عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنْ عَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) وَ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا أَيْضاً عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ مُفَضَّلِ بْنِ عُمَرَ قَالَ قُلْتُ لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ ( عليه السلام ) أَخْبِرْنِي جُعِلْتُ فِدَاكَ لِمَ حَرَّمَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى الْخَمْرَ وَ الْمَيْتَةَ وَ الدَّمَ وَ لَحْمَ الْخِنْزِيرِفَقَالَ إِنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ وَ تَعَالَى لَمْ يُحَرِّمْ ذَلِكَ عَلَى عِبَادِهِ وَ أَحَلَّ لَهُمْ سِوَاهُ رَغْبَةً مِنْهُ فِيمَا حَرَّمَ عَلَيْهِمْ وَ لَا زُهْداً فِيمَا أَحَلَّ لَهُمْ وَ لَكِنَّهُ خَلَقَ الْخَلْقَ وَ عَلِمَ عَزَّ وَ جَلَّ مَا تَقُومُ بِهِ أَبْدَانُهُمْ وَ مَا يُصْلِحُهُمْ فَأَحَلَّهُ لَهُمْ وَ أَبَاحَهُ تَفَضُّلًا مِنْهُ عَلَيْهِمْ بِهِ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى لِمَصْلَحَتِهِمْ وَ عَلِمَ مَا يَضُرُّهُمْ فَنَهَاهُمْ عَنْهُ وَ حَرَّمَهُ عَلَيْهِمْثُمَّ أَبَاحَهُ لِلْمُضْطَرِّ وَ أَحَلَّهُ لَهُ فِي الْوَقْتِ الَّذِي لَا يَقُومُ بَدَنُهُ إِلَّا بِهِ فَأَمَرَهُ أَنْ يَنَالَ مِنْهُ بِقَدْرِ الْبُلْغَةِ لَا غَيْرِ ذَلِكَثُمَّ قَالَ أَمَّا الْمَيْتَةُ فَإِنَّهُ لَا يُدْمِنُهَا أَحَدٌ إِلَّا ضَعُفَ بَدَنُهُ وَ نَحَلَ جِسْمُهُ وَ ذَهَبَتْ قُوَّتُهُ وَ انْقَطَعَ نَسْلُهُ وَ لَا يَمُوتُ آكِلُ الْمَيْتَةِ إِلَّا فَجْأَةًوَ أَمَّا الدَّمُ فَإِنَّهُ يُورِثُ آكِلَهُ الْمَاءَ الْأَصْفَرَ وَ يُبْخِرُ الْفَمَ وَ يُنَتِّنُ الرِّيحَ وَ يُسِيءُ الْخُلُقَ وَ يُورِثُ الْكَلَبَ وَ الْقَسْوَةَ فِي الْقَلْبِ وَ قِلَّةَ الرَّأْفَةِ وَ الرَّحْمَةِ حَتَّى لَا يُؤْمَنَ أَنْ يَقْتُلَ وَلَدَهُ وَ وَالِدَيْهِ وَ لَا يُؤْمَنَ عَلَى حَمِيمِهِ وَ لَا يُؤْمَنَ عَلَى مَنْ يَصْحَبُهُوَ أَمَّا لَحْمُ الْخِنْزِيرِ فَإِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى مَسَخَ قَوْماً فِي صُوَرٍ شَتَّى شِبْهِ الْخِنْزِيرِ وَ الْقِرْدِ وَ الدُّبِّ وَ مَا كَانَ مِنَ الْمُسُوخِ ثُمَّ نَهَى عَنْ أَكْلِهِ لِلْمَثُلَةِ لِكَيْلَا يَنْتَفِعَ النَّاسُ بِهَا وَ لَا يُسْتَخَفَّ بِعُقُوبَتِهَاوَ أَمَّا الْخَمْرُ فَإِنَّهُ حَرَّمَهَا لِفِعْلِهَا وَ لِفَسَادِهَا وَ قَالَ مُدْمِنُ الْخَمْرِ كَعَابِدِ وَثَنٍ تُورِثُهُ الِارْتِعَاشَ وَ تَذْهَبُ بِنُورِهِ وَ تَهْدِمُ مُرُوءَتَهُ وَ تَحْمِلُهُ عَلَى أَنْ يَجْسُرَ عَلَى الْمَحَارِمِ مِنْ سَفْكِ الدِّمَاءِ وَ رُكُوبِ الزِّنَا فَلَا يُؤْمَنُ إِذَا سَكِرَ أَنْ يَثِبَ عَلَى حَرَمِهِ وَ هُوَ لَا يَعْقِلُ ذَلِكَ وَ الْخَمْرُ لَا يَزْدَادُ شَارِبُهَا إِلَّا كُلَّ سُوءٍ .
