Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) فِي قَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ الْحَجُّ أَشْهُرٌ مَعْلُوماتٌ فَمَنْ فَرَضَ فِيهِنَّ الْحَجَّ فَلا رَفَثَ وَلا فُسُوقَ وَلا جِدالَ فِي الْحَجِّ فَقَالَ إِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ اشْتَرَطَ عَلَى النَّاسِ شَرْطاً وَشَرَطَ لَهُمْ شَرْطاً قُلْتُ فَمَا الَّذِي اشْتَرَطَ عَلَيْهِمْ وَمَا الَّذِي اشْتَرَطَ لَهُمْ فَقَالَ أَمَّا الَّذِي اشْتَرَطَ عَلَيْهِمْ فَإِنَّهُ قَالَ الْحَجُّ أَشْهُرٌ مَعْلُوماتٌ فَمَنْ فَرَضَ فِيهِنَّ الْحَجَّ فَلا رَفَثَ وَلا فُسُوقَ وَلا جِدالَ فِي الْحَجِّ وَأَمَّا مَا شَرَطَ لَهُمْ فَإِنَّهُ قَالَ فَمَنْ تَعَجَّلَ فِي يَوْمَيْنِ فَلا إِثْمَ عَلَيْهِ وَمَنْ تَأَخَّرَ فَلا إِثْمَ عَلَيْهِ لِمَنِ اتَّقى قَالَ يَرْجِعُ لا ذَنْبَ لَهُ قَالَ قُلْتُ أَ رَأَيْتَ مَنِ ابْتُلِيَ بِالْفُسُوقِ مَا عَلَيْهِ قَالَ لَمْ يَجْعَلِ الله لَهُ حَدّاً يَسْتَغْفِرُ الله وَيُلَبِّي قُلْتُ فَمَنِ ابْتُلِيَ بِالْجِدَالِ مَا عَلَيْهِ قَالَ إِذَا جَادَلَ فَوْقَ مَرَّتَيْنِ فَعَلَى الْمُصِيبِ دَمٌ يُهَرِيقُهُ وَعَلَى الْمُخْطِىِ بَقَرَةٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Le pèlerinage a lieu en des mois connus. Quiconque s'astreint à y accomplir le pèlerinage, alors point de rapport charnel, point d'acte impie, point de dispute pendant le pèlerinage » (Coran 2:197). Il a dit : « Dieu — Puissant et Majestueux — a imposé une condition aux gens et leur a accordé une condition. » Je dis : « Quelle est la condition qu'Il leur a imposée, et quelle est celle qu'Il leur a accordée ? » Il répondit : « Quant à ce qu'Il leur a imposé, Il a dit : "Le pèlerinage a lieu en des mois connus. Quiconque s'astreint à y accomplir le pèlerinage, alors point de rapport charnel, point d'acte impie, point de dispute pendant le pèlerinage." Et quant à ce qu'Il leur a accordé, Il a dit : "Celui qui se hâte en deux jours, point de péché sur lui ; et celui qui retarde, point de péché sur lui, pour celui qui est pieux" (Coran 2:203). Il a dit : « Il repart sans avoir commis de péché. » Le rapporteur dit : « Que dis-tu de celui qui est éprouvé par l'acte impie (fusūq), qu'a-t-il à faire ? » Il répondit : « Dieu n'a pas fixé de limite déterminée pour cela ; qu'il implore le pardon de Dieu et prononce la talbiya (formule de réponse à l'appel d'Allah). » Je dis : « Et celui qui est éprouvé par la dispute (jidāl), qu'a-t-il à faire ? » Il répondit : « S'il dispute plus de deux fois, alors pour celui qui a raison, il doit verser une offrande de sang ; pour celui qui a tort, il doit offrir une vache. »
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ سِنَانٍ فِي قَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ وَأَتِمُّوا الْحَجَّ وَالْعُمْرَةَ لله قَالَ إِتْمَامُهَا أَنْ لا رَفَثَ وَلا فُسُوقَ وَلا جِدَالَ فِي الْحَجِّ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Aḥmad b. Muḥammad d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd d'après al-Naḍr b. Suwayd d'après ʿAbd Allāh b. Sinān
