1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ الْمَاضِي (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قُلْتُ لَهُ إِنِّي تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً فَوَجَدْتُ امْرَأَةً قَدْ أَرْضَعَتْنِي وَأَرْضَعَتْ أُخْتَهَا قَالَ فَقَالَ كَمْ قَالَ قُلْتُ شَيْئاً يَسِيراً قَالَ بَارَكَ اللهُ لَكَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, d'après Abū al-Ḥasan al-Māḍī (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Je lui dis : « J'ai épousé une femme, puis j'ai découvert qu'une femme m'avait allaité ainsi que sa sœur. » Il demanda : « Combien [de fois] ? » Je répondis : « Une quantité minime. » Il dit alors : « Qu'Allah te bénisse. »
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ أُخْتَ أَخِيهِ مِنَ الرَّضَاعَةِ فَقَالَ مَا أُحِبُّ أَنْ أَتَزَوَّجَ أُخْتَ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après plusieurs personnes, d'après Isḥāq ibn ʿAmmār, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un homme qui épouse la sœur utérine (par allaitement) de son frère de lait, il (l'Imam) dit : « Je n'aime pas que j'épouse la sœur utérine de mon frère de lait. »
3- مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنِ الْعَبْدِ الصَّالِحِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قُلْتُ لَهُ أَرْضَعَتْ أُمِّي جَارِيَةً بِلَبَنِي قَالَ هِيَ أُخْتُكَ مِنَ الرَّضَاعِ قَالَ فَقُلْتُ فَتَحِلُّ لأخِي مِنْ أُمِّي لَمْ تُرْضِعْهَا بِلَبَنِهِ يَعْنِي لَيْسَ بِهَذَا الْبَطْنِ وَلَكِنْ بِبَطْنٍ آخَرَ قَالَ وَالْفَحْلُ وَاحِدٌ قُلْتُ نَعَمْ هِيَ أُخْتِي لأبِي وَأُمِّي قَالَ اللَّبَنُ لِلْفَحْلِ صَارَ أَبُوكَ أَبَاهَا وَأُمُّكَ أُمَّهَا.
IsnādMuhammad b. Ismāʿīl, d'après al-Faḍl b. Shādhān, d'après Ṣafwān b. Yaḥyā, d'après le Serviteur Vertueux (al-ʿAbd al-Ṣāliḥ, la paix soit sur lui)
Il dit : Je lui dis : « Ma mère a allaité une fillette avec mon lait. » Il (l'Imam) dit : « Elle est ta sœur de lait. » Je dis alors : « Est-elle donc licite pour mon frère utérin (de mère), qui ne l'a pas allaitée avec son lait — j'entends par là pas de ce ventre-ci, mais d'un autre ventre ? » Il dit : « Et le géniteur (le père) est-il le même ? » Je dis : « Oui, elle est ma sœur paternelle et maternelle. » Il dit : « Le lait appartient au géniteur (al-faḥl) ; ton père devient son père, et ta mère devient sa mère. »
4- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ لَوْ أَنَّ رَجُلا تَزَوَّجَ جَارِيَةً رَضِيعاً فَأَرْضَعَتْهَا امْرَأَتُهُ فَسَدَ نِكَاحُهُ قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنِ امْرَأَةِ رَجُلٍ أَرْضَعَتْ جَارِيَةً أَتَصْلُحُ لِوَلَدِهِ مِنْ غَيْرِهَا قَالَ لا قُلْتُ فَنُزِّلَتْ بِمَنْزِلَةِ الأخْتِ مِنَ الرَّضَاعَةِ قَالَ نَعَمْ مِنْ قِبَلِ الأبِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Si un homme épouse une fille en bas âge (allaitante) et que sa femme (l'épouse de l'homme) allaite cette fille, son mariage (à l'homme avec cette fille) devient invalide. » Il (al-Ḥalabī) dit : « Je l'ai interrogé au sujet de l'épouse d'un homme qui a allaité une fille : est-elle licite pour son fils (issu) d'une autre (épouse) ? » Il a dit : « Non. » Je dis : « Est-elle alors considérée comme étant au rang d'une sœur de lait ? » Il a dit : « Oui, du côté du père. »
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ امْرَأَتِي حَلَبَتْ مِنْ لَبَنِهَا فِي مَكُّوكٍ فَأَسْقَتْهُ جَارِيَتِي فَقَالَ أَوْجِعِ امْرَأَتَكَ وَعَلَيْكَ بِجَارِيَتِكَ وَهُوَ هَكَذَا فِي قَضَاءِ عَلِيٍّ (عَلَيْهِ السَّلام).
