1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى بْنِ عُبَيْدٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ كُلُّ مَنْ ضَمَمْتَ إِلَى عِيَالِكَ مِنْ حُرٍّ أَوْ مَمْلُوكٍ فَعَلَيْكَ أَنْ تُؤَدِّيَ الْفِطْرَةَ عَنْهُ قَالَ وَإِعْطَاءُ الْفِطْرَةِ قَبْلَ الصَّلاةِ أَفْضَلُ وَبَعْدَ الصَّلاةِ صَدَقَةٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā ibn ʿUbayd, d'après Yūnus, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Quiconque tu inclus dans ta famille, qu'il soit libre ou esclave, tu dois t'acquitter de la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) pour lui. » Il a dit : « Donner la zakāt al-fiṭra avant la prière (de la fête) est préférable, et après la prière, c'est une aumône (surérogatoire). »
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي نَجْرَانَ وَعَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ صَفْوَانَ الْجَمَّالِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنِ الْفِطْرَةِ فَقَالَ عَلَى الصَّغِيرِ وَالْكَبِيرِ وَالْحُرِّ وَالْعَبْدِ عَنْ كُلِّ إِنْسَانٍ صَاعٌ مِنْ حِنْطَةٍ أَوْ صَاعٌ مِنْ تَمْرٍ أَوْ صَاعٌ مِنْ زَبِيبٍ.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Abī Najrān et ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après Ṣafwān al-Jammāl
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet de la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne). Il dit : « Elle incombe au petit et au grand, à l'homme libre et à l'esclave : pour chaque personne, un ṣāʿ (mesure de volume) de blé, ou un ṣāʿ de dattes, ou un ṣāʿ de raisins secs. »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ التَّمْرُ فِي الْفِطْرَةِ أَفْضَلُ مِنْ غَيْرِهِ لأَنَّهُ أَسْرَعُ مَنْفَعَةً وَذَلِكَ أَنَّهُ إِذَا وَقَعَ فِي يَدِ صَاحِبِهِ أَكَلَ مِنْهُ قَالَ وَقَالَ نَزَلَتِ الزَّكَاةُ وَلَيْسَ لِلنَّاسِ أَمْوَالٌ وَإِنَّمَا كَانَتِ الْفِطْرَةُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, tous ensemble d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn al-Ḥakam, d'après Abū ʿAbd Allāh (la paix soit sur lui)
Il a dit : « Les dattes pour la Zakāt al-Fiṭra (l'aumône de la rupture du jeûne) sont meilleures que tout autre (aliment) car leur bénéfice est plus rapide : en effet, lorsqu'elles tombent dans la main de celui qui les reçoit, il en mange immédiatement. » Il a dit : « Et il a dit : l'impôt légal (zakāt) a été révélé alors que les gens ne possédaient pas de biens, et ce n'était que la Fiṭra (l'aumône de la rupture du jeûne). »
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْمُونٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) الْفِطْرَةُ إِنْ أَعْطَيْتَ قَبْلَ أَنْ تَخْرُجَ إِلَى الْعِيدِ فَهِيَ فِطْرَةٌ وَإِنْ كَانَتْ بَعْدَ مَا تَخْرُجُ إِلَى الْعِيدِ فَهِيَ صَدَقَةٌ.
Isnād4. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, d’après Muʿāwiya ibn ʿAmmār, d’après Ibrāhīm ibn Maymūn
Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) a dit : « La zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) : si tu la donnes avant de te rendre à la prière de la fête (de la rupture du jeûne), c’est une fiṭra (aumône légale) ; mais si elle est [donnée] après que tu sois sorti pour la fête, alors c’est une ṣadaqa (aumône surérogatoire). »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ سَعْدِ بْنِ سَعْدٍ الأَشْعَرِيِّ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْفِطْرَةِ كَمْ نَدْفَعُ عَنْ كُلِّ رَأْسٍ مِنَ الْحِنْطَةِ وَالشَّعِيرِ وَالتَّمْرِ وَالزَّبِيبِ قَالَ صَاعٌ بِصَاعِ النَّبِيِّ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه).
