Chapitre
2- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنِ ابْنِ رِئَابٍ عَنْ عَمَّارِ بْنِ أَبِي الأحْوَصِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ السَّائِبَةِ فَقَالَ انْظُرُوا فِي الْقُرْآنِ فَمَا كَانَ فِيهِ فَتَحْرِيرُ رَقَبَةٍ فَتِلْكَ يَا عَمَّارُ السَّائِبَةُ الَّتِي لا وَلاءَ لأحَدٍ عَلَيْهَا إِلا اللهَ فَمَا كَانَ وَلاؤُهُ للهِ فَهُوَ لِرَسُولِهِ وَمَا كَانَ وَلاؤُهُ لِرَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَإِنَّ وَلاءَهُ لِلإمَامِ وَجِنَايَتَهُ عَلَى الإمَامِ وَمِيرَاثَهُ لَهُ.
IsnādIbn Maḥbūb, d'après Ibn Riʾāb, d'après ʿAmmār b. Abī al-Aḥwaṣ
Il dit : J'ai interrogé Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) au sujet de la sāʾiba (bête consacrée des païens). Il répondit : « Consultez le Coran. Ce qui s'y trouve [comme prescription] est l'affranchissement d'un esclave. Voilà, ô ʿAmmār, la sāʾiba sur laquelle personne ne détient de walāya (autorité de patronage) excepté Dieu. Ce dont la walāya appartient à Dieu, cela revient à Son Messager ; et ce dont la walāya appartient au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), alors sa walāya revient à l’Imam. Son crime (diyya, compensation) incombe à l’Imam, et son héritage lui revient. »
3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ إِذَا وَالَى الرَّجُلُ الرَّجُلَ فَلَهُ مِيرَاثُهُ وَعَلَيْهِ مَعْقُلَتُهُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, tous deux d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn Sālim, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Lorsqu'un homme établit un lien de walāya (alliance protectrice et juridique) envers un autre homme, il hérite de lui et supporte le paiement de son prix du sang (en cas de crime involontaire commis par le protégé). »
4- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنْ شُعَيْبٍ الْعَقَرْقُوفِيِّ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّهُ سُئِلَ عَنِ الْمَمْلُوكِ يُعْتَقُ سَائِبَةً قَالَ يَتَوَلَّى مَنْ شَاءَ وَعَلَى مَنْ يَتَوَلَّى جَرِيرَتُهُ وَلَهُ مِيرَاثُهُ قُلْنَا لَهُ فَإِنْ سَكَتَ حَتَّى يَمُوتَ وَلَمْ يَتَوَالَ أَحَداً قَالَ يُجْعَلُ مَالُهُ فِي بَيْتِ مَالِ الْمُسْلِمِينَ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons d'après Ahmad ibn Muhammad d'après al-Husayn ibn Sa'īd d'après Hammād ibn 'Īsā d'après Shu'ayb al-'Aqarqūfī d'après Abū Baṣīr d'après Abū 'Abd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il fut interrogé au sujet de l'esclave affranchi en tant que sā'iba (affranchi libre de tout lien de clientèle). Il dit : « Il établit la walāya (autorité de patronage) envers qui il veut, et celui envers qui il établit la walāya est responsable de ses torts et hérite de lui. » Nous lui dîmes : « Et s'il reste silencieux jusqu'à sa mort sans établir la walāya envers personne ? » Il dit : « Sa fortune est versée dans le Trésor public des musulmans (bayt māl al-muslimīn). »
5- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ مَنْ أَعْتَقَ رَجُلا سَائِبَةً فَلَيْسَ عَلَيْهِ مِنْ جَرِيرَتِهِ شَيْءٌ وَلَيْسَ لَهُ مِنْ مِيرَاثِهِ شَيْءٌ وَلْيُشْهِدْ عَلَى ذَلِكَ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Sahl b. Ziyād, et Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad, et ʿAlī b. Ibrāhīm, d'après son père, tous d'après Ibn Maḥbūb, d'après ʿAbd Allāh b. Sinān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Quiconque affranchit un homme en tant que sāʾiba (affranchi sans lien de clientèle), il n'a à répondre d'aucun délit commis par lui, et il n'a droit à aucune part de son héritage ; qu'il en prenne des témoins. »
6- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنْ خَالِدِ بْنِ جَرِيرٍ عَنْ أَبِي الرَّبِيعِ قَالَ سُئِلَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ السَّائِبَةِ فَقَالَ هُوَ الرَّجُلُ يُعْتِقُ غُلامَهُ ثُمَّ يَقُولُ لَهُ اذْهَبْ حَيْثُ شِئْتَ لَيْسَ لِي مِنْ مِيرَاثِكَ شَيْءٌ وَلا عَلَيَّ مِنْ جَرِيرَتِكَ شَيْءٌ وَيُشْهِدُ عَلَى ذَلِكَ شَاهِدَيْنِ.
