5ـ أَبُو عَلِيٍّ الأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) إِنِّي أُرِيدُ الْجِوَارَ فَكَيْفَ أَصْنَعُ قَالَ إِذَا رَأَيْتَ الْهِلالَ هِلالَ ذِي الْحِجَّةِ فَاخْرُجْ إِلَى الْجِعْرَانَةِ فَأَحْرِمْ مِنْهَا بِالْحَجِّ فَقُلْتُ لَهُ كَيْفَ أَصْنَعُ إِذَا دَخَلْتُ مَكَّةَ أُقِيمُ إِلَى يَوْمِ التَّرْوِيَةِ لا أَطُوفُ بِالْبَيْتِ قَالَ تُقِيمُ عَشْراً لا تَأْتِي الْكَعْبَةَ إِنَّ عَشْراً لَكَثِيرٌ إِنَّ الْبَيْتَ لَيْسَ بِمَهْجُورٍ وَلَكِنْ إِذَا دَخَلْتَ فَطُفْ بِالْبَيْتِ وَاسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَقُلْتُ لَهُ أَ لَيْسَ كُلُّ مَنْ طَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَقَدْ أَحَلَّ قَالَ إِنَّكَ تَعْقِدُ بِالتَّلْبِيَةِ ثُمَّ قَالَ كُلَّمَا طُفْتَ طَوَافاً وَصَلَّيْتَ رَكْعَتَيْنِ فَاعْقِدْ بِالتَّلْبِيَةِ ثُمَّ قَالَ إِنَّ سُفْيَانَ فَقِيهَكُمْ أَتَانِي فَقَالَ مَا يَحْمِلُكَ عَلَى أَنْ تَأْمُرَ أَصْحَابَكَ يَأْتُونَ الْجِعْرَانَةَ فَيُحْرِمُونَ مِنْهَا فَقُلْتُ لَهُ هُوَ وَقْتٌ مِنْ مَوَاقِيتِ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَقَالَ وَأَيُّ وَقْتٍ مِنْ مَوَاقِيتِ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) هُوَ فَقُلْتُ لَهُ أَحْرَمَ مِنْهَا حِينَ قَسَمَ غَنَائِمَ حُنَيْنٍ وَمَرْجِعُهُ مِنَ الطَّائِفِ فَقَالَ إِنَّمَا هَذَا شَيْءٌ أَخَذْتُهُ مِنْ عَبْدِ الله بْنِ عُمَرَ كَانَ إِذَا رَأَى الْهِلالَ صَاحَ بِالْحَجِّ فَقُلْتُ أَ لَيْسَ قَدْ كَانَ عِنْدَكُمْ مَرْضِيّاً قَالَ بَلَى وَلَكِنْ أَ مَا عَلِمْتَ أَنَّ أَصْحَابَ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) إِنَّمَا أَحْرَمُوا مِنَ الْمَسْجِدِ فَقُلْتُ إِنَّ أُولَئِكَ كَانُوا مُتَمَتِّعِينَ فِي أَعْنَاقِهِمُ الدِّمَاءُ وَإِنَّ هَؤُلاءِ قَطَنُوا بِمَكَّةَ فَصَارُوا كَأَنَّهُمْ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ وَأَهْلُ مَكَّةَ لا مُتْعَةَ لَهُمْ فَأَحْبَبْتُ أَنْ يَخْرُجُوا مِنْ مَكَّةَ إِلَى بَعْضِ الْمَوَاقِيتِ وَأَنْ يَسْتَغِبُّوا بِهِ أَيَّاماً فَقَالَ لِي وَأَنَا أُخْبِرُهُ أَنَّهَا وَقْتٌ مِنْ مَوَاقِيتِ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) يَا أَبَا عَبْدِ الله فَإِنِّي أَرَى لَكَ أَنْ لا تَفْعَلَ فَضَحِكْتُ وَقُلْتُ وَلَكِنِّي أَرَى لَهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا فَسَأَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ عَمَّنْ مَعَنَا مِنَ النِّسَاءِ كَيْفَ يَصْنَعْنَ فَقَالَ لَوْ لا أَنَّ خُرُوجَ النِّسَاءِ شُهْرَةٌ لأَمَرْتُ الصَّرُورَةَ مِنْهُنَّ أَنْ تَخْرُجَ وَلَكِنْ مُرْ مَنْ كَانَ مِنْهُنَّ صَرُورَةً أَنْ تُهِلَّ بِالْحَجِّ فِي هِلالِ ذِي الْحِجَّةِ فَأَمَّا اللَّوَاتِي قَدْ حَجَجْنَ فَإِنْ شِئْنَ فَفِي خَمْسٍ مِنَ الشَّهْرِ وَإِنْ شِئْنَ فَيَوْمَ التَّرْوِيَةِ فَخَرَجَ وَأَقَمْنَا فَاعْتَلَّ بَعْضُ مَنْ كَانَ مَعَنَا مِنَ النِّسَاءِ الصَّرُورَةِ مِنْهُنَّ فَقَدِمَ فِي خَمْسٍ مِنْ ذِي الْحِجَّةِ فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ أَنَّ بَعْضَ مَنْ مَعَنَا مِنْ صَرُورَةِ النِّسَاءِ قَدِ اعْتَلَلْنَ فَكَيْفَ تَصْنَعُ فَقَالَ فَلْتَنْظُرْ مَا بَيْنَهَا وَبَيْنَ التَّرْوِيَةِ فَإِنْ طَهُرَتْ فَلْتُهِلَّ بِالْحَجِّ وَإِلاَّ فَلا يَدْخُلْ عَلَيْهَا يَوْمُ التَّرْوِيَةِ إِلاَّ وَهِيَ مُحْرِمَةٌ وَأَمَّا الأَوَاخِرُ فَيَوْمَ التَّرْوِيَةِ فَقُلْتُ إِنَّ مَعَنَا صَبِيّاً مَوْلُوداً فَكَيْفَ نَصْنَعُ بِهِ فَقَالَ مُرْ أُمَّهُ تَلْقَى حَمِيدَةَ فَتَسْأَلَهَا كَيْفَ تَصْنَعُ بِصِبْيَانِهَا فَأَتَتْهَا فَسَأَلَتْهَا كَيْفَ تَصْنَعُ فَقَالَتْ إِذَا كَانَ يَوْمُ التَّرْوِيَةِ فَأَحْرِمُوا عَنْهُ وَجَرِّدُوهُ وَغَسِّلُوهُ كَمَا يُجَرَّدُ الْمُحْرِمُ وَقِفُوا بِهِ الْمَوَاقِفَ فَإِذَا كَانَ يَوْمُ النَّحْرِ فَارْمُوا عَنْهُ وَاحْلِقُوا عَنْهُ رَأْسَهُ وَمُرِي الْجَارِيَةَ أَنْ تَطُوفَ بِهِ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ يَخْرُجُ إِلَى بَعْضِ الأَمْصَارِ ثُمَّ يَرْجِعُ إِلَى مَكَّةَ فَيَمُرُّ بِبَعْضِ الْمَوَاقِيتِ أَ لَهُ أَنْ يَتَمَتَّعَ قَالَ مَا أَزْعُمُ أَنَّ ذَلِكَ لَيْسَ لَهُ لَوْ فَعَلَ وَكَانَ الإِهْلالُ أَحَبَّ إِلَيَّ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ašʿarī, d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, d'après Ṣafwān, d'après ʿAbd al-Raḥmān b. al-Ḥajjāj
Il a dit : J'ai dit à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Je désire pratiquer le jiwār (voisinage sacré à La Mecque). Que dois-je faire ? » Il a dit : « Quand tu vois la nouvelle lune, la lune de Dhū l-Ḥijja, sors vers al-Jiʿrāna et consacre le ḥajj depuis cet endroit. » Je lui ai dit : « Que dois-je faire quand j'entre à La Mecque ? Dois-je rester jusqu'au jour de Tarwiya sans tourner autour de la Kaʿba ? » Il a dit : « Rester dix jours sans t'approcher de la Kaʿba ? Dix jours c'est beaucoup, la Maison n'est pas abandonnée ! Mais quand tu entres, tourne autour de la Kaʿba et accomplis le saʿy (course rituelle) entre al-Ṣafā et al-Marwa. » Je lui ai dit : « Celui qui tourne autour de la Kaʿba et accomplit le saʿy entre al-Ṣafā et al-Marwa n'est-il pas en état de sortie de sacralisation (iḥlāl) ? » Il a dit : « Tu le lies par la talbiya (formule de consécration). » Puis il a dit : « Chaque fois que tu accomplis une circumambulation et que tu pries deux rakʿa, lie-le par la talbiya. » Puis il a dit : « Sufyān, votre juriste, est venu à moi et a dit : Qu'est-ce qui te pousse à ordonner à tes compagnons de venir à al-Jiʿrāna pour s'y consacrer ? Je lui ai dit : C'est l'un des mīqāt (lieux de consécration) du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Il a dit : Et lequel des mīqāt du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) est-ce ? Je lui ai dit : Il s'y est consacré lorsqu'il a partagé les butins de Ḥunayn, de retour de Ṭāʾif. Il a dit : Ceci est seulement une chose que j'ai prise de ʿAbd Allāh b. ʿUmar, qui, lorsqu'il voyait la nouvelle lune, proclamait le ḥajj à haute