6- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي الْفَرَجِ الْقُمِّيِّ عَنْ مُعَاذٍ بَيَّاعِ الأكْسِيَةِ قَالَ قَالَ لِي أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) يَا مُعَاذُ أَضَعُفْتَ عَنِ التِّجَارَةِ أَوْ زَهِدْتَ فِيهَا قُلْتُ مَا ضَعُفْتُ عَنْهَا وَمَا زَهِدْتُ فِيهَا قَالَ فَمَا لَكَ قُلْتُ كُنَّا نَنْتَظِرُ أَمْراً وَذَلِكَ حِينَ قُتِلَ الْوَلِيدُ وَعِنْدِي مَالٌ كَثِيرٌ وَهُوَ فِي يَدِي وَلَيْسَ لأحَدٍ عَلَيَّ شَيْءٌ وَلا أَرَانِي آكُلُهُ حَتَّى أَمُوتَ فَقَالَ تَتْرُكُهَا فَإِنَّ تَرْكَهَا مَذْهَبَةٌ لِلْعَقْلِ اسْعَ عَلَى عِيَالِكَ وَإِيَّاكَ أَنْ يَكُونَ هُمُ السُّعَاةَ عَلَيْكَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d’après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d’après Abū l-Faraj al-Qummī, d’après Muʿādh le vendeur de manteaux (Bayyāʿ al-Aksiya)
Il dit : Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Ṣādiq, sur lui la paix) me dit : « Ô Muʿādh ! As-tu été affaibli pour le commerce, ou bien t’en es-tu détaché ? » Je répondis : « Je n’ai été ni affaibli pour lui, ni ne m’en suis détaché. » Il dit : « Qu’as-tu donc ? » Je répondis : « Nous attendions un événement », cela au moment où al-Walīd avait été tué, « et j’ai chez moi beaucoup de biens ; ils sont en ma possession, personne n’a de créance sur moi, et je ne vois pas que je les consomme jusqu’à ma mort. » Il dit alors : « Laisse-le donc (le commerce) ! Car le délaisser est une cause de disparition de l’intellect (ʿaql). Efforce-toi (de pourvoir) à la subsistance de ta famille, et prends garde qu’ils ne deviennent tes quémandeurs. »