1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سُئِلَ عَنِ الْقَصَّارِ يُفْسِدُ قَالَ كُلُّ أَجِيرٍ يُعْطَى الأجْرَ عَلَى أَنْ يُصْلِحَ فَيُفْسِدُ فَهُوَ ضَامِنٌ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allah (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il a dit : Il fut interrogé au sujet du blanchisseur (teinturier) qui gâte (le vêtement). Il dit : Tout ouvrier salarié à qui l'on donne un salaire pour qu'il répare (le bien) et qui le gâte, il est garant (responsable).
2- عَنْهُ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ فِي الْغَسَّالِ وَالصَّبَّاغِ مَا سُرِقَ مِنْهُمَا مِنْ شَيْءٍ فَلَمْ يَخْرُجْ مِنْهُ عَلَى أَمْرٍ بَيِّنٍ أَنَّهُ قَدْ سُرِقَ وَكُلَّ قَلِيلٍ لَهُ أَوْ كَثِيرٍ فَإِنْ فَعَلَ فَلَيْسَ عَلَيْهِ شَيْءٌ وَإِنْ لَمْ يُقِمِ الْبَيِّنَةَ وَزَعَمَ أَنَّهُ قَدْ ذَهَبَ الَّذِي ادُّعِيَ عَلَيْهِ فَقَدْ ضَمِنَهُ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ بَيِّنَةٌ عَلَى قَوْلِهِ.
IsnādD'après lui (al-Kulaynī), d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il (l'Imam) a dit au sujet du blanchisseur et du teinturier : « Tout ce qui leur est volé, si la chose ne ressort pas de manière évidente [indiquant] qu'elle a été volée — qu'il s'agisse d'un bien de peu ou de grande valeur — et si [le client] fait [ainsi appel à leur honnêteté], alors il n'y a rien contre eux. Mais s'il ne fournit pas de preuve [des faits] et prétend simplement que ce qu'il réclame a disparu, alors ils en sont garants, à moins qu'ils n'aient une preuve [de leur innocence] appuyant leur parole. »
3- وَبِهَذَا الإسْنَادِ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَكَانَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) يُضَمِّنُ الْقَصَّارَ وَالصَّائِغَ احْتِيَاطاً لِلنَّاسِ وَكَانَ أَبِي يَتَطَوَّلُ عَلَيْهِ إِذَا كَانَ مَأْمُوناً.
Isnād3- Et par cette chaîne de transmission
Il a dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) rendait le foulon et l'orfèvre responsables (en cas de perte ou dommage), par précaution pour les gens. Quant à mon père, il faisait preuve de bienveillance à son égard (c'est-à-dire envers l'artisan) lorsqu'il était digne de confiance. »
4- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ قَصَّارٍ دَفَعْتُ إِلَيْهِ ثَوْباً فَزَعَمَ أَنَّهُ سُرِقَ مِنْ بَيْنِ مَتَاعِهِ قَالَ فَعَلَيْهِ أَنْ يُقِيمَ الْبَيِّنَةَ أَنَّهُ سُرِقَ مِنْ بَيْنِ مَتَاعِهِ وَلَيْسَ عَلَيْهِ شَيْءٌ وَإِنْ سُرِقَ مَتَاعُهُ كُلُّهُ فَلَيْسَ عَلَيْهِ شَيْءٌ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après celui qu'il a mentionné, d'après Ibn Miskān, d'après Abū Baṣīr, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'un teinturier à qui j'avais confié un vêtement et qui prétendit qu'il avait été volé parmi ses effets. Il (l'Imam) dit : Il lui incombe d'apporter la preuve (bayyina) qu'il a été volé parmi ses effets, et alors il n'est redevable de rien. Si tous ses effets ont été volés, il n'est redevable de rien.
