Chapitre
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ وَحُسَيْنِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ مَاتَ وَأَقَرَّ بَعْضُ وَرَثَتِهِ لِرَجُلٍ بِدَيْنٍ قَالَ يَلْزَمُهُ ذَلِكَ فِي حِصَّتِهِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Muḥammad ibn Abī Ḥamza et Ḥusayn ibn ʿUthmān, d'après Isḥāq ibn ʿAmmār, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un homme qui meurt et dont l'un de ses héritiers reconnaît l'existence d'une dette envers un autre homme. Il (l'Imam) dit : « Cela lie celui-ci dans la limite de sa part (d'héritage). »
1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ عَنْ زَكَرِيَّا بْنِ يَحْيَى عَنِ الشَّعِيرِيِّ عَنِ الْحَكَمِ بْنِ عُتَيْبَةَ قَالَ كُنَّا عَلَى بَابِ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) وَنَحْنُ جَمَاعَةٌ نَنْتَظِرُهُ أَنْ يَخْرُجَ إِذْ جَاءَتِ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ أَيُّكُمْ أَبُو جَعْفَرٍ فَقَالَ لَهَا الْقَوْمُ مَا تُرِيدِينَ مِنْهُ قَالَتْ أُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَهُ عَنْ مَسْأَلَةٍ فَقَالُوا لَهَا هَذَا فَقِيهُ أَهْلِ الْعِرَاقِ فَسَلِيهِ فَقَالَتْ إِنَّ زَوْجِي مَاتَ وَتَرَكَ أَلْفَ دِرْهَمٍ وَكَانَ لِي عَلَيْهِ مِنْ صَدَاقِي خَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ فَأَخَذْتُ صَدَاقِي وَأَخَذْتُ مِيرَاثِي ثُمَّ جَاءَ رَجُلٌ فَادَّعَى عَلَيْهِ أَلْفَ دِرْهَمٍ فَشَهِدْتُ لَهُ فَقَالَ الْحَكَمُ فَبَيْنَا أَنَا أَحْسُبُ مَا يُصِيبُهَا إِذْ خَرَجَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ مَا هَذَا الَّذِي أَرَاكَ تُحَرِّكُ بِهِ أَصَابِعَكَ يَا حَكَمُ فَأَخْبَرْتُهُ بِمَقَالَةِ الْمَرْأَةِ وَمَا سَأَلَتْ عَنْهُ فَقَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) أَقَرَّتْ بِثُلُثِ مَا فِي يَدَيْهَا وَلا مِيرَاثَ لَهَا قَالَ الْحَكَمُ فَوَ اللهِ مَا رَأَيْتُ أَحَداً أَفْهَمَ مِنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام). قَالَ الْفَضْلُ بْنُ شَاذَانَ وَتَفْسِيرُ ذَلِكَ أَنَّ الَّذِي عَلَى الزَّوْجِ صَارَ أَلْفاً وَخَمْسَمِائَةِ دِرْهَمٍ لِلرَّجُلِ أَلْفٌ وَلَهَا خَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ هُوَ ثُلُثُ الدَّيْنِ وَإِنَّمَا جَازَ إِقْرَارُهَا فِي حِصَّتِهَا فَلَهَا مِمَّا تَرَكَ الْمَيِّتُ الثُّلُثُ وَلِلرَّجُلِ الثُّلُثَانِ فَصَارَ لَهَا مِمَّا فِي يَدَيْهَا الثُّلُثُ وَيُرَدُّ الثُّلُثَانِ عَلَى الرَّجُلِ وَالدَّيْنُ اسْتَغْرَقَ الْمَالَ كُلَّهُ فَلَمْ يَبْقَ شَيْءٌ يَكُونُ لَهَا مِنْ ذَلِكَ الْمِيرَاثِ وَلا يَجُوزُ إِقْرَارُهَا عَلَى غَيْرِهَا.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl d'après al-Faḍl ibn Shādhān, tous deux d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Jamīl ibn Darrāj, d'après Zakariyyā ibn Yaḥyā, d'après al-Shaʿīrī, d'après al-Ḥakam ibn ʿUtayba
Al-Ḥakam ibn ʿUtayba dit : Nous étions à la porte d'Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), un groupe l'attendant qu'il sorte, lorsqu'une femme arriva et dit : « Lequel d'entre vous est Abū Jaʿfar ? » Les gens lui dirent : « Que veux-tu de lui ? » Elle répondit : « Je veux l'interroger sur une question. » Ils lui dirent : « Voici le jurisconsulte (faqīh) des gens d'Irak ; interroge-le. » Elle dit : « Mon mari est mort et a laissé mille dirhams. J'avais sur lui, de ma dot (ṣadāq), cinq cents dirhams. J'ai donc pris ma dot et j'ai pris mon héritage. Puis un homme vint et réclama de lui mille dirhams, et j'ai témoigné en sa faveur. » Al-Ḥakam dit : « Tandis que je calculais ce qui lui revenait, Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) sortit et dit : “Qu'est-ce que c'est que ce mouvement de doigts que je vois chez toi, ô Ḥakam ?” Je l'informai alors des propos de la femme et de ce qu'elle avait demandé. Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dit : “Elle a reconnu (le tiers) de ce qui est entre ses mains ; il n'y a pas d'héritage pour elle.” » Al-Ḥakam dit : « Par Dieu, je n'ai vu personne de plus compréhensif qu'Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui). » Al-Faḍl ibn Shādhān dit : « L'explication en est que ce qui était dû par le mari est devenu mille cinq cents dirhams : mille pour l'homme et cinq cents pour elle, qui est le tiers de la dette. Sa reconnaissance (iqrār) n'est valable que dans sa part. Ainsi, de ce que le mort a laissé, elle a le tiers et l'homme les deux tiers. Il lui revient donc le tiers de ce qui est entre ses mains, et les deux tiers sont restitués à l'homme. La dette a englouti tout l'argent, de sorte qu'il ne reste rien pour elle de cet héritage, et sa reconnaissance n'est pas valable [pour nuire] à autrui. »