Chapitre
2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ الْمُغِيرَةِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنِ الظِّلالِ لِلْمُحْرِمِ فَقَالَ اضْحَ لِمَنْ أَحْرَمْتَ لَهُ قُلْتُ إِنِّي مَحْرُورٌ وَإِنَّ الْحَرَّ يَشْتَدُّ عَلَيَّ قَالَ أَ مَا عَلِمْتَ أَنَّ الشَّمْسَ تَغْرُبُ بِذُنُوبِ الْمُحْرِمِينَ.
Isnād2. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, qui dit :
J'ai interrogé Abū al-Ḥasan (al-Kāẓim, sur lui la paix) au sujet de l'ombre portée (al-ẓilāl) pour le muḥrim (pèlerin en état de sacralisation). Il a dit : « Expose-toi au soleil pour Celui pour qui tu t'es sanctifié (iḍḥā li-man aḥramta lahu). » J'ai dit : « Je suis sujet aux coups de chaleur (maḥrūr) et la chaleur devient intense pour moi. » Il a dit : « Ne sais-tu pas que le soleil se couche en emportant les péchés des muḥrimūn (pèlerins en état de sacralisation) ? »
3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الرَّيَّانِ عَنْ قَاسِمٍ الصَّيْقَلِ قَالَ مَا رَأَيْتُ أَحَداً كَانَ أَشَدَّ تَشْدِيداً فِي الظِّلِّ مِنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) كَانَ يَأْمُرُ بِقَلْعِ الْقُبَّةِ وَالْحَاجِبَيْنِ إِذَا أَحْرَمَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Muḥammad ibn Aḥmad, d’après ʿAlī ibn al-Rayyān, d’après Qāsim al-Ṣayqal
Je n’ai vu personne qui fût plus sévère au sujet de l’ombre que Abū Jaʿfar (l’Imam al-Bāqir, que la paix soit sur lui) : il ordonnait d’arracher la tente (qubba) et les sourcils (ḥājibayn, c’est-à-dire le voile de tête) lorsqu’il entrait en état de sacralisation (iḥrām).
4ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْمَرْأَةِ يُضْرَبُ عَلَيْهَا الظِّلالُ وَهِيَ مُحْرِمَةٌ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ فَالرَّجُلُ يُضْرَبُ عَلَيْهِ الظِّلالُ وَهُوَ مُحْرِمٌ قَالَ نَعَمْ إِذَا كَانَتْ بِهِ شَقِيقَةٌ وَيَتَصَدَّقُ بِمُدٍّ لِكُلِّ يَوْمٍ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Sahl b. Ziyād, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. Abī Naṣr, d'après ʿAlī b. Abī Ḥamza, d'après Abū Baṣīr
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de la femme sur qui l'on étend un parasol (ombrelle) alors qu'elle est en état de iḥrām (sacralisation rituelle). Il dit : Oui. Je dis : Et l'homme sur qui l'on étend un parasol alors qu'il est en état de iḥrām ? Il dit : Oui, s'il souffre d'une migraine (shaqīqa), et il fait une aumône d'un mudd (mesure de capacité) pour chaque jour.
5ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلاَم) هَلْ يَجُوزُ لِلْمُحْرِمِ أَنْ يَمْشِيَ تَحْتَ ظِلِّ الْمَحْمِلِ فَكَتَبَ نَعَمْ قَالَ وَسَأَلَهُ رَجُلٌ عَنِ الظِّلالِ لِلْمُحْرِمِ مِنْ أَذَى مَطَرٍ أَوْ شَمْسٍ وَأَنَا أَسْمَعُ فَأَمَرَهُ أَنْ يَفْدِيَ شَاةً وَيَذْبَحَهَا بِمِنًى.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Ahmad b. Muhammad d'après Muhammad b. Ismāʿīl b. Bazīʿ
Il dit : J'écrivis à ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) : Est-il permis à celui qui est en état de sacralisation (iḥrām) de marcher à l'ombre de la litière (portative) ? Il répondit par écrit : Oui. Il dit : Un homme l'interrogea au sujet des ombres [protectrices] pour le muḥrim (personne en état de sacralisation) pour se protéger de la gêne de la pluie ou du soleil, alors que je l'entendais ; il lui ordonna d'offrir en expiation (fidya) une brebis et de l'égorger à Minā.
6ـ أَحْمَدُ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَحْمَدَ بْنِ أَشْيَمَ عَنْ مُوسَى بْنِ عُمَرَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مَنْصُورٍ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الظِّلالِ لِلْمُحْرِمِ قَالَ لا يُظَلِّلْ إِلاَّ مِنْ عِلَّةِ مَرَضٍ.
