Chapitre
1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ نُوحِ بْنِ شُعَيْبٍ وَمُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ قَالَ سَأَلَ ابْنُ أَبِي الْعَوْجَاءِ هِشَامَ بْنَ الْحَكَمِ فَقَالَ لَهُ أَلَيْسَ اللهُ حَكِيماً قَالَ بَلَى وَهُوَ أَحْكَمُ الْحَاكِمِينَ قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنْ قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ فَانْكِحُوا ما طابَ لَكُمْ مِنَ النِّساءِ مَثْنى وَثُلاثَ وَرُباعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تَعْدِلُوا فَواحِدَةً أَلَيْسَ هَذَا فَرْضاً قَالَ بَلَى قَالَ فَأَخْبِرْنِي عَنْ قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ وَلَنْ تَسْتَطِيعُوا أَنْ تَعْدِلُوا بَيْنَ النِّساءِ وَلَوْ حَرَصْتُمْ فَلا تَمِيلُوا كُلَّ الْمَيْلِ أَيُّ حَكِيمٍ يَتَكَلَّمُ بِهَذَا فَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ جَوَابٌ فَرَحَلَ إِلَى الْمَدِينَةِ إِلَى أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ يَا هِشَامُ فِي غَيْرِ وَقْتِ حَجٍّ وَلا عُمْرَةٍ قَالَ نَعَمْ جُعِلْتُ فِدَاكَ لأمْرٍ أَهَمَّنِي إِنَّ ابْنَ أَبِي الْعَوْجَاءِ سَأَلَنِي عَنْ مَسْأَلَةٍ لَمْ يَكُنْ عِنْدِي فِيهَا شَيْءٌ قَالَ وَمَا هِيَ قَالَ فَأَخْبَرَهُ بِالْقِصَّةِ فَقَالَ لَهُ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَمَّا قَوْلُهُ عَزَّ وَجَلَّ فَانْكِحُوا ما طابَ لَكُمْ مِنَ النِّساءِ مَثْنى وَثُلاثَ وَرُباعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تَعْدِلُوا فَواحِدَةً يَعْنِي فِي النَّفَقَةِ وَأَمَّا قَوْلُهُ وَلَنْ تَسْتَطِيعُوا أَنْ تَعْدِلُوا بَيْنَ النِّساءِ وَلَوْ حَرَصْتُمْ فَلا تَمِيلُوا كُلَّ الْمَيْلِ فَتَذَرُوها كَالْمُعَلَّقَةِ يَعْنِي فِي الْمَوَدَّةِ قَالَ فَلَمَّا قَدِمَ عَلَيْهِ هِشَامٌ بِهَذَا الْجَوَابِ وَأَخْبَرَهُ قَالَ وَاللهِ مَا هَذَا مِنْ عِنْدِكَ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Nūḥ ibn Shuʿayb et Muḥammad ibn al-Ḥasan
Il dit : Ibn Abī al-ʿAwjā' interrogea Hishām ibn al-Ḥakam et lui dit : « Dieu n'est-Il pas Sage (ḥakīm) ? » Il répondit : « Oui, et Il est le plus Sage des juges. » Il dit : « Informe-moi donc de Sa parole — exalté et glorifié soit-Il : "Épousez donc ce qui vous plaît parmi les femmes : deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de ne pas être équitables, n'en épousez qu'une seule" (Cor. 4:3). N'est-ce pas là une obligation ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Informe-moi de Sa parole — exalté et glorifié soit-Il : "Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous vous y efforcez. Ne penchez donc pas entièrement" (Cor. 4:129). Quel sage tiendrait un tel discours ? » Hishām n'eut alors aucune réponse. Il se rendit donc à Médine auprès d'Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui). Celui-ci lui dit : « Ô Hishām, en dehors de la saison du pèlerinage (ḥajj) et de la 'umra ? » Il répondit : « Oui, que je sois ta rançon ! Pour