IsnādIbn Maḥbūb, d'après Khālid ibn Jarīr, d'après Abū l-Rabīʿ
Il dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) fut interrogé au sujet d'« al-sā'iba » (l'esclave affranchi sans lien de clientèle). Il répondit : « C'est l'homme qui affranchit son esclave, puis lui dit : 'Va où tu veux ; je n'ai aucune part dans ton héritage, et je ne suis pas responsable de tes méfaits.' Et il prend deux témoins de cela. »
8- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى بْنِ عُبَيْدٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ مَمْلُوكٍ أُعْتِقَ سَائِبَةً قَالَ يَتَوَلَّى مَنْ شَاءَ وَعَلَى مَنْ تَوَلاهُ جَرِيرَتُهُ وَلَهُ مِيرَاثُهُ قُلْتُ فَإِنْ سَكَتَ حَتَّى يَمُوتَ قَالَ يُجْعَلُ مَالُهُ فِي بَيْتِ مَالِ الْمُسْلِمِينَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā ibn ʿUbayd, d'après Yūnus, d'après Hishām ibn Sālim, d'après Sulaymān ibn Khālid, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'un esclafe affranchi selon le mode de la sā'iba (affranchissement sans lien de clientèle). Il (l'Imam) dit : « Il (l'affranchi) peut choisir comme patron (walī) qui il veut, et celui dont il devient le protégé assume sa responsabilité pénale (jarīra) et hérite de lui. » Je dis : « Et s'il garde le silence jusqu'à sa mort ? » Il dit : « Alors ses biens sont placés dans le Trésor public des musulmans (bayt māl al-muslimīn). »
9- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى وَغَيْرُهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْحَمِيدِ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَضَى أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) فِيمَنْ نَكَلَ بِمَمْلُوكِهِ أَنَّهُ حُرٌّ لا سَبِيلَ لَهُ عَلَيْهِ سَائِبَةٌ يَذْهَبُ فَيَتَوَلَّى إِلَى مَنْ أَحَبَّ فَإِذَا ضَمِنَ جَرِيرَتَهُ فَهُوَ يَرِثُهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā et d'autres d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Ḥamīd d'aprēs Hishām ibn Sālim d'après Abū Baṣīr d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) a jugé, concernant celui qui a renoncé (nakala) à son esclave, que ce dernier est libre, sans aucune voie (de droit) contre lui, un affranchi (sā'iba) : il part et se rattache (par alliance) à qui il aime ; puis, s'il assume (les conséquences de) son délit (jarīratahu), alors c'est lui (l'affranchi) qui hérite de lui.
1- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عُمَرَ بْنِ يَزِيدَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ أَرَادَ أَنْ يُعْتِقَ مَمْلُوكاً لَهُ وَقَدْ كَانَ مَوْلاهُ يَأْخُذُ مِنْهُ ضَرِيبَةً فَرَضَهَا عَلَيْهِ فِي كُلِّ سَنَةٍ وَرَضِيَ بِذَلِكَ مِنْهُ الْمَوْلَى وَرَضِيَ الْمَمْلُوكُ بِذَلِكَ فَأَصَابَ الْمَمْلُوكُ فِي تِجَارَتِهِ مَالا سِوَى مَا كَانَ يُعْطِي مَوْلاهُ مِنَ الضَّرِيبَةِ قَالَ فَقَالَ إِذَا أَدَّى إِلَى سَيِّدِهِ مَا كَانَ فَرَضَ عَلَيْهِ فَمَا اكْتَسَبَهُ بَعْدَ الْفَرِيضَةِ فَهُوَ لِلْمَمْلُوكِ قَالَ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَلَيْسَ قَدْ فَرَضَ اللهُ عَلَى الْعِبَادِ فَرَائِضَ فَإِذَا أَدَّوْهَا إِلَيْهِ لَمْ يَسْأَلْهُمْ عَمَّا سِوَاهَا فَقُلْتُ لَهُ فَلِلْمَمْلُوكِ أَنْ يَتَصَدَّقَ مِمَّا اكْتَسَبَ وَيُعْتِقَ بَعْدَ الْفَرِيضَةِ الَّتِي كَانَ يُؤَدِّيهَا إِلَى سَيِّدِهِ قَالَ نَعَمْ وَأَجْرُ ذَلِكَ لَهُ قُلْتُ فَإِذَا