Chapitre
2- وَعَنْهُ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ الْكُوفِيِّ عَنْ عُبَيْسِ بْنِ هِشَامٍ عَنْ أَبَانِ بْنِ تَغْلِبَ عَنْ أَبِي حَمْزَةَ رَفَعَهُ قَالَ قَامَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) عَلَى دَارِ ابْنِ أَبِي مُعَيْطٍ وَكَانَ يُقَامُ فِيهَا الإبِلُ فَقَالَ يَا مَعَاشِرَ السَّمَاسِرَةِ أَقِلُّوا الأيْمَانَ فَإِنَّهَا مَنْفَقَةٌ لِلسِّلْعَةِ مَمْحَقَةٌ لِلرِّبْحِ.
IsnādD'après lui (le même prédécesseur), d'après al-Ḥasan b. ʿAlī al-Kūfī, d'après ʿUbayṣ b. Hishām, d'après Abān b. Taghlib, d'après Abū Ḥamza, remontant (la chaîne) jusqu'à lui, il a dit :
Le Prince des croyants (ʿAlī, que la paix soit sur lui) se tint à la porte de la maison d'Ibn Abī Muʿayṭ, où l'on faisait se tenir les chameaux (pour le commerce). Il dit : « Ô assemblée des courtiers ! Réduisez les serments, car ils donnent du débouché à la marchandise mais anéantissent le profit. »
3- عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عُبَيْدِ اللهِ الدِّهْقَانِ عَنْ دُرُسْتَ بْنِ أَبِي مَنْصُورٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الْحَمِيدِ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ ثَلاثَةٌ لا يَنْظُرُ اللهُ تَعَالَى إِلَيْهِمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَحَدُهُمْ رَجُلٌ اتَّخَذَ اللهَ بِضَاعَةً لا يَشْتَرِي إِلا بِيَمِينٍ وَلا يَبِيعُ إِلا بِيَمِينٍ.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Khālid, d'après Muḥammad b. ʿĪsā, d'après ʿUbayd Allāh al-Dihqān, d'après Durust b. Abī Manṣūr, d'après Ibrāhīm b. ʿAbd al-Ḥamīd, d'après Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui), qui a dit :
Trois personnes, Dieu Très-Haut ne les regardera pas au Jour de la Résurrection : l'une d'elles est un homme qui a fait de Dieu une marchandise, n'achetant et ne vendant que par serment.
4- مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ زَعْلانَ عَنْ أَبِي إِسْمَاعِيلَ رَفَعَهُ عَنْ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ إِيَّاكُمْ وَالْحَلْفَ فَإِنَّهُ يُنَفِّقُ السِّلْعَةَ وَيَمْحَقُ الْبَرَكَةَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā d'après Muḥammad ibn al-Ḥasan Zaghʿalān d'après Abū Ismāʿīl (en remontant la chaîne) d'après le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix)
Il disait : « Gardez-vous du serment (al-ḥalaf), car il fait écouler la marchandise mais anéantit la bénédiction (al-baraka). »
1- أَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ النَّضْرِ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْفَزَارِيِّ قَالَ دَعَا أَبُو عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) مَوْلًى لَهُ يُقَالُ لَهُ مُصَادِفٌ فَأَعْطَاهُ أَلْفَ دِينَارٍ وَقَالَ لَهُ تَجَهَّزْ حَتَّى تَخْرُجَ إِلَى مِصْرَ فَإِنَّ عِيَالِي قَدْ كَثُرُوا قَالَ فَتَجَهَّزَ بِمَتَاعٍ وَخَرَجَ مَعَ التُّجَّارِ إِلَى مِصْرَ فَلَمَّا دَنَوْا مِنْ مِصْرَ اسْتَقْبَلَتْهُمْ قَافِلَةٌ خَارِجَةٌ مِنْ مِصْرَ فَسَأَلُوهُمْ عَنِ الْمَتَاعِ الَّذِي مَعَهُمْ مَا حَالُهُ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ مَتَاعَ الْعَامَّةِ فَأَخْبَرُوهُمْ أَنَّهُ لَيْسَ بِمِصْرَ مِنْهُ شَيْءٌ فَتَحَالَفُوا وَتَعَاقَدُوا عَلَى أَنْ لا يَنْقُصُوا مَتَاعَهُمْ مِنْ رِبْحِ الدِّينَارِ دِينَاراً فَلَمَّا قَبَضُوا أَمْوَالَهُمْ وَانْصَرَفُوا إِلَى الْمَدِينَةِ فَدَخَلَ مُصَادِفٌ عَلَى أَبِي عَبْدِ اللهِ (عَلَيْهِ السَّلام) وَمَعَهُ كِيسَانِ فِي كُلِّ وَاحِدٍ أَلْفُ دِينَارٍ فَقَالَ جُعِلْتُ فِدَاكَ هَذَا رَأْسُ الْمَالِ وَهَذَا الآخَرُ رِبْحٌ فَقَالَ إِنَّ هَذَا الرِّبْحَ كَثِيرٌ وَلَكِنْ مَا صَنَعْتَهُ فِي الْمَتَاعِ فَحَدَّثَهُ كَيْفَ صَنَعُوا وَكَيْفَ تَحَالَفُوا فَقَالَ سُبْحَانَ اللهِ تَحْلِفُونَ عَلَى قَوْمٍ مُسْلِمِينَ أَلا تَبِيعُوهُمْ إِلا رِبْحَ الدِّينَارِ دِينَاراً ثُمَّ أَخَذَ أَحَدَ الْكِيسَيْنِ فَقَالَ هَذَا رَأْسُ مَالِي وَلا حَاجَةَ لَنَا فِي هَذَا الرِّبْحِ ثُمَّ قَالَ يَا مُصَادِفُ مُجَادَلَةُ السُّيُوفِ أَهْوَنُ مِنْ طَلَبِ الْحَلالِ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, d'après Aḥmad b. al-Naḍr, d'après Abū Jaʿfar al-Fazārī, qui a dit :
Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) appela un affranchi (mawlā) à lui nommé Muṣādif, lui donna mille dînars et lui dit : « Prépare-toi à partir pour l'Égypte, car mes gens (charges familiales) se sont multipliés. » Il dit : Il se prépara donc avec des marchandises et partit avec les commerçants vers l'Égypte. Lorsqu'ils approchèrent de l'Égypte, une caravane venant d'Égypte les rencontra. Ils l'interrogèrent sur l'état des marchandises qu'ils avaient avec eux dans la ville — c'étaient des marchandises courantes — et on les informa qu'il n'y en avait plus du tout en Égypte. Alors ils se lièrent par serments et s'engagèrent mutuellement à ne pas vendre leurs marchandises à moins d'un dînâr de profit par dînâr. Quand ils eurent perçu leurs fonds et furent retournés à Médine, Muṣādif entra chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) avec deux bourses contenant chacune mille dînars et dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Voici le capital, et voici l'autre, le profit. » Il dit : « Certes, ce profit est abondant, mais qu'as-tu fait avec la marchandise ? » Il lui raconta comment ils avaient agi et comment ils s'étaient liés par serments. Alors il dit : « Gloire à Dieu ! Vous prêtez serment contre des gens musulmans pour ne leur vendre qu'au prix d'un dînâr de profit par dînâr ? » Puis il prit l'une des deux bourses et dit : « Ceci est mon capital ; nous n'avons nul besoin de ce profit. » Ensuite il dit : « Ô Muṣādif ! Le choc des épées est plus aisé que la quête du licite (ṭalab al-ḥalāl). »