1- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ الْعَبَّاسِ بْنِ الْوَلِيدِ عَنِ الْوَلِيدِ بْنِ صَبِيحٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً حُرَّةً فَوَجَدَهَا أَمَةً قَدْ دَلَّسَتْ نَفْسَهَا لَهُ قَالَ إِنْ كَانَ الَّذِي زَوَّجَهَا إِيَّاهُ مِنْ غَيْرِ مَوَالِيهَا فَالنِّكَاحُ فَاسِدٌ قُلْتُ فَكَيْفَ يَصْنَعُ بِالْمَهْرِ الَّذِي أَخَذَتْ مِنْهُ قَالَ إِنْ وَجَدَ مِمَّا أَعْطَاهَا شَيْئاً فَلْيَأْخُذْهُ وَإِنْ لَمْ يَجِدْ شَيْئاً فَلا شَيْءَ لَهُ عَلَيْهَا وَإِنْ كَانَ زَوَّجَهَا إِيَّاهُ وَلِيٌّ لَهَا ارْتَجَعَ عَلَى وَلِيِّهَا بِمَا أَخَذَتْ مِنْهُ وَلِمَوَالِيهَا عَلَيْهِ عُشْرُ ثَمَنِهَا إِنْ كَانَتْ بِكْراً وَإِنْ كَانَتْ غَيْرَ بِكْرٍ فَنِصْفُ عُشْرِ قِيمَتِهَا بِمَا اسْتَحَلَّ مِنْ فَرْجِهَا قَالَ وَتَعْتَدُّ مِنْهُ عِدَّةَ الأمَةِ قُلْتُ فَإِنْ جَاءَتْ بِوَلَدٍ قَالَ أَوْلادُهَا مِنْهُ أَحْرَارٌ إِذَا كَانَ النِّكَاحُ بِغَيْرِ إِذْنِ الْمَوَالِي.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad ; et ʿAlī b. Ibrāhīm, d'après son père, tous deux d'après Ibn Maḥbūb, d'après al-ʿAbbās b. al-Walīd, d'après al-Walīd b. Ṣabīḥ, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un homme qui épouse une femme libre et la trouve être une servante (esclave) qui s'était présentée à lui comme libre. Il (l'Imam) dit : « Si celui qui l'a mariée à lui n'est pas de ses maîtres (mawālī, tuteurs légitimes), le mariage est invalide (fāsid). » Je dis : « Que fait-il alors de la dot (mahr) qu'elle a prise de lui ? » Il dit : « S'il retrouve quelque chose parmi ce qu'il lui a donné, qu'il le reprenne ; s'il ne retrouve rien, il n'a rien à réclamer d'elle. Mais si celui qui l'a mariée à lui est son tuteur (walī), il récupère auprès de son tuteur ce qu'elle a pris de lui, et ses maîtres (mawālī) ont sur lui le dixième de son prix (ʿushr thamanihā) si elle est vierge (bikr) ; si elle n'est pas vierge (thayyib), alors la moitié du dixième de sa valeur, pour avoir rendu licite son sexe (istahalla min farjihā). » Il dit : « Et elle observe de lui la période de viduité (ʿidda) d'une servante. » Je dis : « Et si elle vient avec un enfant ? » Il dit : « Ses enfants de lui sont libres (aḥrār), lorsque le mariage a eu lieu sans l'autorisation des maîtres (mawālī). »
2- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ أَخِيهِ الْحَسَنِ عَنْ زُرْعَةَ عَنْ سَمَاعَةَ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ مَمْلُوكَةِ قَوْمٍ أَتَتْ قَبِيلَةً غَيْرَ قَبِيلَتِهَا وَأَخْبَرَتْهُمْ أَنَّهَا حُرَّةٌ فَتَزَوَّجَهَا رَجُلٌ مِنْهُمْ فَوَلَدَتْ لَهُ قَالَ وُلْدُهُ مَمْلُوكُونَ إِلا أَنْ يُقِيمَ الْبَيِّنَةَ أَنَّهُ شَهِدَ لَهَا شَاهِدٌ أَنَّهَا حُرَّةٌ فَلا تُمْلَكُ وُلْدُهُ وَيَكُونُونَ أَحْرَاراً.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après son frère al-Ḥasan, d'après Zurʿa, d'après Samāʿa