une affaire qui m'a préoccupé. Ibn Abī al-ʿAwjā' m'a posé une question à laquelle je n'avais rien à répondre. » Il dit : « Quelle est-elle ? » Il lui raconta donc l'histoire. Alors Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) lui dit : « Quant à Sa parole — exalté et glorifié soit-Il : "Épousez donc ce qui vous plaît parmi les femmes : deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de ne pas être équitables, n'en épousez qu'une seule", cela signifie dans la dépense (nafaqa). Quant à Sa parole : "Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous vous y efforcez. Ne penchez donc pas entièrement, au point de la laisser comme suspendue", cela signifie dans l'affection (mawadda). » Il dit : Lorsque Hishām vint à lui avec cette réponse et l'en informa, il dit : « Par Dieu, ceci ne vient pas de toi ! »
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ قَالَ إِنَّ اللهَ تَعَالَى أَحَلَّ الْفَرْجَ لِعِلَلِ مَقْدُرَةِ الْعِبَادِ فِي الْقُوَّةِ عَلَى الْمَهْرِ وَالْقُدْرَةِ عَلَى الإمْسَاكِ فَقَالَ فَانْكِحُوا ما طابَ لَكُمْ مِنَ النِّساءِ مَثْنى وَثُلاثَ وَرُباعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلا تَعْدِلُوا فَواحِدَةً أَوْ ما مَلَكَتْ أَيْمانُكُمْ وَقَالَ وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ مِنْكُمْ طَوْلا أَنْ يَنْكِحَ الْمُحْصَناتِ الْمُؤْمِناتِ فَمِنْ ما مَلَكَتْ أَيْمانُكُمْ مِنْ فَتَياتِكُمُ الْمُؤْمِناتِ وَقَالَ فَمَا اسْتَمْتَعْتُمْ بِهِ مِنْهُنَّ فَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ فَرِيضَةً وَلا جُناحَ عَلَيْكُمْ فِيما تَراضَيْتُمْ بِهِ مِنْ بَعْدِ الْفَرِيضَةِ فَأَحَلَّ اللهُ الْفَرْجَ لأهْلِ الْقُوَّةِ عَلَى قَدْرِ قُوَّتِهِمْ عَلَى إِعْطَاءِ الْمَهْرِ وَالْقُدْرَةِ عَلَى الإمْسَاكِ أَرْبَعَةً لِمَنْ قَدَرَ عَلَى ذَلِكَ وَلِمَنْ دُونَهُ بِثَلاثٍ وَاثْنَتَيْنِ وَوَاحِدَةٍ وَمَنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى وَاحِدَةٍ تَزَوَّجَ مِلْكَ الْيَمِينِ وَإِذَا لَمْ يَقْدِرْ عَلَى إِمْسَاكِهَا وَلَمْ يَقْدِرْ عَلَى تَزْوِيجِ الْحُرَّةِ وَلا عَلَى شِرَاءِ الْمَمْلُوكَةِ فَقَدْ أَحَلَّ اللهُ تَزْوِيجَ الْمُتْعَةِ بِأَيْسَرِ مَا يَقْدِرُ عَلَيْهِ مِنَ الْمَهْرِ وَلا لُزُومِ نَفَقَةٍ وَأَغْنَى اللهُ كُلَّ فَرِيقٍ مِنْهُمْ بِمَا أَعْطَاهُمْ مِنَ الْقُوَّةِ عَلَى إِعْطَاءِ الْمَهْرِ وَالْجِدَةِ فِي النَّفَقَةِ عَنِ الإمْسَاكِ وَعَنِ الإمْسَاكِ عَنِ الْفُجُورِ وَإِلا يُؤْتَوْا مِنْ قِبَلِ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ فِي حُسْنِ الْمَعُونَةِ وَإِعْطَاءِ الْقُوَّةِ وَالدَّلالَةِ عَلَى وَجْهِ الْحَلالِ لَمَا أَعْطَاهُمْ مَا يَسْتَعِفُّونَ بِهِ عَنِ الْحَرَامِ فِيمَا أَعْطَاهُمْ وَأَغْنَاهُمْ عَنِ الْحَرَامِ وَبِمَا أَعْطَاهُمْ وَبَيَّنَ لَهُمْ فَعِنْدَ ذَلِكَ وَضَعَ عَلَيْهِمُ الْحُدُودَ مِنَ الضَّرْبِ وَالرَّجْمِ وَاللِّعَانِ وَالْفُرْقَةِ وَلَوْ لَمْ يُغْنِ اللهُ كُلَّ فِرْقَةٍ مِنْهُمْ بِمَا جَعَلَ لَهُمُ السَّبِيلَ إِلَى