6ـ أَبُو عَلِيٍّ الأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنْ صَفْوَانَ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) هَلْ صَامَ أَحَدٌ مِنْ آبَائِكَ شَعْبَانَ قَطُّ قَالَ صَامَهُ خَيْرُ آبَائِي رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه). عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى بْنِ عُبَيْدٍ عَنْ يُونُسَ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) مِثْلَهُ فَأَمَّا الَّذِي جَاءَ فِي صَوْمِ شَعْبَانَ أَنَّهُ سُئِلَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنْهُ فَقَالَ مَا صَامَهُ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَلا أَحَدٌ مِنْ آبَائِي قَالَ ذَلِكَ لأَنَّ قَوْماً قَالُوا إِنَّ صِيَامَهُ فَرْضٌ مِثْلُ صِيَامِ شَهْرِ رَمَضَانَ وَوُجُوبَهُ مِثْلُ وُجُوبِ شَهْرِ رَمَضَانَ وَإِنَّ مَنْ أَفْطَرَ يَوْماً مِنْهُ فَعَلَيْهِ مِنَ الْكَفَّارَةِ مِثْلُ مَا عَلَى مَنْ أَفْطَرَ يَوْماً مِنْ شَهْرِ رَمَضَانَ وَإِنَّمَا قَوْلُ الْعَالِمِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) مَا صَامَهُ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَلا أَحَدٌ مِنْ آبَائِي (عَلَيْهِم السَّلاَم) أَيْ مَا صَامُوهُ فَرْضاً وَاجِباً تَكْذِيباً لِقَوْلِ مَنْ زَعَمَ أَنَّهُ فَرْضٌ وَإِنَّمَا كَانُوا يَصُومُونَهُ سُنَّةً فِيهَا فَضْلٌ وَلَيْسَ عَلَى مَنْ لَمْ يَصُمْهُ شَيْءٌ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār et Muḥammad b. Ismāʿīl, d'après al-Faḍl b. Shādhān, tous d'après Ṣafwān, d'après Ibn Muskān, d'après al-Ḥalabī,
Il dit : J'ai interrogé Abā ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) : « Est-ce qu'un de tes pères a jamais jeûné le mois de Shaʿbān ? » Il répondit : « Le meilleur de mes pères, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) l'a jeûné. » — ʿAlī b. Ibrāhīm, d'après Muḥammad b. ʿĪsā b. ʿUbayd, d'après Yūnus, d'après Ibn Muskān, d'après al-Ḥalabī, d'après Abī ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) un récit similaire. Quant à ce qui est rapporté au sujet du jeûne de Shaʿbān, à savoir qu'on interrogea l'Imam (que la paix soit sur lui) à son sujet et qu'il répondit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) ne l'a pas jeûné, ni aucun de mes pères », cela est dû au fait que des gens disaient que le jeûner est une obligation (farḍ) comme le jeûne du mois de Ramadan, que son caractère obligatoire est semblable à celui du mois de Ramadan, et que celui qui rompt un jour de ce mois doit une expiation (kaffāra) semblable à celle due par celui qui rompt un jour du mois de Ramadan. Or la parole de l'Imam (que la paix soit sur lui) : « Le Messager de Dieu ne l'a pas jeûné, ni aucun de mes pères » signifie qu'ils ne l'ont pas jeûné comme une obligation impérative, afin de réfuter la parole de celui qui prétendait que c'était une obligation ; en réalité, ils le jeûnaient comme une pratique surérogatoire (sunna) comportant un mérite, et il n'y a rien à reprocher à celui qui ne le jeûne pas.