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'une esclave appartenant à un clan, qui se rendit dans une autre tribu que la sienne et leur annonça qu'elle était libre. Un homme de cette tribu l'épousa et elle lui donna des enfants. Il (l'Imam) dit : « Ses enfants sont esclaves, à moins qu'il ne fournisse la preuve qu'un témoin a attesté en sa faveur qu'elle était libre ; alors ses enfants ne seront pas possédés et ils seront libres. »
3- أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ بَحْرٍ عَنْ حَرِيزٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ قُلْتُ لأبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَمَةٌ أَبَقَتْ مِنْ مَوَالِيهَا فَأَتَتْ قَبِيلَةً غَيْرَ قَبِيلَتِهَا فَادَّعَتْ أَنَّهَا حُرَّةٌ فَوَثَبَ عَلَيْهَا رَجُلٌ فَتَزَوَّجَهَا فَظَفِرَ بِهَا مَوْلاهَا بَعْدَ ذَلِكَ وَقَدْ وَلَدَتْ أَوْلاداً فَقَالَ إِنْ أَقَامَ الْبَيِّنَةَ الزَّوْجُ عَلَى أَنَّهُ تَزَوَّجَهَا عَلَى أَنَّهَا حُرَّةٌ أُعْتِقَ وُلْدُهَا وَذَهَبَ الْقَوْمُ بِأَمَتِهِمْ فَإِنْ لَمْ يُقِمِ الْبَيِّنَةَ أُوجِعَ ظَهْرُهُ وَاسْتُرِقَّ وُلْدُهُ.
Isnād3- Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après ʿAbd Allāh b. Baḥr, d'après Ḥarīz, d'après Zurāra,
Il dit : Je dis à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Une esclave (ama) s'est enfuie de ses maîtres (mawālī) et est venue dans une tribu autre que la sienne. Elle a prétendu être libre (ḥurra). Un homme s'est alors précipité sur elle et l'a épousée. Par la suite, son maître (mawlāhā) l'a retrouvée alors qu'elle avait déjà enfanté des enfants. » Il (l'imam) dit : « Si le mari apporte la preuve (bayyina) qu'il l'a épousée en croyant qu'elle était libre, ses enfants sont affranchis et les gens (les maîtres) reprennent leur esclave. S'il n'apporte pas la preuve, il subit une flagellation au dos et ses enfants deviennent esclaves. »
4- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سَمَاعَةَ عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ رَجُلٍ خَطَبَ إِلَى رَجُلٍ ابْنَةً لَهُ مِنْ مَهِيرَةٍ فَلَمَّا كَانَ لَيْلَةُ دُخُولِهَا عَلَى زَوْجِهَا أَدْخَلَ عَلَيْهِ ابْنَةً لَهُ أُخْرَى مِنْ أَمَةٍ قَالَ تُرَدُّ عَلَى أَبِيهَا وَتُرَدُّ إِلَيْهِ امْرَأَتُهُ وَيَكُونُ مَهْرُهَا عَلَى أَبِيهَا.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Sahl b. Ziyād d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Abī Naṣr d'après Muḥammad b. Samāʿa d'après ʿAbd al-Ḥamīd d'après Muḥammad b. Muslim d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'un homme qui avait demandé en mariage à un autre homme sa fille née d'une femme libre (mahīra). Lorsque vint la nuit de la consommation du mariage, il lui introduisit une autre de ses filles, née d'une esclave (ama). Il (l'Imam) dit : elle sera rendue à son père, on lui rendra son épouse, et le mah (dot) de celle-ci sera à la charge de son père.