IsnādUn groupe de nos compagnons de Sahl b. Ziyād, et ʿAlī b. Ibrāhīm de son père, tous de ʿAmr b. ʿUthmān de Muḥammad b. ʿAbd Allāh de certains de nos compagnons d’Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) ; et un groupe de nos compagnons également d’Aḥmad b. Muḥammad b. Khālid de Muḥammad b. Aslam de ʿAbd al-Raḥmān b. Sālim d’al-Mufaḍḍal b. ʿUmar
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) : « Informe-moi, que je sois sacrifié pour toi, pourquoi Dieu — béni et exalté soit-Il — a-t-Il interdit le vin, la bête morte, le sang et la chair de porc ? » Il dit : « Dieu — gloire à Lui, exalté soit-Il — n’a pas interdit cela à Ses serviteurs et ne leur a rendu licite le reste par désir pour ce qu’Il leur a interdit, ni par dédain pour ce qu’Il leur a rendu licite. Mais Il a créé les créatures et, Lui — puissant et majestueux —, a su ce qui soutient leurs corps et ce qui leur est bénéfique ; Il le leur a donc rendu licite et le leur a permis par Sa faveur envers eux — béni et exalté soit-Il — pour leur intérêt. Et Il a su ce qui leur nuit ; Il leur en a donc interdit et défendu l’usage. Puis Il le permet à celui qui est contraint (al-muḍṭarr) et le lui rend licite au moment où son corps ne subsiste que par cela ; Il lui ordonne alors d’en prendre la quantité juste suffisante (bulgha), rien de plus. » Puis il dit : « Quant à la bête morte, quiconque en consomme régulièrement verra son corps s’affaiblir, son corps dépérir, sa force disparaître, sa progéniture cesser, et le mangeur de bête morte ne meurt que subitement. Quant au sang, il cause chez celui qui le consomme l’hydropisie (al-māʾ al-aṣfar) (liquide jaune), rend l’haleine fétide, le vent malodorant, dégrade le caractère, et provoque la rage et la dureté du cœur, une faiblesse de compassion et de miséricorde, au point qu’on ne peut être sûr qu’il ne tue pas son enfant et ses parents ; on n’est pas en sécurité avec lui, ni pour son intime, ni pour son compagnon. Quant à la chair de porc, Dieu — béni et exalté soit-Il — a métamorphosé une certaine communauté en diverses formes ressemblant au porc, au singe, à l’ours, et à d’autres êtres métamorphosés (musūkh). Puis Il en a interdit la consommation en raison de cette transformation exemplaire (al-mathula), afin que les gens n’en tirent pas profit et qu’on ne prenne pas à la légère Sa punition. Quant au vin, Il l’a interdit à cause de son effet et de sa corruption, et Il a dit : L’habitué du vin est comme un adorateur d’idole ; il lui cause des tremblements, lui fait perdre sa lumière (son discernement), ruine sa dignité (murūʾa), et le pousse à oser les choses sacrées : verser le sang et commettre la fornication. Quand il est ivre, on ne peut être assuré qu’il n’attente pas à son propre lieu sacré (ḥaram) (famille proche), sans en avoir conscience. Et chez celui qui en boit, le vin n’augmente rien que tout mal.

