6- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادٍ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ صَاحِبُ الْوَدِيعَةِ وَالْبِضَاعَةِ مُؤْتَمَنَانِ وَقَالَ إِذَا هَلَكَتِ الْعَارِيَّةُ عِنْدَ الْمُسْتَعِيرِ لَمْ يَضْمَنْهُ إِلا أَنْ يَكُونَ قَدِ اشْتُرِطَ عَلَيْهِ وَقَالَ فِي حَدِيثٍ آخَرَ إِذَا كَانَ مُسْلِماً عَدْلا فَلَيْسَ عَلَيْهِ ضَمَانٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il (l'Imam) a dit : « Le dépositaire (ṣāḥib al-wadīʿa) et celui qui reçoit une marchandise en consignation (al-biḍāʿa) sont tous deux des personnes de confiance (muʾtamanān). » Et il a dit : « Si le prêt à usage (al-ʿāriyya) périt chez l'emprunteur (al-mustaʿīr), celui-ci n'en est pas garant, à moins qu'une condition (de garantie) n'ait été stipulée contre lui. » Et il a dit dans un autre hadith : « Si [l'emprunteur] est un musulman intègre (ʿadl), il n'y a pas de garantie (ḍamān) sur lui. »
2- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) لا يَضْمَنُ الْعَارِيَّةَ إِلا أَنْ يَكُونَ قَدِ اشْتَرَطَ فِيهَا ضَمَاناً إِلا الدَّنَانِيرَ فَإِنَّهَا مَضْمُونَةٌ وَإِنْ لَمْ يَشْتَرِطْ فِيهَا ضَمَاناً.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān, qui a dit :
Le prêt à usage (al-ʿāriya) n'engage pas la responsabilité (ḍamān) de l'emprunteur, à moins que la condition de garantie n'y ait été stipulée, sauf en ce qui concerne les dīnārs (pièces d'or) : ceux-ci sont garantis (maḍmūna) même si la condition de garantie n'a pas été stipulée.
3- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ جَمِيلٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ قُلْتُ لأبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) الْعَارِيَّةُ مَضْمُونَةٌ فَقَالَ جَمِيعُ مَا اسْتَعَرْتَهُ فَتَوِيَ فَلا يَلْزَمُكَ [مَا] تَوَاهُ إِلا الذَّهَبُ وَالْفِضَّةُ فَإِنَّهُمَا يَلْزَمَانِ إِلا أَنْ يُشْتَرَطَ عَلَيْهِ أَنَّهُ مَتَى مَا تَوِيَ لَمْ يَلْزَمْكَ تَوَاهُ وَكَذَلِكَ جَمِيعُ مَا اسْتَعَرْتَ فَاشْتُرِطَ عَلَيْكَ لَزِمَكَ وَالذَّهَبُ وَالْفِضَّةُ لازِمٌ لَكَ وَإِنْ لَمْ يُشْتَرَطْ عَلَيْكَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Jamīl, d'après Zurāra
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Le prêt à usage (al-ʿāriyya) est-il garanti ? » Il répondit : « Tout ce que tu empruntes et qui se perd, ce qui est perdu ne t'incombe pas, sauf l'or et l'argent : ceux-ci t'incombent, à moins qu'il n'ait été stipulé à son sujet que, lorsqu'il se perd, sa perte ne t'incombe pas. De même, tout ce que tu empruntes et dont la perte t'a été stipulée t'incombe. L'or et l'argent t'incombent, même si cela ne t'a pas été stipulé. »
4- الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبَانٍ [عَنْ مُحَمَّدٍ] عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْعَارِيَّةِ يَسْتَعِيرُهَا الإنْسَانُ فَتَهْلِكُ أَوْ تُسْرَقُ فَقَالَ إِذَا كَانَ أَمِيناً فَلا غُرْمَ عَلَيْهِ قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنِ الَّذِي يَسْتَبْضِعُ الْمَالَ فَيَهْلِكُ أَوْ يُسْرَقُ أَعَلَى صَاحِبِهِ ضَمَانٌ فَقَالَ لَيْسَ عَلَيْهِ غُرْمٌ بَعْدَ أَنْ يَكُونَ الرَّجُلُ أَمِيناً.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muʿallā ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī, d'après Abān, d'après Muḥammad, d'après Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām)
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet d'un objet prêté (al-ʿāriya) qu'une personne emprunte et qui périt ou est volé. Il dit : « Si l'emprunteur est digne de confiance (amīn), il n'y a pas d'indemnité (ghurm) à sa charge. » [Le narrateur] dit : Et je l'ai interrogé au sujet de celui qui reçoit un bien en dépôt pour le faire parvenir (yastabḍiʿ al-māl) et qui périt ou est volé : son propriétaire est-il tenu à une garantie (ḍamān) ? Il dit : « Il n'y a pas d'indemnité à sa charge, à condition que l'homme soit digne de confiance. »
5- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ عَبْدِ اللهِ بْنِ سِنَانٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنِ الْعَارِيَّةِ فَقَالَ لا غُرْمَ عَلَى مُسْتَعِيرِ عَارِيَّةٍ إِذَا هَلَكَتْ إِذَا كَانَ مَأْمُوناً.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān qui a dit :
J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet du prêt à usage (al-ʿāriya). Il a dit : « Il n'y a pas de responsabilité (garāma) pour l'emprunteur d'un bien prêté lorsque celui-ci périt, à condition qu'il soit digne de confiance (maʾmūn). »
6- الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَمَّنْ حَدَّثَهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي رَجُلٍ اسْتَعَارَ ثَوْباً ثُمَّ عَمَدَ إِلَيْهِ فَرَهَنَهُ فَجَاءَ أَهْلُ الْمَتَاعِ إِلَى مَتَاعِهِمْ قَالَ يَأْخُذُونَ مَتَاعَهُمْ.