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنْ حَرِيزٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الرَّجُلِ يَخْطُبُ إِلَى الرَّجُلِ ابْنَتَهُ مِنْ مَهِيرَةٍ فَأَتَاهُ بِغَيْرِهَا قَالَ تُرَدُّ إِلَيْهِ الَّتِي سُمِّيَتْ لَهُ بِمَهْرٍ آخَرَ مِنْ عِنْدِ أَبِيهَا وَالْمَهْرُ الأوَّلُ لِلَّتِي دَخَلَ بِهَا.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d'après son père d'après Ḥammād ibn ʿĪsā d'après Ḥarīz d'après Muḥammad ibn Muslim
J’interrogeai Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d’un homme qui demande en mariage la fille d’un homme issue d’une [femme] dotée d’une dot (mahīra), et [ce dernier] lui en amène une autre [que celle promise]. Il dit : « Celle qui lui a été nommée lui est rendue, avec une autre dot venant de chez son père ; quant à la première dot, elle revient à celle avec laquelle il a consommé le mariage. »
6- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ رَجُلٍ تَزَوَّجَ إِلَى قَوْمٍ فَإِذَا امْرَأَتُهُ عَوْرَاءُ وَلَمْ يُبَيِّنُوا لَهُ قَالَ يُرَدُّ النِّكَاحُ مِنَ الْبَرَصِ وَالْجُذَامِ وَالْجُنُونِ وَالْعَفَلِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Al-Ḥalabī dit : « Je l’ai interrogé au sujet d’un homme qui s’était marié avec une femme d’une famille, et il s’est avéré que son épouse était borgne, sans qu’on le lui ait précisé. » Il (l’Imam) répondit : « Le mariage est annulable en cas de lèpre blanche, de lèpre, de folie et d’éléphantiasis. »
7- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ فَضَّالٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ بُكَيْرٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الرَّجُلِ يَتَزَوَّجُ الْمَرْأَةَ بِهَا الْجُنُونُ وَالْبَرَصُ وَشِبْهُ ذَلِكَ قَالَ هُوَ ضَامِنٌ لِلْمَهْرِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Faḍḍāl, d'après ʿAbd Allāh ibn Bukayr, d'après l'un de ses compagnons
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet de l'homme qui épouse une femme atteinte de folie, de lèpre ou d'une affection similaire. Il (l'Imam) répondit : Il est garant de la dot (et doit la verser intégralement).
8- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ أَبِي جَمِيلَةَ عَنْ زَيْدٍ الشَّحَّامِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ تُرَدُّ الْبَرْصَاءُ وَالْمَجْنُونَةُ وَالْمَجْذُومَةُ قُلْتُ الْعَوْرَاءُ قَالَ لا.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Abū Jamīla, d'après Zayd al-Shahḥām, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « La femme atteinte de vitiligo, la folle et la lépreuse sont renvoyées (ne sont pas acceptables en mariage sans information préalable). » J'ai dit : « Et la borgne ? » Il a dit : « Non. »
9- سَهْلٌ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ رِفَاعَةَ بْنِ مُوسَى قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) الْمَحْدُودُ وَالْمَحْدُودَةُ هَلْ تُرَدُّ مِنَ النِّكَاحِ قَالَ لا قَالَ رِفَاعَةُ وَسَأَلْتُهُ عَنِ الْبَرْصَاءِ فَقَالَ قَضَى أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي امْرَأَةٍ زَوَّجَهَا وَلِيُّهَا وَهِيَ بَرْصَاءُ أَنَّ لَهَا الْمَهْرَ بِمَا اسْتَحَلَّ مِنْ فَرْجِهَا وَأَنَّ الْمَهْرَ عَلَى الَّذِي زَوَّجَهَا وَإِنَّمَا صَارَ الْمَهْرُ عَلَيْهِ لأنَّهُ دَلَّسَهَا وَلَوْ أَنَّ رَجُلا تَزَوَّجَ امْرَأَةً وَزَوَّجَهَا رَجُلٌ لا يَعْرِفُ دَخِيلَةَ أَمْرِهَا لَمْ يَكُنْ عَلَيْهِ شَيْءٌ وَكَانَ الْمَهْرُ يَأْخُذُهُ مِنْهَا.
IsnādSahl, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Rifāʿa b. Mūsā
10- سَهْلٌ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ دَاوُدَ بْنِ سِرْحَانَ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ جَمِيعاً عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ وَلَّتْهُ امْرَأَةٌ أَمْرَهَا أَوْ ذَاتِ قَرَابَةٍ أَوْ جَارٍ لَهَا لا يَعْلَمُ دَخِيلَةَ أَمْرِهَا فَوَجَدَهَا قَدْ دَلَّسَتْ عَيْباً هُوَ بِهَا قَالَ يُؤْخَذُ الْمَهْرُ مِنْهَا وَلا يَكُونُ عَلَى الَّذِي زَوَّجَهَا شَيْءٌ.