Au sujet de la parole de Dieu, Puissant et Majestueux : « Et accomplissez le pèlerinage (ḥajj) et la 'umra pour Dieu » (Coran 2:196), il dit : « Leur accomplissement complet est qu'il n'y ait ni rapport sexuel (rafath), ni perversité (fusūq), ni dispute (jidal) durant le pèlerinage (ḥajj). »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى وَابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ جَمِيعاً عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) إِذَا أَحْرَمْتَ فَعَلَيْكَ بِتَقْوَى الله وَذِكْرِ الله كَثِيراً وَقِلَّةِ الْكَلامِ إِلاَّ بِخَيْرٍ فَإِنَّ مِنْ تَمَامِ الْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ أَنْ يَحْفَظَ الْمَرْءُ لِسَانَهُ إِلاَّ مِنْ خَيْرٍ كَمَا قَالَ الله عَزَّ وَجَلَّ فَإِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ يَقُولُ فَمَنْ فَرَضَ فِيهِنَّ الْحَجَّ فَلا رَفَثَ وَلا فُسُوقَ وَلا جِدالَ فِي الْحَجِّ وَالرَّفَثُ الْجِمَاعُ وَالْفُسُوقُ الْكَذِبُ وَالسِّبَابُ وَالْجِدَالُ قَوْلُ الرَّجُلِ لا وَالله وَبَلَى وَالله وَاعْلَمْ أَنَّ الرَّجُلَ إِذَا حَلَفَ بِثَلاثِ أَيْمَانٍ وِلاءً فِي مَقَامٍ وَاحِدٍ وَهُوَ مُحْرِمٌ فَقَدْ جَادَلَ فَعَلَيْهِ دَمٌ يُهَرِيقُهُ وَيَتَصَدَّقُ بِهِ وَإِذَا حَلَفَ يَمِيناً وَاحِدَةً كَاذِبَةً فَقَدْ جَادَلَ وَعَلَيْهِ دَمٌ يُهَرِيقُهُ وَيَتَصَدَّقُ بِهِ وَقَالَ اتَّقِ الْمُفَاخَرَةَ وَعَلَيْكَ بِوَرَعٍ يَحْجُزُكَ عَنْ مَعَاصِي الله فَإِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ يَقُولُ ثُمَّ لْيَقْضُوا تَفَثَهُمْ وَلْيُوفُوا نُذُورَهُمْ وَلْيَطَّوَّفُوا بِالْبَيْتِ الْعَتِيقِ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله مِنَ التَّفَثِ أَنْ تَتَكَلَّمَ فِي إِحْرَامِكَ بِكَلامٍ قَبِيحٍ فَإِذَا دَخَلْتَ مَكَّةَ وَطُفْتَ بِالْبَيْتِ وَتَكَلَّمْتَ بِكَلامٍ طَيِّبٍ فَكَانَ ذَلِكَ كَفَّارَةً قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنِ الرَّجُلِ يَقُولُ لا لَعَمْرِي وَبَلَى لَعَمْرِي قَالَ لَيْسَ هَذَا مِنَ الْجِدَالِ إِنَّمَا الْجِدَالُ لا وَالله وَبَلَى وَالله.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā et Ibn Abī ʿUmayr, tous deux d'après Muʿāwiya ibn ʿAmmār
Il dit : Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Lorsque tu entres en état de sacralisation (iḥrām), tu dois craindre Dieu, invoquer Dieu abondamment et parler peu, sauf pour dire du bien. Car l’achèvement du ḥajj (pèlerinage majeur) et de la ʿumra (pèlerinage mineur) implique que l’homme garde sa langue, sauf pour dire du bien, comme Dieu – Puissant et Majestueux – l’a dit. Dieu – Puissant et Majestueux – dit en effet : “Quiconque entreprend le ḥajj (pendant ces mois), qu’il n’y ait ni rapport sexuel (rafath), ni perversité (fusūq), ni dispute (jidāl) pendant le ḥajj.” (Coran 2:197) Le rafath est le rapport sexuel ; le fusūq est le mensonge et l’injure ; et le jidāl (dispute) est la parole de l’homme : “Non, par Dieu !” et “Oui, par Dieu !”. Et sache que si un homme, alors qu’il est en état de sacralisation, prête trois serments consécutifs en une seule séance, il a bel et bien disputé ; il lui incombe alors d’immoler une bête (sacrifice) et de la distribuer en aumône. Et s’il prête un seul serment mensonger, il a disputé ; il lui incombe alors d’immoler une bête et de la distribuer en aumône. » Il dit aussi : « Garde-toi de l’orgueil et de la vantardise (mufākhara) ; attache-toi à la piété scrupuleuse (waraʿ) qui te préserve des désobéissances envers Dieu. Car Dieu – Puissant et Majestueux – dit : “Qu’ils mettent ensuite fin à leurs souillures (tafath), qu’ils accomplissent leurs vœux et qu’ils fassent les circuits autour de la Demeure Antique (Bayt al-ʿAtīq).” (Coran 22:29) » Abū ʿAbd Allāh (l’Imam) a dit : « Parmi les souillures (tafath), il y a le fait que tu prononces, en état de sacralisation, une parole inconvenante. Puis, lorsque tu entres à La Mecque et que tu fais les circuits (ṭawāf) autour de la Demeure, si tu prononces une bonne parole, cela constitue une expiation (kaffāra). » [Muʿāwiya ibn ʿAmmār] dit : « Je l’interrogeai au sujet de l’homme qui dit : “Non, par ma vie !” (lā la-ʿamrī) et “Oui, par ma vie !” (balā la-ʿamrī). » Il répondit : « Cela ne relève pas de la dispute (jidāl) ; la dispute est seulement : “Non, par Dieu !” et “Oui, par Dieu !” »
4ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما السَّلاَم) قَالَ إِذَا حَلَفَ ثَلاثَ أَيْمَانٍ مُتَتَابِعَاتٍ صَادِقاً فَقَدْ جَادَلَ وَعَلَيْهِ دَمٌ وَإِذَا حَلَفَ بِيَمِينٍ وَاحِدَةٍ كَاذِباً فَقَدْ جَادَلَ وَعَلَيْهِ دَمٌ.
IsnādD'après al-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muʿallā ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī, d'après Abān ibn ʿUthmān, d'après Abī Baṣīr, d'après l'un des deux (que la paix soit sur eux) [c'est-à-dire l'Imam Muḥammad al-Bāqir ou l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq]
Il a dit : « Lorsqu'une personne prête trois serments consécutifs en étant véridique, elle a disputé (jādala) et une expiation (dam, littéralement "sang") lui incombe. Et lorsqu'elle prête un seul serment en mentant, elle a disputé (jādala) et une expiation (dam) lui incombe. »
5ـ أَبُو عَلِيٍّ الأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ مُسْكَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْمُحْرِمِ يُرِيدُ أَنْ يَعْمَلَ الْعَمَلَ فَيَقُولُ لَهُ صَاحِبُهُ وَالله لا تَعْمَلْهُ فَيَقُولُ وَالله لأَعْمَلَنَّهُ فَيُخَالِفُهُ مِرَاراً أَ يَلْزَمُهُ مَا يَلْزَمُ صَاحِبَ الْجِدَالِ قَالَ لا إِنَّمَا أَرَادَ بِهَذَا إِكْرَامَ أَخِيهِ إِنَّمَا ذَلِكَ مَا كَانَ لله فِيهِ مَعْصِيَةٌ.
IsnādD'après Abū ʿAlī al-Ashʿarī, d'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Jabbār, d'après Ṣafwān, d'après ʿAbd Allāh Ibn Miskān, d'après Abū Baṣīr
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet de celui qui est en état de sacralisation (muḥrim) et qui veut accomplir une action ; alors son compagnon lui dit : « Par Dieu, ne la fais pas », et il lui répond : « Par Dieu, je la ferai », et il lui oppose une contradiction répétée. Est-il tenu (par la loi) de ce dont est tenu celui qui se livre aux disputes (jidal) ? Il dit : Non, il n'a voulu par là que l'honneur de son frère. Cela (la prohibition) ne concerne que ce qui implique une désobéissance à Dieu.
6ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ فَضَالَةَ بْنِ أَيُّوبَ عَنْ أَبِي الْمَغْرَاءِ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) يَقُولُ فِي الْجِدَالِ شَاةٌ وَفِي السِّبَابِ وَالْفُسُوقِ بَقَرَةٌ وَالرَّفَثِ فَسَادُ الْحَجِّ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après Faḍāla b. Ayyūb, d'après Abū al-Maghrā', d'après Sulaymān b. Khālid
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Pour le jidāl (dispute ou débat lors du pèlerinage), [l'expiation est] un mouton ; pour les insultes et la perversité, [l'expiation est] une vache ; et pour le rafath (acte sexuel), [c'est] l'annulation du pèlerinage. »