Il dit : J'ai interrogé Abū Ja'far (que la paix soit sur lui) au sujet d'une femme qui avait absorbé un médicament alors qu'elle était enceinte, sans que son mari en fût informé, et qui avait ainsi avorté de son enfant. Il (l'Imam) répondit : « Si l'enfant avait des os sur lesquels la chair avait poussé, elle doit verser la diya (indemnité légale) complète au père. Si, au moment où elle l'a expulsé, il n'était qu'une 'alaqa (adhérence) ou une muḍgha (embryon), elle doit quarante dīnārs ou un ghurra (jeune esclave) qu'elle remet au père. » Je lui dis : « N'hérite-t-elle donc pas de son enfant, de sa diya, conjointement avec le père ? » Il dit : « Non, parce qu'elle l'a tué ; elle n'hérite donc pas de lui. »
10- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ إِذَا قَتَلَ الرَّجُلُ أَبَاهُ قُتِلَ بِهِ وَإِنْ قَتَلَهُ أَبُوهُ لَمْ يُقْتَلْ بِهِ وَلَمْ يَرِثْهُ. الْفَضْلُ بْنُ شَاذَانَ قَالَ لَوْ أَنَّ رَجُلا ضَرَبَ ابْنَهُ غَيْرَ مُسْرِفٍ فِي ذَلِكَ يُرِيدُ تَأْدِيبَهُ فَقُتِلَ الابْنُ مِنْ ذَلِكَ الضَّرْبِ وَرِثَهُ الأبُ وَلَمْ تَلْزَمْهُ الْكَفَّارَةُ لأنَّ ذَلِكَ لِلأبِ لأنَّهُ مَأْمُورٌ بِتَأْدِيبِ وَلَدِهِ لأنَّهُ فِي ذَلِكَ بِمَنْزِلَةِ الإمَامِ يُقِيمُ حَدّاً عَلَى رَجُلٍ فَمَاتَ فَلا دِيَةَ عَلَيْهِ وَلا يُسَمَّى الإمَامُ قَاتِلا وَإِنْ ضَرَبَهُ ضَرْباً مُسْرِفاً لَمْ يَرِثْهُ الأبُ فَإِنْ كَانَ بِالابْنِ جُرْحٌ أَوْ خُرَاجٌ فَبَطَّهُ الأبُ فَمَاتَ مِنْ ذَلِكَ فَإِنَّ هَذَا لَيْسَ بِقَاتِلٍ وَلا كَفَّارَةَ عَلَيْهِ وَهُوَ يَرِثُهُ لأنَّ هَذَا بِمَنْزِلَةِ الأدَبِ وَالاسْتِصْلاحِ وَالْحَاجَةِ مِنَ الْوَلَدِ إِلَى ذَلِكَ وَإِلَى شِبْهِهِ مِنَ الْمُعَالَجَاتِ وَلَوْ أَنَّ رَجُلا كَانَ رَاكِباً عَلَى دَابَّةٍ فَأَوْطَأَتِ الدَّابَّةُ أَبَاهُ أَوْ أَخَاهُ فَمَاتَ لَمْ يَرِثْهُ وَلَوْ كَانَ يَسُوقُ الدَّابَّةَ أَوْ يَقُودُهَا فَوَطِئَتِ الدَّابَّةُ أَبَاهُ أَوْ أَخَاهُ فَمَاتَ وَرِثَهُ وَكَانَتِ الدِّيَةُ عَلَى عَاقِلَتِهِ لِغَيْرِهِ مِنَ الْوَرَثَةِ وَلَمْ تَلْزَمْهُ الْكَفَّارَةُ وَلَوْ أَنَّهُ حَفَرَ بِئْراً فِي غَيْرِ حَقِّهِ أَوْ أَخْرَجَ كَنِيفاً أَوْ ظُلَّةً فَأَصَابَ شَيْءٌ مِنْهَا وَارِثاً لَهُ فَقَتَلَهُ لَمْ تَلْزَمْهُ الْكَفَّارَةُ وَكَانَتِ الدِّيَةُ عَلَى الْعَاقِلَةِ وَوَرِثَهُ لأنَّ هَذَا لَيْسَ بِقَاتِلٍ أَلا تَرَى أَنَّهُ لَوْ كَانَ فَعَلَ ذَلِكَ فِي حَقِّهِ لَمْ يَكُنْ بِقَاتِلٍ وَلا وَجَبَ فِي ذَلِكَ دِيَةٌ وَلا كَفَّارَةٌ فَإِخْرَاجُهُ ذَلِكَ الشَّيْءَ فِي غَيْرِ حَقِّهِ لَيْسَ هُوَ بِقَتْلٍ لأنَّ ذَلِكَ بِعَيْنِهِ يَكُونُ فِي حَقِّهِ فَلا يَكُونُ قَتْلا وَإِنَّمَا أُلْزِمَ الدِّيَةَ فِي ذَلِكَ إِذَا كَانَ فِي غَيْرِ حَقِّهِ احْتِيَاطاً لِلدِّمَاءِ وَلِئَلا يَبْطُلَ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ وَكَيْلا يَتَعَدَّى النَّاسُ حُقُوقَهُمْ إِلَى مَا لا حَقَّ لَهُمْ فِيهِ وَكَذَلِكَ الصَّبِيُّ وَالْمَجْنُونُ لَوْ قَتَلا لَوَرِثَا وَكَانَتِ الدِّيَةُ عَلَى الْعَاقِلَةِ وَالْقَاتِلُ يَحْجُبُ وَإِنْ لَمْ يَرِثْ قَالَ وَلا يَرِثُ الْقَاتِلُ مِنَ الْمَالِ شَيْئاً لأنَّهُ إِنْ قَتَلَ عَمْداً فَقَدْ أَجْمَعُوا أَنَّهُ لا يَرِثُ وَإِنْ قَتَلَ خَطَأً فَكَيْفَ يَرِثُ وَهُوَ تُؤْخَذُ مِنْهُ الدِّيَةُ وَإِنَّمَا مُنِعَ الْقَاتِلُ مِنَ الْمِيرَاثِ احْتِيَاطاً لِدِمَاءِ الْمُسْلِمِينَ كَيْلا يَقْتُلَ أَهْلُ الْمِيرَاثِ بَعْضُهُمْ بَعْضاً طَمَعاً فِي الْمَوَارِيثِ. 