1ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ أَوْ غَيْرِهِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيِّ بْنِ يَقْطِينٍ عَنْ أَخِيهِ الْحُسَيْنِ قَالَ حَجَجْتُ مَعَ أَبِي وَمَعِي أُخْتٌ لِي فَلَمَّا قَدِمْنَا مَكَّةَ حَاضَتْ فَجَزِعَتْ جَزَعاً شَدِيداً خَوْفاً أَنْ يَفُوتَهَا الْحَجُّ فَقَالَ لِي أَبِي ائْتِ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَقُلْ لَهُ إِنَّ أَبِي يُقْرِئُكَ السَّلامَ وَيَقُولُ لَكَ إِنَّ فَتَاةً لِي قَدْ حَجَجْتُ بِهَا وَقَدْ حَاضَتْ وَجَزِعَتْ جَزَعاً شَدِيداً مَخَافَةَ أَنْ يَفُوتَهَا الْحَجُّ فَمَا تَأْمُرُهَا قَالَ فَأَتَيْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَكَانَ فِي الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ فَوَقَفْتُ بِحِذَاهُ فَلَمَّا نَظَرَ إِلَيَّ أَشَارَ إِلَيَّ فَأَتَيْتُهُ وَقُلْتُ لَهُ إِنَّ أَبِي يُقْرِئُكَ السَّلامَ وَأَدَّيْتُ إِلَيْهِ مَا أَمَرَنِي بِهِ أَبِي فَقَالَ أَبْلِغْهُ السَّلامَ وَقُلْ لَهُ فَلْيَأْمُرْهَا أَنْ تَأْخُذَ قُطْنَةً بِمَاءِ اللَّبَنِ فَلْتَسْتَدْخِلْهَا فَإِنَّ الدَّمَ سَيَنْقَطِعُ عَنْهَا وَتَقْضِي مَنَاسِكَهَا كُلَّهَا قَالَ فَانْصَرَفْتُ إِلَى أَبِي فَأَدَّيْتُ إِلَيْهِ قَالَ فَأَمَرَهَا بِذَلِكَ فَفَعَلَتْهُ فَانْقَطَعَ عَنْهَا الدَّمُ وَشَهِدَتِ الْمَنَاسِكَ كُلَّهَا فَلَمَّا أَنِ ارْتَحَلَتْ مِنْ مَكَّةَ بَعْدَ الْحَجِّ وَصَارَتْ فِي الْمَحْمِلِ عَادَ إِلَيْهَا الدَّمُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ou un autre, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Yaqṭīn, d'après son frère al-Ḥusayn
Il dit : J'accomplis le pèlerinage (ḥajj) avec mon père, et avec moi se trouvait ma sœur. Lorsque nous arrivâmes à La Mecque, elle eut ses menstrues (ḥāḍat). Elle en fut très affectée, craignant que le pèlerinage ne lui échappe. Mon père me dit : « Va trouver Abū ʾl-Ḥasan (ʿalayhi ʾs-salām), dis-lui : « Mon père te salue et te dit : J'ai emmené une jeune fille (qui m'est attachée) en pèlerinage ; elle a eu ses menstrues et en est très affligée, craignant que le pèlerinage ne lui échappe. Que lui ordonnes-tu ? » » Il dit : Je me rendis donc auprès d'Abū ʾl-Ḥasan (ʿalayhi ʾs-salām) qui se trouvait dans la Mosquée Sacrée (al-Masjid al-Ḥarām). Je me tins en face de lui ; lorsqu'il me regarda, il me fit signe. Je m'approchai de lui et lui dis : « Mon père te salue », et je lui rapportai ce que mon père m'avait ordonné. Il dit : « Transmets-lui le salut et dis-lui : Qu'il lui ordonne de prendre un morceau de coton avec de l'eau de petit-lait (māʾ al-laban) et de l'insérer (en elle) ; alors le sang s'arrêtera pour elle et elle accomplira tous ses rites (manāsik). » Il dit : Je retournai auprès de mon père et lui rapportai (la réponse). Il dit : Il le lui ordonna ; elle le fit, le sang s'arrêta pour elle et elle assista à tous les rites. Puis, lorsqu'elle quitta La Mecque après le pèlerinage et qu'elle fut dans la litière (al-maḥmil), le sang revint à elle.