1- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ رِجَالِهِ ذَكَرَهُ قَالَ الذَّهَبُ بِالذَّهَبِ وَالْفِضَّةُ بِالْفِضَّةِ وَزْناً بِوَزْنٍ سَوَاءً لَيْسَ لِبَعْضِهِ فَضْلٌ عَلَى بَعْضٍ وَتُبَاعُ الْفِضَّةُ بِالذَّهَبِ وَالذَّهَبُ بِالْفِضَّةِ كَيْفَ شِئْتَ يَداً بِيَدٍ وَلا بَأْسَ بِذَلِكَ وَلا تَحِلُّ النَّسِيئَةُ وَالذَّهَبُ وَالْفِضَّةُ يُبَاعَانِ بِمَا سِوَاهُمَا مِنْ وَزْنٍ أَوْ كَيْلٍ أَوْ عَدَدٍ أَوْ غَيْرِ ذَلِكَ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً جَمِيعاً لا بَأْسَ بِذَلِكَ وَمَا كِيلَ أَوْ وُزِنَ مِمَّا أَصْلُهُ وَاحِدٌ فَلَيْسَ لِبَعْضِهِ فَضْلٌ عَلَى بَعْضٍ كَيْلا بِكَيْلٍ أَوْ وَزْناً بِوَزْنٍ فَإِذَا اخْتَلَفَ أَصْلُ مَا يُكَالُ فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً [فَإِنِ اخْتَلَفَ أَصْلُ مَا يُوزَنُ فَلَيْسَ بِهِ بَأْسٌ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً] وَمَا كِيلَ بِمَا وُزِنَ فَلا بَأْسَ بِهِ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً جَمِيعاً لا بَأْسَ بِهِ وَمَا عُدَّ عَدَداً وَلَمْ يُكَلْ وَلَمْ يُوزَنْ فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَقَالَ إِذَا كَانَ أَصْلُهُ وَاحِداً وَإِنِ اخْتَلَفَ أَصْلُ مَا يُعَدُّ فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً جَمِيعاً لا بَأْسَ بِهِ وَمَا عُدَّ أَوْ لَمْ يُعَدَّ فَلا بَأْسَ بِهِ بِمَا يُكَالُ أَوْ بِمَا يُوزَنُ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً جَمِيعاً لا بَأْسَ بِذَلِكَ وَمَا كَانَ أَصْلُهُ وَاحِداً وَكَانَ يُكَالُ أَوْ يُوزَنُ فَخَرَجَ مِنْهُ شَيْءٌ لا يُكَالُ وَلا يُوزَنُ فَلا بَأْسَ بِهِ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَذَلِكَ أَنَّ الْقُطْنَ وَالْكَتَّانَ أَصْلُهُ يُوزَنُ وَغَزْلُهُ يُوزَنُ وَثِيَابُهُ لا تُوزَنُ فَلَيْسَ لِلْقُطْنِ فَضْلٌ عَلَى الْغَزْلِ وَأَصْلُهُ وَاحِدٌ فَلا يَصْلُحُ إِلا مِثْلا بِمِثْلٍ وَوَزْناً بِوَزْنٍ فَإِذَا صُنِعَ مِنْهُ الثِّيَابُ صَلَحَ يَداً بِيَدٍ وَالثِّيَابُ لا بَأْسَ الثَّوْبَانِ بِالثَّوْبِ وَإِنْ كَانَ أَصْلُهُ وَاحِداً يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَإِذَا كَانَ قُطْنٌ وَكَتَّانٌ فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَإِنْ كَانَتِ الثِّيَابُ قُطْناً وَكَتَّاناً فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً كِلاهُمَا لا بَأْسَ بِهِ وَلا بَأْسَ بِثِيَابِ الْقُطْنِ وَالْكَتَّانِ بِالصُّوفِ يَداً بِيَدٍ وَنَسِيئَةً وَمَا كَانَ مِنْ حَيَوَانٍ فَلا بَأْسَ بِهِ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ وَإِنْ كَانَ أَصْلُهُ وَاحِداً يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَإِذَا اخْتَلَفَ أَصْلُ الْحَيَوَانِ فَلا بَأْسَ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً وَإِذَا كَانَ حَيَوَانٌ بِعَرْضٍ فَتَعَجَّلْتَ الْحَيَوَانَ وَأَنْسَأْتَ الْعَرْضَ فَلا بَأْسَ بِهِ وَإِنْ تَعَجَّلْتَ الْعَرْضَ وَأَنْسَأْتَ الْحَيَوَانَ فَهُوَ مَكْرُوهٌ وَإِذَا بِعْتَ حَيَوَاناً بِحَيَوَانٍ أَوْ زِيَادَةِ دِرْهَمٍ أَوْ عَرْضٍ فَلا بَأْسَ وَلا بَأْسَ أَنْ تَعَجَّلَ الْحَيَوَانَ وَتُنْسِئَ الدَّرَاهِمَ وَالدَّارُ بِالدَّارَيْنِ وَجَرِيبُ أَرْضٍ بِجَرِيبَيْنِ لا بَأْسَ بِهِ يَداً بِيَدٍ وَيُكْرَهُ نَسِيئَةً قَالَ وَلا يُنْظَرُ فِيمَا يُكَالُ وَيُوزَنُ إِلا إِلَى الْعَامَّةِ وَلا يُؤْخَذُ فِيهِ بِالْخَاصَّةِ فَإِنْ كَانَ قَوْمٌ يَكِيلُونَ اللَّحْمَ وَيَكِيلُونَ الْجَوْزَ فَلا يُعْتَبَرُ بِهِمْ لأنَّ أَصْلَ اللَّحْمِ أَنْ يُوزَنَ وَأَصْلَ الْجَوْزِ أَنْ يُعَدَّ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après ses informateurs qu'il a mentionnés
