Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْمُخْتَارِ قَالَ حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَابِرٍ قَالَ كُنْتُ فِيمَا بَيْنَ مَكَّةَ وَالْمَدِينَةِ أَنَا وَصَاحِبٌ لِي فَتَذَاكَرْنَا الأَنْصَارَ فَقَالَ أَحَدُنَا هُمْ نُزَّاعٌ مِنْ قَبَائِلَ وَقَالَ أَحَدُنَا هُمْ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ قَالَ فَانْتَهَيْنَا إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) وَهُوَ جَالِسٌ فِي ظِلِّ شَجَرَةٍ فَابْتَدَأَ الْحَدِيثَ وَلَمْ نَسْأَلْهُ فَقَالَ إِنَّ تُبَّعاً لَمَّا أَنْ جَاءَ مِنْ قِبَلِ الْعِرَاقِ وَجَاءَ مَعَهُ الْعُلَمَاءُ وَأَبْنَاءُ الأَنْبِيَاءِ فَلَمَّا انْتَهَى إِلَى هَذَا الْوَادِي لِهُذَيْلٍ أَتَاهُ أُنَاسٌ مِنْ بَعْضِ الْقَبَائِلِ فَقَالُوا إِنَّكَ تَأْتِي أَهْلَ بَلْدَةٍ قَدْ لَعِبُوا بِالنَّاسِ زَمَاناً طَوِيلاً حَتَّى اتَّخَذُوا بِلادَهُمْ حَرَماً وَبُنْيَتَهُمْ رَبّاً أَوْ رَبَّةً فَقَالَ إِنْ كَانَ كَمَا تَقُولُونَ قَتَلْتُ مُقَاتِلِيهِمْ وَسَبَيْتُ ذُرِّيَّتَهُمْ وَهَدَمْتُ بُنْيَتَهُمْ قَالَ فَسَالَتْ عَيْنَاهُ حَتَّى وَقَعَتَا عَلَى خَدَّيْهِ قَالَ فَدَعَا الْعُلَمَاءَ وَأَبْنَاءَ الأَنْبِيَاءِ فَقَالَ انْظُرُونِي وَأَخْبِرُونِي لِمَا أَصَابَنِي هَذَا قَالَ فَأَبَوْا أَنْ يُخْبِرُوهُ حَتَّى عَزَمَ عَلَيْهِمْ قَالُوا حَدِّثْنَا بِأَيِّ شَيْءٍ حَدَّثْتَ نَفْسَكَ قَالَ حَدَّثْتُ نَفْسِي أَنْ أَقْتُلَ مُقَاتِلِيهِمْ وَأَسْبِيَ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَهْدِمَ بُنْيَتَهُمْ فَقَالُوا إِنَّا لا نَرَى الَّذِي أَصَابَكَ إِلاَّ لِذَلِكَ قَالَ وَلِمَ هَذَا قَالُوا لأَنَّ الْبَلَدَ حَرَمُ الله وَالْبَيْتَ بَيْتُ الله وَسُكَّانَهُ ذُرِّيَّةُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلِ الرَّحْمَنِ فَقَالَ صَدَقْتُمْ فَمَا مَخْرَجِي مِمَّا وَقَعْتُ فِيهِ قَالُوا تُحَدِّثُ نَفْسَكَ بِغَيْرِ ذَلِكَ فَعَسَى الله أَنْ يَرُدَّ عَلَيْكَ قَالَ فَحَدَّثَ نَفْسَهُ بِخَيْرٍ فَرَجَعَتْ حَدَقَتَاهُ حَتَّى ثَبَتَتَا مَكَانَهُمَا قَالَ فَدَعَا بِالْقَوْمِ الَّذِينَ أَشَارُوا عَلَيْهِ بِهَدْمِهَا فَقَتَلَهُمْ ثُمَّ أَتَى الْبَيْتَ وَكَسَاهُ وَأَطْعَمَ الطَّعَامَ ثَلاثِينَ يَوْماً كُلَّ يَوْمٍ مِائَةَ جَزُورٍ حَتَّى حُمِلَتِ الْجِفَانُ إِلَى السِّبَاعِ فِي رُءُوسِ الْجِبَالِ وَنُثِرَتِ الأَعْلافُ فِي الأَوْدِيَةِ لِلْوُحُوشِ ثُمَّ انْصَرَفَ مِنْ مَكَّةَ إِلَى الْمَدِينَةِ فَأَنْزَلَ بِهَا قَوْماً مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ مِنْ غَسَّانَ وَهُمُ الأَنْصَارُ فِي رِوَايَةٍ أُخْرَى كَسَاهُ النِّطَاعَ وَطَيَّبَهُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ḥammād ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥusayn ibn al-Mukhtār, qui dit : Ismāʿīl ibn Jābir m'a rapporté
Il dit : J'étais entre La Mecque et Médine avec un compagnon, et nous discutions des Anṣār (les Auxiliaires). L'un de nous dit : « Ce sont des gens issus de diverses tribus. » L'autre dit : « Ils sont du Yémen. » Il dit : Nous arrivâmes alors auprès d'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), qui était assis à l'ombre d'un arbre. Il entama le discours sans que nous l'interrogions, et dit : « Lorsque Tubbaʿ arriva du côté de l'Irak, accompagné des savants et des descendants des Prophètes, et qu'il parvint à cette vallée de Hudhayl, des gens de certaines tribus vinrent à lui et dirent : “Tu te rends chez un peuple qui a longtemps joué avec les gens, au point qu'ils ont fait de leur pays un sanctuaire et de leur édifice un seigneur ou une dame (une divinité).” Il dit : “S'il en est comme vous le dites, je tuerai leurs combattants, je réduirai en captivité leur descendance et je détruirai leur édifice.” Il dit : Ses yeux se mirent à couler jusqu'à tomber sur ses joues. Il dit : Il appela les savants et les descendants des Prophètes et dit : “Regardez-moi et dites-moi pourquoi cela m'arrive.” Il dit : Ils refusèrent de le lui dire jusqu'à ce qu'il leur en impose. Ils dirent : “Dis-nous ce que tu as pensé en toi-même.” Il dit : “J'ai pensé en moi-même à tuer leurs combattants, à réduire en captivité leur descendance et à détruire leur édifice.” Ils dirent : “Nous ne voyons ce qui t'arrive que pour cela.” Il dit : “Pourquoi donc ?” Ils dirent : “Parce que ce pays est le sanctuaire sacré de Dieu, la Demeure est la Maison de Dieu, et ses habitants sont la descendance d'Abraham, l'Intime du Tout-Miséricordieux.” Il dit : “Vous avez dit vrai. Quelle est donc ma sortie de ce dans quoi je suis tombé ?” Ils dirent : “Pense en toi-même à autre chose, et peut-être que Dieu te reviendra.” Il dit : Il pensa alors à du bien, et ses deux pupilles revinrent jusqu'à se fixer à leur place. Il dit : Il fit alors venir les gens qui lui avaient conseillé de la détruire et les tua. Puis il se rendit à la Demeure, la revêtit (de tissu), nourrit (les gens) pendant trente jours, cent chameaux chaque jour, au point que les grands plats furent portés aux bêtes sauvages au sommet des montagnes, et que la nourriture fut dispersée dans les vallées pour les animaux sauvages. Puis il partit de La Mecque pour Médine, et y installa un peuple du Yémen, de Ghassān — ce sont les Anṣār. Dans une autre version, il la revêtit de nattes et la parfuma.
