1- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفُضَيْلِ عَنْ أَبِي الصَّبَّاحِ الْكِنَانِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الْقَاذِفِ بَعْدَ مَا يُقَامُ عَلَيْهِ الْحَدُّ مَا تَوْبَتُهُ قَالَ يُكْذِبُ نَفْسَهُ قُلْتُ أَرَأَيْتَ إِنْ أَكْذَبَ نَفْسَهُ وَتَابَ أَتُقْبَلُ شَهَادَتُهُ قَالَ نَعَمْ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après Muḥammad ibn al-Fuḍayl, d'après Abū aṣ-Ṣabbāḥ al-Kinānī, qui a dit :
J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (sur lui soit la paix) au sujet de l'accusateur calomnieux (al-qāḏif), après que la peine légale (ḥadd) a été exécutée sur lui : 'Quel est son repentir (tawba) ?' Il (l'Imam) a dit : 'Il se dément lui-même (yukaḏḏibu nafsahu).' J'ai dit : 'Que penses-tu, s'il se dément lui-même et se repent, son témoignage est-il accepté ?' Il a dit : 'Oui.'
2- أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ وَحَمَّادٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ سُلَيْمَانَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الرَّجُلِ يَقْذِفُ الرَّجُلَ فَيُجْلَدُ حَدّاً ثُمَّ يَتُوبُ وَلا يُعْلَمُ مِنْهُ إِلا خَيْراً أَتَجُوزُ شَهَادَتُهُ قَالَ نَعَمْ مَا يُقَالُ عِنْدَكُمْ قُلْتُ يَقُولُونَ تَوْبَتُهُ فِيمَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ اللهِ وَلا تُقْبَلُ شَهَادَتُهُ أَبَداً فَقَالَ بِئْسَ مَا قَالُوا كَانَ أَبِي يَقُولُ إِذَا تَابَ وَلَمْ يُعْلَمْ مِنْهُ إِلا خَيْراً جَازَتْ شَهَادَتُهُ.
IsnādAḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d'après al-Naḍr ibn Suwayd et Ḥammād, d'après al-Qāsim ibn Sulaymān,
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui accuse un autre homme de fornication (qadhf), puis reçoit la peine légale (ḥadd) du fouet, puis se repent, et on ne voit de lui que du bien : son témoignage est-il recevable ? Il répondit : Oui. Que dit-on chez vous ? Je dis : Ils disent que son repentir est entre lui et Dieu, mais que son témoignage n'est jamais accepté. Il dit alors : Que c'est mauvais ce qu'ils ont dit ! Mon père disait : Lorsqu'il se repent et qu'on ne voit de lui que du bien, son témoignage est recevable.
3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) شَهِدَ عِنْدَهُ رَجُلٌ وَقَدْ قُطِعَتْ يَدُهُ وَرِجْلُهُ بِشَهَادَةٍ فَأَجَازَ شَهَادَتَهُ وَقَدْ كَانَ تَابَ وَ[قَدْ] عُرِفَتْ تَوْبَتُهُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après al-Nawfalī, d’après al-Sakūnī, d’après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Le Commandeur des croyants (sur lui la paix) reçut le témoignage d’un homme dont la main et le pied avaient été amputés en punition [d’un délit] ; il agréa son témoignage, car il s’était repenti et son repentir était connu.
4- وَبِهَذَا الإسْنَادِ قَالَ قَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لَيْسَ يُصِيبُ أَحَدٌ حَدّاً فَيُقَامُ عَلَيْهِ ثُمَّ يَتُوبُ إِلا جَازَتْ شَهَادَتُهُ.
IsnādEt par cette chaîne de transmission
Le Commandeur des croyants (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille) a dit : « Il n'est personne qui encourt une peine légale (ḥadd) et se voit appliquer cette peine, puis se repent (y atūbu), sans que son témoignage ne soit recevable. »
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مَرَّارٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الَّذِي يَقْذِفُ الْمُحْصَنَاتِ تُقْبَلُ شَهَادَتُهُ بَعْدَ الْحَدِّ إِذَا تَابَ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ وَمَا تَوْبَتُهُ قَالَ يَجِيءُ وَيُكْذِبُ نَفْسَهُ عِنْدَ الإمَامِ وَيَقُولُ قَدِ افْتَرَيْتُ عَلَى فُلانَةَ وَيَتُوبُ مِمَّا قَالَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ismāʿīl ibn Marrār, d'après Yūnus, d'après certains de ses compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq) (sur lui la paix)
Il dit : « Je l'ai interrogé au sujet de celui qui accuse de fornication une femme vertueuse (muḥṣana) : son témoignage est-il accepté après la peine légale (ḥadd) s'il se repent ? » Il répondit : « Oui. » Je dis : « Et en quoi consiste son repentir ? » Il dit : « Il vient et se dédit lui-même devant l'imam en disant : "J'ai proféré un mensonge contre une telle" et il se repent de ce qu'il a dit. »
6- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ ابْنِ سِنَانٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الْمَحْدُودِ إِنْ تَابَ تُقْبَلُ شَهَادَتُهُ فَقَالَ إِذَا تَابَ وَتَوْبَتُهُ أَنْ يَرْجِعَ مِمَّا قَالَ وَيُكْذِبَ نَفْسَهُ عِنْدَ الإمَامِ وَعِنْدَ الْمُسْلِمِينَ فَإِذَا فَعَلَ فَإِنَّ عَلَى الإمَامِ أَنْ يَقْبَلَ شَهَادَتَهُ بَعْدَ ذَلِكَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Ibn Sinān
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet de la personne qui a subi une peine légale (ḥadd) : si elle se repent, son témoignage est-il accepté ? Il répondit : « Lorsqu'elle se repent – et son repentir consiste à se rétracter de ce qu'elle a dit et à se démentir elle-même devant l'Imam et devant les musulmans –, s'il le fait, il incombe alors à l'Imam d'accepter son témoignage après cela. »