IsnādSahl, d’après Aḥmad b. Muḥammad, d’après Dāwūd b. Sirḥān ; et ʿAlī b. Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, d’après Ḥammād, d’après al-Ḥalabī, tous d’après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d’un homme à qui une femme a confié la gestion de son affaire (mariage), ou d’une parente, ou d’une voisine, sans qu’il connaisse la réalité cachée de sa situation, et qu’il découvre qu’elle a dissimulé un défaut qu’elle possède. Il (l’Imam) dit : « La dot (mahr) est reprise d’elle, et il n’y a rien à la charge de celui qui l’a mariée. »
11- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَعَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ جَمِيعاً عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ صَالِحٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي أُخْتَيْنِ أُهْدِيَتَا إِلَى أَخَوَيْنِ فِي لَيْلَةٍ فَأُدْخِلَتِ امْرَأَةُ هَذَا عَلَى هَذَا وَأُدْخِلَتِ امْرَأَةُ هَذَا عَلَى هَذَا قَالَ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا الصَّدَاقُ بِالْغِشْيَانِ وَإِنْ كَانَ وَلِيُّهُمَا تَعَمَّدَ ذَلِكَ أُغْرِمَ الصَّدَاقَ وَلا يَقْرَبُ وَاحِدٌ مِنْهُمَا امْرَأَتَهُ حَتَّى تَنْقَضِيَ الْعِدَّةُ فَإِذَا انْقَضَتِ الْعِدَّةُ صَارَتْ كُلُّ وَاحِدَةٍ مِنْهُمَا إِلَى زَوْجِهَا بِالنِّكَاحِ الأوَّلِ قِيلَ لَهُ فَإِنْ مَاتَتَا قَبْلَ انْقِضَاءِ الْعِدَّةِ قَالَ فَقَالَ يَرْجِعُ الزَّوْجَانِ بِنِصْفِ الصَّدَاقِ عَلَى وَرَثَتِهِمَا وَيَرِثَانِهِمَا الرَّجُلانِ قِيلَ فَإِنْ مَاتَ الرَّجُلانِ وَهُمَا فِي الْعِدَّةِ قَالَ تَرِثَانِهِمَا وَلَهُمَا نِصْفُ الْمَهْرِ الْمُسَمَّى وَعَلَيْهِمَا الْعِدَّةُ بَعْدَ مَا تَفْرُغَانِ مِنَ الْعِدَّةِ الأولَى تَعْتَدَّانِ عِدَّةَ الْمُتَوَفَّى عَنْهَا زَوْجُهَا.
12- حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَمَاعَةَ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَبْدِ اللهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ فِي الرَّجُلِ إِذَا تَزَوَّجَ الْمَرْأَةَ فَوَجَدَ بِهَا قَرْناً وَهُوَ الْعَفَلُ أَوْ بَيَاضاً أَوْ جُذَاماً إِنَّهُ يَرُدُّهَا مَا لَمْ يَدْخُلْ بِهَا.
IsnādḤumayd b. Ziyād, d'après al-Ḥasan b. Muḥammad b. Samāʿa, d'après plusieurs personnes, d'après Abān b. ʿUthmān, d'après ʿAbd al-Raḥmān b. Abī ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : « Il a dit au sujet de l'homme qui épouse une femme et découvre chez elle une “qarn” (excroissance utérine, également appelée ‘afal) ou une lèpre blanche (baras) ou une lèpre nodulaire (judhām) : il peut la répudier tant qu'il n'a pas eu de rapport conjugal avec elle. »
13- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ جَابِرٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ نَظَرَ إِلَى امْرَأَةٍ فَأَعْجَبَتْهُ فَسَأَلَ عَنْهَا فَقِيلَ هِيَ ابْنَةُ فُلانٍ فَأَتَى أَبَاهَإ؛ فَقَالَ زَوِّجْنِي ابْنَتَكَ فَزَوَّجَهُ غَيْرَهَا فَوَلَدَتْ مِنْهُ فَعَلِمَ أَنَّهَا غَيْرُ ابْنَتِهِ وَأَنَّهَا أَمَةٌ فَقَالَ يَرُدُّ الْوَلِيدَةَ عَلَى مَوْلاهَا وَالْوَلَدُ لِلرَّجُلِ وَعَلَى الَّذِي زَوَّجَهُ قِيمَةُ ثَمَنِ الْوَلَدِ يُعْطِيهِ مَوَالِيَ الْوَلِيدَةِ كَمَا غَرَّ الرَّجُلَ وَخَدَعَهُ.