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ حُمْرَانَ وَهِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ لَمَّا أَقْبَلَ صَاحِبُ الْحَبَشَةِ بِالْفِيلِ يُرِيدُ هَدْمَ الْكَعْبَةِ مَرُّوا بِإِبِلٍ لِعَبْدِ الْمُطَّلِبِ فَاسْتَاقُوهَا فَتَوَجَّهَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ إِلَى صَاحِبِهِمْ يَسْأَلُهُ رَدَّ إِبِلِهِ عَلَيْهِ فَاسْتَأْذَنَ عَلَيْهِ فَأَذِنَ لَهُ وَقِيلَ لَهُ إِنَّ هَذَا شَرِيفُ قُرَيْشٍ أَوْ عَظِيمُ قُرَيْشٍ وَهُوَ رَجُلٌ لَهُ عَقْلٌ وَمُرُوَّةٌ فَأَكْرَمَهُ وَأَدْنَاهُ ثُمَّ قَالَ لِتَرْجُمَانِهِ سَلْهُ مَا حَاجَتُكَ فَقَالَ لَهُ إِنَّ أَصْحَابَكَ مَرُّوا بِإِبِلٍ لِي فَاسْتَاقُوهَا فَأَحْبَبْتُ أَنْ تَرُدَّهَا عَلَيَّ قَالَ فَتَعَجَّبَ مِنْ سُؤَالِهِ إِيَّاهُ رَدَّ الإِبِلِ وَقَالَ هَذَا الَّذِي زَعَمْتُمْ أَنَّهُ عَظِيمُ قُرَيْشٍ وَذَكَرْتُمْ عَقْلَهُ يَدَعُ أَنْ يَسْأَلَنِي أَنْ أَنْصَرِفَ عَنْ بَيْتِهِ الَّذِي يَعْبُدُهُ أَمَا لَوْ سَأَلَنِي أَنْ أَنْصَرِفَ عَنْ هَدِّهِ لانْصَرَفْتُ لَهُ عَنْهُ فَأَخْبَرَهُ التَّرْجُمَانُ بِمَقَالَةِ الْمَلِكِ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ إِنَّ لِذَلِكَ الْبَيْتِ رَبّاً يَمْنَعُهُ وَإِنَّمَا سَأَلْتُكَ رَدَّ إِبِلِي لِحَاجَتِي إِلَيْهَا فَأَمَرَ بِرَدِّهَا عَلَيْهِ وَمَضَى عَبْدُ الْمُطَّلِبِ حَتَّى لَقِيَ الْفِيلَ عَلَى طَرَفِ الْحَرَمِ فَقَالَ لَهُ مَحْمُودُ فَحَرَّكَ رَأْسَهُ فَقَالَ لَهُ أَ تَدْرِي لِمَا جِيءَ بِكَ فَقَالَ بِرَأْسِهِ لا فَقَالَ جَاءُوا بِكَ لِتَهْدِمَ بَيْتَ رَبِّكَ أَ فَتَفْعَلُ فَقَالَ بِرَأْسِهِ لا قَالَ فَانْصَرَفَ عَنْهُ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ وَجَاءُوا بِالْفِيلِ لِيَدْخُلَ الْحَرَمَ فَلَمَّا انْتَهَى إِلَى طَرَفِ الْحَرَمِ امْتَنَعَ مِنَ الدُّخُولِ فَضَرَبُوهُ فَامْتَنَعَ فَأَدَارُوا بِهِ نَوَاحِيَ الْحَرَمِ كُلَّهَا كُلُّ ذَلِكَ يَمْتَنِعُ عَلَيْهِمْ فَلَمْ يَدْخُلْ وَبَعَثَ الله عَلَيْهِمُ الطَّيْرَ كَالْخَطَاطِيفِ فِي مَنَاقِيرِهَا حَجَرٌ كَالْعَدَسَةِ أَوْ نَحْوِهَا فَكَانَتْ تُحَاذِي بِرَأْسِ الرَّجُلِ ثُمَّ تُرْسِلُهَا عَلَى رَأْسِهِ فَتَخْرُجُ مِنْ دُبُرِهِ حَتَّى لَمْ يَبْقَ مِنْهُمْ أَحَدٌ إِلاَّ رَجُلٌ هَرَبَ فَجَعَلَ يُحَدِّثُ النَّاسَ بِمَا رَأَى إِذَا طَلَعَ عَلَيْهِ طَائِرٌ مِنْهَا فَرَفَعَ رَأْسَهُ فَقَالَ هَذَا الطَّيْرُ مِنْهَا وَجَاءَ الطَّيْرُ حَتَّى حَاذَى بِرَأْسِهِ ثُمَّ أَلْقَاهَا عَلَيْهِ فَخَرَجَتْ مِنْ دُبُرِهِ فَمَاتَ.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Abī 'Umayr, d'après Muḥammad b. Ḥumrān et Hishām b. Sālim, d'après Abū 'Abd Allāh (s)
Il a dit : Lorsque le maître de l'Abyssinie vint avec l'éléphant, voulant détruire la Ka'ba, ils passèrent devant des chamelles appartenant à 'Abd al-Muṭṭalib et les prirent de force. Alors 'Abd al-Muṭṭalib se dirigea vers leur chef pour lui demander de lui rendre ses chamelles. Il demanda à être admis auprès de lui ; on lui accorda la permission, et on dit au roi : « Celui-ci est le noble des Quraysh, ou le grand des Quraysh ; c'est un homme doué de raison (ʿaql) et de virilité (murū'a). » Le roi l'honora et le fit approcher, puis dit à son interprète : « Demande-lui quel est son besoin. » Il lui dit : « Tes compagnons sont passés devant des chamelles à moi et les ont prises de force ; j'aimerais que tu me les rendes. » Le roi s'étonna de sa demande de rendre les chamelles, et dit : « Est-ce là celui dont vous prétendez qu'il est le grand des Quraysh et dont vous avez mentionné la raison ? Il délaisse l'occasion de me demander de renoncer à attaquer sa maison qu'il adore ! Si seulement il me l'avait demandé, j'aurais renoncé pour lui à la détruire. » L'interprète rapporta à 'Abd al-Muṭṭalib les paroles du roi. 'Abd al-Muṭṭalib lui dit : « Cette maison a un Seigneur qui la protégera ; quant à moi, je t'ai seulement demandé la restitution de mes chamelles car j'en ai besoin. » Alors il ordonna qu'on les lui rende. 'Abd al-Muṭṭalib partit jusqu'à rencontrer l'éléphant à la limite du sanctuaire (al-ḥaram). Il l'appela « Maḥmūd », et l'éléphant remua la tête. Il lui dit : « Sais-tu pourquoi on t'a amené ? » Il fit non de la tête. Il dit : « Ils t'ont amené pour détruire la maison de ton Seigneur. Vas-tu le faire ? » Il fit non de la tête. Il dit : Alors 'Abd al-Muṭṭalib s'éloigna de lui. Et on amena l'éléphant pour qu'il entre dans le sanctuaire. Lorsqu'il parvint à la limite du sanctuaire, il refusa d'entrer. On le frappa, mais il refusa. On le fit tourner autour de toutes les limites du sanctuaire, mais chaque fois il refusait de leur obéir et n'entra pas. Et Dieu envoya sur eux des oiseaux semblables à des hirondelles ; dans leurs becs se trouvaient des pierres comme des lentilles ou approchantes. Ils visaient la tête de l'homme puis la lâchaient sur sa tête ; elle sortait par son fondement, jusqu'à ce qu'il ne restât plus aucun d'entre eux, sauf un homme qui s'enfuit. Il se mit à raconter aux gens ce qu'il avait vu, lorsqu'un de ces oiseaux apparut au-dessus de lui ; il leva la tête et dit : « Cet oiseau est l'un d'eux ! » L'oiseau vint jusqu'à viser sa tête, puis la lâcha sur lui ; elle sortit par son fondement, et il mourut.