IsnādAḥmad, d'après ʿAlī ibn Aḥmad ibn Ashaym, d'après Mūsā ibn ʿUmar, d'après Muḥammad ibn Manṣūr, d'après Abū al-Ḥasan (sur lui la paix)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de l'ombre (l'usage d'un abri ou d'une ombrelle) pour le muḥrim (personne en état de sacralisation). Il répondit : « Qu'il ne s'abrite (sous un toit ou une ombre) que pour une raison de maladie. »
7ـ أَحْمَدُ عَنْ عُثْمَانَ بْنِ عِيسَى الْكِلابِيِّ قَالَ قُلْتُ لأَبِي الْحَسَنِ الأَوَّلِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) إِنَّ عَلِيَّ بْنَ شِهَابٍ يَشْكُو رَأْسَهُ وَالْبَرْدُ شَدِيدٌ وَيُرِيدُ أَنْ يُحْرِمَ فَقَالَ إِنْ كَانَ كَمَا زَعَمَ فَلْيُظَلِّلْ وَأَمَّا أَنْتَ فَاضْحَ لِمَنْ أَحْرَمْتَ لَهُ.
IsnādAḥmad, d'après ʿUthmān ibn ʿĪsā al-Kilābī
Il dit : Je dis à Abū al-Ḥasan al-Awwal (que la paix soit sur lui) : « ʿAlī ibn Shihāb se plaint de sa tête, le froid est intense, et il souhaite entrer en état de sacralisation (iḥrām). » Alors il (l'Imam) dit : « S'il en est comme il le prétend, qu'il se couvre d'un abri. Quant à toi, expose-toi [au soleil] pour Celui pour qui tu t'es sacralisé. »
8ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ عَبْدِ الْخَالِقِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) هَلْ يَسْتَتِرُ الْمُحْرِمُ مِنَ الشَّمْسِ فَقَالَ لا إِلاَّ أَنْ يَكُونَ شَيْخاً كَبِيراً أَوْ قَالَ ذَا عِلَّةٍ.
IsnādAḥmad ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après Ismāʿīl ibn ʿAbd al-Khāliq
Il dit : J'ai demandé à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Est-il permis à un homme en état de ihrām (consécration rituelle pour le pèlerinage) de se protéger du soleil ? » Il répondit : « Non, à moins qu'il ne soit un vieillard avancé en âge — ou bien il dit : atteint d'une infirmité. »
9ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ أَبِي مَحْمُودٍ قَالَ قُلْتُ لِلرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلاَم) الْمُحْرِمُ يُظَلِّلُ عَلَى مَحْمِلِهِ وَيَفْتَدِي إِذَا كَانَتِ الشَّمْسُ وَالْمَطَرُ يُضِرَّانِ بِهِ قَالَ نَعَمْ قُلْتُ كَمِ الْفِدَاءُ قَالَ شَاةٌ.
IsnādAḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibrāhīm ibn Abī Maḥmūd
Il dit : Je dis à ar-Riḍā (sur lui la paix) : « Le muhrim (personne en état de sacralisation) peut-il s'abriter au-dessus de sa litière et doit-il racheter (cette action) si le soleil et la pluie lui nuisent ? » Il dit : « Oui. » Je dis : « Quelle est la valeur de l'expiation (fidā') ? » Il dit : « Un mouton. »
10ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنِ الْكَاهِلِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ لا بَأْسَ بِالْقُبَّةِ عَلَى النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ وَهُمْ مُحْرِمُونَ.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d’après Aḥmad b. Muḥammad, d’après ʿAlī b. al-Ḥakam, d’après al-Kāhilī, d’après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il n’y a pas de mal à dresser une tente (qubba) au-dessus des femmes et des enfants alors qu’ils sont en état de sacralisation (iḥrām).
11ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ يَحْيَى الْحَلَبِيِّ عَنِ الْمُعَلَّى بْنِ خُنَيْسٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ لا يَسْتَتِرُ الْمُحْرِمُ مِنَ الشَّمْسِ بِثَوْبٍ وَلا بَأْسَ أَنْ يَسْتَتِرَ بَعْضَهُ بِبَعْضٍ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après al-Naḍr b. Suwayd, d'après Yaḥyā al-Ḥalabī, d'après al-Muʿallā b. Khunays, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
La personne en état de sacralisation (iḥrām) ne doit pas s'abriter du soleil avec un vêtement, mais il n'y a pas de mal à ce qu'elle abrite une partie de son corps par une autre.
12ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ بَكْرِ بْنِ صَالِحٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) أَنَّ عَمَّتِي مَعِي وَهِيَ زَمِيلَتِي وَالْحَرُّ تَشْتَدُّ عَلَيْهَا إِذَا أَحْرَمَتْ فَتَرَى لِي أَنْ أُظَلِّلَ عَلَيَّ وَعَلَيْهَا فَكَتَبَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) ظَلِّلْ عَلَيْهَا وَحْدَهَا.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Bakr ibn Ṣāliḥ, qui a dit :
J'écrivis à Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) : « Ma tante est avec moi, elle est ma compagne de voyage, et la chaleur devient intense pour elle lorsqu'elle est en état de ihrām (sacralisation rituelle). Que penses-tu que je doive faire : étendre une ombre sur moi et sur elle ? » Il (que la paix soit sur lui) écrivit en réponse : « Étends l'ombre sur elle seule. »
13ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبَانٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْمُحْرِمِ أَ يَتَغَطَّى قَالَ أَمَّا مِنَ الْحَرِّ وَالْبَرْدِ فَلا.
IsnādḤusayn ibn Muḥammad d'après Muʿallā ibn Muḥammad d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī d'après Abān d'après Zurāra
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet de celui qui est en état de sacralisation (muḥrim) : peut-il se couvrir ? Il répondit : Quant à le faire contre la chaleur et le froid, non.
14ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنْ أَبِي عَلِيِّ بْنِ رَاشِدٍ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ مُحْرِمٍ ظَلَّلَ فِي عُمْرَتِهِ قَالَ يَجِبُ عَلَيْهِ دَمٌ قَالَ وَإِنْ خَرَجَ إِلَى مَكَّةَ وَظَلَّلَ وَجَبَ عَلَيْهِ أَيْضاً دَمٌ لِعُمْرَتِهِ وَدَمٌ لِحَجَّتِهِ.
Isnād14. Muhammad ibn Yaḥyā, d'après celui qu'il a mentionné, d'après Abū ʿAlī ibn Rāshid
Il a dit : Je l'ai interrogé au sujet d'un homme en état de sacralisation (muḥrim) qui s'est abrité (de l'ombre, ẓallala) au cours de sa ʿumra (pèlerinage mineur). Il a dit : Il lui incombe (le sacrifice d')un sang (dam). Il a dit : Et s'il part vers La Mecque et s'abrite, il lui incombe également un sang pour sa ʿumra et un sang pour son ḥajj (pèlerinage majeur).
1ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ الْمُثَنَّى الْخَطِيبِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفُضَيْلِ وَبِشْرِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ قَالَ قَالَ لِي مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ أَ لا أَسُرُّكَ يَا ابْنَ مُثَنًّى قَالَ قُلْتُ بَلَى وَقُمْتُ إِلَيْهِ قَالَ دَخَلَ هَذَا الْفَاسِقُ آنِفاً فَجَلَسَ قُبَالَةَ أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْهِ فَقَالَ لَهُ يَا أَبَا الْحَسَنِ مَا تَقُولُ فِي الْمُحْرِمِ أَ يَسْتَظِلُّ عَلَى الْمَحْمِلِ فَقَالَ لَهُ لا قَالَ فَيَسْتَظِلُّ فِي الْخِبَاءِ فَقَالَ لَهُ نَعَمْ فَأَعَادَ عَلَيْهِ الْقَوْلَ شِبْهَ الْمُسْتَهْزِئِ يَضْحَكُ فَقَالَ يَا أَبَا الْحَسَنِ فَمَا فَرْقُ بَيْنِ هَذَا وَهَذَا فَقَالَ يَا أَبَا يُوسُفَ إِنَّ الدِّينَ لَيْسَ بِقِيَاسٍ كَقِيَاسِكُمْ أَنْتُمْ تَلْعَبُونَ بِالدِّينِ إِنَّا صَنَعْنَا كَمَا صَنَعَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَقُلْنَا كَمَا قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَانَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) يَرْكَبُ رَاحِلَتَهُ فَلا يَسْتَظِلُّ عَلَيْهَا وَتُؤْذِيهِ الشَّمْسُ فَيَسْتُرُ جَسَدَهُ بَعْضَهُ بِبَعْضٍ وَرُبَّمَا سَتَرَ وَجْهَهُ بِيَدِهِ وَإِذَا نَزَلَ اسْتَظَلَّ بِالْخِبَاءِ وَفَيْءِ الْبَيْتِ وَفَيْءِ الْجِدَارِ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après Jaʿfar ibn al-Muthannā al-Khaṭīb d'après Muḥammad ibn al-Fuḍayl et Bishr ibn Ismāʿīl