voix. Je dis : N'était-il pas tenu en estime chez vous ? Il dit : Si, mais ne sais-tu pas que les compagnons du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) se sont consacrés depuis la mosquée ? Je dis : Ceux-là étaient en tamattuʿ (pèlerinage interrompu), ayant le sang (de l'animal sacrificiel) sur leurs cous ; tandis que ceux-ci se sont fixés à La Mecque et sont devenus comme des Mecquois ; or les Mecquois n'ont droit au tamattuʿ. J'ai donc voulu qu'ils sortent de La Mecque vers l'un des mīqāt et qu'ils y séjournent plusieurs jours. » Il (Sufyān) me dit, alors que je l'informais que c'était l'un des mīqāt du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : « Ô Abā ʿAbd Allāh, je pense pour toi que tu ne doives pas faire cela. » Je ris et dis : « Mais je pense qu'eux doivent le faire. » Puis ʿAbd al-Raḥmān l'interrogea sur les femmes qui étaient avec nous, comment elles devaient agir. Il dit : « Si ce n'était que la sortie des femmes est une marque d'exhibition (shuhra), j'aurais ordonné à celle d'entre elles qui est ṣarūra (n'ayant jamais accompli le ḥajj) de sortir, mais ordonne à celle qui est ṣarūra de proclamer le ḥajj à la nouvelle lune de Dhū l-Ḥijja. Quant à celles qui ont déjà accompli le ḥajj, si elles veulent, elles le font le cinquième jour du mois, et si elles veulent, le jour de Tarwiya. » Il sortit et nous restâmes ; puis certaines femmes ṣarūra parmi nous tombèrent malades ; quelqu'un vint le cinquième jour de Dhū l-Ḥijja. Je lui envoyai un message : « Certaines ṣarūra parmi les femmes qui sont avec nous sont tombées malades. Que dois-je faire ? » Il dit : « Qu'elle considère l'intervalle jusqu'au jour de Tarwiya ; si elle est pure (de ses menstrues), qu'elle proclame le ḥajj, sinon que le jour de Tarwiya n'arrive sur elle sans qu'elle soit en état de sacralisation. Quant aux autres, c'est le jour de Tarwiya. » Je dis : « Nous avons un petit enfant nouveau-né. Que faisons-nous avec lui ? » Il dit : « Ordonne à sa mère d'aller voir Ḥamīda et de lui demander comment elle agit avec ses enfants. » Elle alla la voir et lui demanda comment elle agissait. Elle dit : « Quand arrive le jour de Tarwiya, consacrez-le, déshabillez-le et lavez-le comme on déshabille le consacré, arrêtez-le aux stations (mawāqif). Quand arrive le jour du sacrifice, jetez (les pierres) pour lui et rasez-lui la tête, et ordonne à la jeune servante de tourner avec lui entre al-Ṣafā et al-Marwa. » Il (ʿAbd al-Raḥmān) dit : Je l'ai interrogé au sujet d'un homme de La Mecque qui sort vers l'une des provinces, puis revient à La Mecque en passant par l'un des mīqāt : a-t-il le droit de pratiquer le tamattuʿ ? Il dit : « Je ne prétends pas que cela ne lui soit pas permis ; s'il le fait, la talbiya (consécration directe) m'est plus agréable. »