Il a dit : « Les filles de la fille prennent la place de la fille lorsque le défunt n'a pas de filles ni d'autre héritier qu'elles. Et les filles du fils prennent la place du fils lorsque le défunt n'a pas d'enfant ni d'autre héritier qu'elles. » Al-Faḍl a dit : La descendance des enfants tient toujours lieu d'enfants lorsqu'il n'y a pas d'enfant de la lignée directe (walad al-ṣulb). N'héritent avec eux que les deux parents, l'époux et l'épouse. S'il laisse un fils de fils et une fille de fils, les biens sont partagés entre eux, au mâle la part de deux femelles. S'il laisse un fils de fils et un fils de fille, au fils de fils les deux tiers, au fils de fille le tiers. S'il laisse une fille de fils et un fils de fille, à la fille de fils les deux tiers – la part du fils – et au fils de fille le tiers – la part de la fille. S'il laisse une fille de fils et une fille de fille, à la fille de fils les deux tiers, à la fille de fille le tiers. La règle en cela et l'héritage dans ce cas est comme la règle concernant les fils et les filles de la lignée directe : aux enfants du fils les deux tiers, aux enfants des filles le tiers. S'il laisse trois fils ou filles de fils, certains étant d'un degré inférieur à d'autres, les biens reviennent au plus proche (al-aʿlā), et rien à ceux qui sont en dessous de lui, car il est plus proche d'une génération (aqrabu bi-baṭn). De même, s'ils sont toutes des filles et qu'à un degré inférieur se trouve un garçon, tous les biens reviennent à celles qui sont au degré supérieur, et rien à celui qui est inférieur, car celui qui est plus proche d'une génération a davantage droit aux biens que celui qui est plus éloigné. De même, s'il laisse un fils de fille et un fils de fille de fils, tous les biens reviennent au fils de fille, car il est plus proche d'une génération. De même, s'il laisse une fille de fille et un fils de fille de fils, tous les biens reviennent à la fille de fille, car elle est plus proche d'une génération. De même, s'il laisse une fille de fils de fille et un fils de fils de fils de fils, tous les biens reviennent à la fille de fils de fille, car elle est plus proche d'une génération. De même, s'il laisse un fils de fille, une fille de fille, une épouse et des parents agnatiques (ʿaṣaba) : à l'épouse le huitième, et ce qui reste est partagé entre la fille de fille et le fils de fille, au mâle la part de deux femelles. Les biens sont divisés en vingt-quatre parts : à l'épouse le huitième, soit trois parts ; à la fille de fille sept parts ; au fils de fille quatorze parts. S'il laisse un époux, une fille de fille et un fils de fille : à l'époux le quart, et ce qui reste est partagé entre la fille de fille et le fils de fille, au mâle la part de deux femelles. C'est un héritage de quatre parts : à l'époux une part, au fils de fille deux parts, à la fille de fille une part. S'il laisse un fils de fille, un fils de fils et un époux : à l'époux le quart, et ce qui reste est partagé entre le fils de fille et le fils de fils. Au fils de fille la part de la fille, soit le tiers ; au fils de fils la part du fils, soit les deux tiers. C'est aussi un héritage de quatre parts. S'il laisse un époux et une fille de fille : à l'époux le quart, et ce qui reste à la fille de fille. S'il laisse une fille de fille et les deux parents : aux deux parents les deux sixièmes, à la fille de fille la moitié, et il reste une part qui leur est rendue selon leurs parts. Les biens sont divisés en cinq parts : aux deux parents deux parts, à la fille de fille trois parts. S'il laisse un fils de fille et les deux parents : aux deux parents les deux sixièmes, au fils de fille la moitié. De même, les biens sont divisés en cinq parts : aux deux parents deux parts, au fils de fille trois parts. S'il laisse une fille de fils et les deux parents : aux deux parents les deux sixièmes, et ce qui reste à la fille de fils. C'est un héritage de six parts : aux deux parents deux parts, à la fille de fils quatre parts. » Al-Faḍl a dit : Parmi les preuves de l'erreur des gens (al-qawm) dans l'héritage des enfants des filles, c'est qu'ils ont fait des enfants des filles les enfants de l'homme de sa propre lignée dans tous les jugements, sauf dans l'héritage, et ils sont unanimes là-dessus. Ils disent : « Il n'est pas licite pour un homme d'épouser l'épouse du fils de sa fille, ni l'épouse du fils du fils de sa fille », en raison de la parole de Dieu – qu'Il soit exalté et magnifié – : « et les épouses de vos fils issus de vos reins » (Coran 4:23). Dès lors que le fils de la fille est le fils de l'homme de sa propre lignée dans ce cas, pourquoi ne serait-il pas son fils dans l'héritage ? De même, ils disent : « Si un homme divorce d'avec sa femme avant d'avoir consommé le mariage, cette femme n'est pas licite pour le fils de sa fille », en raison de la parole de Dieu – qu'Il soit exalté et magnifié – : « Et n'épousez pas les femmes qu'ont épousées vos pères » (Coran 4:22). Comment donc l'homme devient-il ici le père du fils de sa fille, sans le devenir dans l'héritage ? De même, ils disent : « Il est interdit à un homme d'épouser une femme qu'a épousée le fils de sa fille. » De même, ils disent : « S'il témoigne pour le père de sa mère ou s'il témoigne pour le fils de sa fille, son témoignage n'est pas valable. » Et beaucoup d'autres cas analogues dans leurs jugements. Puis, lorsqu'ils arrivent au chapitre de l'héritage, ils disent : « Le fils de la fille n'est pas le fils de l'homme, et l'homme n'est pas son père », en imitant leurs prédécesseurs, ceux qui ont voulu invalider al-Ḥasan et al-Ḥusayn (que la paix soit sur eux deux) à cause de leur mère. Et Dieu est celui dont on implore le secours. Ceci alors que Dieu a clairement énoncé dans Son Livre, par Sa parole – qu'Il soit exalté et magnifié – : « Nous avons tous guidés. Et Noé, Nous l'avons guidé auparavant, et parmi sa descendance (dhurriyyatihi), David, Salomon, Job… jusqu'à Sa parole : … et Jésus et Élie, tous étaient parmi les justes. » (Coran 6:84-85). Il a donc fait de Jésus une partie de la descendance d'Adam et de la descendance de Noé, alors qu'il est le fils d'une fille, car Jésus n'a pas de père. Comment donc le fils de la fille ne serait-il pas le fils de l'homme ? Assurément, s'ils voulaient l'équité et la vérité — et c'est par Dieu qu'est le succès.