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Un homme vint auprès du Prince des croyants (que la paix soit sur lui) et dit : “Ô Prince des croyants, ma femme a trai de son lait dans un makkūk (vase pour mesurer) et en a abreuvé ma servante.” Il répondit : “Frappe ta femme, et garde ta servante.” Et tel est le jugement de ʿAlī (que la paix soit sur lui). »
6- عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ وَعَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ جَارِيَةً صَغِيرَةً فَأَرْضَعَتْهَا امْرَأَتُهُ أَوْ أُمُّ وَلَدِهِ قَالَ تَحْرُمُ عَلَيْهِ.
IsnādD'après ʿAlī, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī et ʿAbd Allāh b. Sinān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un homme qui épouse une jeune fille encore petite : sa femme (libre) ou la mère de son enfant (esclave concubine) l'allaite. Il (l'Imam) dit : « Elle (la jeune fille) devient interdite (harām) pour lui (par le lien de l'allaitement). »
7- عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ الرَّضَاعُ الَّذِي يُنْبِتُ اللَّحْمَ وَالدَّمَ هُوَ الَّذِي يَرْضِعُ حَتَّى يَتَمَلَّى وَيَتَضَلَّعَ وَيَنْتَهِيَ نَفْسُهُ.
IsnādʿAlī, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après certains de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « L'allaitement qui fait croître la chair et le sang est celui où l'enfant tète jusqu'à être rassasié, jusqu'à s'en remplir les côtes, et jusqu'à ce qu'il s'arrête de lui-même. »
8- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنِ ابْنِ بُكَيْرٍ عَنْ أَبِي يَحْيَى الْحَنَّاطِ قَالَ قُلْتُ لأبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ ابْنِي وَابْنَةَ أَخِي فِي حَجْرِي وَأَرَدْتُ أَنْ أُزَوِّجَهَا إِيَّاهُ فَقَالَ بَعْضُ أَهْلِي إِنَّا قَدْ أَرْضَعْنَاهُمَا قَالَ فَقَالَ كَمْ قُلْتُ مَا أَدْرِي قَالَ فَأَدْرَانِي عَلَى أَنْ أُوَقِّتَ قَالَ فَقُلْتُ مَا أَدْرِي قَالَ فَقَالَ زَوِّجْهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Faḍḍāl, d'après Ibn Bukayr, d'après Abū Yaḥyā al-Ḥannāṭ
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Mon fils et la fille de mon frère sont sous ma tutelle, et j'ai voulu les marier l'un à l'autre. Mais certains des miens ont dit : “Nous les avons allaités tous deux.” » Il dit alors : « Combien (de tétées) ? » Je répondis : « Je ne sais pas. » Il me pressa d'en préciser le nombre. Je dis : « Je ne sais pas. » Il dit alors : « Marie-le. »
9- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ امْرَأَةٍ تَزْعُمُ أَنَّهَا أَرْضَعَتِ الْمَرْأَةَ وَالْغُلامَ ثُمَّ تُنْكِرُ قَالَ تُصَدَّقُ إِذَا أَنْكَرَتْ قُلْتُ فَإِنَّهَا قَالَتْ وَادَّعَتْ بَعْدُ بِأَنِّي قَدْ أَرْضَعْتُهُمَا قَالَ لا تُصَدَّقُ وَلا تُنَعَّمُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet d'une femme qui prétend avoir allaité une femme et un garçon, puis qui le nie. Il dit : Elle est crue lorsqu'elle le nie. Je dis : Et si elle dit et prétend par la suite qu'elle les a bien allaités tous les deux ? Il dit : Elle n'est ni crue, ni confirmée.
10- عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ لا يَصْلُحُ لِلْمَرْأَةِ أَنْ يَنْكِحَهَا عَمُّهَا وَلا خَالُهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ.
