3ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ دَاوُدَ بْنِ النُّعْمَانِ عَنْ مَنْصُورِ بْنِ حَازِمٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) مَا تَقُولُ فِي الصَّائِمِ يُقَبِّلُ الْجَارِيَةَ وَالْمَرْأَةَ فَقَالَ أَمَّا الشَّيْخُ الْكَبِيرُ مِثْلِي وَمِثْلُكَ فَلا بَأْسَ وَأَمَّا الشَّابُّ الشَّبِقُ فَلا لأَنَّهُ لا يُؤْمَنُ وَالْقُبْلَةُ إِحْدَى الشَّهْوَتَيْنِ قُلْتُ فَمَا تَرَى فِي مِثْلِي تَكُونُ لَهُ الْجَارِيَةُ فَيُلاعِبُهَا فَقَالَ لِي إِنَّكَ لَشَبِقٌ يَا أَبَا حَازِمٍ كَيْفَ طُعْمُكَ قُلْتُ إِنْ شَبِعْتُ أَضَرَّنِي وَإِنْ جُعْتُ أَضْعَفَنِي قَالَ كَذَلِكَ أَنَا فَكَيْفَ أَنْتَ وَالنِّسَاءَ قُلْتُ وَلا شَيْءَ قَالَ وَلَكِنِّي يَا أَبَا حَازِمٍ مَا أَشَاءُ شَيْئاً أَنْ يَكُونَ ذَلِكَ مِنِّي إِلاَّ فَعَلْتُ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Ahmad fils de Muhammad d'après ʿAlī fils d'al-Ḥakam d'après Dāwūd fils d'al-Nuʿmān d'après Manṣūr fils de Ḥāzim, qui a dit :
Je dis à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Que dis-tu du jeûneur qui embrasse la jeune servante et la femme ? » Il dit : « Quant au vieillard avancé en âge, comme moi et toi, il n'y a pas de mal. Quant au jeune homme ardent au désir (shabiq), non, car on n'est pas à l'abri [du risque] — et le baiser est l'un des deux désirs (al-shahwatayn). » Je dis : « Que penses-tu de quelqu'un comme moi qui possède une jeune servante et qui joue avec elle ? » Il me dit : « En vérité, tu es bien ardent (shabiq), ô Abā Ḥāzim ! Comment est ton appétit ? » Je dis : « Si je suis rassasié, cela me nuit ; si j'ai faim, cela m'affaiblit. » Il dit : « Moi de même. Et comment es-tu avec les femmes ? » Je dis : « Rien du tout. » Il dit : « Mais moi, ô Abā Ḥāzim, il n'est rien que je veuille advenir de ma part sans que je le fasse. »