Il a dit : L'or contre l'or et l'argent contre l'argent, en poids égal, sans qu'aucun des deux n'ait de supériorité sur l'autre. L'argent peut être vendu contre de l'or, et l'or contre de l'argent, comme tu veux, de main à main (yadan bi-yadin, c'est-à-dire en échange comptant), et cela n'est pas blâmable. Le crédit (nasī'a, vente à terme) n'est pas licite pour ces métaux. L'or et l'argent peuvent être vendus contre ce qui est autre qu'eux, qu'il s'agisse de marchandises pesées, mesurées, comptées ou d'autre nature, de main à main ou à crédit, tout cela n'est pas blâmable. Ce qui est mesuré ou pesé, lorsqu'il est de même essence (aṣlun wāḥid), aucune partie n'a de supériorité sur une autre : il faut l'échanger mesure contre mesure ou poids contre poids. Si les essences de ce qui se mesure diffèrent, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un de main à main, mais c'est réprouvé (makrūh) à crédit. [Si les essences de ce qui se pèsent diffèrent, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un de main à main, mais c'est réprouvé à crédit.] Ce qui est mesuré contre ce qui est pesé n'est pas blâmable, de main à main ou à crédit, tout cela n'est pas blâmable. Ce qui est compté et qui n'est ni mesuré ni pesé n'est pas blâmable à en donner deux contre un de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Il a dit : Lorsque son essence est une, même si les essences des choses comptées diffèrent, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un de main à main et à crédit, tout cela n'est pas blâmable. Ce qui est compté ou non compté peut être échangé contre ce qui est mesuré ou pesé, de main à main ou à crédit, tout cela n'est pas blâmable. Ce qui est de même essence et se mesure ou se pèse, mais dont on extrait quelque chose qui ne se mesure ni ne se pèse, n'est pas blâmable de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. C'est ainsi que le coton et le lin : leur matière première se pèse, leur fil se pèse, mais leurs vêtements ne se pèsent pas. Le coton n'a pas de supériorité sur le fil, leur essence étant une : il ne convient donc que l'égal contre l'égal, poids contre poids. Lorsqu'on en fabrique des vêtements, cela devient licite de main à main. Pour les vêtements, il n'y a pas de mal à échanger deux vêtements contre un, même si leur essence est une, de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Lorsqu'il s'agit de coton et de lin (mélangés), il n'y a pas de mal à en donner deux contre un de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Si les vêtements sont faits de coton et de lin, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un, de main à main ou à crédit, les deux sont sans blâme. Il n'y a pas de mal non plus à échanger des vêtements de coton et de lin contre de la laine, de main à main ou à crédit. Pour ce qui est des animaux, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un, même si leur essence est une, de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Lorsque les essences des animaux diffèrent, il n'y a pas de mal à en donner deux contre un de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Si un animal est échangé contre une marchandise (ʿaraḍ), et que tu prends l'animal immédiatement en différant la marchandise, il n'y a pas de mal. Si tu prends la marchandise immédiatement et que tu diffères l'animal, cela est réprouvé. Si tu vends un animal contre un animal avec un surplus d'un dirham ou d'une marchandise, il n'y a pas de mal. Il n'y a pas de mal non plus à prendre l'animal comptant et à différer les dirhams. La maison contre deux maisons, et un jarīb (mesure de surface) de terre contre deux jarībs, n'est pas blâmable de main à main, mais c'est réprouvé à crédit. Il a dit : Pour ce qui est mesuré et pesé, on ne considère que la pratique générale (al-ʿāmma) et on ne prend pas en compte la pratique particulière (al-khāṣṣa). Si un groupe de gens mesure la viande et mesure les noix, on ne les prend pas pour référence, car la viande doit être pesée et les noix doivent être comptées.