3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَسْبَاطٍ قَالَ كُنْتُ حَمَلْتُ مَعِي مَتَاعاً إِلَى مَكَّةَ فَبَارَ عَلَيَّ فَدَخَلْتُ بِهِ الْمَدِينَةَ عَلَى أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) وَقُلْتُ لَهُ إِنِّي حَمَلْتُ مَتَاعاً قَدْ بَارَ عَلَيَّ وَقَدْ عَزَمْتُ عَلَى أَنْ أَصِيرَ إِلَى مِصْرَ فَأَرْكَبُ بَرّاً أَوْ بَحْراً فَقَالَ مِصْرُ الْحُتُوفِ يُقَيَّضُ لَهَا أَقْصَرُ النَّاسِ أَعْمَاراً وَقَالَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مَا أَجْمَلَ فِي الطَّلَبِ مَنْ رَكِبَ الْبَحْرَ ثُمَّ قَالَ لِي لا عَلَيْكَ أَنْ تَأْتِيَ قَبْرَ رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَتُصَلِّيَ عِنْدَهُ رَكْعَتَيْنِ فَتَسْتَخِيرَ اللهَ مِائَةَ مَرَّةٍ فَمَا عَزَمَ لَكَ عَمِلْتَ بِهِ فَإِنْ رَكِبْتَ الظَّهْرَ فَقُلِ الْحَمْدُ للهِ الَّذِي سَخَّرَ لَنَا هَذَا وَمَا كُنَّا لَهُ مُقْرِنِينَ وَإِنَّا إِلَى رَبِّنَا لَمُنْقَلِبُونَ وَإِنْ رَكِبْتَ الْبَحْرَ فَإِذَا صِرْتَ فِي السَّفِينَةِ فَقُلْ بِسْمِ اللهِ مَجْرَيهَا وَمُرْسَيهَا إِنَّ رَبِّي لَغَفُورٌ رَحِيمٌ فَإِذَا هَاجَتْ عَلَيْكَ الأمْوَاجُ فَاتَّكِ عَلَى يَسَارِكَ وَ أَوْمِ إِلَى الْمَوْجَةِ بِيَمِينِكَ وَقُلْ قِرِّي بِقَرَارِ اللهِ وَاسْكُنِي بِسَكِينَةِ اللهِ وَلا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلا بِاللهِ [الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ] قَالَ عَلِيُّ بْنُ أَسْبَاطٍ فَرَكِبْتُ الْبَحْرَ فَكَانَتِ الْمَوْجَةُ تَرْتَفِعُ فَأَقُولُ مَا قَالَ فَتَتَقَشَّعُ كَأَنَّهَا لَمْ تَكُنْ قَالَ عَلِيُّ بْنُ أَسْبَاطٍ وَسَأَلْتُهُ فَقُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ مَا السَّكِينَةُ قَالَ رِيحٌ مِنَ الْجَنَّةِ لَهَا وَجْهٌ كَوَجْهِ الإنْسَانِ أَطْيَبُ رَائِحَةً مِنَ الْمِسْكِ وَهِيَ الَّتِي أَنْزَلَهَا اللهُ عَلَى رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِحُنَيْنٍ فَهَزَمَ الْمُشْرِكِينَ.
Il dit : « J’avais transporté avec moi des marchandises à La Mecque, mais elles restèrent invendues. Alors je me rendis avec elles à Médine, auprès d’Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui), et je lui dis : “J’ai transporté des marchandises qui sont restées invendues, et j’ai décidé d’aller en Égypte, en voyageant par terre ou par mer.” Il dit : “L’Égypte est la terre des morts soudaines ; elle est assignée aux hommes les plus courts de vie.” Et il dit : “Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : ‘Qu’il est beau, dans la quête [du subsistance], celui qui prend la mer !’” Puis il me dit : “Il ne t’en coûte rien d’aller à la tombe du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), d’y prier deux rakʿa (cycles de prière), et de demander à Dieu la guidance (istik̲h̲āra) cent fois ; puis ce sur quoi tu es déterminé, agis en conséquence. Si tu empruntes la voie terrestre, dis : ‘Louange à Dieu qui nous a soumis ceci, alors que nous n’aurions pu le maîtriser, et c’est vers notre Seigneur que nous retournerons.’ Et si tu prends la mer, lorsque tu montes dans le navire, dis : ‘Au nom de Dieu, sa course et son ancrage. Mon Seigneur est certes Pardonneur et Très Miséricordieux.’ Et si les vagues se déchaînent contre toi, appuie-toi sur ton côté gauche, fais signe de la main droite à la vague, et dis : ‘Arrête-toi par l’arrêt de Dieu, apaise-toi par la quiétude (sakīna) de Dieu ! Il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu [le Très-Haut, l’Immense].’” ʿAlī ibn Asbāṭ dit : « Je pris la mer. Chaque fois qu’une vague s’élevait, je disais ce qu’il avait dit, et elle se dissipait comme si elle n’avait jamais été. » ʿAlī ibn Asbāṭ dit : « Je l’interrogeai et dis : “Que je sois rançon pour toi ! Qu’est-ce que la sakīna (quiétude divine) ?” Il dit : “C’est un vent du Paradis, qui a un visage semblable à un visage humain, d’une odeur plus agréable que le musc. C’est elle que Dieu fit descendre sur le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) à Ḥunayn, et Il mit en déroute les associateurs.” »