Chapitre
عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفُضَيْلِ عَنْ أَبِي حَمْزَةَ الثُّمَالِيِّ قَالَ كُنْتُ جَالِساً فِي مَسْجِدِ الرَّسُولِ ( صلى الله عليه وآله ) إِذَا أَقْبَلَ رَجُلٌ فَسَلَّمَ فَقَالَ مَنْ أَنْتَ يَا عَبْدَ اللَّهِ قُلْتُ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْكُوفَةِ فَقُلْتُ مَا حَاجَتُكَ فَقَالَ لِي أَ تَعْرِفُ أَبَا جَعْفَرٍ مُحَمَّدَ بْنَ عَلِيٍّ ( عليه السلام ) فَقُلْتُ نَعَمْ فَمَا حَاجَتُكَ إِلَيْهِ قَالَ هَيَّأْتُ لَهُ أَرْبَعِينَ مَسْأَلَةً أَسْأَلُهُ عَنْهَا فَمَا كَانَ مِنْ حَقٍّ أَخَذْتُهُ وَ مَا كَانَ مِنْ بَاطِلٍ تَرَكْتُهُ قَالَ أَبُو حَمْزَةَ فَقُلْتُ لَهُ هَلْ تَعْرِفُ مَا بَيْنَ الْحَقِّ وَ الْبَاطِلِ قَالَ نَعَمْ فَقُلْتُ لَهُ فَمَا حَاجَتُكَ إِلَيْهِ إِذَا كُنْتَ تَعْرِفُ مَا بَيْنَ الْحَقِّ وَ الْبَاطِلِ فَقَالَ لِي يَا أَهْلَ الْكُوفَةِ أَنْتُمْ قَوْمٌ مَا تُطَاقُونَ إِذَا رَأَيْتَ أَبَا جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) فَأَخْبِرْنِيفَمَا انْقَطَعَ كَلَامِي مَعَهُ حَتَّى أَقْبَلَ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) وَ حَوْلَهُ أَهْلُ خُرَاسَانَ وَ غَيْرُهُمْ يَسْأَلُونَهُ عَنْ مَنَاسِكِ الْحَجِّ فَمَضَى حَتَّى جَلَسَ مَجْلِسَهُ وَ جَلَسَ الرَّجُلُ قَرِيباً مِنْهُ قَالَ أَبُو حَمْزَةَ فَجَلَسْتُ حَيْثُ أَسْمَعُ الْكَلَامَ وَ حَوْلَهُ عَالَمٌ مِنَ النَّاسِ فَلَمَّا قَضَى حَوَائِجَهُمْ وَ انْصَرَفُوا الْتَفَتَ إِلَى الرَّجُلِ فَقَالَ لَهُ مَنْ أَنْتَ قَالَ أَنَا قَتَادَةُ بْنُ دِعَامَةَ الْبَصْرِيُّ فَقَالَ لَهُ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) أَنْتَ فَقِيهُ أَهْلِ الْبَصْرَةِ قَالَ نَعَمْفَقَالَ لَهُ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) وَيْحَكَ يَا قَتَادَةُ إِنَّ اللَّهَ جَلَّ وَ عَزَّ خَلَقَ خَلْقاً مِنْ خَلْقِهِ فَجَعَلَهُمْ حُجَجاً عَلَى خَلْقِهِ فَهُمْ أَوْتَادٌ فِي أَرْضِهِ قُوَّامٌ بِأَمْرِهِ نُجَبَاءُ فِي عِلْمِهِ اصْطَفَاهُمْ قَبْلَ خَلْقِهِ أَظِلَّةً عَنْ يَمِينِ عَرْشِهِقَالَ فَسَكَتَ قَتَادَةُ طَوِيلًا ثُمَّ قَالَ أَصْلَحَكَ اللَّهُ وَ اللَّهِ لَقَدْ جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيِ الْفُقَهَاءِ وَ قُدَّامَ ابْنِ عَبَّاسٍ فَمَا اضْطَرَبَ قَلْبِي قُدَّامَ وَاحِدٍ مِنْهُمْ مَا اضْطَرَبَ قُدَّامَكَ قَالَ لَهُ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) وَيْحَكَ أَ تَدْرِي أَيْنَ أَنْتَ أَنْتَ بَيْنَ يَدَيْ بُيُوتٍ أَذِنَ اللَّهُ أَنْ تُرْفَعَ وَ يُذْكَرَ فِيهَا اسْمُهُ يُسَبِّحُ لَهُ فِيها بِالْغُدُوِّ وَ الْآصالِ. رِجالٌ لا تُلْهِيهِمْ تِجارَةٌ وَ لا بَيْعٌ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَ إِقامِ الصَّلاةِ وَ إِيتاءِ الزَّكاةِ فَأَنْتَ ثَمَّ وَ نَحْنُ أُولَئِكَفَقَالَ لَهُ قَتَادَةُ صَدَقْتَ وَ اللَّهِ جَعَلَنِيَ اللَّهُ فِدَاكَ وَ اللَّهِ مَا هِيَ بُيُوتُ حِجَارَةٍ وَ لَا طِينٍ قَالَ قَتَادَةُ فَأَخْبِرْنِي عَنِ الْجُبُنِّ قَالَ فَتَبَسَّمَ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) ثُمَّ قَالَ رَجَعَتْ مَسَائِلُكَ إِلَى هَذَا قَالَ ضَلَّتْ عَلَيَّ فَقَالَ لَا بَأْسَ بِهِ فَقَالَ إِنَّهُ رُبَّمَا جُعِلَتْ فِيهِ إِنْفَحَةُ الْمَيِّتِ قَالَ لَيْسَ بِهَا بَأْسٌ إِنَّ الْإِنْفَحَةَ لَيْسَ لَهَا عُرُوقٌ وَ لَا فِيهَا دَمٌ وَ لَا لَهَا عَظْمٌ إِنَّمَا تَخْرُجُ مِنْ بَيْنِ فَرْثٍ وَ دَمٍثُمَّ قَالَ وَ إِنَّمَا الْإِنْفَحَةُ بِمَنْزِلَةِ دَجَاجَةٍ مَيْتَةٍ أُخْرِجَتْ مِنْهَا بَيْضَةٌ فَهَلْ تُؤْكَلُ تِلْكَ الْبَيْضَةُ فَقَالَ قَتَادَةُ لَا وَ لَا آمُرُ بِأَكْلِهَا فَقَالَ لَهُ أَبُو جَعْفَرٍ ( عليه السلام ) وَ لِمَ فَقَالَ لِأَنَّهَا مِنَ الْمَيْتَةِ قَالَ لَهُ فَإِنْ حُضِنَتْ تِلْكَ الْبَيْضَةُ فَخَرَجَتْ مِنْهَا دَجَاجَةٌ أَ تَأْكُلُهَا قَالَ نَعَمْ قَالَ فَمَا حَرَّمَ عَلَيْكَ الْبَيْضَةَ وَ حَلَّلَ لَكَ الدَّجَاجَةَثُمَّ قَالَ ( عليه السلام ) فَكَذَلِكَ الْإِنْفَحَةُ مِثْلُ الْبَيْضَةِ فَاشْتَرِ الْجُبُنَّ مِنْ أَسْوَاقِ الْمُسْلِمِينَ مِنْ أَيْدِي الْمُصَلِّينَ وَ لَا تَسْأَلْ عَنْهُ إِلَّا أَنْ يَأْتِيَكَ مَنْ يُخْبِرُكَ عَنْهُ .
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Ahmad b. Muhammad b. Khalid, d'après Muhammad b. 'Ali, d'après Muhammad b. al-Fudayl, d'après Abu Hamza al-Thumali
Il dit : J'étais assis dans la mosquée du Messager (que la prière et la paix soient sur lui et sa Famille) lorsqu'un homme arriva, salua et dit : Qui es-tu, ô serviteur de Dieu ? Je répondis : Un homme de Kufa. Je lui dis : Quel est ton besoin ? Il me dit : Connais-tu Abu Ja'far Muhammad b. 'Ali (que la paix soit sur lui) ? Je répondis : Oui. Quel est ton besoin de lui ? Il dit : J'ai préparé pour lui quarante questions à lui poser ; ce qui sera vrai, je le prendrai, et ce qui sera faux, je le laisserai. Abu Hamza dit : Je lui dis : Sais-tu faire la différence entre le vrai et le faux ? Il dit : Oui. Je lui dis : Alors quel besoin as-tu de lui, puisque tu connais la différence entre le vrai et le faux ? Il me dit : Ô gens de Kufa, vous êtes un peuple insupportable ! Quand tu verras Abu Ja'far (que la paix soit sur lui), informe-moi. Mon entretien avec lui ne fut pas plutôt interrompu qu'Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) arriva, entouré par les gens du Khurasan et d'autres qui l'interrogeaient sur les rites du pèlerinage (manāsik al-ḥajj). Il passa jusqu'à s'asseoir à sa place, et l'homme s'assit près de lui. Abu Hamza dit : Je m'assis là où je pouvais entendre les paroles, et autour de lui il y avait une foule de gens. Lorsqu'il eut satisfait leurs besoins et qu'ils s'en furent allés, il se tourna vers l'homme et lui dit : Qui es-tu ? Il dit : Je suis Qatada b. Di'ama al-Basri. Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) lui dit : Tu es le juriste (faqīh) des gens de Basra ? Il dit : Oui. Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) lui dit : Malheur à toi, ô Qatada ! Dieu (Puissant et Majestueux) a créé des créatures parmi Ses créatures, et Il les a établis comme preuves (ḥujaj) sur Ses créatures ; ce sont des pieux (awtād) sur Sa terre, ceux qui veillent à Son ordre, les nobles dans Sa science ; Il les a élus avant leur création, comme des ombres à la droite de Son Trône. Il dit : Qatada resta longtemps silencieux, puis dit : Que Dieu te rende prospère ! Par Dieu, je me suis assis devant les juristes et devant Ibn 'Abbas, mais mon cœur n'a jamais tremblé devant aucun d'eux comme il a tremblé devant toi. Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) lui dit : Malheur à toi ! Sais-tu où tu es ? Tu es devant des maisons (buyūt) que Dieu a permis d'élever et où Son nom est invoqué ; Il y est glorifié matin et soir. Ce sont des hommes que nul négoce ni vente ne distrait du souvenir de Dieu, de l'accomplissement de la prière et du don de l'aumône. Tu es là, et nous sommes ceux-là. Qatada lui dit : Tu as dit vrai, par Dieu ! Que Dieu me fasse sacrifice pour toi ! Par Dieu, ce ne sont pas des maisons de pierre et d'argile. Qatada dit : Informe-moi au sujet du fromage (jubbun). Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) sourit, puis dit : Tes questions en reviennent-elles à cela ? Il dit : Elles m'ont échappé. Il dit : Il n'y a pas de mal à en consommer. Il dit : Il arrive qu'on y mette la caillette (infaha) d'un animal mort. Il dit : Il n'y a pas de mal à cela ; la caillette n'a pas de veines, ni de sang, ni d'os ; elle ne sort qu'entre les excréments et le sang. Puis il dit : La caillette est à l'image d'une poule morte dont on a extrait un œuf : cet œuf est-il consommable ? Qatada dit : Non, et je n'ordonnerais pas de le manger. Abu Ja'far (que la paix soit sur lui) lui dit : Pourquoi ? Il dit : Parce qu'il provient d'une charogne. Il lui dit : Si cet œuf est couvé et qu'il en sort une poule, la mangeras-tu ? Il dit : Oui. Il dit : Qu'est-ce qui t'a rendu interdit l'œuf et licite la poule ? Puis il dit (que la paix soit sur lui) : Ainsi la caillette est comme l'œuf. Achète donc le fromage dans les marchés des musulmans, des mains de ceux qui prient, et ne t'enquiers pas à son sujet, à moins que quelqu'un ne vienne t'informer à son propos.
عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مَرَّارٍ عَنْ يُونُسَ عَنْهُمْ ( عليهم السلام ) قَالُوا خَمْسَةُ أَشْيَاءَ ذَكِيَّةٌ مِمَّا فِيهَا مَنَافِعُ الْخَلْقِ الْإِنْفَحَةُ وَ الْبَيْضَةُ وَ الصُّوفُ وَ الشَّعْرُ وَ الْوَبَرُ لَا بَأْسَ بِأَكْلِ الْجُبُنِّ كُلِّهِ مِمَّا عَمِلَهُ مُسْلِمٌ أَوْ غَيْرُهُ وَ إِنَّمَا يُكْرَهُ أَنْ يُؤْكَلَ سِوَى الْإِنْفَحَةِ مِمَّا فِي آنِيَةِ الْمَجُوسِ وَ أَهْلِ الْكِتَابِ لِأَنَّهُمْ لَا يَتَوَقَّوْنَ الْمَيْتَةَ وَ الْخَمْرَ .
