1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) لا بَأْسَ بِأَنْ تَشْتَرِيَ زَرْعاً أَخْضَرَ ثُمَّ تَتْرُكَهُ حَتَّى تَحْصُدَهُ إِنْ شِئْتَ أَوْ تَعْلِفَهُ مِنْ قَبْلِ أَنْ يُسَنْبِلَ وَهُوَ حَشِيشٌ وَقَالَ لا بَأْسَ أَيْضاً أَنْ تَشْتَرِيَ زَرْعاً قَدْ سَنْبَلَ وَبَلَغَ بِحِنْطَةٍ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, d’après Ḥammād, d’après al-Ḥalabī
Il a dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu achètes une culture encore verte, puis que tu la laisses jusqu’à ce que tu la moissonnes si tu veux, ou que tu la donnes comme fourrage avant qu’elle n’ait formé ses épis tant qu’elle est encore de l’herbe. » Et il a dit : « Il n’y a pas de mal non plus à ce que tu achètes une culture qui a déjà formé ses épis et atteint le stade du blé. »
2- عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادٍ عَنْ حَرِيزٍ عَنْ بُكَيْرِ بْنِ أَعْيَنَ قَالَ قُلْتُ لأبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَيَحِلُّ شِرَاءُ الزَّرْعِ أَخْضَرَ قَالَ نَعَمْ لا بَأْسَ بِهِ.
IsnādʿAlī, d'après son père, d'après Ḥammād, d'après Ḥarīz, d'après Bukayr ibn Aʿyan
Il dit : Je dis à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Est-il licite d’acheter la culture lorsqu’elle est encore verte ? » Il dit : « Oui, il n’y a aucun mal à cela. »
3- عَنْهُ عَنْ زُرَارَةَ مِثْلَهُ وَقَالَ لا بَأْسَ بِأَنْ تَشْتَرِيَ الزَّرْعَ أَوِ الْقَصِيلَ أَخْضَرَ ثُمَّ تَتْرُكَهُ إِنْ شِئْتَ حَتَّى يُسَنْبِلَ ثُمَّ تَحْصُدَهُ وَإِنْ شِئْتَ أَنْ تَعْلِفَ دَابَّتَكَ قَصِيلا فَلا بَأْسَ بِهِ قَبْلَ أَنْ يُسَنْبِلَ فَأَمَّا إِذَا سَنْبَلَ فَلا تَعْلِفْهُ رَأْساً فَإِنَّهُ فَسَادٌ.
Isnādd'après lui (l'auteur), d'après Zurāra
De même, et il dit : Il n'y a pas de mal à ce que tu achètes la culture ou l'herbe verte, puis que tu la laisses, si tu veux, jusqu'à ce qu'elle monte en épis, ensuite que tu la moissonnes. Et si tu veux donner à manger à ta monture de l'herbe, il n'y a pas de mal à cela avant qu'elle n'ait monté en épis. Quant à une fois qu'elle a monté en épis, ne la lui donne pas en tête (c'est-à-dire comme fourrage), car c'est une cause de corruption.
4- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنِ الْمُثَنَّى الْحَنَّاطِ عَنْ زُرَارَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي زَرْعٍ بِيعَ وَهُوَ حَشِيشٌ ثُمَّ سَنْبَلَ قَالَ لا بَأْسَ إِذَا قَالَ أَبْتَاعُ مِنْكَ مَا يَخْرُجُ مِنْ هَذَا الزَّرْعِ فَإِذَا اشْتَرَاهُ وَهُوَ حَشِيشٌ فَإِنْ شَاءَ أَعْفَاهُ وَإِنْ شَاءَ تَرَبَّصَ بِهِ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Sahl ibn Ziyād d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr d'après al-Muthannā al-Ḥannāṭ d'après Zurāra d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
À propos d'une culture vendue alors qu'elle est encore de l'herbe (ḥashīsh), puis qui a produit des épis (sanbal). Il (l'Imam) dit : « Il n'y a pas de mal si (l'acheteur) dit : 'Je t'achète ce qui sortira de cette culture'. Et lorsqu'il l'achète alors qu'elle est encore de l'herbe, s'il veut, il la fauche, et s'il veut, il attend avec elle (qu'elle produise ses épis). »
5- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ صَفْوَانَ عَنْ أَبَانٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَبْدِ اللهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ نَهَى رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) عَنِ الْمُحَاقَلَةِ وَالْمُزَابَنَةِ قُلْتُ وَمَا هُوَ قَالَ أَنْ تَشْتَرِيَ حَمْلَ النَّخْلِ بِالتَّمْرِ وَالزَّرْعَ بِالْحِنْطَةِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ṣafwān, d'après Abān, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière d'Allah soit sur lui et sur sa famille) a interdit la muḥāqala (vente des récoltes non encore récoltées contre céréales) et la muzābana (vente des fruits sur l'arbre contre fruits secs). » Je demandai : « Qu'est-ce que cela ? » Il répondit : « Que tu achètes la récolte du palmier contre des dattes, et la récolte du champ contre du blé. »
6- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ عِيسَى عَنْ سَمَاعَةَ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ شِرَاءِ الْقَصِيلِ يَشْتَرِيهِ الرَّجُلُ فَلا يَقْصِلُهُ وَيَبْدُو لَهُ فِي تَرْكِهِ حَتَّى يَخْرُجَ سُنْبُلُهُ شَعِيراً أَوْ حِنْطَةً وَقَدِ اشْتَرَاهُ مِنْ أَصْلِهِ عَلَى أَنَّ مَا بِهِ مِنْ خَرَاجٍ عَلَى الْعِلْجِ فَقَالَ إِنْ كَانَ اشْتَرَطَ حِينَ اشْتَرَاهُ إِنْ شَاءَ قَطَعَهُ وَإِنْ شَاءَ تَرَكَهُ كَمَا هُوَ حَتَّى يَكُونَ سُنْبُلا وَإِلا فَلا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَتْرُكَهُ حَتَّى يَكُونَ سُنْبُلا.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Ahmad ibn Muhammad, d'après ʿUthmān ibn ʿĪsā, d'après Samāʿa
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de l'achat de fourrage vert qu'un homme achète, puis qu'il ne coupe pas et qu'il décide de laisser jusqu'à ce que son épi devienne de l'orge ou du blé, alors qu'il l'a acheté sur pied à condition que la redevance foncière (kharāj) qui lui incombe soit à la charge du cultivateur non-musulman (ʿilj). Il ('l'Imam) répondit : S'il a stipulé au moment de l'achat qu'il peut, s'il le veut, le couper, et s'il le veut, le laisser tel quel jusqu'à ce qu'il soit en épis, [cela est permis] ; sinon, il ne lui convient pas de le laisser jusqu'à ce qu'il soit en épis.
7- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ عَنْ سَمَاعَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) نَحْوَهُ وَزَادَ فِيهِ فَإِنْ فَعَلَ فَإِنَّ عَلَيْهِ طَسْقَهُ وَنَفَقَتَهُ وَلَهُ مَا خَرَجَ مِنْهُ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Abū Ayyūb, d'après Samāʿa, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Une tradition similaire à la précédente, avec cet ajout : « S'il le fait, alors il lui incombe sa taxe foncière (ṭasq) et son entretien, et il aura ce qui en sortira. »
8- عُثْمَانُ بْنُ عِيسَى عَنْ سَمَاعَةَ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ رَجُلٍ زَرَعَ زَرْعاً مُسْلِماً كَانَ أَوْ مُعَاهَداً فَأَنْفَقَ فِيهِ نَفَقَةً ثُمَّ بَدَا لَهُ فِي بَيْعِهِ لِنَقْلِهِ يَنْتَقِلُ مِنْ مَكَانِهِ أَوْ لِحَاجَةٍ قَالَ يَشْتَرِيهِ بِالْوَرِقِ فَإِنَّ أَصْلَهُ طَعَامٌ.
IsnādʿUthmān fils de ʿĪsā, d'après Samāʿa,
Il dit : « Je l'interrogeai au sujet d'un homme qui a cultivé une terre — qu'il soit musulman ou non-musulman bénéficiant d'un pacte (muʿāhad) — et qui a dépensé pour elle ; puis il a changé d'avis quant à sa vente pour la déplacer de son emplacement ou pour quelque besoin. Il dit : « Qu'il l'achète avec de l'argent (waraq, monnaie d'argent), car son origine est une denrée alimentaire (ṭaʿām). »
9- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ رَخَّصَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي الْعَرَايَا بِأَنْ تُشْتَرَى بِخِرْصِهَا تَمْراً وَقَالَ الْعَرَايَا جَمْعُ عَرِيَّةٍ وَهِيَ النَّخْلَةُ تَكُونُ لِلرَّجُلِ فِي دَارِ رَجُلٍ آخَرَ فَيَجُوزُ لَهُ أَنْ يَبِيعَهَا بِخِرْصِهَا تَمْراً وَلا يَجُوزُ ذَلِكَ فِي غَيْرِهِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq) a dit : « L'Envoyé d'Allah (qu'Allah prie sur lui et sa Famille) a accordé une permission concernant les ʿarāyā (palmeraies cédées temporairement) : qu'elles soient achetées sur la base de leur estimation en dattes ». Et il a dit : « al-ʿarāyā est le pluriel de ʿariyya, désignant le palmier qui appartient à un homme mais se trouve dans la propriété d'un autre homme ; il lui est alors permis de le vendre sur la base de son estimation en dattes, mais cela n'est pas permis pour autre que cela ».