5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ ابْنِ سِنَانٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) عَنِ الرَّجُلِ يُسَافِرُ فِي شَهْرِ رَمَضَانَ وَمَعَهُ جَارِيَةٌ لَهُ فَلَهُ أَنْ يُصِيبَ مِنْهَا بِالنَّهَارِ فَقَالَ سُبْحَانَ الله أَ مَا تَعْرِفُ حُرْمَةَ شَهْرِ رَمَضَانَ إِنَّ لَهُ فِي اللَّيْلِ سَبْحاً طَوِيلاً قُلْتُ أَ لَيْسَ لَهُ أَنْ يَأْكُلَ وَيَشْرَبَ وَيُقَصِّرَ فَقَالَ إِنَّ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَدْ رَخَّصَ لِلْمُسَافِرِ فِي الإِفْطَارِ وَالتَّقْصِيرِ رَحْمَةً وَتَخْفِيفاً لِمَوْضِعِ التَّعَبِ وَالنَّصَبِ وَوَعْثِ السَّفَرِ وَلَمْ يُرَخِّصْ لَهُ فِي مُجَامَعَةِ النِّسَاءِ فِي السَّفَرِ بِالنَّهَارِ فِي شَهْرِ رَمَضَانَ وَأَوْجَبَ عَلَيْهِ قَضَاءَ الصِّيَامِ وَلَمْ يُوجِبْ عَلَيْهِ قَضَاءَ تَمَامِ الصَّلاةِ إِذَا آبَ مِنْ سَفَرِهِ ثُمَّ قَالَ وَالسُّنَّةُ لا تُقَاسُ وَإِنِّي إِذَا سَافَرْتُ فِي شَهْرِ رَمَضَانَ مَا آكُلُ إِلاَّ الْقُوتَ وَمَا أَشْرَبُ كُلَّ الرِّيِّ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb d'après Ibn Sinān
Il dit : J'ai interrogé Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui voyage durant le mois de Ramaḍān alors qu'il a avec lui une esclave : lui est-il permis d'avoir des rapports avec elle pendant la journée ? Il répondit : « Gloire à Dieu ! Ne connais-tu pas le caractère sacré du mois de Ramaḍān ? Il a, pour cela, la nuit qui est longue pour se livrer à l'acte. » Je dis : « Ne lui est-il pas permis de manger, de boire et d'abréger la prière ? » Il répondit : « Dieu — béni et exalté soit-Il — a accordé au voyageur la dispense de rompre le jeûne et d'abréger la prière (taqsīr) par miséricorde et allègement, en raison de la fatigue, de la peine et des difficultés du voyage. Mais Il ne lui a pas accordé la dispense d'avoir des rapports sexuels avec les femmes durant le voyage, en plein jour au mois de Ramaḍān. Et Il a rendu obligatoire pour lui le rattrapage (qaḍā') du jeûne, sans lui imposer le rattrapage de la prière complète lorsqu'il revient de son voyage. » Puis il ajouta : « La pratique prophétique (sunnah) ne se mesure pas par analogie (qiyās). Quant à moi, lorsque je voyage durant le mois de Ramaḍān, je ne mange que le strict nécessaire et je ne bois que jusqu'à étancher ma soif, mais sans excès. »