Il dit : Muḥammad ibn Ismāʿīl me dit : « Ne t'apprendrais-je pas une bonne nouvelle, ô Ibn Muthannā ? » Il dit : Je répondis : « Si », et je me levai vers lui. Il dit : « Ce pervers (fāsiq) est entré tout à l'heure, s'est assis en face d'Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui), puis s'est tourné vers lui et lui a dit : “Ô Abū al-Ḥasan, que dis-tu de celui qui est en état de sacralisation (iḥrām) : peut-il s'abriter sur la litière du chameau (maḥmil) ?” Il lui répondit : “Non.” Il dit : “Peut-il s'abriter sous la tente (khbāʾ) ?” Il lui répondit : “Oui.” Il répéta alors la parole, comme quelqu'un qui se moque en riant, et dit : “Ô Abū al-Ḥasan, quelle est donc la différence entre ceci et cela ?” Il dit alors : “Ô Abū Yūsuf, certes la religion (dīn) ne procède pas du raisonnement analogique (qiyās) comme le vôtre ; vous jouez avec la religion. Quant à nous, nous agissons comme a agi l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) et nous disons comme a dit l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille). L'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) montait sa monture, ne s'abritait pas sur elle, le soleil le gênait, alors il couvrait une partie de son corps par une autre, et parfois il couvrait son visage de sa main ; et lorsqu'il descendait, il s'abritait sous la tente, dans l'ombre de la maison ou dans l'ombre du mur.” »
15ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنِ ابْنِ أَبِي نَجْرَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفُضَيْلِ قَالَ كُنَّا فِي دِهْلِيزِ يَحْيَى بْنِ خَالِدٍ بِمَكَّةَ وَكَانَ هُنَاكَ أَبُو الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَأَبُو يُوسُفَ فَقَامَ إِلَيْهِ أَبُو يُوسُفَ وَتَرَبَّعَ بَيْنَ يَدَيْهِ فَقَالَ يَا أَبَا الْحَسَنِ جُعِلْتُ فِدَاكَ الْمُحْرِمُ يُظَلِّلُ قَالَ لا قَالَ فَيَسْتَظِلّ�� بِالْجِدَارِ وَالْمَحْمِلِ وَيَدْخُلُ الْبَيْتَ وَالْخِبَاءَ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَضَحِكَ أَبُو يُوسُفَ شِبْهَ الْمُسْتَهْزِئِ فَقَالَ لَهُ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) يَا أَبَا يُوسُفَ إِنَّ الدِّينَ لَيْسَ بِالْقِيَاسِ كَقِيَاسِكَ وَقِيَاسِ أَصْحَابِكَ إِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ أَمَرَ فِي كِتَابِهِ بِالطَّلاقِ وَأَكَّدَ فِيهِ بِشَاهِدَيْنِ وَلَمْ يَرْضَ بِهِمَا إِلاَّ عَدْلَيْنِ وَأَمَرَ فِي كِتَابِهِ بِالتَّزْوِيجِ وَأَهْمَلَهُ بِلا شُهُودٍ فَأَتَيْتُمْ بِشَاهِدَيْنِ فِيمَا أَبْطَلَ الله وَأَبْطَلْتُمْ شَاهِدَيْنِ فِيمَا أَكَّدَ الله عَزَّ وَجَلَّ وَأَجَزْتُمْ طَلاقَ الْمَجْنُونِ وَالسَّكْرَانِ حَجَّ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَأَحْرَمَ وَلَمْ يُظَلِّلْ وَدَخَلَ الْبَيْتَ وَالْخِبَاءَ وَاسْتَظَلَّ بِالْمَحْمِلِ وَالْجِدَارِ فَعَلْنَا كَمَا فَعَلَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَسَكَتَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Muḥammad, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Ibn Abī Najrān, d'après Muḥammad ibn al-Fuḍayl,
Il dit : Nous étions dans le vestibule de Yaḥyā ibn Khālid à La Mecque. Se trouvaient là Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui) et Abū Yūsuf. Abū Yūsuf se leva, s'assit en tailleur devant lui et dit : « Ô Abā al-Ḥasan, que je sois sacrifié pour toi ! Le muhrim (personne en état de sacralisation) peut-il se couvrir d'un toit ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Peut-il s'abriter derrière un mur, une litière, entrer dans une maison ou une tente ? » Il répondit : « Oui. » Abū Yūsuf rit alors comme quelqu'un qui se moque. Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) lui dit : « Ô Abā Yūsuf, la religion ne procède pas par le raisonnement analogique (qiyās), à la manière de ton raisonnement et de celui de tes compagnons. Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — a ordonné dans Son Livre le divorce et l'a renforcé en exigeant deux témoins, et Il ne les a agréés que s'ils sont équitables ('adl). Et Il a ordonné dans Son Livre le mariage et l'a laissé sans témoins. Vous, vous avez exigé deux témoins pour ce que Dieu a annulé et vous avez annulé les deux témoins pour ce que Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — a renforcé, et vous avez permis le divorce du fou et de l'ivrogne. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) accomplit le pèlerinage, se mit en état de sacralisation et ne se couvrit pas d'un toit. Il entra dans la maison et la tente, s'abrita derrière la litière et le mur. Nous faisons donc comme fit le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). » Alors il se tut.