وُجُوهِ الْحَلالِ لَمَا وَضَعَ عَلَيْهِمْ حَدّاً مِنْ هَذِهِ الْحُدُودِ فَأَمَّا وَجْهُ التَّزْوِيجِ الدَّائِمِ وَوَجْهُ مِلْكِ الْيَمِينِ فَهُوَ بَيِّنٌ وَاضِحٌ فِي أَيْدِي النَّاسِ لِكَثْرَةِ مُعَامَلَتِهِمْ بِهِ فِيمَا بَيْنَهُمْ وَأَمَّا أَمْرُ الْمُتْعَةِ فَأَمْرٌ غَمَضَ عَلَى كَثِيرٍ لِعِلَّةِ نَهْيِ مَنْ نَهَى عَنْهُ وَتَحْرِيمِهِ لَهَا وَإِنْ كَانَتْ مَوْجُودَةً فِي التَّنْزِيلِ وَمَأْثُورَةً فِي السُّنَّةِ الْجَامِعَةِ لِمَنْ طَلَبَ عِلَّتَهَا وَأَرَادَ ذَلِكَ فَصَارَ تَزْوِيجُ الْمُتْعَةِ حَلالا لِلْغَنِيِّ وَالْفَقِيرِ لِيَسْتَوِيَا فِي تَحْلِيلِ الْفَرْجِ كَمَا اسْتَوَيَا فِي قَضَاءِ نُسُكِ الْحَجِّ مُتْعَةِ الْحَجِّ فَمَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ لِلْغَنِيِّ وَالْفَقِيرِ فَدَخَلَ فِي هَذَا التَّفْسِيرِ الْغَنِيُّ لِعِلَّةِ الْفَقِيرِ وَذَلِكَ أَنَّ الْفَرَائِضَ إِنَّمَا وُضِعَتْ عَلَى أَدْنَى الْقَوْمِ قُوَّةً لِيَسَعَ الْغَنِيَّ وَالْفَقِيرَ وَذَلِكَ لأنَّهُ غَيْرُ جَائِزٍ أَنْ يُفْرَضَ الْفَرَائِضُ عَلَى قَدْرِ مَقَادِيرِ الْقَوْمِ فَلا يُعْرَفُ قُوَّةُ الْقَوِيِّ مِنْ ضَعْفِ الضَّعِيفِ وَلَكِنْ وُضِعَتْ عَلَى قُوَّةِ أَضْعَفِ الضُّعَفَاءِ ثُمَّ رَغِبَ الأقْوِيَاءُ فَسَارَعُوا فِي الْخَيْرَاتِ بِالنَّوَافِلِ بِفَضْلِ الْقُوَّةِ فِي الأنْفُسِ وَالأمْوَالِ وَالْمُتْعَةُ حَلالٌ لِلْغَنِيِّ وَالْفَقِيرِ لأهْلِ الْجِدَةِ مِمَّنْ لَهُ أَرْبَعٌ وَمِمَّنْ لَهُ مِلْكُ الْيَمِينِ مَا شَاءَ كَمَا هِيَ حَلالٌ لِمَنْ يَجِدُ إِلا بِقَدْرِ مَهْرِ الْمُتْعَةِ وَالْمَهْرُ مَا تَرَاضَيَا عَلَيْهِ فِي حُدُودِ التَّزْوِيجِ لِلْغَنِيِّ وَالْفَقِيرِ قَلَّ أَوْ كَثُرَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après Hishām ibn al-Ḥakam
Il dit : « Certes, Dieu Très-Haut a rendu licite le sexe (al-farj) en raison des dispositions des serviteurs quant à la capacité de payer la dot (mahr) et au pouvoir de subvenir aux besoins (al-imsāk). Il a dit : “Épousez donc parmi les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez de n'être pas équitables, alors une seule, ou celles que vos mains droites possèdent” (Coran 4:3). Et Il a dit : “Et parmi vous, celui qui n'a pas les moyens d'épouser des femmes libres et croyantes, qu'il épouse alors parmi vos jeunes esclaves croyantes” (Coran 4:25). Et Il a dit : “Et pour le plaisir que vous en tirez (istamtaʿtum), donnez-leur leur salaire (ujūr) comme une prescription. Et il n'y a pas de péché à vous concernant ce dont vous convenez mutuellement après la prescription” (Coran 4:24). Ainsi, Dieu a rendu licite le sexe pour ceux qui en ont la force selon leur capacité à donner la dot et à subvenir aux besoins : quatre pour celui qui en est capable, et pour celui qui est en deçà, trois, deux, ou une seule. Et celui qui ne peut pas en épouser une (libre) se marie avec une esclave (milk al-yamīn). Et s'il ne peut subvenir à ses besoins, ni épouser une femme libre ni acheter une