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d’après Aḥmad b. Muḥammad, d’après Muḥammad b. Khālid, d’après Saʿd b. Saʿd al-Ashʿarī, d’après Abū al-Ḥasan al-Riḍā (sur lui la paix)
Il dit : Je l’interrogeai au sujet de la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) : « Quelle quantité devons-nous verser par personne, en froment, en orge, en dattes et en raisins secs ? » Il répondit : « Un ṣāʿ (mesure volumique), selon le ṣāʿ du Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille). »
6ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ سَيْفِ بْنِ عَمِيرَةَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنْ تَعْجِيلِ الْفِطْرَةِ بِيَوْمٍ فَقَالَ لا بَأْسَ بِهِ قُلْتُ فَمَا تَرَى بِأَنْ نَجْمَعَهَا وَنَجْعَلَ قِيمَتَهَا وَرِقاً وَنُعْطِيَهَا رَجُلاً وَاحِداً مُسْلِماً قَالَ لا بَأْسَ بِهِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d’après Aḥmad ibn Muḥammad d’après ʿAlī ibn al-Ḥakam d’après Sayf ibn ʿAmīra d’après Isḥāq ibn ʿAmmār
Il dit : Je demandai à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet du fait d’avancer la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne) d’un jour. Il répondit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Je dis : Que penses-tu du fait que nous la rassemblions, en fixions la valeur en monnaie d’argent (waraq) et la donnions à un seul homme musulman ? Il répondit : « Il n’y a pas de mal à cela. »
7ـ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ لا بَأْسَ بِأَنْ يُعْطِيَ الرَّجُلُ عَنْ عِيَالِهِ وَهُمْ غُيَّبٌ عَنْهُ وَيَأْمُرَهُمْ فَيُعْطُونَ عَنْهُ وَهُوَ غَائِبٌ عَنْهُمْ.
IsnādMuhammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Jamīl ibn Darrāj, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il n'y a pas de mal à ce qu'un homme donne [la zakāt (aumône légale) ou l'aumône] pour le compte des membres de sa famille qui sont absents de lui, et qu'il leur ordonne de donner pour son compte tandis qu'il est absent d'eux.
8ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ بِلالٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى الرَّجُلِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) أَسْأَلُهُ عَنِ الْفِطْرَةِ وَكَمْ تُدْفَعُ قَالَ فَكَتَبَ سِتَّةُ أَرْطَالٍ مِنْ تَمْرٍ بِالْمَدَنِيِّ وَذَلِكَ تِسْعَةُ أَرْطَالٍ بِالْبَغْدَادِيِّ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons d'après Muḥammad b. ʿĪsā d'après ʿAlī b. Bilāl
Il dit : « J'ai écrit à l'Homme (que la paix soit sur lui) pour l'interroger au sujet de la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) et de la quantité à remettre. Il dit : Il m'a répondu : Six ratls (livres) de dattes selon la mesure médinoise, ce qui équivaut à neuf ratls selon la mesure bagdadienne. »
9ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مُحَمَّدٍ الْهَمَذَانِيِّ وَكَانَ مَعَنَا حَاجّاً قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَلَى يَدَيْ أَبِي جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّ أَصْحَابَنَا اخْتَلَفُوا فِي الصَّاعِ بَعْضُهُمْ يَقُولُ الْفِطْرَةُ بِصَاعِ الْمَدَنِيِّ وَبَعْضُهُمْ يَقُولُ بِصَاعِ الْعِرَاقِيِّ فَكَتَبَ إِلَيَّ الصَّاعُ سِتَّةُ أَرْطَالٍ بِالْمَدَنِيِّ وَتِسْعَةُ أَرْطَالٍ بِالْعِرَاقِيِّ قَالَ وَأَخْبَرَنِي أَنَّهُ يَكُونُ بِالْوَزْنِ أَلْفاً وَمِائَةً وَسَبْعِينَ وَزْنَةً.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn Aḥmad, d'après Jaʿfar ibn Ibrāhīm ibn Muḥammad al-Hamadhānī — qui était avec nous en pèlerinage — a dit :