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ismāʿīl ibn Marrār, d'après Yūnus, d'après eux (que la paix soit sur eux)
Ils (que la paix soit sur eux) ont dit : « Cinq choses sont pures (zakiyya) parmi ce qui est tiré des créatures au bénéfice des gens : la caillette (al-infaha), l’œuf, la laine (ṣūf), le poil (shaʿr) et le duvet (wabar). Il n’y a aucun mal à manger tout fromage, qu’il soit fabriqué par un musulman ou par un autre. Mais il est seulement réprouvé (makrūh) de manger, en dehors de la caillette, ce qui se trouve dans les récipients des mages (al-majūs) et des gens du Livre (ahl al-kitāb), car ils ne se préservent pas de la chair d’animal mort (al-mayta) ni du vin (al-khamr). »
مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنِ ابْنِ بُكَيْرٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ زُرَارَةَ قَالَ كُنْتُ عِنْدَ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) وَ أَبِي يَسْأَلُهُ عَنِ اللَّبَنِ مِنَ الْمَيْتَةِ وَ الْبَيْضَةِ مِنَ الْمَيْتَةِ وَ إِنْفَحَةِ الْمَيْتَةِ فَقَالَ كُلُّ هَذَا ذَكِيٌّ قَالَ فَقُلْتُ لَهُ فَشَعْرُ الْخِنْزِيرِ يُعْمَلُ حَبْلًا وَ يُسْتَقَى بِهِ مِنَ الْبِئْرِ الَّتِي يُشْرَبُ مِنْهَا أَوْ يُتَوَضَّأُ مِنْهَا قَالَ لَا بَأْسَ بِهِ .وَ زَادَ فِيهِ عَلِيُّ بْنُ عُقْبَةَ وَ عَلِيُّ بْنُ الْحَسَنِ بْنِ رِبَاطٍ قَالَ وَ الشَّعْرُ وَ الصُّوفُ كُلُّهُ ذَكِيٌّ .وَ فِي رِوَايَةِ صَفْوَانَ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ زُرَارَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) قَالَ الشَّعْرُ وَ الصُّوفُ وَ الْوَبَرُ وَ الرِّيشُ وَ كُلُّ نَابِتٍ لَا يَكُونُ مَيْتاً قَالَ وَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْبَيْضَةِ تُخْرَجُ مِنْ بَطْنِ الدَّجَاجَةِ الْمَيْتَةِ قَالَ تَأْكُلُهَا .
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Faḍḍāl, d'après Ibn Bukayr, d'après al-Ḥusayn ibn Zurāra
Il a dit : J'étais auprès d'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) tandis que mon père l'interrogeait au sujet du lait provenant d'un animal mort, de l'œuf provenant d'un animal mort et de la présure d'un animal mort. Il a dit : Tout cela est pur et licite (dhakī). Il a dit : Je lui ai alors dit : Et le poil du porc que l'on tisse en corde et avec lequel on puise de l'eau d'un puits dont on boit ou dont on fait les ablutions ? Il a dit : Il n'y a pas de mal à cela. Et ʿAlī ibn ʿUqba et ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Ribāṭ y ont ajouté : Il a dit : Le poil et la laine, tout cela est pur et licite (dhakī). Et dans la tradition (riwāya) de Ṣafwān, d'après al-Ḥusayn ibn Zurāra, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), il a dit : Le poil, la laine, le poil de chameau, les plumes et tout ce qui pousse, cela n'est pas mort. Il a dit : Et je l'ai interrogé au sujet de l'œuf extrait du ventre d'une poule morte. Il a dit : Tu le manges.
عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادٍ عَنْ حَرِيزٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) لِزُرَارَةَ وَ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ اللَّبَنُ وَ اللِّبَأُ وَ الْبَيْضَةُ وَ الشَّعْرُ وَ الصُّوفُ وَ الْقَرْنُ وَ النَّابُ وَ الْحَافِرُ وَ كُلُّ شَيْءٍ يُفْصَلُ مِنَ الشَّاةِ وَ الدَّابَّةِ فَهُوَ ذَكِيٌّ وَ إِنْ أَخَذْتَهُ مِنْهَا بَعْدَ أَنْ تَمُوتَ فَاغْسِلْهُ وَ صَلِّ فِيهِ .
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ḥammād, d'après Ḥarīz, qui a dit :
Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) a dit à Zurāra et à Muḥammad ibn Muslim : « Le lait, le colostrum, l'œuf, le poil, la laine, la corne, la défense, le sabot, et toute chose qui est détachée de la brebis ou de la bête de somme : elle est licite (zakī), et si tu la recueilles de l'animal après sa mort, lave-la et prie avec (cet habit). »
مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى عَنْ غِيَاثِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) فِي بَيْضَةٍ خَرَجَتْ مِنِ اسْتِ دَجَاجَةٍ مَيْتَةٍ فَقَالَ إِنْ كَانَتِ الْبَيْضَةُ اكْتَسَتِ الْجِلْدَ الْغَلِيظَ فَلَا بَأْسَ بِهَا .