esclave, alors Dieu a rendu licite le mariage temporaire (mutʿa) avec la dot la plus légère qu'il puisse offrir, sans obligation de subsistance (nafaqa). Et Dieu a suffi à chaque groupe d'entre eux en leur donnant la force de payer la dot et l'aisance dans la subsistance pour éviter la débauche (al-fujūr). Et s'ils n'avaient pas reçu de Dieu — qu'Il soit Puissant et Majestueux — une belle assistance, le don de la force et l'indication de la voie licite, Il ne leur aurait pas donné de quoi se préserver de l'illicite dans ce qu'Il leur a accordé, ni ne les aurait enrichis par rapport à l'illicite par ce qu'Il leur a donné et expliqué. C'est alors qu'Il a établi contre eux les peines (ḥudūd) de la flagellation, de la lapidation, de l'anathème (liʿān) et de la séparation (furqa). Et si Dieu n'avait pas suffi à chaque groupe d'entre eux en leur ménageant l'accès aux voies licites, Il n'aurait établi contre eux aucune de ces peines. Quant à la forme du mariage permanent et à celle de la possession par la main droite, elles sont claires et évidentes entre les mains des gens en raison de leur pratique fréquente. Quant à la question du mariage temporaire (mutʿa), c'est une affaire obscure pour beaucoup en raison de l'interdiction prononcée par ceux qui l'ont prohibée et déclarée illicite, bien qu'elle soit présente dans la Révélation et transmise dans la Sunna englobante pour quiconque en cherche la cause et la désire. Ainsi, le mariage temporaire est devenu licite pour le riche et le pauvre, afin qu'ils soient égaux dans la licéité du sexe, comme ils sont égaux dans l'accomplissement des rites du pèlerinage (ḥajj) en tamattuʿ (pèlerinage interrompu) — quant à l'offrande (hady) selon ses moyens pour le riche et le pauvre. Le riche entre dans cette interprétation en raison de la condition du pauvre. Et cela parce que les prescriptions (farāʾiḍ) ont été établies sur la base de la force la plus faible parmi les gens, afin d'englober le riche et le pauvre. Et cela parce qu'il n'est pas permis d'établir les prescriptions selon les capacités individuelles, car on ne connaîtrait pas la force du fort par rapport à la faiblesse du faible. Mais elles ont été établies sur la force du plus faible des faibles. Ensuite, les plus forts ont été encouragés et se sont empressés vers les bonnes œuvres par les actes surérogatoires (nawāfil), grâce à l'excès de force dans les âmes et les biens. Et la mutʿa est licite pour le riche et le pauvre, pour celui qui a les moyens et qui a déjà quatre épouses ou une possession par la main droite, autant qu'il veut, tout comme elle est licite pour celui qui ne trouve qu'à hauteur de la dot de la mutʿa. Et la dot est ce dont ils conviennent mutuellement dans les limites du mariage pour le riche et le pauvre, qu'elle soit peu ou beaucoup. »