1ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ صَفْوَانَ الْجَمَّالِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ كَانَ أَبِي يَقُولُ مَا يُعْبَأُ مَنْ يَؤُمُّ هَذَا الْبَيْتَ إِذَا لَمْ يَكُنْ فِيهِ ثَلاثُ خِصَالٍ خُلُقٌ يُخَالِقُ بِهِ مَنْ صَحِبَهُ أَوْ حِلْمٌ يَمْلِكُ بِهِ مِنْ غَضَبِهِ أَوْ وَرَعٌ يَحْجُزُهُ عَنْ مَحَارِمِ الله.
IsnādPlusieurs de nos compagnons de Sahl ibn Ziyād d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr d'après Ṣafwān al-Jammāl d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il dit : « Mon père disait : “Qu’importe la qualité de celui qui se rend en pèlerinage à cette Maison (la Kaʿba) s’il ne possède pas trois qualités : un caractère avec lequel il se comporte envers ses compagnons, une clémence (ḥilm) par laquelle il maîtrise sa colère, ou une piété scrupuleuse (waraʿ) qui le retient des choses illicites (maḥārim) de Dieu.” »
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الْخَزَّازِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ مَا يُعْبَأُ مَنْ يَسْلُكُ هَذَا الطَّرِيقَ إِذَا لَمْ يَكُنْ فِيهِ ثَلاثُ خِصَالٍ وَرَعٌ يَحْجُزُهُ عَنْ مَعَاصِي الله وَحِلْمٌ يَمْلِكُ بِهِ غَضَبَهُ وَحُسْنُ الصُّحْبَةِ لِمَنْ صَحِبَهُ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d'après ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après Abū Ayyūb al-Khazzāz, d'après Muḥammad b. Muslim, d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
On ne tient pas compte de celui qui emprunte cette voie s'il ne possède pas trois qualités : une piété (waraʿ) qui le retienne des désobéissances à Dieu, un sang-froid (ḥilm) par lequel il maîtrise sa colère, et un bon comportement envers celui qui l'accompagne.
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ قَالَ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَطِّنْ نَفْسَكَ عَلَى حُسْنِ الصِّحَابَةِ لِمَنْ صَحِبْتَ فِي حُسْنِ خُلُقِكَ وَكُفَّ لِسَانَكَ وَاكْظِمْ غَيْظَكَ وَأَقِلَّ لَغْوَكَ وَتَفْرُشُ عَفْوَكَ وَتَسْخُو نَفْسُكَ.
Isnād3. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Muʿāwiya ibn ʿAmmār
Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) a dit : « Habitue ton âme à la bonne compagnie envers ceux que tu fréquentes, à la beauté de ton caractère, retiens ta langue, réprime ta colère, réduis tes paroles futiles, étends ton pardon et que ton âme soit généreuse. »
4ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مِهْرَانَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ حَفْصٍ عَنْ أَبِي الرَّبِيعِ الشَّامِيِّ قَالَ كُنَّا عِنْدَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَالْبَيْتُ غَاصٌّ بِأَهْلِهِ فَقَالَ لَيْسَ مِنَّا مَنْ لَمْ يُحْسِنْ صُحْبَةَ مَنْ صَحِبَهُ وَمُرَافَقَةَ مَنْ رَافَقَهُ وَمُمَالَحَةَ مَنْ مَالَحَهُ وَمُخَالَقَةَ مَنْ خَالَقَهُ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Abī ʿAbd Allāh, d'après Ismāʿīl b. Mihrān, d'après Muḥammad b. Ḥafṣ, d'après Abū l-Rabīʿ al-Shāmī
Il a dit : Nous étions chez Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui), alors que la maison était bondée de gens. Il a dit : « N'est pas des nôtres celui qui n'améliore pas la compagnie de celui qu'il accompagne, la fréquentation de celui qu'il fréquente, le partage du sel (l'intimité) avec celui avec qui il partage le sel, et la fréquentation intime de celui qu'il fréquente intimement. »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ جَعْفَرٍ عَنْ آبَائِهِ (عَلَيْهِم السَّلاَم) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) الرَّفِيقَ ثُمَّ السَّفَرَ وَقَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لا تَصْحَبَنَّ فِي سَفَرِكَ مَنْ لا يَرَى لَكَ مِنَ الْفَضْلِ عَلَيْهِ كَمَا تَرَى لَهُ عَلَيْكَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Jaʿfar (al-Ṣādiq), d'après ses pères (que la paix soit sur eux), qui a dit :
Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « [Choisis d'abord] le compagnon, ensuite le voyage. » Et le Prince des croyants (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « N'accompagne jamais dans ton voyage celui qui ne reconnaît pas en toi un mérite sur lui comme tu reconnais en lui un mérite sur toi. »
6ـ عَلِيٌّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ حَرِيزٍ عَمَّنْ ذَكَرَهُ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ إِذَا صَحِبْتَ فَاصْحَبْ نَحْوَكَ وَلا تَصْحَبَنَّ مَنْ يَكْفِيكَ فَإِنَّ ذَلِكَ مَذَلَّةٌ لِلْمُؤْمِنِ.