25:[["$","$L2e",null,{"chapterName":"The Inheritance of a Killer","bookName":"Al-Kāfi","volumeNumber":7,"bookSectionNumber":2,"chapterNumber":36,"urlPointer":"7"}],["$","$L2f",null,{"hadiths":[{"id":21914,"number":1,"number_by_book":429,"text_en":"1. A number of our people have narrated from Ahmad ibn Muhammad ibn ‘Isa from al-Husayn ibn Sa‘id from al-Qasim ibn Muhammad ibn Muhammad from Ali ibn abu Hamzah from abu Basir who has narrated the following: “Abu ‘ Abd Allah (a.s.), has said, ‘Two people of whom one has killed the other cannot inherit each other.’” ","text_ar":"1- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ لا يَتَوَارَثُ رَجُلانِ قَتَلَ أَحَدُهُمَا صَاحِبَهُ.","summary_en":null,"summary_ar":null,"footnotes":[],"gradings":[{"grade_en":null,"grade_ar":" ضعيف على المشهور ","reference_en":"Mirʾāt al-ʿUqūl fī Sharḥ Akhbār Āl al-Rasūl (3/208)","author":{"name_en":"Allamah Baqir al-Majlisi","name_ar":"العلامة باقر المجلسي"}}],"matn_index_en":208,"matn_index_ar":233,"_count":{"chains":0},"chainQuality":null},{"id":21915,"number":2,"number_by_book":430,"text_en":"2. Al-Husayn ibn Sa‘id has narrated from al-Nadr ibn Suwayd from al-Qasim ibn Muhammad ibn Sulayman who has narrated the following: “I once asked abu ‘Abd Allah (a.s.), about the case of a man who has killed his mother; if he can inherit her. He (the Imam) said, ‘I heard my father (a.s.), saying, “Whoever of the relatives kills one of his relatives he cannot inherit from that relative.’”” ","text_ar":"2- أَحْمَدُ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ سُلَيْمَانَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ قَتَلَ أُمَّهُ أَيَرِثُهَا قَالَ سَمِعْتُ أَبِي (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ أَيُّمَا رَجُلٍ ذُو رَحِمٍ قَتَلَ قَرِيبَهُ لَمْ يَرِثْهُ.","summary_en":null,"summary_ar":null,"footnotes":[],"gradings":[{"grade_en":null,"grade_ar":" مجهول ","reference_en":"Mirʾāt al-ʿUqūl fī Sharḥ Akhbār Āl al-Rasūl (23/208)","author":{"name_en":"Allamah Baqir al-Majlisi","name_ar":"العلامة باقر المجلسي"}}],"matn_index_en":132,"matn_index_ar":110,"_count":{"chains":0},"chainQuality":null},{"id":21918,"number":3,"number_by_book":431,"text_en":"3. Ali ibn Ibrahim has narrated from his father from Ibn Abi ‘Umayr and Muhammad ibn Yahya has narrated from Ahmad ibn Muhammad from Ali ibn Hadid all from Jamil ibn Darraj who has narrated the following: “One of the two Imam, (abu Ja‘far or abu ‘Abd Allah), ‘Alayhim al-Salam, has said, ‘A man who kills his son or father cannot inherit from him, but the legacy is for the heirs of the killer.’” ","text_ar":"3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ حَدِيدٍ جَمِيعاً عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما السَّلام) قَالَ لا يَرِثُ الرَّجُلُ إِذَا قَتَلَ وَلَدَهُ أَوْ وَالِدَهُ وَلَكِنْ يَكُونُ الْمِيرَاثُ لِوَرَثَةِ الْقَاتِلِ.","summary_en":null,"summary_ar":null,"footnotes":[],"gradings":[{"grade_en":null,"grade_ar":" حسن كالصحيح ","reference_en":"Mirʾāt al-ʿUqūl fī Sharḥ Akhbār Āl al-Rasūl (3/208)","author":{"name_en":"Allamah Baqir al-Majlisi","name_ar":"العلامة باقر المجلسي"}}],"matn_index_en":205,"matn_index_ar":229,"_count":{"chains":0},"chainQuality":null},{"id":21919,"number":4,"number_by_book":432,"text_en":"4. A number of our people have narrated from Sahl ibn
