Je dis à Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) : « Ô mon maître, j’espère jeûner le mois de Ramaḍān à Médine. » Il dit : « Tu y jeûneras si Dieu le veut. » Je dis : « J’espère que notre départ aura lieu dans les dix [premiers jours] de Shawwāl. Dieu a accoutumé [la pratique] de la visite du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur les siens) et des gens de sa maison, ainsi que ta visite. Parfois j’accomplis le pèlerinage (ḥajj) pour ton père, parfois je l’accomplis pour mon père, parfois je l’accomplis pour un homme parmi mes frères, et parfois je l’accomplis pour moi-même. Que dois-je faire ? » Il dit : « Fais le tamattuʿ (pèlerinage par étapes). » Je dis : « Je réside à La Mecque depuis dix ans. » Il dit : « Fais le tamattuʿ. »
2ـ أَبُو عَلِيٍّ الأَشْعَرِيُّ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ الْكُوفِيِّ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مَهْزِيَارَ عَنْ مُوسَى بْنِ الْقَاسِمِ قَالَ قُلْتُ لأَبِي جَعْفَرٍ الثَّانِي (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَدْ أَرَدْتُ أَنْ أَطُوفَ عَنْكَ وَعَنْ أَبِيكَ فَقِيلَ لِي إِنَّ الأَوْصِيَاءَ لا يُطَافُ عَنْهُمْ فَقَالَ لِي بَلْ طُفْ مَا أَمْكَنَكَ فَإِنَّهُ جَائِزٌ ثُمَّ قُلْتُ لَهُ بَعْدَ ذَلِكَ بِثَلاثِ سِنِينَ إِنِّي كُنْتُ اسْتَأْذَنْتُكَ فِي الطَّوَافِ عَنْكَ وَعَنْ أَبِيكَ فَأَذِنْتَ لِي فِي ذَلِكَ فَطُفْتُ عَنْكُمَا مَا شَاءَ الله ثُمَّ وَقَعَ فِي قَلْبِي شَيْءٌ فَعَمِلْتُ بِهِ قَالَ وَمَا هُوَ قُلْتُ طُفْتُ يَوْماً عَنْ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَقَالَ ثَلاثَ مَرَّاتٍ صَلَّى الله عَلَى رَسُولِ الله ثُمَّ الْيَوْمَ الثَّانِيَ عَنْ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ ثُمَّ طُفْتُ الْيَوْمَ الثَّالِثَ عَنِ الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَالرَّابِعَ عَنِ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَالْخَامِسَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِما السَّلاَم) وَالسَّادِسَ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ (عَلَيْهِما السَّلاَم) وَالْيَوْمَ السَّابِعَ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ (عَلَيْهِما السَّلاَم) وَالْيَوْمَ الثَّامِنَ عَنْ أَبِيكَ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَالْيَوْمَ التَّاسِعَ عَنْ أَبِيكَ عَلِيٍّ (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَالْيَوْمَ الْعَاشِرَ عَنْكَ يَا سَيِّدِي وَهَؤُلاءِ الَّذِينَ أَدِينُ الله بِوَلايَتِهِمْ فَقَالَ إِذَنْ وَالله تَدِينَ الله بِالدِّينِ الَّذِي لا يَقْبَلُ مِنَ الْعِبَادِ غَيْرَهُ قُلْتُ وَرُبَّمَا طُفْتُ عَنْ أُمِّكَ فَاطِمَةَ (عَلَيْها السَّلاَم) وَرُبَّمَا لَمْ أَطُفْ فَقَالَ اسْتَكْثِرْ مِنْ هَذَا فَإِنَّهُ أَفْضَلُ مَا أَنْتَ عَامِلُهُ إِنْ شَاءَ الله.
J'ai dit à Abū Jaʿfar le Second (al-Jawād, sur lui la paix) : « J'ai voulu accomplir la circumambulation (ṭawāf) pour toi et pour ton père, mais on m'a dit que les Exécuteurs testamentaires (awṣiyāʾ) ne font pas l'objet d'une circumambulation en leur nom. » Il me dit : « Au contraire, accomplis la circumambulation autant que tu le peux, car c'est permis. » Puis, trois ans plus tard, je lui dis : « Je t'avais demandé l'autorisation d'accomplir la circumambulation pour toi et pour ton père, et tu me l'as accordée ; j'ai donc circumambulé pour vous deux autant que Dieu l'a voulu. Ensuite, une pensée est venue dans mon cœur et j'ai agi selon elle. » Il dit : « Quelle est-elle ? » Je dis : « Un jour, j'ai circumambulé pour le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) » — il dit alors trois fois : « Que Dieu prie sur le Messager de Dieu ! » — puis le deuxième jour pour le Commandeur des croyants (Amīr al-Muʾminīn, ʿAlī), puis le troisième jour pour al-Ḥasan (sur lui la paix), le quatrième pour al-Ḥusayn (sur lui la paix), le cinquième pour ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix), le sixième pour Abū Jaʿfar Muḥammad b. ʿAlī (al-Bāqir, sur eux deux la paix), le septième pour Jaʿfar b. Muḥammad (al-Ṣādiq, sur eux deux la paix), le huitième pour ton père Mūsā (al-Kāẓim, sur lui la paix), le neuvième pour ton père ʿAlī (al-Riḍā, sur lui la paix), et le dixième pour toi, ô mon maître. Ce sont ceux par la walāya (autorité spirituelle) desquels j'adhère à la religion de Dieu. » Il dit alors : « Alors, par Dieu, tu adhères à Dieu par la religion en dehors de laquelle Il n'accepte rien d'autre de Ses serviteurs ! » Je dis : « Parfois j'accomplis la circumambulation pour ta mère Fāṭima (sur elle la paix), et parfois je ne la fais pas. » Il dit : « Fais beaucoup de cela, car c'est la meilleure de tes actions, si Dieu le veut. »