IsnādD'après al-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muʿallā ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī, d'après Abān ibn ʿUthmān, d'après celui qui le lui a rapporté, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet d'un homme qui emprunta un vêtement, puis le mit en gage (rahn). Les propriétaires du bien vinrent réclamer leur bien. Il (l'Imam) dit : « Ils reprennent leur bien. »
7- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادٍ عَنْ حَرِيزٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ وَدِيعَةِ الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ قَالَ فَقَالَ كُلُّمَا كَانَ مِنْ وَدِيعَةٍ وَلَمْ تَكُنْ مَضْمُونَةً لا تَلْزَمُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ḥammād, d'après Ḥarīz, d'après Zurāra
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet du dépôt (wadīʿa) d'or et d'argent. Il dit alors : Tout ce qui fait l'objet d'un dépôt et n'est pas garanti (ḍamān) n'engage pas.
8- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَسَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ رَجُلٍ اسْتَوْدَعَ رَجُلا أَلْفَ دِرْهَمٍ فَضَاعَتْ فَقَالَ الرَّجُلُ كَانَتْ عِنْدِي وَدِيعَةً وَقَالَ الآخَرُ إِنَّمَا كَانَتْ عَلَيْكَ قَرْضاً قَالَ الْمَالُ لازِمٌ لَهُ إِلا أَنْ يُقِيمَ الْبَيِّنَةَ أَنَّهَا كَانَتْ وَدِيعَةً.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad et Sahl b. Ziyād, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Abī Naṣr, d'après Ḥammād b. ʿUthmān, d'après Isḥāq b. ʿAmmār
Il dit : J'ai interrogé Abū l-Ḥasan (sur lui la paix) au sujet d'un homme qui avait confié à un autre mille dirhams en dépôt (wadīʿa), puis ces dirhams furent perdus. L'homme dit : « C'était chez moi un dépôt », et l'autre dit : « Ce n'était qu'un prêt (qarḍ) dû par toi. » Il (l'Imam) dit : « La somme incombe à celui (qui la détient), à moins qu'il n'apporte la preuve (bayyina) qu'il s'agissait d'un dépôt. »
9- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي مُحَمَّدٍ (عَلَيْهِ السَّلام) رَجُلٌ دَفَعَ إِلَى رَجُلٍ وَدِيعَةً فَوَضَعَهَا فِي مَنْزِلِ جَارِهِ فَضَاعَتْ فَهَلْ يَجِبُ عَلَيْهِ إِذَا خَالَفَ أَمْرَهُ وَأَخْرَجَهَا مِنْ مِلْكِهِ فَوَقَّعَ (عَلَيْهِ السَّلام) هُوَ ضَامِنٌ لَهَا إِنْ شَاءَ اللهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn, qui dit : J'écrivis à Abī Muḥammad (que la paix soit sur lui)
Un homme confia un dépôt à un autre homme ; ce dernier le plaça dans la maison de son voisin, et le dépôt fut perdu. Est-il tenu responsable pour avoir désobéi à l'ordre (du déposant) et avoir sorti le dépôt de sa propre possession ? Alors il (que la paix soit sur lui) répondit par écrit : Il en est garant, si Allah le veut.
10- عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي نَجْرَانَ عَنْ عَاصِمِ بْنِ حُمَيْدٍ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ بَعَثَ رَسُولُ اللهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) إِلَى صَفْوَانَ بْنِ أُمَيَّةَ فَاسْتَعَارَ مِنْهُ سَبْعِينَ دِرْعاً بِأَطْرَاقِهَا قَالَ فَقَالَ أَغَصْباً يَا مُحَمَّدُ فَقَالَ النَّبِيُّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بَلْ عَارِيَّةٌ مَضْمُونَةٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī Najrān, d'après ʿĀṣim ibn Ḥumayd, d'après Abū Baṣīr, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) qui a dit :
Je l'ai entendu dire : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) envoya quelqu'un auprès de Ṣafwān ibn Umayya et lui emprunta soixante-dix cottes de mailles avec leurs accessoires. Ṣafwān dit : “Est-ce une spoliation, ô Muhammad ?” Le Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) répondit : “Non, c'est un prêt sous garantie.” »