IsnādD'après ʿAlī, d'après son père, d'après Ḥammād b. ʿUthmān, d'après Ḥarīz, d'après celui qu'il a mentionné, d'après Abū Jaʿfar (Ṭāhir, l'Imam al-Bāqir, sur lui la paix)
Il a dit : « Lorsque tu accompagnes quelqu'un, accompagne celui qui est de ton niveau (semblable à toi), et n'accompagne surtout pas celui qui se substitue à toi (ou qui te suffit en tout), car cela est une humiliation pour le croyant. »
7ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنِ الْحَسَنِ بْنِ الْحُسَيْنِ اللُّؤْلُؤِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ حُذَيْفَةَ بْنِ مَنْصُورٍ عَنْ شِهَابِ بْنِ عَبْدِ رَبِّهِ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَدْ عَرَفْتَ حَالِي وَسَعَةَ يَدِي وَتَوَسُّعِي عَلَى إِخْوَانِي فَأَصْحَبُ النَّفَرَ مِنْهُمْ فِي طَرِيقِ مَكَّةَ فَأَتَوَسَّعُ عَلَيْهِمْ قَالَ لا تَفْعَلْ يَا شِهَابُ إِنْ بَسَطْتَ وَبَسَطُوا أَجْحَفْتَ بِهِمْ وَإِنْ أَمْسَكُوا أَذْلَلْتَهُمْ فَاصْحَبْ نُظَرَاءَكَ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Abī ʿAbd Allāh, d'après al-Ḥasan b. al-Ḥusayn al-Luʾluʾī, d'après Muḥammad b. Sinān, d'après Ḥudhayfa b. Manṣūr, d'après Shihāb b. ʿAbd Rabbihi
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Tu connais ma condition, l’aisance de mes moyens et ma générosité envers mes frères. Il m’arrive d’accompagner un groupe d’entre eux sur la route de La Mecque et je me montre généreux envers eux. » Il dit : « Ne fais pas cela, ô Shihāb. Si tu te montres généreux et qu’ils le font aussi, tu les mets dans la gêne ; et s’ils se retiennent, tu les humilies. Accompagne donc tes semblables. »
8ـ أَحْمَدُ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي حَمْزَةَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) يَخْرُجُ الرَّجُلُ مَعَ قَوْمٍ مَيَاسِيرَ وَهُوَ أَقَلُّهُمْ شَيْئاً فَيُخْرِجُ الْقَوْمُ النَّفَقَةَ وَلا يَقْدِرُ هُوَ أَنْ يُخْرِجَ مِثْلَ مَا أَخْرَجُوا فَقَالَ مَا أُحِبُّ أَنْ يُذِلَّ نَفْسَهُ لِيَخْرُجْ مَعَ مَنْ هُوَ مِثْلُهُ.
IsnādAḥmad, d'après ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après ʿAlī b. Abī Ḥamza, d'après Abū Baṣīr
Il dit : Je dis à Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Un homme part avec des gens aisés (mayāsīr) alors qu'il est le plus démuni d'entre eux. Le groupe contribue aux dépenses, mais lui n'est pas capable de fournir autant qu'eux. » Il (l'Imam) répondit : « Je n'aime pas qu'il s'humilie lui-même ; qu'il parte plutôt avec quelqu'un qui lui ressemble (de condition modeste). »