أَعْتَقَ مَمْلُوكاً مِمَّا كَانَ اكْتَسَبَ سِوَى الْفَرِيضَةِ لِمَنْ يَكُونُ وَلاءُ الْمُعْتَقِ قَالَ يَذْهَبُ فَيُوَالِي مَنْ أَحَبَّ فَإِذَا ضَمِنَ جَرِيرَتَهُ وَعَقْلَهُ كَانَ مَوْلاهُ وَوَرِثَهُ قُلْتُ أَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) الْوَلاءُ لِمَنْ أَعْتَقَ قَالَ هَذَا سَائِبَةٌ لا يَكُونُ وَلاؤُهُ لِعَبْدٍ مِثْلِهِ قُلْتُ فَإِنْ ضَمِنَ الْعَبْدُ الَّذِي أَعْتَقَهُ جَرِيرَتَهُ وَحَدَثَهُ أَيَلْزَمُهُ ذَلِكَ وَيَكُونُ مَوْلاهُ وَيَرِثُهُ قَالَ لا يَجُوزُ ذَلِكَ وَلا يَرِثُ عَبْدٌ حُرّاً.
IsnādMuhammad Ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad Ibn Muḥammad, d’après al-Ḥasan Ibn Maḥbūb, d’après ʿUmar Ibn Yazīd
Il dit : J’ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d’un homme qui voulait affranchir son esclave, alors que son maître avait coutume de lui prendre un impôt (ḍarība) qu’il lui avait fixé chaque année, et que le maître et l’esclave en étaient satisfaits. Or, l’esclave, dans son commerce, avait gagné des biens en plus de ce qu’il donnait à son maître comme impôt. Il (le rapporteur) dit : Il (l’Imam) répondit : « Lorsqu’il a remis à son maître ce qui lui avait été imposé, alors ce qu’il a acquis après cet impôt lui appartient (à l’esclave). » Il dit : Puis Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Allah n’a-t-Il pas imposé des obligations (farāʾiḍ) aux serviteurs ? Lorsqu’ils les Lui acquittent, Il ne les interroge pas sur ce qui est en dehors d’elles. » Je lui dis alors : « L’esclave a-t-il le droit de faire l’aumône (ṣadaqa) de ce qu’il a acquis et d’affranchir (un autre esclave) après avoir acquitté l’impôt qu’il devait à son maître ? » Il répondit : « Oui, et la récompense (de cela) lui revient. » Je dis : « S’il affranchit un esclave avec ce qu’il a acquis en plus de l’impôt, à qui appartient la walāya (le droit de clientèle) de l’affranchi ? » Il répondit : « Il va et s’attache (par walāya) à qui il veut ; mais si quelqu’un se porte garant de ses méfaits (jarīra) et de son prix du sang (ʿaql), il devient son maître (mawlā) et hérite de lui. » Je dis : « Le Messager d’Allah (qu’Allah prie sur lui et sa famille) n’a-t-il pas dit : “La walāya appartient à celui qui affranchit” ? » Il répondit : « Celui-ci est un sāʾiba (esclave affranchi sans lien de clientèle), sa walāya ne peut appartenir à un esclave comme lui. » Je dis : « Si l’esclave qui l’a affranchi se porte garant de ses méfaits et de ses délits, cela lui incombe-t-il, et devient-il son maître et hérite-t-il de lui ? » Il répondit : « Cela n’est pas permis, et un esclave n’hérite pas d’un homme libre. »
7- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ عَنْ بُرَيْدِ بْنِ مُعَاوِيَةَ الْعِجْلِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ كَانَ عَلَيْهِ عِتْقُ رَقَبَةٍ فَمَاتَ مِنْ قَبْلِ أَنْ يُعْتِقَ رَقَبَةً فَانْطَلَقَ ابْنُهُ فَابْتَاعَ رَجُلا مِنْ كَسْبِهِ فَأَعْتَقَهُ عَنْ أَبِيهِ وَإِنَّ الْمُعْتَقَ أَصَابَ بَعْدَ ذَلِكَ مَالا ثُمَّ مَاتَ وَتَرَكَهُ لِمَنْ يَكُونُ مِيرَاثُهُ قَالَ فَقَالَ إِنْ كَانَتِ الرَّقَبَةُ الَّتِي عَلَى أَبِيهِ فِي ظِهَارٍ أَوْ شُكْرٍ أَوْ وَاجِبَةً عَلَيْهِ فَإِنَّ الْمُعْتَقَ سَائِبَةٌ لا سَبِيلَ لأحَدٍ عَلَيْهِ وَإِنْ كَانَ تَوَالَى قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ إِلَى أَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَضَمِنَ جِنَايَتَهُ وَحَدَثَهُ كَانَ مَوْلاهُ وَوَارِثَهُ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ قَرِيبٌ يَرِثُهُ قَالَ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ تَوَالَى إِلَى أَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ حَتَّى مَاتَ فَإِنَّ مِيرَاثَهُ لإمَامِ الْمُسْلِمِينَ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ قَرِيبٌ يَرِثُهُ قَالَ وَإِنْ كَانَتِ الرَّقَبَةُ عَلَى أَبِيهِ تَطَوُّعاً وَقَدْ كَانَ أَبُوهُ أَمَرَهُ أَنْ يُعْتِقَ عَنْهُ نَسَمَةً فَإِنَّ وَلاءَ الْمُعْتَقِ هُوَ مِيرَاثٌ لِجَمِيعِ وُلْدِ الْمَيِّتِ مِنَ الرِّجَالِ قَالَ وَيَكُونُ الَّذِي اشْتَرَاهُ وَأَعْتَقَهُ بِأَمْرِ أَبِيهِ كَوَاحِدٍ مِنَ الْوَرَثَةِ إِذَا لَمْ يَكُنْ لِلْمُعْتَقِ قَرَابَةٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ أَحْرَارٌ يَرِثُونَهُ قَالَ وَإِنْ كَانَ ابْنُهُ الَّذِي اشْتَرَى الرَّقَبَةَ فَأَعْتَقَهَا عَنْ أَبِيهِ مِنْ مَالِهِ بَعْدَ مَوْتِ أَبِيهِ تَطَوُّعاً مِنْهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَكُونَ أَبُوهُ أَمَرَهُ بِذَلِكَ فَإِنَّ وَلاءَهُ وَمِيرَاثَهُ لِلَّذِي اشْتَرَاهُ مِنْ مَالِهِ فَأَعْتَقَ عَنْ أَبِيهِ إِذَا لَمْ يَكُنْ لِلْمُعْتَقِ وَارِثٌ مِنْ قَرَابَتِهِ.
IsnādIbn Maḥbūb, d'après Abū Ayyūb, d'après Burayd ibn Muʿāwiya al-ʿIjlī
Il dit : J'ai interrogé Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui devait affranchir un esclave et qui mourut avant de l'avoir affranchi. Son fils alla alors acheter un homme avec son propre gain et l'affranchit en acquittement de son père. Par la suite, l'affranchi acquit des biens, puis mourut et les laissa. À qui revient son héritage ? Il dit : L'Imam répondit : Si l'affranchissement que devait son père était pour cause de ẓihār (répudiation par assimilation) ou d'action de grâce, ou s'il s'agissait d'une obligation impérative, alors l'affranchi est une sā'iba (affranchi sans lien de clientèle) : personne n'a de droit sur lui. Mais s'il avait conclu un pacte de walā' (clientèle) avant de mourir avec un musulman, de sorte que ce dernier garantissait ses méfaits et ses faits, alors ce musulman serait son mawlā (patron) et son héritier, s'il n'a pas de parent proche qui hérite de lui. Il dit : Et s'il n'avait conclu un pacte de walā' avec aucun musulman jusqu'à sa mort, alors son héritage revient à l'Imam des musulmans, s'il n'a pas de parent proche qui hérite de lui. Il dit : Et si l'affranchissement que devait son père était volontaire et que son père lui avait ordonné d'affranchir une personne en son nom, alors la walā' de l'affranchi est un héritage pour tous les enfants mâles du défunt. Il dit : Et celui qui l'a acheté et affranchi sur ordre de son père est comme l'un des héritiers, si l'affranchi n'a pas de parents musulmans libres qui héritent de lui. Il dit : Et si c'est son fils qui a acheté l'esclave et l'a affranchi en acquittement de son père avec ses propres biens après la mort de son père, de manière volontaire, sans que son père ne le lui ait ordonné, alors sa walā' et son héritage reviennent à celui qui l'a acheté avec ses propres biens et l'a affranchi en acquittement de son père, si l'affranchi n'a pas d'héritier parmi ses parents.