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ كَانَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) يُضَمِّنُ الْقَصَّارَ وَالصَّبَّاغَ وَالصَّائِغَ احْتِيَاطاً عَلَى أَمْتِعَةِ النَّاسِ وَكَانَ لا يُضَمِّنُ (عَلَيْهِ السَّلام) مِنَ الْغَرَقِ وَالْحَرَقِ وَالشَّيْءِ الْغَالِبِ وَإِذَا غَرِقَتِ السَّفِينَةُ وَمَا فِيهَا فَأَصَابَهُ النَّاسُ فَمَا قَذَفَ بِهِ الْبَحْرُ عَلَى سَاحِلِهِ فَهُوَ لأهْلِهِ وَهُمْ أَحَقُّ بِهِ وَمَا غَاصَ عَلَيْهِ النَّاسُ وَتَرَكَهُ صَاحِبُهُ فَهُوَ لَهُمْ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, paix sur lui)
Il (l'Imam al-Ṣādiq, paix sur lui) a dit : « Le Commandeur des croyants (ʿAlī, paix sur lui) rendait le teinturier, le teinturier et l'orfèvre responsables (de la garantie des biens), par précaution pour les biens des gens. Mais il (paix sur lui) ne les rendait pas responsables en cas de noyade, d'incendie ou de calamité irrésistible. Et lorsque le navire et son contenu sombrent, et que les gens s'en emparent, alors ce que la mer rejette sur sa rive appartient à ses propriétaires légitimes, et ils y ont plus de droit. Quant à ce que les gens retirent par plongée et que son propriétaire a abandonné, cela leur appartient. »
6- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي نَجْرَانَ عَنْ صَفْوَانَ عَنِ الْكَاهِلِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْقَصَّارِ يُسَلَّمُ إِلَيْهِ الثَّوْبُ وَاشْتُرِطَ عَلَيْهِ أَنْ يُعْطِيَ فِي وَقْتٍ قَالَ إِذَا خَالَفَ الْوَقْتَ وَضَاعَ الثَّوْبُ بَعْدَ الْوَقْتِ فَهُوَ ضَامِنٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī Najrān, d'après Ṣafwān, d'après al-Kāhilī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet du teinturier (al-qaṣṣār) à qui l'on remet un vêtement et à qui l'on impose la condition de le rendre à un moment déterminé. Il (l'Imam) dit : « S'il ne respecte pas le délai et que le vêtement est perdu après ce délai, alors il en est garant (ḍāmin). »
7- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي الصَّبَّاحِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الثَّوْبِ أَدْفَعُهُ إِلَى الْقَصَّارِ فَيُحْرِقُهُ قَالَ أَغْرِمْهُ فَإِنَّكَ إِنَّمَا دَفَعْتَهُ إِلَيْهِ لِيُصْلِحَهُ وَلَمْ تَدْفَعْهُ إِلَيْهِ لِيُفْسِدَهُ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam d'après Ismāʿīl ibn Abī al-Ṣabbāḥ d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : « Je l'ai interrogé au sujet du vêtement que je remets au foulon (al-qaṣṣār, laveur ou teinturier) et qui le brûle. Il (l'Imam) répondit : “Fais-lui payer une compensation (aġrimhu), car tu ne le lui as confié que pour qu'il le répare, et tu ne le lui as pas confié pour qu'il le gâte.” »
8- أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى عَنْ غِيَاثِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أُتِيَ بِصَاحِبِ حَمَّامٍ وُضِعَتْ عِنْدَهُ الثِّيَابُ فَضَاعَتْ فَلَمْ يُضَمِّنْهُ وَقَالَ إِنَّمَا هُوَ أَمِينٌ.
IsnādAḥmad b. Muḥammad, d'après Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Ghiyāth b. Ibrāhīm, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), que le Commandeur des croyants (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille)
On amena devant lui le propriétaire d'un bain public chez qui des vêtements avaient été déposés puis s'étaient perdus ; il ne le tint pas pour responsable et dit : « Il n'est qu'un dépositaire (amīn). »
9- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) رُفِعَ إِلَيْهِ رَجُلٌ اسْتَأْجَرَ رَجُلا لِيُصْلِحَ بَابَهُ فَضَرَبَ الْمِسْمَارَ فَانْصَدَعَ الْبَابُ فَضَمَّنَهُ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام).
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) fut saisi du cas d'un homme qui avait loué un ouvrier pour réparer sa porte ; l'ouvrier enfonça un clou et la porte se fendit. Le Commandeur des croyants (sur lui la paix) le tint pour responsable (et le condamna à payer des dommages).
10- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مَرَّارٍ عَنْ يُونُسَ قَالَ سَأَلْتُ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الْقَصَّارِ وَالصَّائِغِ أَيُضَمَّنُونَ قَالَ لا يُصْلِحُ النَّاسُ إِلا أَنْ يُضَمَّنُوا قَالَ وَكَانَ يُونُسُ يَعْمَلُ بِهِ وَيَأْخُذُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ismāʿīl ibn Marrār, d'après Yūnus
Il a dit : J'ai interrogé al-Riḍā (que la paix soit sur lui) au sujet du teinturier et de l'orfèvre : « Doivent-ils être tenus pour responsables (en cas de perte ou dommage) ? » Il a répondu : « Les gens ne s'amendent que s'ils sont tenus pour responsables. » Il (Yūnus) a dit : Et Yūnus agissait selon cela et (en) prenait (acte).