IsnādD'après Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn, d'après Muḥammad ibn Sinān, d'après Ismāʿīl ibn Jābir
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui vit une femme et en fut émerveillé. Il s'enquit à son sujet et on lui dit : « C'est la fille d'Untel. » Il se rendit donc chez le père et dit : « Marie-moi avec ta fille. » Or le père lui donna en mariage une autre femme que sa fille. Celle-ci enfanta de lui. Puis il apprit qu'elle n'était pas sa fille et qu'elle était une esclave (ama). Il dit : « Il rend la jeune esclave (walīda) à son maître ; l'enfant appartient à l'homme ; et celui qui l'a marié doit la valeur du prix de l'enfant, qu'il remet aux maîtres de l'esclave, car il a trompé et dupé l'homme. »
14- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ جَمِيعاً عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ رِئَابٍ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً مِنْ وَلِيِّهَا فَوَجَدَ بِهَا عَيْباً بَعْدَ مَا دَخَلَ بِهَا قَالَ فَقَالَ إِذَا دُلِّسَتِ الْعَفْلاءُ وَالْبَرْصَاءُ وَالْمَجْنُونَةُ وَالْمُفْضَاةُ وَمَنْ كَانَ بِهَا زَمَانَةٌ ظَاهِرَةٌ فَإِنَّهَا تُرَدُّ عَلَى أَهْلِهَا مِنْ غَيْرِ طَلاقٍ وَيَأْخُذُ الزَّوْجُ الْمَهْرَ مِنْ وَلِيِّهَا الَّذِي كَانَ دَلَّسَهَا فَإِنْ لَمْ يَكُنْ وَلِيُّهَا عَلِمَ بِشَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ فَلا شَيْءَ عَلَيْهِ وَتُرَدُّ إِلَى أَهْلِهَا قَالَ وَإِنْ أَصَابَ الزَّوْجُ شَيْئاً مِمَّا أَخَذَتْ مِنْهُ فَهُوَ لَهُ وَإِنْ لَمْ يُصِبْ شَيْئاً فَلا شَيْءَ لَهُ قَالَ وَتَعْتَدُّ مِنْهُ عِدَّةَ الْمُطَلَّقَةِ إِنْ كَانَ دَخَلَ بِهَا وَإِنْ لَمْ يَكُنْ دَخَلَ بِهَا فَلا عِدَّةَ لَهَا وَلا مَهْرَ لَهَا.
15- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ عَنِ الْمَرْأَةِ تَلِدُ مِنَ الزِّنَا وَلا يَعْلَمُ بِذَلِكَ أَحَدٌ إِلا وَلِيُّهَا أَيَصْلُحُ لَهُ أَنْ يُزَوِّجَهَا وَيَسْكُتَ عَلَى ذَلِكَ إِذَا كَانَ قَدْ رَأَى مِنْهَا تَوْبَةً أَوْ مَعْرُوفاً فَقَالَ إِنْ لَمْ يَذْكُرْ ذَلِكَ لِزَوْجِهَا ثُمَّ عَلِمَ بَعْدَ ذَلِكَ فَشَاءَ أَنْ يَأْخُذَ صَدَاقَهَا مِنْ وَلِيِّهَا بِمَا دَلَّسَ عَلَيْهِ كَانَ لَهُ ذَلِكَ عَلَى وَلِيِّهَا وَكَانَ الصَّدَاقُ الَّذِي أَخَذَتْ لَهَا لا سَبِيلَ عَلَيْهَا فِيهِ بِمَا اسْتَحَلَّ مِنْ فَرْجِهَا وَإِنْ شَاءَ زَوْجُهَا أَنْ يُمْسِكَهَا فَلا بَأْسَ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbdillāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix)
16- أَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَبْدِ اللهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ الْمَرْأَةُ تُرَدُّ مِنْ أَرْبَعَةِ أَشْيَاءَ مِنَ الْبَرَصِ وَالْجُذَامِ وَالْجُنُونِ وَالْقَرَنِ وَهُوَ الْعَفَلُ مَا لَمْ يَقَعْ عَلَيْهَا فَإِذَا وَقَعَ عَلَيْهَا فَلا.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, d'après Ṣafwān b. Yaḥyā, d'après ʿAbd al-Raḥmān b. Abī ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « La femme peut être répudiée (rendue à sa famille) pour quatre défauts : la lèpre blanche (al-baraṣ), la lèpre noire (al-judhām), la folie (al-junūn) et le qaran – c'est-à-dire al-ʿafal (tumeur ou excroissance dans le vagin) – tant que l'on n'a pas eu de rapport sexuel avec elle. Mais si l'on a eu un rapport sexuel avec elle, alors non (elle ne peut plus être rendue). »
17- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ صَالِحٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً فَوَجَدَ بِهَا قَرْناً قَالَ هَذِهِ لا تَحْبَلُ [تُرَدُّ عَلَى أَهْلِهَا مَنْ] يَنْقَبِضُ زَوْجُهَا عَنْ مُجَامَعَتِهَا تُرَدُّ عَلَى أَهْلِهَا قُلْتُ فَإِنْ كَانَ دَخَلَ بِهَا قَالَ إِنْ كَانَ عَلِمَ بِهَا قَبْلَ أَنْ يُجَامِعَهَا ثُمَّ جَامَعَهَا فَقَدْ رَضِيَ بِهَا وَإِنْ لَمْ يَعْلَمْ إِلا بَعْدَ مَا جَامَعَهَا فَإِنْ شَاءَ بَعْدُ أَمْسَكَهَا وَإِنْ شَاءَ سَرَّحَهَا إِلَى أَهْلِهَا وَلَهَا مَا أَخَذَتْ مِنْهُ بِمَا اسْتَحَلَّ مِنْ فَرْجِهَا.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après al-Ḥasan b. Ṣāliḥ
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui épouse une femme et découvre chez elle une tumeur osseuse (qarn). Il dit : Celle-ci ne conçoit pas ; on la rend à sa famille ; [celui] dont l'époux se retient de la cohabiter, on la rend à sa famille. Je dis : Et s'il a eu rapport avec elle ? Il dit : S'il a su cela avant de la cohabiter puis l'a cohabitée, il l'a agréée. Et s'il ne l'a su qu'après l'avoir cohabitée, alors, après cela, s'il veut, il la garde, et s'il veut, il la renvoie à sa famille ; et elle conserve ce qu'elle a pris de lui, en raison de ce qu'il a rendu licite de son sexe.
18- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ عَنْ أَبِي الصَّبَّاحِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً فَوَجَدَ بِهَا قَرْناً قَالَ فَقَالَ هَذِهِ لا تَحْبَلُ وَلا يَقْدِرُ زَوْجُهَا عَلَى مُجَامَعَتِهَا يَرُدُّهَا عَلَى أَهْلِهَا صَاغِرَةً وَلا مَهْرَ لَهَا قُلْتُ فَإِنْ كَانَ دَخَلَ بِهَا قَالَ إِنْ كَانَ عَلِمَ بِذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يَنْكِحَهَا يَعْنِي الْمُجَامَعَةَ ثُمَّ جَامَعَهَا فَقَدْ رَضِيَ بِهَا وَإِنْ لَمْ يَعْلَمْ إِلا بَعْدَ مَا جَامَعَهَا فَإِنْ شَاءَ بَعْدُ أَمْسَكَ وَإِنْ شَاءَ طَلَّقَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après Ibn Maḥbūb d'après Abū Ayyūb d'après Abū al-Ṣabbāḥ
Il dit : J'ai interrogé Abā ʿAbd Allāh (psl) au sujet d'un homme qui épouse une femme et découvre en elle un qarn (vagin osseux / imperforation vaginale). Il dit : Il répondit : Celle-ci ne peut concevoir et son mari ne peut avoir de rapport sexuel avec elle ; il la rend à sa famille humiliée (ghayi-ration défavorable), et elle n'a pas de dot. Je dis : Et s'il a eu un rapport avec elle (dakhala bihā) ? Il dit : S'il a eu connaissance de cela avant de l'épouser — c'est-à-dire le rapport — puis a eu un rapport avec elle, alors il l'a acceptée (radiya bihā). Mais s'il n'a su qu'après avoir eu un rapport avec elle, alors il peut, par la suite, soit la garder, soit divorcer.