهَا مُسْلِمٌ جَازَتْ شَهَادَةُ مَنْ لَيْسَ بِمُسْلِمٍ عَلَى الْوَصِيَّةِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn al-Ḥakam, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Au sujet de la parole de Dieu – Puissant et Majestueux – : « ou deux autres, d'entre vous autres [non croyants] » (Coran 5:106), il dit : « Lorsqu'un homme se trouve en terre d'exil où il ne se trouve aucun musulman, le témoignage d'un non-musulman est recevable en matière de testament. »
7- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الْخَزَّازِ عَنْ ضُرَيْسٍ الْكُنَاسِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ شَهَادَةِ أَهْلِ الْمِلَلِ هَلْ تَجُوزُ عَلَى رَجُلٍ مِنْ غَيْرِ أَهْلِ مِلَّتِهِمْ فَقَالَ لا إِلا أَنْ لا يُوجَدَ فِي تِلْكَ الْحَالِ غَيْرُهُمْ فَإِنْ لَمْ يُوجَدْ غَيْرُهُمْ جَازَتْ شَهَادَتُهُمْ فِي الْوَصِيَّةِ لأنَّهُ لا يَصْلُحُ ذَهَابُ حَقِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ وَلا تَبْطُلُ وَصِيَّتُهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā rapporte d’Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d’Ibn Maḥbūb, d’Abū Ayyūb al-Khazzāz, de Ḍurays al-Kunāsī
Il dit : « J’ai interrogé Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) à propos du témoignage des gens des différentes religions : Est-il recevable contre un homme qui n’appartient pas à leur religion ? Il répondit : “Non, sauf si l’on ne trouve personne d’autre en cette circonstance. Si l’on ne trouve personne d’autre, leur témoignage est recevable pour un testament, car il n’est pas convenable que le droit d’un homme musulman se perde, ni que son testament soit annulé.” »
8- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ صَالِحٍ عَنْ حَمْزَةَ بْنِ حُمْرَانَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ قَوْلِ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ ذَوا عَدْلٍ مِنْكُمْ أَوْ آخَرانِ مِنْ غَيْرِكُمْ قَالَ فَقَالَ اللَّذَانِ مِنْكُمْ مُسْلِمَانِ وَاللَّذَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ قَالَ فَإِنَّمَا ذَلِكَ إِذَا مَاتَ الرَّجُلُ الْمُسْلِمُ فِي أَرْضِ غُرْبَةٍ فَيَطْلُبُ رَجُلَيْنِ مُسْلِمَيْنِ لِيُشْهِدَهُمَا عَلَى وَصِيَّتِهِ فَلَمْ يَجِدْ مُسْلِمَيْنِ فَلْيُشْهِدْ عَلَى وَصِيَّتِهِ رَجُلَيْنِ ذِمِّيَّيْنِ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ مَرْضِيَّيْنِ عِنْدَ أَصْحَابِهِمَا.
IsnādIbn Maḥbūb, d'après Ǧamīl b. Ṣāliḥ, d'après Ḥamza b. Ḥumrān, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de la parole de Dieu — qu'Il soit Puissant et Grand — : « Deux hommes intègres parmi vous, ou deux autres, d'entre les autres gens » (Coran, 5:106). Il (l'Imam) répondit : « Les deux venant de vous sont deux musulmans, et les deux venant d'autres que vous sont issus des gens du Livre (ahl al-kitāb). » Il dit encore : « Cela s'applique lorsque l'homme musulman meurt en terre d'exil (ghurba), et qu'il cherche deux hommes musulmans pour les prendre à témoin de son testament ; s'il ne trouve pas deux musulmans, qu'il prenne à témoin de son testament deux hommes dhimmīs (protégés) issus des gens du Livre, agréés auprès de leurs coreligionnaires. »