10ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ فَضَّالٍ عَنِ ابْنِ بُكَيْرٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ إِنَّ أُمِّي كَانَتْ جَعَلَتْ عَلَى نَفْسِهَا لله عَلَيْهَا نَذْراً إِنْ كَانَ الله رَدَّ عَلَيْهَا بَعْضَ وُلْدِهَا مِنْ شَيْءٍ كَانَتْ تَخَافُ عَلَيْهِ أَنْ تَصُومَ ذَلِكَ الْيَوْمَ الَّذِي يَقْدَمُ فِيهِ مَا بَقِيَتْ فَخَرَجَتْ مَعَنَا مُسَافِرَةً إِلَى مَكَّةَ فَأَشْكَلَ عَلَيْنَا لَمْ نَدْرِ أَ تَصُومُ أَمْ تُفْطِرُ فَسَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنْ ذَلِكَ وَأَخْبَرْتُهُ بِمَا جَعَلَتْ عَلَى نَفْسِهَا فَقَالَ لا تَصُومُ فِي السَّفَرِ قَدْ وَضَعَ الله عَنْهَا حَقَّهُ وَتَصُومُ هِيَ مَا جَعَلَتْ عَلَى نَفْسِهَا قَالَ قُلْتُ مَا تَرَى إِذَا هِيَ قَدِمَتْ وَتَرَكَتْ ذَلِكَ فَقَالَ إِنِّي أَخَافُ أَنْ تَرَى فِي الَّذِي نَذَرَتْ مَا تَكْرَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad, d’après Ibn Faḍḍāl, d’après Ibn Bukayr, d’après Zurārah
Il dit : « Ma mère avait fait un vœu (nadhr) en elle-même, pour Dieu, en disant : “Si Dieu me ramène tel de mes enfants dont je craignais quelque chose, je jeûnerai ce jour où il arrivera, le restant de ma vie.” Elle partit avec nous en voyage vers La Mecque. La chose nous parut problématique : nous ne savions pas si elle devait jeûner ou rompre le jeûne. J’interrogeai donc Abū ʿAbdillāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) à ce sujet et l’informai de ce qu’elle avait imposé à elle-même. Il dit : “Qu’elle ne jeûne pas en voyage : Dieu a levé Son droit sur elle ; quant à ce qu’elle s’est imposé à elle-même, qu’elle le jeûne.” Je dis : “Que penses-tu si, une fois de retour, elle néglige cela ?” Il répondit : “Je crains qu’elle ne voie dans ce qu’elle a voué ce qu’elle déteste.” »