IsnādʿAlī, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd Allāh b. Sinān, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il a dit : « Il n'est pas convenable pour une femme que son oncle paternel ou son oncle maternel issus de l'allaitement (radāʿa) l'épouse. »
11- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ رِئَابٍ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ لا تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ عَلَى عَمَّتِهَا وَلا عَلَى خَالَتِهَا وَلا عَلَى أُخْتِهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ وَقَالَ إِنَّ عَلِيّاً (عَلَيْهِ السَّلام) ذَكَرَ لِرَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) ابْنَةَ حَمْزَةَ فَقَالَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أَ مَا عَلِمْتَ أَنَّهَا ابْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ وَكَانَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَعَمُّهُ حَمْزَةُ (عَلَيْهِ السَّلام) قَدْ رَضَعَا مِنِ امْرَأَةٍ.
Isnād11- Muhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad, d’après Ibn Maḥbūb, d’après ʿAlī ibn Ri’āb, d’après Abū ʿUbayda, qui dit : J’ai entendu Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire :
« Une femme ne doit pas être épousée en présence (simultanément) de sa tante paternelle, ni de sa tante maternelle, ni de sa sœur de lait. » Et il dit : « En vérité, ʿAlī (que la paix soit sur lui) mentionna au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) la fille de Ḥamza. Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit : “Ne sais-tu pas qu’elle est la fille de mon frère de lait ?” En effet, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) et son oncle Ḥamza (que la paix soit sur lui) avaient tous deux tété le lait d’une même femme. »
12- حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ الْحَسَنِ الْمِيثَمِيِّ عَنْ يُونُسَ بْنِ يَعْقُوبَ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ امْرَأَةٍ دَرَّ لَبَنُهَا مِنْ غَيْرِ وِلادَةٍ فَأَرْضَعَتْ جَارِيَةً وَغُلاماً بِذَلِكَ اللَّبَنِ هَلْ يَحْرُمُ بِذَلِكَ اللَّبَنِ مَا يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعِ قَالَ لا.
IsnādḤumayd ibn Ziyād d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad d'après Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Mīthamī d'après Yūnus ibn Yaʿqūb d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'une femme dont le lait a coulé sans accouchement et qui a allaité une fillette et un garçon avec ce lait : ce lait rend-il illicite ce que l'allaitement rend illicite ? Il (l'Imam) a dit : « Non. »
13- عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ أَبِي حَمَّادٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مَهْزِيَارَ رَوَاهُ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قِيلَ لَهُ إِنَّ رَجُلا تَزَوَّجَ بِجَارِيَةٍ صَغِيرَةٍ فَأَرْضَعَتْهَا امْرَأَتُهُ ثُمَّ أَرْضَعَتْهَا امْرَأَةٌ لَهُ أُخْرَى فَقَالَ ابْنُ شُبْرُمَةَ حَرُمَتْ عَلَيْهِ الْجَارِيَةُ وَامْرَأَتَاهُ فَقَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) أَخْطَأَ ابْنُ شُبْرُمَةَ حَرُمَتْ عَلَيْهِ الْجَارِيَةُ وَامْرَأَتُهُ الَّتِي أَرْضَعَتْهَا أَوَّلا فَأَمَّا الأخِيرَةُ فَلَمْ تَحْرُمْ عَلَيْهِ كَأَنَّهَا أَرْضَعَتِ ابْنَتَهَا.
Isnād13- ʿAlī ibn Muḥammad, d’après Ṣāliḥ ibn Abī Ḥammād, d’après ʿAlī ibn Mahziyār, qui le rapporte d’Abū Jaʿfar (al-Bāqir) (que la paix soit sur lui).