« J'écrivis à Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) par l'intermédiaire d'Abū — que je sois sacrifié pour toi — : “Nos compagnons ont divergé au sujet du ṣāʿ (mesure de capacité) : certains disent que la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne) se fait avec le ṣāʿ médinois, d'autres disent avec le ṣāʿ irakien.” Il m'écrivit alors : “Le ṣāʿ correspond à six raṭls (livres) médinois et neuf raṭls irakiens.” Il dit : Et il m'informa que cela équivaut en poids à mille cent soixante-dix wazna (poids monétaire). »
10ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ عَبْدِ الله بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ دَاوُدَ بْنِ النُّعْمَانِ وَسَيْفِ بْنِ عَمِيرَةَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) الرَّجُلُ لا يَكُونُ عِنْدَهُ شَيْءٌ مِنَ الْفِطْرَةِ إِلاَّ مَا يُؤَدِّي عَنْ نَفْسِهِ وَحْدَهَا يُعْطِيهِ غَرِيباً أَوْ يَأْكُلُ هُوَ وَعِيَالُهُ قَالَ يُعْطِي بَعْضَ عِيَالِهِ ثُمَّ يُعْطِي الآخَرُ عَنْ نَفْسِهِ يُرَدِّدُونَهَا فَيَكُونُ عَنْهُمْ جَمِيعاً فِطْرَةٌ وَاحِدَةٌ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après Dāwūd ibn al-Nuʿmān et Sayf ibn ʿAmīra, d'après Isḥāq ibn ʿAmmār
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Un homme qui ne possède rien pour la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) sauf ce qui lui permet de s'acquitter pour lui-même seulement, doit-il la donner à un étranger ou la consommer lui et sa famille ? » Il dit : « Qu'il en donne à quelques membres de sa famille, puis qu'un autre donne pour lui-même ; qu'ils se la repassent, et cela comptera pour une seule fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) pour eux tous. »
11ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ عُمَرَ بْنِ أُذَيْنَةَ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ قُلْتُ الْفَقِيرُ الَّذِي يُتَصَدَّقُ عَلَيْهِ هَلْ عَلَيْهِ صَدَقَةُ الْفِطْرَةِ فَقَالَ نَعَمْ يُعْطِي مِمَّا يُتَصَدَّقُ بِهِ عَلَيْهِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après ʿUmar ibn Udhayna, d'après Zurāra
Il a dit : J'ai demandé : « Le pauvre qui reçoit l'aumône, est-ce que la Zakāt al-Fiṭr (l'aumône de la rupture du jeûne) lui incombe ? » Il a répondu : « Oui, il donne de ce qu'on lui a donné en aumône. »
12ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنْ مَوْلُودٍ وُلِدَ لَيْلَةَ الْفِطْرِ عَلَيْهِ فِطْرَةٌ قَالَ لا قَدْ خَرَجَ الشَّهْرُ قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنْ يَهُودِيٍّ أَسْلَمَ لَيْلَةَ الْفِطْرِ عَلَيْهِ فِطْرَةٌ قَالَ لا.
Isnādd’après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, d’après Muʿāwiya ibn ʿAmmār
Il dit : J’ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) au sujet d’un nouveau-né venu au monde la nuit de la fête de la rupture du jeûne (ʿīd al-fiṭr) : la zakāt de la rupture du jeûne (fiṭra) est-elle due pour lui ? Il répondit : Non, le mois (de Ramadan) est déjà sorti. Il dit : Et je l’ai interrogé au sujet d’un juif qui s’est converti à l’islam la nuit de la fête de la rupture : la zakāt de la rupture est-elle due pour lui ? Il répondit : Non.
