3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عُمَرَ بْنِ أُذَيْنَةَ قَالَ حَدَّثَنِي سَعْدُ بْنُ أَبِي عُرْوَةَ عَنْ قَتَادَةَ عَنِ الْحَسَنِ الْبَصْرِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) تَزَوَّجَ امْرَأَةً مِنْ بَنِي عَامِرِ بْنِ صَعْصَعَةَ يُقَالُ لَهَا سَنَى وَكَانَتْ مِنْ أَجْمَلِ أَهْلِ زَمَانِهَا فَلَمَّا نَظَرَتْ إِلَيْهَا عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ قَالَتَا لَتَغْلِبُنَا هَذِهِ عَلَى رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِجَمَالِهَا فَقَالَتَا لَهَا لا يَرَى مِنْكِ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) حِرْصاً فَلَمَّا دَخَلَتْ عَلَى رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) تَنَاوَلَهَا بِيَدِهِ فَقَالَتْ أَعُوذُ بِاللهِ فَانْقَبَضَتْ يَدُ رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) عَنْهَا فَطَلَّقَهَا وَأَلْحَقَهَا بِأَهْلِهَا وَتَزَوَّجَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) امْرَأَةً مِنْ كِنْدَةَ بِنْتَ أَبِي الْجَوْنِ فَلَمَّا مَاتَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ رَسُولِ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) ابْنُ مَارِيَةَ الْقِبْطِيَّةِ قَالَتْ لَوْ كَانَ نَبِيّاً مَا مَاتَ ابْنُهُ فَأَلْحَقَهَا رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِأَهْلِهَا قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ بِهَا فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَوُلِّيَ النَّاسَ أَبُو بَكْرٍ أَتَتْهُ الْعَامِرِيَّةُ وَالْكِنْدِيَّةُ وَقَدْ خُطِبَتَا فَاجْتَمَعَ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ فَقَالا لَهُمَا اخْتَارَا إِنْ شِئْتُمَا الْحِجَابَ وَإِنْ شِئْتُمَا الْبَاهَ فَاخْتَارَتَا الْبَاهَ فَتَزَوَّجَتَا فَجُذِمَ أَحَدُ الرَّجُلَيْنِ وَجُنَّ الآخَرُ. قَالَ عُمَرُ بْنُ أُذَيْنَةَ فَحَدَّثْتُ بِهَذَا الْحَدِيثِ زُرَارَةَ وَالْفُضَيْلَ فَرَوَيَا عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّهُ قَالَ مَا نَهَى اللهُ عَزَّ وَجَلَّ عَنْ شَيْءٍ إِلا وَقَدْ عُصِيَ فِيهِ حَتَّى لَقَدْ نَكَحُوا أَزْوَاجَ النَّبِيِّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مِنْ بَعْدِهِ وَذَكَرَ هَاتَيْنِ الْعَامِرِيَّةَ وَالْكِنْدِيَّةَ ثُمَّ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) لَوْ سَأَلْتَهُمْ عَنْ رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً فَطَلَّقَهَا قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ بِهَا أَتَحِلُّ لابْنِهِ لَقَالُوا لا فَرَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أَعْظَمُ حُرْمَةً مِنْ آبَائِهِمْ.
Isnād3- ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿUmar ibn Udhayna, qui dit : m'a rapporté Saʿd ibn Abī ʿUrwa, d'après Qatāda, d'après al-Ḥasan al-Baṣrī,
que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) épousa une femme des Banū ʿĀmir ibn Ṣaʿṣaʿa appelée Sanā. Elle était parmi les plus belles femmes de son temps. Lorsque ʿĀ’isha et Ḥafṣa la virent, elles dirent : « Cette femme va nous dominer auprès du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) par sa beauté. » Elles lui dirent : « Que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) ne voie en toi aucun empressement. » Quand elle entra chez le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), il tendit la main vers elle, mais elle dit : « Je cherche refuge auprès de Dieu. » La main du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) se retira d'elle, il la répudia et la renvoya à sa famille. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) épousa aussi une femme des Kinda, la fille d’Abū l-Jawn. Lorsque Ibrāhīm, le fils du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) et de Māriya la Copte, mourut, elle dit : « S’il était un prophète, son fils ne serait pas mort. » Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) la renvoya à sa famille avant même d’avoir consommé le mariage. Lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) mourut et qu’Abū Bakr prit la direction des gens, la femme des ʿĀmir et celle des Kinda vinrent à lui, après avoir été demandées en mariage. Abū Bakr et ʿUmar se réunirent et dirent aux deux femmes : « Choisissez : si vous voulez, le voile [l’isolement des veuves du Prophète], et si vous voulez, le mariage. » Elles choisirent le mariage et se marièrent. Alors l’un des deux hommes fut frappé de lèpre et l’autre devint fou. ʿUmar ibn Udhayna dit : Je rapportai ce hadith à Zurāra et al-Fuḍayl, qui rapportèrent d’après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) qu’il dit : « Dieu – Puissant et Majestueux – n’a rien interdit sans que cela n’ait été transgressé. Jusqu’à ce qu’ils aient épousé les épouses du Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) après lui » – et il mentionna ces deux femmes, la ʿĀmirite et la Kindite. Puis Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dit : « Si tu leur demandais au sujet d’un homme qui a épousé une femme puis l’a répudiée avant d’avoir consommé avec elle : est-elle licite pour son fils ? Ils diraient : non. Or le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) est plus sacré que leurs pères. »