Il dit : On lui demanda : « Un homme a épousé une jeune servante ; sa femme (épouse) l’a allaitée, puis une autre de ses femmes l’a allaitée. Ibn Shubruma a dit : “La servante et ses deux femmes lui sont devenues interdites (par alliance de lait).” » Abū Jaʿfar (al-Bāqir) (que la paix soit sur lui) répondit : « Ibn Shubruma s’est trompé. La servante et sa première épouse (celle qui l’a allaitée en premier) lui sont devenues interdites. Quant à la dernière (seconde épouse), elle ne lui est pas devenue interdite, car c’est comme si elle avait allaité sa fille (à lui). »
14- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ قَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) انْهَوْا نِسَاءَكُمْ أَنْ يُرْضِعْنَ يَمِيناً وَشِمَالا فَإِنَّهُنَّ يَنْسَيْنَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) qui a dit : Le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) a dit :
« Interdisez à vos femmes d'allaiter à droite et à gauche [c'est-à-dire plusieurs enfants en même temps], car elles [finissent par] oublier [quel enfant a tété quel sein]. »
15- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ رِبَاطٍ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ أَوْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ إِذَا رَضَعَ الْغُلامُ مِنْ نِسَاءٍ شَتَّى فَكَانَ ذَلِكَ عِدَّةً أَوْ نَبَتَ لَحْمُهُ وَدَمُهُ عَلَيْهِ حَرُمَ عَلَيْهِ بَنَاتُهُنَّ كُلُّهُنَّ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Maḥbūb, d'après ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Ribāṭ, d'après Ibn Muskān, d'après Muḥammad ibn Muslim, d'après Abū Jaʿfar ou Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Lorsqu'un nourrisson tète le lait d'un nombre indéterminé de femmes, si la tétée est comptée au nombre de celles qui établissent le lien de parenté de lait (riḍāʿ) ou si sa chair et son sang se développent par ce lait, toutes les filles de ces femmes lui deviennent interdites (au mariage) par parenté de lait. »
16- عَنْهُ عَنِ ابْنِ سِنَانٍ عَنْ رَجُلٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سُئِلَ وَأَنَا حَاضِرٌ عَنِ امْرَأَةٍ أَرْضَعَتْ غُلاماً مَمْلُوكاً لَهَا مِنْ لَبَنِهَا حَتَّى فَطَمَتْهُ هَلْ لَهَا أَنْ تَبِيعَهُ قَالَ فَقَالَ لا هُوَ ابْنُهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ حَرُمَ عَلَيْهَا بَيْعُهُ وَأَكْلُ ثَمَنِهِ قَالَ ثُمَّ قَالَ أَلَيْسَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) قَالَ يَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ.
Isnādd'après lui, d'après Ibn Sinān, d'après un homme, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui)
Il dit : « Je fus présent lorsqu'il fut interrogé au sujet d'une femme qui avait allaité de son lait un jeune garçon lui appartenant comme esclave jusqu'à ce qu'elle l'ait sevré : lui est-il permis de le vendre ? » Il (l'Imam) répondit : « Non. Il est son fils par l'allaitement (radāʿa) ; il lui est illicite de le vendre et de consommer son prix. » Puis il ajouta : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) n'a-t-il pas dit : “Ce qui devient illicite par l'allaitement est ce qui devient illicite par la parenté de sang” ? »
17- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الْخَطَّابِ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ خِدَاشٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ عَبْدِ اللهِ الْخَثْعَمِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ أُمِّ وَلَدٍ لِي صَدُوقٍ زَعَمَتْ أَنَّهَا أَرْضَعَتْ جَارِيَةً لِي أُصَدِّقُهَا قَالَ لا.
Isnād17- Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Salama ibn al-Khaṭṭāb, d'après ʿAbd Allāh ibn Khidāsh, d'après Ṣāliḥ ibn ʿAbd Allāh al-Khathʿamī, a dit :
J'ai interrogé Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui) au sujet d'une mère de mes enfants (umm walad), digne de confiance (ṣadūq), qui prétendait avoir allaité une petite esclave m'appartenant. Je tenais cette femme pour véridique. Il (l'Imam) a dit : « Non. »
18- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ جَعْفَرٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي مُحَمَّدٍ (عَلَيْهِ السَّلام) امْرَأَةٌ أَرْضَعَتْ وَلَدَ الرَّجُلِ هَلْ يَحِلُّ لِذَلِكَ الرَّجُلِ أَنْ يَتَزَوَّجَ ابْنَةَ هَذِهِ الْمُرْضِعَةِ أَمْ لا فَوَقَّعَ (عَلَيْهِ السَّلام) لا لا تَحِلُّ لَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après ʿAbdallāh ibn Jaʿfar
Il dit : J'ai écrit à Abī Muḥammad (que la paix soit sur lui) [au sujet d'] une femme qui a allaité l'enfant d'un homme : est-il licite pour cet homme d'épouser la fille de cette nourrice ou non ? Alors il (que la paix soit sur lui) a répondu par écrit : Non, elle ne lui est pas licite.