3ـ عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنْ صَفْوَانَ وَابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ جَمِيعاً عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ التَّلْبِيَةُ لَبَّيْكَ اللهمَّ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ لا شَرِيكَ لَكَ لَبَّيْكَ إِنَّ الْحَمْدَ وَالنِّعْمَةَ لَكَ وَالْمُلْكَ لا شَرِيكَ لَكَ لَبَّيْكَ ذَا الْمَعَارِجِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ دَاعِياً إِلَى دَارِ السَّلامِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ غَفَّارَ الذُّنُوبِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ أَهْلَ التَّلْبِيَةِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ ذَا الْجَلالِ وَالإِكْرَامِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ مَرْهُوباً وَمَرْغُوباً إِلَيْكَ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ تُبْدِئُ وَالْمَعَادُ إِلَيْكَ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ كَشَّافَ الْكُرَبِ الْعِظَامِ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدَيْكَ لَبَّيْكَ لَبَّيْكَ يَا كَرِيمُ لَبَّيْكَ تَقُولُ ذَلِكَ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلاةٍ مَكْتُوبَةٍ أَوْ نَافِلَةٍ وَحِينَ يَنْهَضُ بِكَ بَعِيرُكَ وَإِذَا عَلَوْتَ شَرَفاً أَوْ هَبَطْتَ وَادِياً أَوْ لَقِيتَ رَاكِباً أَوِ اسْتَيْقَظْتَ مِنْ مَنَامِكَ وَبِالأَسْحَارِ وَأَكْثِرْ مَا اسْتَطَعْتَ مِنْهَا وَاجْهَرْ بِهَا وَإِنْ تَرَكْتَ بَعْضَ التَّلْبِيَةِ فَلا يَضُرُّكَ غَيْرَ أَنَّ تَمَامَهَا أَفْضَلُ وَاعْلَمْ أَنَّهُ لا بُدَّ مِنَ التَّلْبِيَاتِ الأَرْبَعِ فِي أَوَّلِ الْكَلامِ وَهِيَ الْفَرِيضَةُ وَهِيَ التَّوْحِيدُ وَبِهَا لَبَّى الْمُرْسَلُونَ وَأَكْثِرْ مِنْ ذِي الْمَعَارِجِ فَإِنَّ رَسُولَ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَانَ يُكْثِرُ مِنْهَا وَأَوَّلُ مَنْ لَبَّى إِبْرَاهِيمُ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ إِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ يَدْعُوكُمْ إِلَى أَنْ تَحُجُّوا بَيْتَهُ فَأَجَابُوهُ بِالتَّلْبِيَةِ فَلَمْ يَبْقَ أَحَدٌ أُخِذَ مِيثَاقُهُ بِالْمُوَافَاةِ فِي ظَهْرِ رَجُلٍ وَلا بَطْنِ امْرَأَةٍ إِلاَّ أَجَابَ بِالتَّلْبِيَةِ.
IsnādʿAlī, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, et Muḥammad b. Ismāʿīl, d’après al-Faḍl b. Shādhān, d’après Ṣafwān et Ibn Abī ʿUmayr, tous deux d’après Muʿāwiya b. ʿAmmār, d’après Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) — sur lui la paix
Il a dit : « La talbiya (formule de proclamation rituelle du pèlerinage) est : “Me voici à Toi, ô Dieu, me voici à Toi ; me voici à Toi, Tu n’as point d’associé, me voici à Toi ; la louange, la grâce et la royauté T’appartiennent, Tu n’as point d’associé, me voici à Toi ; ô Toi qui possèdes les degrés d’ascension, me voici à Toi, me voici à Toi ; Toi qui appelles vers la Demeure de Paix, me voici à Toi, me voici à Toi ; ô Toi qui pardonnes les péchés, me voici à Toi, me voici à Toi ; ô Toi le Digne de la talbiya, me voici à Toi, me voici à Toi ; ô Toi le Plein de Majesté et de Générosité, me voici à Toi, me voici à Toi ; je viens vers Toi redoutant et désirant, me voici à Toi, me voici à Toi ; Tu es le Commencement et c’est vers Toi qu’est le retour, me voici à Toi, me voici à Toi ; ô Toi qui dissipes les grandes afflictions, me voici à Toi, me voici à Toi ; Ton serviteur et le fils de Tes deux serviteurs, me voici à Toi, me voici à Toi ; ô Généreux, me voici à Toi.” Tu prononces cela après chaque prière obligatoire ou surérogatoire, lorsque ta monture se met en marche, quand tu gravis une hauteur ou descends dans une vallée, quand tu rencontres un voyageur, quand tu te réveilles de ton sommeil, et à l’aube. Multiples-en autant que tu peux et prononce-la à voix haute. Si tu omets une partie de la talbiya, cela ne te nuit pas, cependant la compléter est préférable. Sache qu’il est indispensable de prononcer les quatre premières talbiyāt (formules de talbiya) au début du discours : elles constituent l’obligation (al-farīḍa) et l’unicité divine (al-tawḥīd) ; c’est par elles que les envoyés ont proclamé “me voici”. Multiplie la formule “ô Toi qui possèdes les degrés d’ascension”, car le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) la multipliait. Le premier à avoir prononcé la talbiya fut Abraham — sur lui la paix. Dieu, Puissant et Majestueux, vous invite à accomplir le pèlerinage de Sa Maison : ils Lui répondirent par la talbiya. Il ne resta alors aucun de ceux dont l’allégeance fut prise lors du pacte (prééternel), que ce soit dans le dos d’un homme ou dans le ventre d’une femme, sans qu’il répondît par la talbiya. »