13ـ مُحَمَّدُ بْنُ الْحُسَيْنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْقَاسِمِ بْنِ الْفُضَيْلِ الْبَصْرِيِّ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ كَتَبْتُ إِلَيْهِ الْوَصِيُّ يُزَكِّي عَنِ الْيَتَامَى زَكَاةَ الْفِطْرَةِ إِذَا كَانَ لَهُمْ مَالٌ فَكَتَبَ لا زَكَاةَ عَلَى يَتِيمٍ وَعَنْ مَمْلُوكٍ يَمُوتُ مَوْلاهُ وَهُوَ عَنْهُ غَائِبٌ فِي بَلَدٍ آخَرَ وَفِي يَدِهِ مَالٌ لِمَوْلاهُ وَيَحْضُرُ الْفِطْرُ أَ يُزَكِّي عَنْ نَفْسِهِ مِنْ مَالِ مَوْلاهُ وَقَدْ صَارَ لِلْيَتَامَى قَالَ نَعَمْ.
IsnādMuhammad ibn al-Ḥusayn d'après Muḥammad ibn al-Qāsim ibn al-Fuḍayl al-Baṣrī d'après Abū al-Ḥasan (sur lui la paix)
Il dit : « Je lui écrivis : "Le tuteur (al-waṣī) s'acquitte-t-il de la zakāt al-fiṭra (l'aumône de la rupture du jeûne) pour les orphelins lorsqu'ils possèdent des biens ?" Il répondit : "Point de zakāt sur un orphelin." Et au sujet d'un esclave dont le maître meurt, alors que celui-ci [l'esclave] est absent dans un autre pays, qu'il détient en main des biens de son maître, et que la fête de la rupture (al-fiṭr) approche : doit-il s'acquitter de la zakāt pour lui-même à partir des biens de son maître, ces biens étant devenus la propriété des orphelins ? Il dit : "Oui." »
14ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قُلْتُ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ هَلْ عَلَى أَهْلِ الْبَوَادِي الْفِطْرَةُ قَالَ فَقَالَ الْفِطْرَةُ عَلَى كُلِّ مَنِ اقْتَاتَ قُوتاً فَعَلَيْهِ أَنْ يُؤَدِّيَ مِنْ ذَلِكَ الْقُوتِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après celui qu'il mentionna, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je lui dis : « Que je te sois sacrifié ! La zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) est-elle obligatoire pour les gens des déserts (bawādī, tribus nomades) ? » Il dit alors : « La zakāt al-fiṭra est obligatoire pour quiconque se nourrit d'une denrée de base : il doit donc s'acquitter de [l'aumône] de cette denrée. »
15ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ رَفَعَهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ فِي الْبَادِيَةِ لا يُمْكِنُهُ الْفِطْرَةُ قَالَ يَتَصَدَّقُ بِأَرْبَعَةِ أَرْطَالٍ مِنْ لَبَنٍ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, qui l'élève (rafaʿahu) jusqu'à Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : On l'interrogea au sujet d'un homme qui se trouve dans le désert et ne peut pas s'acquitter de la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne). Il répondit : « Qu'il donne en aumône quatre raṭls (rāṭl : unité de poids variable selon les écoles, équivalant environ à 400-500 g) de lait. »
16ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عُمَرَ بْنِ يَزِيدَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنِ الرَّجُلِ يَكُونُ عِنْدَهُ الضَّيْفُ مِنْ إِخْوَانِهِ فَيَحْضُرُ يَوْمُ الْفِطْرِ يُؤَدِّي عَنْهُ الْفِطْرَةَ قَالَ نَعَمْ الْفِطْرَةُ وَاجِبَةٌ عَلَى كُلِّ مَنْ يَعُولُ مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى صَغِيرٍ أَوْ كَبِيرٍ حُرٍّ أَوْ مَمْلُوكٍ.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Sahl b. Ziyād, d'après al-Ḥasan b. Maḥbūb, d'après ʿUmar b. Yazīd
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui reçoit chez lui un invité parmi ses frères (dans la foi) et que le jour de la Fête (de la rupture du jeûne, ʿīd al-fiṭr) survienne : doit-il s'acquitter de la zakāt al-fiṭra (aumône légale de la rupture du jeûne) pour lui ? Il a dit : Oui. La zakāt al-fiṭra est obligatoire pour toute personne dont on assure la charge (yaʿūl), qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, d'un petit ou d'un grand, d'un homme libre ou d'un esclave.
17ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ لا بَأْسَ أَنْ يُعْطِيَ الرَّجُلُ الرَّجُلَ عَنْ رَأْسَيْنِ وَثَلاثَةٍ وَأَرْبَعَةٍ يَعْنِي الْفِطْرَةَ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après certains de nos compagnons, d'après Isḥāq b. ʿAmmār, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Il n'y a pas de mal à ce qu'un homme donne à un autre homme pour deux, trois ou quatre têtes – c'est-à-dire la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne).
18ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ فَضَالَةَ بْنِ أَيُّوبَ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ بُرَيْدٍ عَنْ مَالِكٍ الْجُهَنِيِّ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنْ زَكَاةِ الْفِطْرَةِ قَالَ تُعْطِيهَا الْمُسْلِمِينَ فَإِنْ لَمْ تَجِدْ مُسْلِماً فَمُسْتَضْعَفاً وَأَعْطِ ذَا قَرَابَتِكَ مِنْهَا إِنْ شِئْتَ.
IsnādAḥmad b. Muḥammad, d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après Faḍāla b. Ayyūb, d'après al-Qāsim b. Burayd, d'après Mālik al-Juhanī
Il a dit : J'ai interrogé Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) au sujet de la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne). Il a dit : « Tu la verses aux musulmans. Si tu ne trouves pas de musulman, alors à un mustaḍʿaf (croyant opprimé/faible). Et donne-en à ton proche parent si tu le souhaites. »
19ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي إِبْرَاهِيمَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنْ صَدَقَةِ الْفِطْرَةِ أُعْطِيهَا غَيْرَ أَهْلِ وَلايَتِي مِنْ فُقَرَاءِ جِيرَانِي قَالَ نَعَمْ الْجِيرَانُ أَحَقُّ بِهَا لِمَكَانِ الشُّهْرَةِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après Isḥāq ibn ʿAmmār, d'après Abū Ibrāhīm (la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de l'aumône de la Fitr (zakāt al-fiṭra) : « Puis-je la donner à d'autres qu'aux gens de ma walāya (autorité spirituelle), parmi les pauvres de mes voisins ? » Il répondit : « Oui, les voisins y ont davantage droit, en raison de la notoriété (al-shuhra). »
20ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ رَفَعَهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ يُؤَدِّي الرَّجُلُ زَكَاةَ الْفِطْرَةِ عَنْ مُكَاتَبِهِ وَرَقِيقِ امْرَأَتِهِ وَعَبْدِهِ النَّصْرَانِيِّ وَالْمَجُوسِيِّ وَمَا أَغْلَقَ عَلَيْهِ بَابَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Muḥammad ibn Aḥmad, remontant (marfūʿan) jusqu'à Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il a dit : « L'homme acquitte la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) au nom de son esclabe ayant contracté un contrat d'affranchissement (mukātab), des esclaves de sa femme, de son esclave chrétien et mazdéen, et de quiconque est sous sa responsabilité domestique. »
21ـ أَبُو عَلِيٍّ الأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ مُعَتِّبٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ قَالَ اذْهَبْ فَأَعْطِ عَنْ عِيَالِنَا الْفِطْرَةَ وَأَعْطِ عَنِ الرَّقِيقِ وَاجْمَعْهُمْ وَلا تَدَعْ مِنْهُمْ أَحَداً فَإِنَّكَ إِنْ تَرَكْتَ مِنْهُمْ إِنْسَاناً تَخَوَّفْتُ عَلَيْهِ الْفَوْتَ قُلْتُ وَمَا الْفَوْتُ قَالَ الْمَوْتُ.