3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ النُّعْمَانِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ عَبْدِ الله الأَعْرَجِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ إِنَّ قُرَيْشاً فِي الْجَاهِلِيَّةِ هَدَمُوا الْبَيْتَ فَلَمَّا أَرَادُوا بِنَاءَهُ حِيلَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَهُ وَأُلْقِيَ فِي رُوعِهِمُ الرُّعْبُ حَتَّى قَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ لَيَأْتِي كُلُّ رَجُلٍ مِنْكُمْ بِأَطْيَبِ مَالِهِ وَلا تَأْتُوا بِمَالٍ اكْتَسَبْتُمُوهُ مِنْ قَطِيعَةِ رَحِمٍ أَوْ حَرَامٍ فَفَعَلُوا فَخُلِّيَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ بِنَائِهِ فَبَنَوْهُ حَتَّى انْتَهَوْا إِلَى مَوْضِعِ الْحَجَرِ الأَسْوَدِ فَتَشَاجَرُوا فِيهِ أَيُّهُمْ يَضَعُ الْحَجَرَ الأَسْوَدَ فِي مَوْضِعِهِ حَتَّى كَادَ أَنْ يَكُونَ بَيْنَهُمْ شَرٌّ فَحَكَّمُوا أَوَّلَ مَنْ يَدْخُلُ مِنْ بَابِ الْمَسْجِدِ فَدَخَلَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَلَمَّا أَتَاهُمْ أَمَرَ بِثَوْبٍ فَبَسَطَ ثُمَّ وَضَعَ الْحَجَرَ فِي وَسَطِهِ ثُمَّ أَخَذَتِ الْقَبَائِلُ بِجَوَانِبِ الثَّوْبِ فَرَفَعُوهُ ثُمَّ تَنَاوَلَهُ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَوَضَعَهُ فِي مَوْضِعِهِ فَخَصَّهُ الله بِهِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Nuʿmān, d'après Saʿīd ibn ʿAbd Allāh al-Aʿraj, d'après Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām)
Les Qurayshites, à l'époque de la Jāhiliyya (période pré-islamique), démolit la Maison (la Kaʿba). Lorsqu'ils voulurent la reconstruire, un obstacle se dressa entre eux et celle-ci, et la frayeur fut jetée dans leurs cœurs, jusqu'à ce que l'un d'eux dit : « Que chacun de vous apporte de son bien le plus pur, et n'apportez pas de biens que vous avez acquis par rupture des liens de parenté ou par voie illicite. » Ils firent ainsi, et l'obstacle fut levé entre eux et sa construction. Ils la bâtirent jusqu'à arriver à l'emplacement de la Pierre Noire (al-ḥajar al-aswad). Ils se disputèrent alors pour savoir qui placerait la Pierre Noire à son emplacement, au point qu'une querelle faillit éclater entre eux. Ils désignèrent alors comme arbitre la première personne à entrer par la porte de la mosquée. Or, c'est l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) qui entra. Lorsqu'il vint à eux, il ordonna qu'on étende un tissu, puis il plaça la Pierre en son milieu. Ensuite, chaque tribu saisit un bord du tissu, ils le soulevèrent, puis lui (que Dieu prie sur lui et sa Famille) prit la Pierre et la mit à son emplacement. Ainsi, Dieu le distingua par cela.
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ وَغَيْرُهُ بِأَسَانِيدَ مُخْتَلِفَةٍ رَفَعُوهُ قَالُوا إِنَّمَا هَدَمَتْ قُرَيْشٌ الْكَعْبَةَ لأَنَّ السَّيْلَ كَانَ يَأْتِيهِمْ مِنْ أَعْلَى مَكَّةَ فَيَدْخُلُهَا فَانْصَدَعَتْ وَسُرِقَ مِنَ الْكَعْبَةِ غَزَالٌ مِنْ ذَهَبٍ رِجْلاهُ مِنْ جَوْهَرٍ وَكَانَ حَائِطُهَا قَصِيراً وَكَانَ ذَلِكَ قَبْلَ مَبْعَثِ النَّبِيِّ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِثَلاثِينَ سَنَةً فَأَرَادَتْ قُرَيْشٌ أَنْ يَهْدِمُوا الْكَعْبَةَ وَيَبْنُوهَا وَيَزِيدُوا فِي عَرْصَتِهَا ثُمَّ أَشْفَقُوا مِنْ ذَلِكَ وَخَافُوا إِنْ وَضَعُوا فِيهَا الْمَعَاوِلَ أَنْ تَنْزِلَ عَلَيْهِمْ عُقُوبَةٌ فَقَالَ الْوَلِيدُ بْنُ الْمُغِيرَةِ دَعُونِي أَبْدَأُ فَإِنْ كَانَ لله رِضًا لَمْ يُصِبْنِي شَيْءٌ وَإِنْ كَانَ غَيْرَ ذَلِكَ كَفَفْنَا فَصَعِدَ عَلَى الْكَعْبَةِ وَحَرَّكَ مِنْهُ حَجَراً فَخَرَجَتْ عَلَيْهِ حَيَّةٌ وَانْكَسَفَتِ الشَّمْسُ فَلَمَّا رَأَوْا ذَلِكَ بَكَوْا وَتَضَرَّعُوا وَقَالُوا اللهمَّ إِنَّا لا نُرِيدُ إِلاَّ الإِصْلاحَ فَغَابَتْ عَنْهُمُ الْحَيَّةُ فَهَدَمُوهُ وَنَحَّوْا حِجَارَتَهُ حَوْلَهُ حَتَّى بَلَغُوا الْقَوَاعِدَ الَّتِي وَضَعَهَا إِبْرَاهِيمُ (عَلَيْهِ السَّلاَم) فَلَمَّا أَرَادُوا أَنْ يَزِيدُوا فِي عَرْصَتِهِ وَحَرَّكُوا الْقَوَاعِدَ الَّتِي وَضَعَهَا إِبْرَاهِيمُ (عَلَيْهِ السَّلاَم) أَصَابَتْهُمْ زَلْزَلَةٌ شَدِيدَةٌ وَظُلْمَةٌ فَكَفُّوا عَنْهُ وَكَانَ بُنْيَانُ إِبْرَاهِيمَ الطُّوْلُ ثَلاثُونَ ذِرَاعاً وَالْعَرْضُ اثْنَانِ وَعِشْرُونَ ذِرَاعاً وَالسَّمْكُ تِسْعَةُ أَذْرُعٍ فَقَالَتْ قُرَيْشٌ نَزِيدُ فِي سَمْكِهَا فَبَنَوْهَا فَلَمَّا بَلَغَ الْبِنَاءُ إِلَى مَوْضِعِ الْحَجَرِ الأَسْوَدِ تَشَاجَرَتْ قُرَيْشٌ فِي وَضْعِهِ فَقَالَ كُلُّ قَبِيلَةٍ نَحْنُ أَوْلَى بِهِ نَحْنُ نَضَعُهُ فَلَمَّا كَثُرَ بَيْنَهُمْ تَرَاضَوْا بِقَضَاءِ مَنْ يَدْخُلُ مِنْ بَابِ بَنِي شَيْبَةَ فَطَلَعَ رَسُولُ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَقَالُوا هَذَا الأَمِينُ قَدْ جَاءَ فَحَكَّمُوهُ فَبَسَطَ رِدَاءَهُ وَقَالَ بَعْضُهُمْ كِسَاءٌ طَارُونِيٌّ كَانَ لَهُ وَوَضَعَ الْحَجَرَ فِيهِ ثُمَّ قَالَ يَأْتِي مِنْ كُلِّ رَبْعٍ مِنْ قُرَيْشٍ رَجُلٌ فَكَانُوا عُتْبَةَ بْنَ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ شَمْسٍ وَالأَسْوَدَ بْنَ الْمُطَّلِبِ مِنْ بَنِي أَسَدِ بْنِ عَبْدِ الْعُزَّى وَأَبُو حُذَيْفَةَ بْنَ الْمُغِيرَةِ مِنْ بَنِي مَخْزُومٍ وَقَيْسَ بْنَ عَدِيٍّ مِنْ بَنِي سَهْمٍ فَرَفَعُوهُ وَوَضَعَهُ النَّبِيُّ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي مَوْضِعِهِ وَقَدْ كَانَ بَعَثَ مَلِكُ الرُّومِ بِسَفِينَةٍ فِيهَا سُقُوفٌ وَآلاتٌ وَخَشَبٌ وَقَوْمٌ مِنَ الْفَعَلَةِ إِلَى الْحَبَشَةِ لِيُبْنَى لَهُ هُنَاكَ بِيعَةٌ فَطَرَحَتْهَا الرِّيحُ إِلَى سَاحِلِ الشَّرِيعَةِ فَبُطِحَتْ فَبَلَغَ قُرَيْشاً خَبَرُهَا فَخَرَجُوا إِلَى السَّاحِلِ فَوَجَدُوا مَا يَصْلُحُ لِلْكَعْبَةِ مِنْ خَشَبٍ وَزِينَةٍ وَغَيْرِ ذَلِكَ فَابْتَاعُوهُ وَصَارُوا بِهِ إِلَى مَكَّةَ فَوَافَقَ ذَرْعُ ذَلِكَ الْخَشَبِ الْبِنَاءَ مَا خَلا الْحِجْرَ فَلَمَّا بَنَوْهَا كَسَوْهَا الْوَصَائِدَ وَهِيَ الأَرْدِيَةُ.
