4ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ الدِّينَوَرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ صَالِحِ بْنِ عُقْبَةَ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ وَبَيْنَ يَدَيْهِ خِوَانٌ عَلَيْهِ غَسَّانِيَّةٌ يَأْكُلُ مِنْهَا فَقَالَ ادْنُ فَكُلْ فَقُلْتُ إِنِّي صَائِمٌ فَتَرَكَنِي حَتَّى إِذَا أَكَلَهَا فَلَمْ يَبْقَ مِنْهَا إِلاَّ الْيَسِيرُ عَزَمَ عَلَيَّ أَلاَّ أَفْطَرْتَ فَقُلْتُ لَهُ أَلاَّ كَانَ هَذَا قَبْلَ السَّاعَةِ فَقَالَ أَرَدْتُ بِذَلِكَ أَدَبَكَ ثُمَّ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) يَقُولُ أَيُّمَا رَجُلٍ مُؤْمِنٍ دَخَلَ عَلَى أَخِيهِ وَهُوَ صَائِمٌ فَسَأَلَهُ الأَكْلَ فَلَمْ يُخْبِرْهُ بِصِيَامِهِ لِيَمُنَّ عَلَيْهِ بِإِفْطَارِهِ كَتَبَ الله جَلَّ ثَنَاؤُهُ لَهُ بِذَلِكَ الْيَوْمِ صِيَامَ سَنَةٍ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Dīnawarī, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Ṣāliḥ ibn ʿUqba
Il dit : J'entrai chez Jamil ibn Darrāj. Devant lui se trouvait une table sur laquelle était un plat de Ghassān (un mets) dont il mangeait. Il dit : « Approche et mange. » Je dis : « Je jeûne. » Il me laissa jusqu'à ce qu'il eût fini le plat ; il n'en restait que peu. Alors il me fit une obligation solennelle (ʿazama) : « N'as-tu pas rompu le jeûne ? » Je lui dis : « Pourquoi n'as-tu pas fait cela avant ? » Il dit : « J'ai voulu par cela t'éduquer. » Puis il dit : « J'ai entendu Abā ʿAbd Allāh — que la paix soit sur lui — dire : « Tout homme croyant qui entre chez son frère alors qu'il jeûne et que celui-ci lui demande de manger, sans l'informer de son jeûne, afin de lui accorder la faveur de rompre le jeûne (li-yamunna ʿalayhi bi-ifṭārihī), Allah — que Sa louange soit exaltée — lui inscrit pour ce jour le jeûne d'une année. »