IsnādD'après Abū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Jabbār, d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā, d'après Isḥāq ibn ʿAmmār, d'après Muʿattib, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : « Va, donne la zakāt al-fiṭra (aumône de rupture du jeûne) pour les membres de notre famille et donne-la pour les esclaves, et regroupe-les tous, ne laisse personne d'entre eux, car si tu laisses quelqu'un d'entre eux, je crains pour lui le fat (la perte). » Je dis : « Et qu'est-ce que le fat (la perte) ? » Il dit : « La mort. »
22ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ بُنَانِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَخِيهِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ قَالَ بَعَثْتُ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ السَّلاَم) بِدَرَاهِمَ لِي وَلِغَيْرِي وَكَتَبْتُ إِلَيْهِ أُخْبِرُهُ أَنَّهَا مِنْ فِطْرَةِ الْعِيَالِ فَكَتَبَ بِخَطِّهِ قَبَضْتُ وَقَبِلْتُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Bunān ibn Muḥammad, d'après son frère ʿAbd al-Raḥmān ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl
J'envoyai à Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) des dirhams pour moi et pour d'autres, et je lui écrivis pour l'informer qu'il s'agissait de la zakāt de fin de jeûne (fiṭra) pour les personnes à charge. Il m'écrivit de sa propre main : « J'ai reçu et j'ai accepté. »
23ـ أَبُو الْعَبَّاسِ الْكُوفِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ أَبِي عَلِيِّ بْنِ رَاشِدٍ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْفِطْرَةِ لِمَنْ هِيَ قَالَ لِلإِمَامِ قَالَ قُلْتُ لَهُ فَأُخْبِرُ أَصْحَابِي قَالَ نَعَمْ مَنْ أَرَدْتَ أَنْ تُطَهِّرَهُ مِنْهُمْ وَقَالَ لا بَأْسَ بِأَنْ تُعْطِيَ وَتَحْمِلَ ثَمَنَ ذَلِكَ وَرِقاً.
IsnādAbū al-ʿAbbās al-Kūfī, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Abū ʿAlī ibn Rāshid
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de la zakāt al-fiṭra (l'aumône de la rupture du jeûne) : « À qui revient-elle ? » Il répondit : « À l'Imam. » Je lui dis : « Dois-je en informer mes compagnons ? » Il répondit : « Oui, quiconque d'entre eux que tu souhaites purifier. » Et il ajouta : « Il n'y a pas de mal à donner et à transporter le prix de cela en argent (waraq). »
24ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الله عَنْ عَبْدِ الله بْنِ جَعْفَرٍ عَنْ أَيُّوبَ بْنِ نُوحٍ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ الثَّالِثِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) أَنَّ قَوْماً سَأَلُونِي عَنِ الْفِطْرَةِ وَيَسْأَلُونِّي أَنْ يَحْمِلُوا قِيمَتَهَا إِلَيْكَ وَقَدْ بَعَثَ إِلَيْكَ هَذَا الرَّجُلُ عَامَ أَوَّلَ وَسَأَلَنِي أَنْ أَسْأَلَكَ فَنَسِيتُ ذَلِكَ وَقَدْ بَعَثْتُ إِلَيْكَ الْعَامَ عَنْ كُلِّ رَأْسٍ مِنْ عِيَالِي بِدِرْهَمٍ عَلَى قِيمَةِ تِسْعَةِ أَرْطَالٍ بِدِرْهَمٍ فَرَأْيُكَ جَعَلَنِيَ الله فِدَاكَ فِي ذَلِكَ فَكَتَبَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) الْفِطْرَةُ قَدْ كَثُرَ السُّؤَالُ عَنْهَا وَأَنَا أَكْرَهُ كُلَّ مَا أَدَّى إِلَى الشُّهْرَةِ فَاقْطَعُوا ذِكْرَ ذَلِكَ وَاقْبِضْ مِمَّنْ دَفَعَ لَهَا وَأَمْسِكْ عَمَّنْ لَمْ يَدْفَعْ.