IsnādʿAlī b. Ibrāhīm et d’autres, par des chaînes de transmission variées, l’ont élevé (jusqu’à la source rapportante).
Ils ont dit : « Les Qurayshites ne démolirent la Kaʿba que parce que le torrent venait du haut de la Mecque et entrait dans l’enceinte, la fendant (la muraille). Une gazelle en or dont les pattes étaient en joyaux fut volée de la Kaʿba, et son mur était bas. Cela eut lieu trente ans avant l’envoi (biʿtha) du Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille). Les Qurayshites voulurent alors démolir la Kaʿba, la reconstruire et agrandir son esplanade. Mais ils redoutèrent cela et craignirent qu’en y mettant les pioches, un châtiment ne s’abatte sur eux. Al-Walīd b. al-Mughīra dit : « Laissez-moi commencer : si cela est agréable à Dieu, rien ne m’atteindra ; si c’est autre chose, nous cesserons. » Il monta sur la Kaʿba et en remua une pierre. Alors un serpent sortit sur lui et le soleil s’éclipsa. En voyant cela, ils pleurèrent, s’humilièrent et dirent : « Ô Dieu, nous ne voulons que la réforme ! » Le serpent disparut de leur vue. Alors ils la démolirent et disposèrent ses pierres autour d’elle jusqu’à atteindre les fondations posées par Abraham (sur lui la paix). Lorsqu’ils voulurent agrandir son esplanade et déplacer les fondations posées par Abraham (sur lui la paix), un violent tremblement de terre et une obscurité les frappèrent, et ils cessèrent. La construction d’Abraham mesurait trente coudées de long, vingt-deux coudées de large, et la hauteur (samk) était de neuf coudées. Les Qurayshites dirent : « Nous allons augmenter sa hauteur. » Ils la construisirent donc ; quand la construction parvint à l’emplacement de la Pierre noire, les Qurayshites se disputèrent pour la poser. Chaque clan disait : « Nous avons plus de droit : c’est nous qui la posons. » Leur différend s’étant envenimé, ils acceptèrent de s’en remettre au jugement de celui qui entrerait par la porte des Banū Shayba. L’Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) apparut. Ils dirent : « Voici le Digne de confiance (al-Amīn) qui vient ! » et ils le prirent pour arbitre. Il étendit son manteau (ridā’) — certains disent que c’était un manteau ṭārūnī qu’il possédait — posa la Pierre dedans, puis dit : « Qu’un homme de chaque quartier (rabʿ) de Quraysh vienne ! » Il y eut ʿUtba b. Rabīʿa b. ʿAbd Shams, al-Aswad b. al-Muṭṭalib des Banū Asad b. ʿAbd al-ʿUzzā, Abū Ḥudhayfa b. al-Mughīra des Banū Makhzūm, et Qays b. ʿAdī des Banū Sahm. Ils la soulevèrent, et le Prophète (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) la posa à sa place. Or, le roi des Byzantins avait envoyé un navire contenant des plafonds, des outils, du bois et une équipe d’ouvriers en Abyssinie pour y construire une église. Le vent le jeta sur le rivage de la Charīʿa (la voie navigable) où il s’échoua. La nouvelle en parvint aux Qurayshites, qui se rendirent au rivage et trouvèrent ce qui convenait à la Kaʿba comme bois, ornements et autres. Ils l’achetèrent et l’emmenèrent à la Mecque. La longueur de ce bois correspondait à la construction, sauf le Ḥijr (de l’enceinte). Lorsqu’ils l’eurent construite, ils la revêtirent de waṣā’id (pluriel de waṣīda, sorte de housses), c’est-à-dire de manteaux (ardiya). »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ دَاوُدَ بْنِ سِرْحَانَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ إِنَّ رَسُولَ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) سَاهَمَ قُرَيْشاً فِي بِنَاءِ الْبَيْتِ فَصَارَ لِرَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مِنْ بَابِ الْكَعْبَةِ إِلَى النِّصْفِ مَا بَيْنَ الرُّكْنِ الْيَمَانِيِّ إِلَى الْحَجَرِ الأَسْوَدِ وَفِي رِوَايَةٍ أُخْرَى كَانَ لِبَنِي هَاشِمٍ مِنَ الْحَجَرِ الأَسْوَدِ إِلَى الرُّكْنِ الشَّامِيِّ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Dāwud ibn Sirḥān, d'après Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Il a dit : « En vérité, le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a tiré au sort avec les Qurayšites pour la construction de la Demeure (la Kaʿba). Il échut au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) la partie allant de la porte de la Kaʿba jusqu'à la moitié de l'espace situé entre le Pilier Yéménite (al-rukn al-yamānī) et la Pierre Noire (al-ḥajar al-aswad). Et dans une autre version, il était pour les Banū Hāšim : de la Pierre Noire jusqu'au Pilier Syrien (al-rukn al-shāmī). »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ وَغَيْرُهُ رَفَعُوهُ قَالَ كَانَ فِي الْكَعْبَةِ غَزَالانِ مِنْ ذَهَبٍ وَخَمْسَةُ أَسْيَافٍ فَلَمَّا غَلَبَتْ خُزَاعَةُ جُرْهُمَ عَلَى الْحَرَمِ أَلْقَتْ جُرْهُمُ الأَسْيَافَ وَالْغَزَالَيْنِ فِي بِئْرِ زَمْزَمَ وَأَلْقَوْا فِيهَا الْحِجَارَةَ وَطَمُّوهَا وَعَمَّوْا أَثَرَهَا فَلَمَّا غَلَبَ قُصَيٌّ عَلَى خُزَاعَةَ لَمْ يَعْرِفُوا مَوْضِعَ زَمْزَمَ وَعَمِيَ عَلَيْهِمْ مَوْضِعُهَا فَلَمَّا غَلَبَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ وَكَانَ يُفْرَشُ لَهُ فِي فِنَاءِ الْكَعْبَةِ وَلَمْ يَكُنْ يُفْرَشُ لأَحَدٍ هُنَاكَ غَيْرَهُ فَبَيْنَمَا هُوَ نَائِمٌ فِي ظِلِّ الْكَعْبَةِ فَرَأَى فِي مَنَامِهِ أَتَاهُ آتٍ فَقَالَ لَهُ احْفِرْ بَرَّةَ قَالَ وَمَا بَرَّةُ ثُمَّ أَتَاهُ فِي الْيَوْمِ الثَّانِي فَقَالَ احْفِرْ طِيبَةَ ثُمَّ أَتَاهُ فِي الْيَوْمِ الثَّالِثِ فَقَالَ احْفِرْ الْمَصُونَةَ قَالَ وَمَا الْمَصُونَةُ ثُمَّ أَتَاهُ فِي الْيَوْمِ الرَّابِعِ فَقَالَ احْفِرْ زَمْزَمَ لا تَنْزَحْ وَلا تَذُمَّ تَسْقِي الْحَجِيجَ الأَعْظَمَ عِنْدَ الْغُرَابِ الأَعْصَمِ عِنْدَ قَرْيَةِ النَّمْلِ وَكَانَ عِنْدَ زَمْزَمَ حَجَرٌ يَخْرُجُ مِنْهُ النَّمْلُ فَيَقَعُ عَلَيْهِ الْغُرَابُ الأَعْصَمُ فِي كُلِّ يَوْمٍ يَلْتَقِطُ النَّمْلَ فَلَمَّا رَأَى عَبْدُ الْمُطَّلِبِ هَذَا عَرَفَ مَوْضِعَ زَمْزَمَ فَقَالَ لِقُرَيْشٍ إِنِّي أُمِرْتُ فِي أَرْبَعِ لَيَالٍ فِي حَفْرِ زَمْزَمَ وَهِيَ مَأْثُرَتُنَا وَعِزُّنَا فَهَلُمُّوا نَحْفِرْهَا فَلَمْ يُجِيبُوهُ إِلَى ذَلِكَ فَأَقْبَلَ يَحْفِرُهَا هُوَ بِنَفْسِهِ وَكَانَ لَهُ ابْنٌ وَاحِدٌ وَهُوَ الْحَارِثُ وَكَانَ يُعِينُهُ عَلَى الْحَفْرِ فَلَمَّا صَعُبَ ذَلِكَ عَلَيْهِ تَقَدَّمَ إِلَى بَابِ الْكَعْبَةِ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ وَدَعَا الله عَزَّ وَجَلَّ وَنَذَرَ لَهُ إِنْ رَزَقَهُ عَشْرَ بَنِينَ أَنْ يَنْحَرَ أَحَبَّهُمْ إِلَيْهِ تَقَرُّباً إِلَى الله عَزَّ وَجَلَّ فَلَمَّا حَفَرَ وَبَلَغَ الطَّوِيَّ طَوِيَّ إِسْمَاعِيلَ وَعَلِمَ أَنَّهُ قَدْ وَقَعَ عَلَى الْمَاءِ كَبَّرَ وَكَبَّرَتْ قُرَيْشٌ وَقَالُوا يَا أَبَا الْحَارِثِ هَذِهِ مَأْثُرَتُنَا وَلَنَا فِيهَا نَصِيبٌ قَالَ لَهُمْ لَمْ تُعِينُونِي عَلَى حَفْرِهَا هِيَ لِي وَلِوُلْدِي إِلَى آخِرِ الأَبَدِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm et d'autres l'ont élevé (marfūʿ)
Il a dit : Il y avait dans la Ka‘ba deux gazelles en or et cinq épées. Lorsque les Khuzā‘a l’emportèrent sur les Jurhum au sujet du Sanctuaire, les Jurhum jetèrent les épées et les deux gazelles dans le puits de Zamzam, y jetèrent des pierres, le comblèrent et en effacèrent toute trace. Puis, lorsque Quṣayy l’emporta sur les Khuzā‘a, ils ne connurent plus l’emplacement de Zamzam et sa localisation leur demeura cachée. Ensuite, lorsque ‘Abd al-Muṭṭalib fut victorieux — on étendait pour lui une natte dans la cour de la Ka‘ba et nul autre que lui n’en avait une à cet endroit —, alors qu’il dormait à l’ombre de la Ka‘ba, il vit en songe un visiteur qui vint à lui et lui dit : « Creuse Barra ! » Il demanda : « Qu’est-ce que Barra ? » Puis il vint à lui le deuxième jour et dit : « Creuse Ṭība ! » Puis il vint à lui le troisième jour et dit : « Creuse al-Maṣūna ! » Il demanda : « Qu’est-ce que al-Maṣūna ? » Puis il vint à lui le quatrième jour et dit : « Creuse Zamzam, ne l’épuise pas et ne la blâme pas ; elle abreuve le pèlerinage le plus grand, près du corbeau aux pattes blanches, près de la Fourmilière. » Or, près de Zamzam, il y avait une pierre d’où sortaient des fourmis ; et chaque jour, le corbeau aux pattes blanches se posait dessus pour attraper les fourmis. Lorsque ‘Abd al-Muṭṭalib vit cela, il reconnut l’emplacement de Zamzam. Il dit alors à Quraysh : « J’ai reçu l’ordre pendant quatre nuits de creuser Zamzam, qui est notre gloire ancestrale et notre honneur. Venez donc que nous la creusions ! » Mais ils ne répondirent pas à son appel. Alors il se mit à la creuser lui-même. Il n’avait qu’un seul fils, al-Ḥārith, qui l’aidait dans le creusement. Quand la tâche lui devint pénible, il s’avança vers la porte de la Ka‘ba, leva les mains et invoqua Dieu — Puissant et Majestueux — et Lui voua, s’Il lui accordait dix fils, d’immoler le plus aimé d’entre eux par piété envers Dieu — Puissant et Majestueux. Lorsqu’il eut creusé et atteint la citerne, la citerne d’Ismaël, et qu’il sut qu’il était arrivé à l’eau, il prononça le takbīr ; Quraysh aussi prononça le takbīr et dirent : « Ô Abā al-Ḥārith, ceci est notre gloire ancestrale et nous y avons une part ! » Il leur répondit : « Vous ne m’avez pas aidé à la creuser ; elle est à moi et à mes descendants jusqu’à la fin des temps. »
7ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ يَحْيَى عَنْ جَدِّهِ الْحَسَنِ بْنِ رَاشِدٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا إِبْرَاهِيمَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) يَقُولُ لَمَّا احْتَفَرَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ زَمْزَمَ وَانْتَهَى إِلَى قَعْرِهَا خَرَجَتْ عَلَيْهِ مِنْ إِحْدَى جَوَانِبِ الْبِئْرِ رَائِحَةٌ مُنْتِنَةٌ أَفْظَعَتْهُ فَأَبَى أَنْ يَنْثَنِيَ وَخَرَجَ ابْنُهُ الْحَارِثُ عَنْهُ ثُمَّ حَفَرَ حَتَّى أَمْعَنَ فَوَجَدَ فِي قَعْرِهَا عَيْناً تَخْرُجُ عَلَيْهِ بِرَائِحَةِ الْمِسْكِ ثُمَّ احْتَفَرَ فَلَمْ يَحْفِرْ إِلاَّ ذِرَاعاً حَتَّى تَجَلاَّهُ النَّوْمُ فَرَأَى رَجُلاً طَوِيلَ الْبَاعِ حَسَنَ الشَّعْرِ جَمِيلَ الْوَجْهِ جَيِّدَ الثَّوْبِ طَيِّبَ الرَّائِحَةِ وَهُوَ يَقُولُ احْفِرْ تَغْنَمْ وَجِدَّ تَسْلَمْ وَلا تَدَّخِرْهَا لِلْمَقْسَمِ الأَسْيَافُ لِغَيْرِكَ وَالْبِئْرُ لَكَ أَنْتَ أَعْظَمُ الْعَرَبِ قَدْراً وَمِنْكَ يَخْرُجُ نَبِيُّهَا وَوَلِيُّهَا وَالأَسْبَاطُ النُّجَبَاءُ الْحُكَمَاءُ الْعُلَمَاءُ الْبُصَرَاءُ وَالسُّيُوفُ لَهُمْ وَلَيْسُوا الْيَوْمَ مِنْكَ وَلا لَكَ وَلَكِنْ فِي الْقَرْنِ الثَّانِي مِنْكَ بِهِمْ يُنِيرُ الله الأَرْضَ وَيُخْرِجُ الشَّيَاطِينَ مِنْ أَقْطَارِهَا وَيُذِلُّهَا فِي عِزِّهَا وَيُهْلِكُهُا بَعْدَ قُوَّتِهَا وَيُذِلُّ الأَوْثَانَ وَيَقْتُلُ عُبَّادَهَا حَيْثُ كَانُوا ثُمَّ يَبْقَى بَعْدَهُ نَسْلٌ مِنْ نَسْلِكَ هُوَ أَخُوهُ وَوَزِيرُهُ وَدُونَهُ فِي السِّنِّ وَقَدْ كَانَ الْقَادِرُ عَلَى الأَوْثَانِ لا يَعْصِيهِ حَرْفاً وَلا يَكْتُمُهُ شَيْئاً وَيُشَاوِرُهُ فِي كُلِّ أَمْرٍ هَجَمَ عَلَيْهِ وَاسْتَعْيَا عَنْهَا عَبْدُ الْمُطَّلِبِ فَوَجَدَ ثَلاثَةَ عَشَرَ سَيْفاً مُسْنَدَةً إِلَى جَنْبِهِ فَأَخَذَهَا وَأَرَادَ أَنْ يَبُثَّ فَقَالَ وَكَيْفَ وَلَمْ أَبْلُغِ الْمَاءَ ثُمَّ حَفَرَ فَلَمْ يَحْفِرْ شِبْراً حَتَّى بَدَا لَهُ قَرْنُ الْغَزَالِ وَرَأْسُهُ فَاسْتَخْرَجَهُ وَفِيهِ طُبِعَ لا إِلَهَ إِلاَّ الله مُحَمَّدٌ رَسُولُ الله عَلِيٌّ وَلِيُّ الله فُلانٌ خَلِيفَةُ الله فَسَأَلْتُهُ فَقُلْتُ فُلانٌ مَتَى كَانَ قَبْلَهُ أَوْ بَعْدَهُ قَالَ لَمْ يَجِىْ بَعْدُ وَلا جَاءَ شَيْءٌ مِنْ أَشْرَاطِهِ فَخَرَجَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ وَقَدِ اسْتَخْرَجَ الْمَاءَ وَأَدْرَكَ وَهُوَ يَصْعَدُ فَإِذَا أَسْوَدُ لَهُ ذَنَبٌ طَوِيلٌ يَسْبِقُهُ بِدَاراً إِلَى فَوْقُ فَضَرَبَهُ فَقَطَعَ أَكْثَرَ ذَنَبِهِ ثُمَّ طَلَبَهُ فَفَاتَهُ وَفُلانٌ قَاتِلُهُ إِنْ شَاءَ الله وَمِنْ رَأْيِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ أَنْ يُبْطِلَ الرُّؤْيَا الَّتِي رَآهَا فِي الْبِئْرِ وَيَضْرِبَ السُّيُوفَ صَفَائِحَ الْبَيْتِ فَأَتَاهُ الله بِالنَّوْمِ فَغَشِيَهُ وَهُوَ فِي حِجْرِ الْكَعْبَةِ فَرَأَى ذَلِكَ الرَّجُلَ بِعَيْنِهِ وَهُوَ يَقُولُ يَا شَيْبَةَ الْحَمْدِ احْمَدْ رَبَّكَ فَإِنَّهُ سَيَجْعَلُكَ لِسَانَ الأَرْضِ وَيَتْبَعُكَ قُرَيْشٌ خَوْفاً وَرَهْبَةً وَطَمَعاً ضَعِ السُّيُوفَ فِي مَوَاضِعِهَا وَاسْتَيْقَظَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ فَأَجَابَهُ أَنَّهُ يَأْتِينِي فِي النَّوْمِ فَإِنْ يَكُنْ مِنْ رَبِّي فَهُوَ أَحَبُّ إِلَيَّ وَإِنْ يَكُنْ مِنْ شَيْطَانٍ فَأَظُنُّهُ مَقْطُوعَ الذَّنَبِ فَلَمْ يَرَ شَيْئاً وَلَمْ يَسْمَعْ كَلاماً فَلَمَّا أَنْ كَانَ اللَّيْلُ أَتَاهُ فِي مَنَامِهِ بِعِدَّةٍ مِنْ رِجَالٍ وَصِبْيَانٍ فَقَالُوا لَهُ نَحْنُ أَتْبَاعُ وَلَدِكَ وَنَحْنُ مِنْ سُكَّانِ السَّمَاءِ السَّادِسَةِ السُّيُوفُ لَيْسَتْ لَكَ تَزَوَّجْ فِي مَخْزُومٍ تَقْوَ وَاضْرِبْ بَعْدُ فِي بُطُونِ الْعَرَبِ فَإِنْ لَمْ يَكُنْ مَعَكَ مَالٌ فَلَكَ حَسَبٌ فَادْفَعْ هَذِهِ الثَّلاثَةَ عَشَرَ سَيْفاً إِلَى وَلَدِ الْمَخْزُومِيَّةِ وَلا يُبَانُ لَكَ أَكْثَرَ مِنْ هَذَا وَسَيْفٌ لَكَ مِنْهَا وَاحِدٌ سَيَقَعُ مِنْ يَدِكَ فَلا تَجِدُ لَهُ أَثَراً إِلاَّ أَنْ يَسْتَجِنَّهُ جَبَلُ كَذَا وَكَذَا فَيَكُونُ مِنْ أَشْرَاطِ قَائِمِ آلِ مُحَمَّدٍ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمْ فَانْتَبَهَ عَبْدُ الْمُطَّلِبِ وَانْطَلَقَ وَالسُّيُوفُ عَلَى رَقَبَتِهِ فَأَتَى نَاحِيَةً مِنْ نَوَاحِي مَكَّةَ فَفَقَدَ مِنْهَا سَيْفاً كَانَ أَرَقَّهَا عِنْدَهُ فَيَظْهَرُ مِنْ ثَمَّ ثُمَّ دَخَلَ مُعْتَمِراً وَطَافَ بِهَا عَلَى رَقَبَتِهِ وَالْغَزَالَيْنِ أَحَداً وَعِشْرِينَ طَوَافاً وَقُرَيْشٌ تَنْظُرُ إِلَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ اللهمَّ صَدِّقْ وَعْدَكَ فَأَثْبِتْ لِي قَوْلِي وَانْشُرْ ذِكْرِي وَشُدَّ عَضُدِي وَكَانَ هَذَا تَرْدَادَ كَلامِهِ وَمَا طَافَ حَوْلَ الْبَيْتِ بَعْدَ رُؤْيَاهُ فِي الْبِئْرِ بِبَيْتِ شِعْرٍ حَتَّى مَاتَ وَلَكِنْ قَدِ ارْتَجَزَ عَلَى بَنِيهِ يَوْمَ أَرَادَ نَحْرَ عَبْدِ الله فَدَفَعَ الأَسْيَافَ جَمِيعَهَا إِلَى بَنِي الْمَخْزُومِيَّةِ إِلَى الزُّبَيْرِ وَإِلَى أَبِي طَالِبٍ وَإِلَى عَبْدِ الله فَصَارَ لأَبِي طَالِبٍ مِنْ ذَلِكَ أَرْبَعَةُ أَسْيَافٍ سَيْفٌ لأَبِي طَالِبٍ وَسَيْفٌ لِعَلِيٍّ وَسَيْفٌ لِجَعْفَرٍ وَسَيْفٌ لِطَالِبٍ وَكَانَ لِلزُّبَيْرِ سَيْفَانِ وَكَانَ لِعَبْدِ الله سَيْفَانِ ثُمَّ عَادَتْ فَصَارَتْ لِعَلِيٍّ الأَرْبَعَةُ الْبَاقِيَةُ اثْنَيْنِ مِنْ فَاطِمَةَ وَاِثْنَيْنِ مِنْ أَوْلادِهَا فَطَاحَ سَيْفُ جَعْفَرٍ يَوْمَ أُصِيبَ فَلَمْ يُدْرَ فِي يَدِ مَنْ وَقَعَ حَتَّى السَّاعَةِ وَنَحْنُ نَقُولُ لا يَقَعُ سَيْفٌ مِنْ أَسْيَافِنَا فِي يَدِ غَيْرِنَا إِلاَّ رَجُلٌ يُعِينُ بِهِ مَعَنَا إِلاَّ صَارَ فَحْماً قَالَ وَإِنَّ مِنْهَا لَوَاحِداً فِي نَاحِيَةٍ يَخْرُجُ كَمَا تَخْرُجُ الْحَيَّةُ فَيَبِينُ مِنْهُ ذِرَاعٌ وَمَا يُشْبِهُهُ فَتَبْرُقُ لَهُ الأَرْضُ مِرَاراً ثُمَّ يَغِيبُ فَإِذَا كَانَ اللَّيْلُ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ فَهَذَا دَأْبُهُ حَتَّى يَجِيءَ صَاحِبُهُ وَلَوْ شِئْتُ أَنْ أُسَمِّيَ مَكَانَهُ لَسَمَّيْتُهُ وَلَكِنْ أَخَافُ عَلَيْكُمْ مِنْ أَنْ أُسَمِّيَهُ فَتُسَمُّوهُ فَيُنْسَبَ إِلَى غَيْرِ مَا هُوَ عَلَيْهِ.
IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Qāsim b. Yaḥyā, d'après son grand-père al-Ḥasan b. Rāshid, qui dit : J'ai entendu Abū Ibrāhīm (que la paix soit sur lui) dire :
Lorsque ʿAbd al-Muṭṭalib creusa Zamzam et atteignit son fond, émergea de l'un des côtés du puits une odeur fétide qui l'effraya, mais il refusa de rebrousser chemin. Son fils al-Ḥārith s'éloigna de lui, puis il creusa jusqu'à s'enfoncer profondément et trouva au fond du puits une source qui jaillissait vers lui avec un parfum de musc. Puis il continua à creuser, mais il n'avait creusé qu'une coudée que le sommeil le surprit. Il vit alors un homme aux longs bras, aux beaux cheveux, au visage resplendissant, vêtu d'un habit de qualité, d'une agréable odeur, qui lui disait : « Creuse, tu gagneras ; sois sérieux, tu seras sauf ; ne la réserve pas pour le partage. Les épées sont pour un autre et le puits est pour toi. Tu es l'homme le plus noble des Arabes en dignité, et de toi sortiront son Prophète et son saint (walī), ainsi que les tribus nobles, sages, savants et clairvoyants. Les épées leur appartiennent, et ils ne sont aujourd'hui ni de toi ni pour toi, mais dans la deuxième génération après toi. Par eux, Dieu illuminera la terre, chassera les démons de ses confins, les humiliera dans leur orgueil, les anéantira après leur force, abaissera les idoles et tuera leurs adorateurs où qu'ils soient. Puis après lui subsistera une descendance de ta descendance, qui sera son frère, son vizir (ministre), plus jeune que lui. Celui qui aura pouvoir sur les idoles ne lui désobéira en rien, ne lui cachera rien, et le consultera en toute affaire qui lui arrivera. » ʿAbd al-Muṭṭalib, accablé par cette affaire, trouva treize épées appuyées à son côté ; il les prit et voulut les enfouir, mais il dit : « Comment cela, alors que je n'ai pas encore atteint l'eau ? » Puis il creusa ; il n'avait pas creusé un empan qu'apparurent la corne et la tête d'une gazelle. Il l'extirpa, et il y avait gravé : « Il n'y a de dieu qu'Allah, Muḥammad est le Messager d'Allah, ʿAlī est le saint d'Allah, Un Tel est le calife d'Allah. » Je l'interrogeai alors : « Un Tel, quand était-il ? Avant lui ou après lui ? » Il dit : « Il n'est pas encore venu, et aucun de ses signes n'est apparu. » ʿAbd al-Muṭṭalib sortit, ayant fait jaillir l'eau, et lorsqu'il remontait, il rencontra une créature noire avec une longue queue qui le devançait rapidement vers le haut ; il la frappa et coupa la plus grande partie de sa queue, puis il la chercha mais elle lui échappa. Et Un Tel est son meurtrier, si Dieu le veut. L'intention de ʿAbd al-Muṭṭalib fut d'annuler la vision qu'il avait eue dans le puits et de fixer les épées comme plaques sur la Maison (la Ka'ba) ; mais Dieu lui envoya le sommeil, qui l'enveloppa alors qu'il était dans le ḥijr (l'enceinte sacrée) de la Ka'ba. Il vit ce même homme en personne, qui lui disait : « Ô Shayba al-Ḥamd (l'Ancien de la Louange), loue ton Seigneur, car Il fera de toi la langue de la terre, et Quraysh te suivra par crainte, par terreur et par convoitise. Remets les épées à leurs places. » ʿAbd al-Muṭṭalib se réveilla et lui répondit : « Il vient à moi en songe ; si cela vient de mon Seigneur, cela m'est plus cher ; si cela vient d'un démon, je pense qu'il a la queue coupée. » Mais il ne vit rien et n'entendit aucune parole. Puis, quand vint la nuit, l'homme vint à lui dans son sommeil, avec une troupe d'hommes et de jeunes garçons, qui lui dirent : « Nous sommes les partisans de ton fils, et nous sommes des habitants du sixième ciel. Ces épées ne sont pas pour toi ; épouse une femme de Makhzūm pour être pieux, puis frappe ensuite dans les entrailles des Arabes. Si tu n'as pas de richesse, tu as la noblesse. Remets ces treize épées au fils de la Makhzumite ; on ne t'en montrera pas plus que cela. L'une de ces épées te sera enlevée des mains, et tu n'en trouveras plus trace, à moins qu'une certaine montagne ne la recèle, et elle fera partie des signes du Qā'im (le Résurrecteur) de la famille de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sur eux). » ʿAbd al-Muṭṭalib se réveilla, partit avec les épées sur son cou, vint dans un des quartiers de La Mecque et y perdit une épée qui était la plus fine à ses yeux, et elle apparaîtra de là. Puis il entra en état de ʿumra (petit pèlerinage) et fit avec les épées sur son cou et les deux gazelles vingt et une circumambulations, tandis que Quraysh le regardait, disant : « Ô Dieu, rends ta promesse vraie ; affermis ma parole, répands ma renommée et fortifie mon bras. » Telles furent ses paroles répétées. Il ne récita pas un seul vers de poésie autour de la Maison après sa vision dans le puits jusqu'à sa mort ; mais il improvisa en rajaz (mètre poétique) à ses fils le jour où il voulut immoler ʿAbd Allāh. Il remit toutes les épées aux Banū al-Makhzūmiyya, à al-Zubayr, à Abū Ṭālib et à ʿAbd Allāh. Ainsi, Abū Ṭālib eut quatre épées : une pour lui-même, une pour ʿAlī, une pour Jaʿfar et une pour Ṭālib. Al-Zubayr eut deux épées, et ʿAbd Allāh eut deux épées. Puis elles revinrent et les quatre restantes échurent à ʿAlī : deux de Fāṭima et deux de ses enfants. L'épée de Jaʿfar se perdit le jour où il fut tué (à Mu'ta), et l'on ne sait entre les mains de qui elle tomba jusqu'à ce jour. Nous disons : aucune de nos épées ne tombe entre les mains d'un autre que nous, sauf celle d'un homme qui nous aide par elle, car elle se réduirait en charbon. Il dit : « Et parmi elles, il y en a une dans une région ; elle sort comme sort un serpent, et il en apparaît une coudée ou quelque chose d'approchant, la terre brille pour elle à plusieurs reprises, puis elle disparaît. Quand vient la nuit, elle fait de même ; telle est sa conduite jusqu'à ce que son propriétaire vienne. Si je voulais, je nommerais son lieu ; mais je crains pour vous de le nommer, car vous le nommeriez et on l'attribuerait à autre chose que ce qu'il est. »
8ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ أَبِي عَلِيٍّ صَاحِبِ الأَنْمَاطِ عَنْ أَبَانِ بْنِ تَغْلِبَ قَالَ لَمَّا هَدَمَ الْحَجَّاجُ الْكَعْبَةَ فَرَّقَ النَّاسُ تُرَابَهَا فَلَمَّا صَارُوا إِلَى بِنَائِهَا فَأَرَادُوا أَنْ يَبْنُوهَا خَرَجَتْ عَلَيْهِمْ حَيَّةٌ فَمَنَعَتِ النَّاسَ الْبِنَاءَ حَتَّى هَرَبُوا فَأَتَوُا الْحَجَّاجَ فَأَخْبَرُوهُ فَخَافَ أَنْ يَكُونَ قَدْ مَنَعَ بِنَاءَهَا فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ ثُمَّ نَشَدَ النَّاسَ وَقَالَ أَنْشُدُ الله عَبْداً عِنْدَهُ مِمَّا ابْتُلِينَا بِهِ عِلْمٌ لَمَّا أَخْبَرَنَا بِهِ قَالَ فَقَامَ إِلَيْهِ شَيْخٌ فَقَالَ إِنْ يَكُنْ عِنْدَ أَحَدٍ عِلْمٌ فَعِنْدَ رَجُلٍ رَأَيْتُهُ جَاءَ إِلَى الْكَعْبَةِ فَأَخَذَ مِقْدَارَهَا ثُمَّ مَضَى فَقَالَ الْحَجَّاجُ مَنْ هُوَ قَالَ عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِما السَّلاَم) فَقَالَ مَعْدِنُ ذَلِكَ فَبَعَثَ إِلَى عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ صَلَوَاتُ الله عَلَيْهِمَا فَأَتَاهُ فَأَخْبَرَهُ مَا كَانَ مِنْ مَنْعِ الله إِيَّاهُ الْبِنَاءَ فَقَالَ لَهُ عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِما السَّلاَم) يَا حَجَّاجُ عَمَدْتَ إِلَى بِنَاءِ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ فَأَلْقَيْتَهُ فِي الطَّرِيقِ وَانْتَهَبْتَهُ كَأَنَّكَ تَرَى أَنَّهُ تُرَاثٌ لَكَ اصْعَدِ الْمِنْبَرَ وَانْشُدِ النَّاسَ أَنْ لا يَبْقَى أَحَدٌ مِنْهُمْ أَخَذَ مِنْهُ شَيْئاً إِلاَّ رَدَّهُ قَالَ فَفَعَلَ فَأَنْشَدَ النَّاسَ أَنْ لا يَبْقَى مِنْهُمْ أَحَدٌ عِنْدَهُ شَيْءٌ إِلاَّ رَدَّهُ قَالَ فَرَدُّوهُ فَلَمَّا رَأَى جَمْعَ التُّرَابِ أَتَى عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ صَلَوَاتُ الله عَلَيْهِمَا فَوَضَعَ الأَسَاسَ وَأَمَرَهُمْ أَنْ يَحْفِرُوا قَالَ فَتَغَيَّبَتْ عَنْهُمُ الْحَيَّةُ وَحَفَرُوا حَتَّى انْتَهَوْا إِلَى مَوْضِعِ الْقَوَاعِدِ قَالَ لَهُمْ عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِما السَّلاَم) تَنَحَّوْا فَتَنَحَّوْا فَدَنَا مِنْهَا فَغَطَّاهَا بِثَوْبِهِ ثُمَّ بَكَى ثُمَّ غَطَّاهَا بِالتُّرَابِ بِيَدِ نَفْسِهِ ثُمَّ دَعَا الْفَعَلَةَ فَقَالَ ضَعُوا بِنَاءَكُمْ فَوَضَعُوا الْبِنَاءَ فَلَمَّا ارْتَفَعَتْ حِيطَانُهَا أَمَرَ بِالتُّرَابِ فَقُلِّبَ فَأُلْقِيَ فِي جَوْفِهِ فَلِذَلِكَ صَارَ الْبَيْتُ مُرْتَفِعاً يُصْعَدُ إِلَيْهِ بِالدَّرَجِ.
Isnād8. Un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Abū ʿAlī, le marchand de tapis, d'après Abān b. Taghlib
Il a dit : Lorsque al-Ḥajjāj démolit la Kaʿba, les gens dispersèrent sa terre. Quand ils en arrivèrent à sa reconstruction et voulurent la bâtir, un serpent sortit contre eux et empêcha les gens de construire, jusqu'à ce qu'ils s'enfuient. Ils vinrent trouver al-Ḥajjāj et l'informèrent. Il craignit que (Dieu) n'ait empêché sa construction. Il monta alors en chaire, puis interpella les gens en disant : « Je conjure par Dieu tout serviteur qui a connaissance de ce par quoi nous sommes éprouvés de nous en informer. » Il dit : Un vieillard se leva vers lui et dit : « Si quelqu'un a connaissance, c'est un homme que j'ai vu venir à la Kaʿba, en prendre les mesures, puis s'en aller. » Al-Ḥajjāj demanda : « Qui est-ce ? » Il répondit : « ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix). » Il dit alors : « Il est la source de cela. » Il envoya donc chercher ʿAlī b. al-Ḥusayn — que les bénédictions de Dieu soient sur eux deux. Il vint à lui et il l'informa de ce qui s'était passé, à savoir que Dieu leur avait interdit la construction. ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix) lui dit : « Ô Ḥajjāj ! Tu as pris pour cible la construction d'Abraham et d'Ismaël, tu l'as jetée sur la route et tu l'as pillée, comme si tu pensais qu'il s'agissait d'un héritage pour toi. Monte en chaire et conjure les gens de ne laisser personne parmi eux qui en ait pris quoi que ce soit sans le restituer. » Il dit : Il le fit. Il conjura les gens de ne laisser personne parmi eux détenir quoi que ce soit sans le restituer. Il dit : Ils le restituèrent. Lorsqu'il vit la terre rassemblée, ʿAlī b. al-Ḥusayn — que les bénédictions de Dieu soient sur eux deux — vint, posa les fondations et leur ordonna de creuser. Il dit : Le serpent disparut de devant eux. Ils creusèrent jusqu'à atteindre l'emplacement des bases. ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix) leur dit : « Écartez-vous. » Ils s'écartèrent. Il s'en approcha, la recouvrit de son vêtement, puis pleura, puis la recouvrit de terre de sa propre main. Ensuite, il appela les ouvriers et dit : « Posez votre construction. » Ils posèrent la construction. Lorsque ses murs s'élevèrent, il ordonna que la terre soit retournée et jetée à l'intérieur. C'est pour cela que la Maison (le Temple) devint élevée et que l'on y monte par des degrés.