Lorsqu'un homme tue son père, il est exécuté pour cela ; mais si c'est son père qui le tue, il n'est pas exécuté pour cela et il n'hérite pas de lui. Al-Faḍl ibn Shādhān a dit : Si un homme frappe son fils sans excès dans ce but, voulant le corriger, et que le fils meurt de ces coups, le père hérite de lui et l'expiation (kaffāra) ne lui incombe pas, car cela est permis au père, puisqu'il est ordonné de corriger son enfant. Il est à cet égard semblable à l'imam qui applique une peine légale (ḥadd) à un homme : si celui-ci en meurt, il n'y a pas de compensation (diya) à sa charge, et l'imam n'est pas appelé meurtrier. Mais s'il le frappe avec excès, le père n'hérite pas de lui. Si le fils a une blessure ou un abcès que le père incise, et qu'il en meurt, alors ce père n'est pas un meurtrier, il n'a pas d'expiation à sa charge, et il hérite de lui, car cela est assimilable à la correction, à la recherche du bien (istiṣlāḥ), et au besoin qu'a l'enfant de cela et de traitements similaires. Si un homme est monté sur une monture et que la monture piétine son père ou son frère, et qu'ils en meurent, il n'hérite pas d'eux. Mais s'il conduit la monture par-derrière ou la mène par la bride, et que la monture piétine son père ou son frère, et qu'ils en meurent, il hérite d'eux, et la compensation (diya) incombe à sa ʿāqila (groupe solidaire) pour les autres héritiers, et l'expiation ne lui est pas imposée. Si un homme creuse un puits sans droit, ou installe une latrine, ou une avancée de toit, et que quelque chose de cela atteint un de ses héritiers et le tue, l'expiation ne lui incombe pas, la compensation incombe à la ʿāqila, et il hérite de lui, car il n'est pas un meurtrier. Ne vois-tu pas que s'il avait fait cela de plein droit, il n'aurait pas été meurtrier, et qu'il n'y aurait eu ni compensation ni expiation ? Le fait d'installer cette chose sans droit n'est pas un meurtre, car cette même action, faite de plein droit, ne constitue pas un meurtre. On ne lui impose la compensation dans ce cas que lorsqu'il agit sans droit, par précaution pour les vies humaines, pour que le sang d'un homme musulman ne soit pas versé en vain, et pour que les gens n'empiètent pas sur les droits d'autrui en ce qui ne leur appartient pas. De même, si un enfant ou un fou tue, ils héritent, et la compensation incombe à la ʿāqila ; le meurtrier fait obstacle (à la transmission de l'héritage à d'autres), même s'il n'hérite pas. Il (l'imam) a dit : Le meurtrier n'hérite rien des biens, car s'il a tué intentionnellement, il y a consensus (ijmāʿ) qu'il n'hérite pas ; et s'il a tué par erreur, comment hériterait-il alors qu'on prélève de lui la compensation ? On a interdit au meurtrier l'héritage par précaution pour la vie des musulmans, afin que les héritiers ne s'entre-tuent pas par convoitise des successions.