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Ghīyāth b. Ibrāhīm, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un œuf sorti de l'anus d'une poule morte, il dit : « Si l'œuf s'est recouvert de la peau épaisse (sa coquille dure), il n'y a pas de mal à le consommer. »
عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنِ الْمُخْتَارِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُخْتَارِ وَ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَسَنِ الْعَلَوِيِّ جَمِيعاً عَنِ الْفَتْحِ بْنِ يَزِيدَ الْجُرْجَانِيِّ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ ( عليه السلام ) قَالَ كَتَبْتُ إِلَيْهِ ( عليه السلام ) أَسْأَلُهُ عَنْ جُلُودِ الْمَيْتَةِ الَّتِي يُؤْكَلُ لَحْمُهَا إِنْ ذُكِّيَ فَكَتَبَ لَا يُنْتَفَعُ مِنَ الْمَيْتَةِ بِإِهَابٍ وَ لَا عَصَبٍ وَ كُلُّ مَا كَانَ مِنَ السِّخَالِ مِنَ الصُّوفِ إِنْ جُزَّ وَ الشَّعْرِ وَ الْوَبَرِ وَ الْإِنْفَحَةِ وَ الْقَرْنِ وَ لَا يُتَعَدَّى إِلَى غَيْرِهَا إِنْ شَاءَ اللَّهُ .
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après al-Mukhtār ibn Muḥammad ibn al-Mukhtār et Muḥammad ibn al-Ḥasan, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan al-ʿAlawī, tous deux d'après al-Fatḥ ibn Yazīd al-Jurjānī, d'après Abū al-Ḥasan (sur lui la paix)
Il a dit : J'ai écrit à lui (sur lui la paix) pour l'interroger au sujet des peaux d'un animal mort (mayta) dont la chair est comestible s'il est immolé rituellement (tadhkiya). Il a alors écrit (en réponse) : On ne tire aucun bénéfice de l'animal mort, ni de sa peau, ni de ses nerfs. Quant à tout ce qui provient des agneaux — comme la laine si elle est tondue, le poil (de chèvre), le poil (de chameau), la caillette (rennet) et la corne — (cela est permis). On ne transgresse pas au-delà de cela, si Allah le veut.
مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَاصِمِ بْنِ حُمَيْدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي الْمُغِيرَةِ قَالَ قُلْتُ لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) جُعِلْتُ فِدَاكَ الْمَيْتَةُ يُنْتَفَعُ مِنْهَا بِشَيْءٍ فَقَالَ لَا قُلْتُ بَلَغَنَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) مَرَّ بِشَاةٍ مَيْتَةٍ فَقَالَ مَا كَانَ عَلَى أَهْلِ هَذِهِ الشَّاةِ إِذَا لَمْ يَنْتَفِعُوا بِلَحْمِهَا أَنْ يَنْتَفِعُوا بِإِهَابِهَا قَالَ تِلْكَ شَاةٌ كَانَتْ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ ( صلى الله عليه وآله ) وَ كَانَتْ شَاةً مَهْزُولَةً لَا يُنْتَفَعُ بِلَحْمِهَا فَتَرَكُوهَا حَتَّى مَاتَتْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ( صلى الله عليه وآله ) مَا كَانَ عَلَى أَهْلِهَا إِذَا لَمْ يَنْتَفِعُوا بِلَحْمِهَا أَنْ يَنْتَفِعُوا بِإِهَابِهَا أَيْ تُذَكَّى .
IsnādMuhammad ibn Yahya, d'après Ahmad ibn Muhammad, d'après Ibn Mahbūb, d'après ʿĀṣim ibn Ḥumayd, d'après ʿAlī ibn Abī al-Mughīra
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Que je sois sacrifié pour toi ! La bête morte (al-mayta, animal non égorgé rituellement), peut-on en tirer quelque profit ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Il nous est parvenu que le Messager de Dieu (que la prière de Dieu et Sa paix soient sur lui et sa famille) passa près d'une brebis morte et dit : “Que n'ont-ils, les gens de cette brebis, lorsqu'ils ne tirent pas profit de sa viande, tiré profit de sa peau !” » Il dit : « C'était une brebis appartenant à Sawda bint Zamʿa, l'épouse du Prophète (que la prière de Dieu et Sa paix soient sur lui et sa famille). C'était une brebis maigre dont la viande n'était d'aucune utilité. Ils la laissèrent donc jusqu'à ce qu'elle mourût. Alors le Messager de Dieu (que la prière de Dieu et Sa paix soient sur lui et sa famille) dit : “Que n'ont-ils, les gens de cette brebis, lorsqu'ils ne tirent pas profit de sa viande, tiré profit de sa peau !” – c'est-à-dire en l'égorgeant rituellement (tudhakkā) avant sa mort. »