3ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَبِي هَاشِمٍ الْجَعْفَرِيِّ قَالَ بَعَثَ إِلَيَّ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلاَم) فِي مَرَضِهِ وَإِلَى مُحَمَّدِ بْنِ حَمْزَةَ فَسَبَقَنِي إِلَيْهِ مُحَمَّدُ بْنُ حَمْزَةَ وَأَخْبَرَنِي مُحَمَّدٌ مَا زَالَ يَقُولُ ابْعَثُوا إِلَى الْحَيْرِ ابْعَثُوا إِلَى الْحَيْرِ فَقُلْتُ لِمُحَمَّدٍ أَ لا قُلْتَ لَهُ أَنَا أَذْهَبُ إِلَى الْحَيْرِ ثُمَّ دَخَلْتُ عَلَيْهِ وَقُلْتُ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ أَنَا أَذْهَبُ إِلَى الْحَيْرِ فَقَالَ انْظُرُوا فِي ذَاكَ ثُمَّ قَالَ لِي إِنَّ مُحَمَّداً لَيْسَ لَهُ سِرٌّ مِنْ زَيْدِ بْنِ عَلِيٍّ وَأَنَا أَكْرَهُ أَنْ يَسْمَعَ ذَلِكَ قَالَ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَلِيِّ بْنِ بِلالٍ فَقَالَ مَا كَانَ يَصْنَعُ بِالْحَيْرِ وَهُوَ الْحَيْرُ فَقَدِمْتُ الْعَسْكَرَ فَدَخَلْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ لِي اجْلِسْ حِينَ أَرَدْتُ الْقِيَامَ فَلَمَّا رَأَيْتُهُ أَنِسَ بِي ذَكَرْتُ لَهُ قَوْلَ عَلِيِّ بْنِ بِلالٍ فَقَالَ لِي أَ لا قُلْتَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَانَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ وَيُقَبِّلُ الْحَجَرَ وَحُرْمَةُ النَّبِيِّ وَالْمُؤْمِنِ أَعْظَمُ مِنْ حُرْمَةِ الْبَيْتِ وَأَمَرَهُ الله عَزَّ وَجَلَّ أَنْ يَقِفَ بِعَرَفَةَ وَإِنَّمَا هِيَ مَوَاطِنُ يُحِبُّ الله أَنْ يُذْكَرَ فِيهَا فَأَنَا أُحِبُّ أَنْ يُدْعَى الله لِي حَيْثُ يُحِبُّ الله أَنْ يُدْعَى فِيهَا وَذَكَرَ عَنْهُ أَنَّهُ قَالَ وَلَمْ أَحْفَظْ عَنْهُ قَالَ إِنَّمَا هَذِهِ مَوَاضِعُ يُحِبُّ الله أَنْ يُتَعَبَّدَ لَهُ فِيهَا فَأَنَا أُحِبُّ أَنْ يُدْعَى لِي حَيْثُ يُحِبُّ الله أَنْ يُعْبَدَ هَلاَّ قُلْتَ لَهُ كَذَا [وَ كَذَا] قَالَ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ لَوْ كُنْتُ أُحْسِنُ مِثْلَ هَذَا لَمْ أَرُدَّ الأَمْرَ عَلَيْكَ هَذِهِ أَلْفَاظُ أَبِي هَاشِمٍ لَيْسَتْ أَلْفَاظَهُ.
Il a dit : Abū al-Ḥasan (ʿalayhi al-salām) m'envoya chercher, ainsi que Muḥammad ibn Ḥamza, durant sa maladie. Muḥammad ibn Ḥamza m'y précéda et m'informa qu'il n'avait cessé de dire : « Envoyez (quelqu'un) vers al-Ḥā'ir ! Envoyez (quelqu'un) vers al-Ḥā'ir ! » Je dis à Muḥammad : « Ne lui as-tu pas dit : “Moi, j'irai à al-Ḥā'ir” ? » Puis j'entrai chez lui et lui dis : « Que je sois sacrifié pour toi, moi, j'irai à al-Ḥā'ir. » Il dit : « Réfléchissez à cela. » Puis il me dit : « Muḥammad n'a pas de secret à l'égard de Zayd ibn ʿAlī, et je déteste que celui-ci entende cette affaire. » Il dit : Je rapportai cela à ʿAlī ibn Bilāl, qui dit : « Que ferait-il à al-Ḥā'ir, alors que c’est al-Ḥā'ir (lui-même) ? » Je me rendis alors à al-ʿAskar (Sāmarrā'), j'entrai chez lui et, alors que je voulais me lever, il me dit : « Assieds-toi. » Quand je vis qu'il se sentait à l'aise avec moi, je lui rapportai la parole de ʿAlī ibn Bilāl. Il me dit : « Ne lui as-tu pas répondu : “Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) tournait autour de la Maison (Kaʿba) et embrassait la Pierre (Noire), alors que la sacralité du Prophète et du croyant est plus grande que la sacralité de la Maison. Dieu — Puissant et Majestueux — lui ordonna de se tenir à ʿArafa. Ce ne sont que des lieux où Dieu aime que l'on se souvienne de Lui. Moi, j'aime que l'on invoque Dieu pour moi là où Dieu aime que l'on L'invoque” ? » Et il rapporta de lui qu'il dit — mais je n'ai pas retenu de lui (cette partie) — : « Ce ne sont que des endroits où Dieu aime que l'on L'adore ; moi, j'aime que l'on invoque Dieu pour moi là où Dieu aime que l'on L'adore. Ne lui aurais-tu pas dit ceci et cela ? » Il dit : Je répondis : « Que je sois sacrifié pour toi, si j'étais capable de pareilles paroles, je ne t'aurais pas soumis l'affaire. » Ce sont les termes d'Abū Hāshim, non les siens (c'est-à-dire la transmission est d'Abū Hāshim).