Chapitre
1- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنْ سَوَّارٍ عَنِ الْحَسَنِ قَالَ إِنَّ عَلِيّاً (عَلَيْهِ السَّلام) لَمَّا هَزَمَ طَلْحَةَ وَالزُّبَيْرَ أَقْبَلَ النَّاسُ مُنْهَزِمِينَ فَمَرُّوا بِامْرَأَةٍ حَامِلٍ عَلَى الطَّرِيقِ فَفَزِعَتْ مِنْهُمْ فَطَرَحَتْ مَا فِي بَطْنِهَا حَيّاً فَاضْطَرَبَ حَتَّى مَاتَ ثُمَّ مَاتَتْ أُمُّهُ مِنْ بَعْدِهِ فَمَرَّ بِهَا عَلِيٌّ (عَلَيْهِ السَّلام) وَأَصْحَابُهُ وَهِيَ مَطْرُوحَةٌ وَوَلَدُهَا عَلَى الطَّرِيقِ فَسَأَلَهُمْ عَنْ أَمْرِهَا فَقَالُوا لَهُ إِنَّهَا كَانَتْ حُبْلَى فَفَزِعَتْ حِينَ رَأَتِ الْقِتَالَ وَالْهَزِيمَةَ قَالَ فَسَأَلَهُمْ أَيُّهُمَا مَاتَ قَبْلَ صَاحِبِهِ فَقِيلَ إِنَّ ابْنَهَا مَاتَ قَبْلَهَا قَالَ فَدَعَا بِزَوْجِهَا أَبِي الْغُلامِ الْمَيِّتِ فَوَرَّثَهُ مِنِ ابْنِهِ ثُلُثَيِ الدِّيَةِ وَوَرَّثَ أُمَّهُ ثُلُثَ الدِّيَةِ ثُمَّ وَرَّثَ الزَّوْجَ مِنِ امْرَأَتِهِ الْمَيِّتَةِ نِصْفَ ثُلُثِ الدِّيَةِ الَّذِي وَرِثَتْهُ مِنِ ابْنِهَا وَوَرَّثَ قَرَابَةَ الْمَرْأَةِ الْمَيِّتَةِ الْبَاقِيَ ثُمَّ وَرَّثَ الزَّوْجَ أَيْضاً مِنْ دِيَةِ امْرَأَتِهِ الْمَيِّتَةِ نِصْفَ الدِّيَةِ وَهُوَ أَلْفَانِ وَخَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ وَوَرَّثَ قَرَابَةَ الْمَرْأَةِ الْمَيِّتَةِ نِصْفَ الدِّيَةِ وَهُوَ أَلْفَانِ وَخَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ وَذَلِكَ أَنَّهُ لَمْ يَكُنْ لَهَا وَلَدٌ غَيْرُ الَّذِي رَمَتْ بِهِ حِينَ فَزِعَتْ قَالَ وَأَدَّى ذَلِكَ كُلَّهُ مِنْ بَيْتِ مَالِ الْبَصْرَةِ.
IsnādUn groupe de nos compagnons — d'après Sahl ibn Ziyād et Muḥammad ibn Yaḥyā — d'après Sahl ibn Ziyād et Muḥammad ibn Yaḥyā — d'après Aḥmad ibn Muḥammad et ʿAlī ibn Ibrāhīm — d'après son père, tous — d'après Ibn Maḥbūb — d'après Ḥammād ibn ʿĪsā — d'après Sawwār — d'après al-Ḥasan
Il (al-Ḥasan) a dit : Lorsque ʿAlī (que la paix soit sur lui) eut mis en déroute Ṭalḥa et al-Zubayr, les gens revenaient (du champ de bataille) en fuite. Ils passèrent auprès d'une femme enceinte sur la route ; elle prit peur à cause d'eux et avorta d'un enfant vivant, qui s'agita jusqu'à mourir. Puis sa mère mourut après lui. ʿAlī (que la paix soit sur lui) et ses compagnons passèrent alors qu'elle (le corps de la femme) était abandonné avec son enfant sur la route. Il les interrogea au sujet de son cas. Ils lui dirent : « Elle était enceinte et a pris peur lorsqu'elle a vu le combat et la déroute. » Il (al-Ḥasan) dit : Alors il leur demanda : « Lequel des deux est mort avant l'autre ? » On lui répondit : « Son fils est mort avant elle. » Il (al-Ḥasan) dit : Il fit venir son mari, le père du garçon mort, et lui attribua par héritage de son fils les deux tiers du prix du sang (diya), et il attribua à la mère (de l'enfant) par héritage le tiers du prix du sang. Puis il attribua au mari par héritage de sa femme morte la moitié du tiers du prix du sang qu'elle avait hérité de son fils, et il attribua aux parents (proches) de la femme morte le reste. Ensuite, il attribua aussi au mari par héritage du prix du sang de sa femme morte la moitié du prix du sang, soit deux mille cinq cents dirhams, et il attribua aux parents (proches) de la femme morte la moitié du prix du sang, soit deux mille cinq cents dirhams. Cela parce qu'elle n'avait pas d'autre enfant que celui qu'elle avait avorté lorsqu'elle avait pris peur. Il (al-Ḥasan) dit : Et il versa tout cela à partir du trésor public (bayt al-māl) de Basra.
2- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَضَى أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي دِيَةِ الْمَقْتُولِ أَنَّهُ يَرِثُهَا الْوَرَثَةُ عَلَى كِتَابِ اللهِ وَسِهَامِهِمْ إِذَا لَمْ يَكُنْ عَلَى الْمَقْتُولِ دَيْنٌ إِلا الإخْوَةَ وَالأخَوَاتِ مِنَ الأمِّ فَإِنَّهُمْ لا يَرِثُونَ مِنْ دِيَتِهِ شَيْئاً.
IsnādIbn Maḥbūb, d'après Abū Ayyūb, d'après Sulaymān b. Khālid, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Le Prince des croyants (que la paix soit sur lui) a jugé au sujet du prix du sang (diya) de la personne tuée : les héritiers en héritent conformément au Livre de Dieu et à leurs parts, à condition que la personne tuée n'ait pas de dette — à l'exception des frères et des sœurs du côté de la mère, car ceux-ci n'héritent rien de son prix du sang.
3- ابْنُ مَحْبُوبٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ قَضَى أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ الدِّيَةَ يَرِثُهَا الْوَرَثَةُ إِلا الإخْوَةَ وَالأخَوَاتِ مِنَ الأمِّ.
Isnād3- D'après Ibn Mahbūb, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān, qui a dit : Abū ʿAbd Allāh [Jaʿfar al-Ṣādiq] a dit :
Le Prince des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) a décrété que la diya (prix du sang) est héritée par les héritiers, à l'exception des frères et sœurs utérins.
4- وَعَنْهُ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَضَى أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ الدِّيَةَ يَرِثُهَا الْوَرَثَةُ إِلا الإخْوَةَ مِنَ الأمِّ فَإِنَّهُمْ لا يَرِثُونَ مِنَ الدِّيَةِ شَيْئاً.
IsnādD'après lui (le même informateur), il a dit :
Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) a jugé que la diya (indemnité légale pour homicide) est héritée par les héritiers, à l'exception des frères utérins (frères par la mère) : ceux-ci n'héritent rien de la diya. »
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ عَاصِمِ بْنِ حُمَيْدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ قَيْسٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ الدِّيَةُ يَرِثُهَا الْوَرَثَةُ عَلَى فَرَائِضِ الْمَوَارِيثِ إِلا الإخْوَةَ مِنَ الأمِّ فَإِنَّهُمْ لا يَرِثُونَ مِنَ الدِّيَةِ شَيْئاً.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après ʿĀṣim ibn Ḥumayd, d'après Muḥammad ibn Qays, d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) qui a dit :
Le prix du sang (diya) est hérité par les héritiers selon les parts fixes (farā'iḍ) des successions, à l'exception des frères utérins (du côté de la mère) : ils n'héritent rien du prix du sang.
6- حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنِ ابْنِ سَمَاعَةَ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ جَبَلَةَ وَعَلِيِّ بْنِ رِبَاطٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ بُكَيْرٍ عَنْ عُبَيْدِ بْنِ زُرَارَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ لا يَرِثُ الإخْوَةُ مِنَ الأمِّ مِنَ الدِّيَةِ شَيْئاً.
IsnādḤumayd ibn Ziyād, d'après Ibn Samāʿa, d'après ʿAbd Allāh ibn Jabala et ʿAlī ibn Ribāṭ, d'après ʿAbd Allāh ibn Bukayr, d'après ʿUbayd ibn Zurāra, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Les frères utérins n'héritent en rien de la diya (indemnité légale pour homicide/dommage corporel).
7- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ النُّعْمَانِ عَنْ يَحْيَى الأزْرَقِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الرَّجُلِ يُقْتَلُ وَيَتْرُكُ دَيْناً وَلَيْسَ لَهُ مَالٌ فَيَأْخُذُ أَوْلِيَاؤُهُ الدِّيَةَ أَعَلَيْهِمْ أَنْ يَقْضُوا دَيْنَهُ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ وَإِنْ لَمْ يَتْرُكْ شَيْئاً قَالَ نَعَمْ إِنَّمَا أَخَذُوا دِيَتَهُ فَعَلَيْهِمْ أَنْ يَقْضُوا دَيْنَهُ.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d’après Aḥmad b. Muḥammad d’après ʿAlī b. al-Nuʿmān d’après Yaḥyā al-Azraq
Au sujet d’un homme qui est tué et laisse une dette sans avoir de biens ; ses héritiers prennent alors le prix du sang (diya). Doivent-ils acquitter sa dette ? Il (Abū ʿAbd Allāh, l’imam Jaʿfar al-Ṣādiq) répondit : « Oui. » Je dis : « Et s’il n’a rien laissé du tout ? » Il répondit : « Oui, car ils ont pris son prix du sang, il leur incombe donc d’acquitter sa dette. »
8- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ دَاوُدَ بْنِ الْحُصَيْنِ عَنْ أَبِي الْعَبَّاسِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ هَلْ لِلإخْوَةِ مِنَ الأمِّ مِنَ الدِّيَةِ شَيْءٌ قَالَ لا.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Dāwud ibn al-Ḥuṣayn, d'après Abū al-ʿAbbās, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'ai interrogé : « Les frères utérins ont-ils droit à quelque part du prix du sang (diya) ? » Il répondit : « Non. »