3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ وَصَفْوَانَ عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ الْمَحْصُورُ غَيْرُ الْمَصْدُودِ الْمَحْصُورُ الْمَرِيضُ وَالْمَصْدُودُ الَّذِي يَصُدُّهُ الْمُشْرِكُونَ كَمَا رَدُّوا رَسُولَ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَأَصْحَابَهُ لَيْسَ مِنْ مَرَضٍ وَالْمَصْدُودُ تَحِلُّ لَهُ النِّسَاءُ وَالْمَحْصُورُ لا تَحِلُّ لَهُ النِّسَاءُ قَالَ وَسَأَلْتُهُ عَنْ رَجُلٍ أُحْصِرَ فَبَعَثَ بِالْهَدْيِ قَالَ يُوَاعِدُ أَصْحَابَهُ مِيعَاداً إِنْ كَانَ فِي الْحَجِّ فَمَحِلُّ الْهَدْيِ يَوْمُ النَّحْرِ فَإِذَا كَانَ يَوْمُ النَّحْرِ فَلْيَقُصَّ مِنْ رَأْسِهِ وَلا يَجِبُ عَلَيْهِ الْحَلْقُ حَتَّى يَقْضِيَ الْمَنَاسِكَ وَإِنْ كَانَ فِي عُمْرَةٍ فَلْيَنْظُرْ مِقْدَارَ دُخُولِ أَصْحَابِهِ مَكَّةَ وَالسَّاعَةَ الَّتِي يَعِدُهُمْ فِيهَا فَإِذَا كَانَ تِلْكَ السَّاعَةُ قَصَّرَ وَأَحَلَّ وَإِنْ كَانَ مَرِضَ فِي الطَّرِيقِ بَعْدَ مَا أَحْرَمَ فَأَرَادَ الرُّجُوعَ رَجَعَ إِلَى أَهْلِهِ وَنَحَرَ بَدَنَةً أَوْ أَقَامَ مَكَانَهُ حَتَّى يَبْرَأَ إِذَا كَانَ فِي عُمْرَةٍ وَإِذَا بَرَأَ فَعَلَيْهِ الْعُمْرَةُ وَاجِبَةً وَإِنْ كَانَ عَلَيْهِ الْحَجُّ رَجَعَ أَوْ أَقَامَ فَفَاتَهُ الْحَجُّ فَإِنَّ عَلَيْهِ الْحَجَّ مِنْ قَابِلٍ فَإِنَّ الْحُسَيْنَ بْنَ عَلِيٍّ صَلَوَاتُ الله عَلَيْهِمَا خَرَجَ مُعْتَمِراً فَمَرِضَ فِي الطَّرِيقِ فَبَلَغَ عَلِيّاً (عَلَيْهِ السَّلاَم) ذَلِكَ وَهُوَ فِي الْمَدِينَةِ فَخَرَجَ فِي طَلَبِهِ فَأَدْرَكَهُ بِالسُّقْيَا وَهُوَ مَرِيضٌ بِهَا فَقَالَ يَا بُنَيَّ مَا تَشْتَكِي فَقَالَ أَشْتَكِي رَأْسِي فَدَعَا عَلِيٌّ (عَلَيْهِ السَّلاَم) بِبَدَنَةٍ فَنَحَرَهَا وَحَلَقَ رَأْسَهُ وَرَدَّهُ إِلَى الْمَدِينَةِ فَلَمَّا بَرَأَ مِنْ وَجَعِهِ اعْتَمَرَ قُلْتُ أَ رَأَيْتَ حِينَ بَرَأَ مِنْ وَجَعِهِ قَبْلَ أَنْ يَخْرُجَ إِلَى الْعُمْرَةِ حَلَّتْ لَهُ النِّسَاءُ قَالَ لا تَحِلُّ لَهُ النِّسَاءُ حَتَّى يَطُوفَ بِالْبَيْتِ وَبِالصَّفَا وَالْمَرْوَةِ قُلْتُ فَمَا بَالُ رَسُولِ الله (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) حِينَ رَجَعَ مِنْ الْحُدَيْبِيَةِ حَلَّتْ لَهُ النِّسَاءُ وَلَمْ يَطُفْ بِالْبَيْتِ قَالَ لَيْسَا سَوَاءً كَانَ النَّبِيُّ (صلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مَصْدُوداً وَالْحُسَيْنُ (عَلَيْهِ السَّلاَم) مَحْصُوراً.
Isnād3. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d’après al-Faḍl ibn Shādhān, d’après Ibn Abī ʿUmayr et Ṣafwān, d’après Muʿāwiya ibn ʿAmmār, d’après Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām) — il dit : « Je l’ai entendu dire : »
« Al-maḥṣūr (celui qui est empêché par la maladie) n’est pas comme al-maṣdūd (celui qui est empêché par l’ennemi). Al-maḥṣūr est le malade, et al-maṣdūd est celui que les associateurs empêchent — comme ils repoussèrent le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) et ses compagnons —, non pour cause de maladie. Al-maṣdūd, les femmes lui sont permises ; al-maḥṣūr, les femmes ne lui sont pas permises. » Il dit : « Je l’interrogeai au sujet d’un homme qui fut empêché (par maladie) et qui envoya l’offrande. Il dit : “Il fixe un rendez-vous à ses compagnons. S’il s’agit du hajj, alors le moment de l’offrande est le jour du sacrifice ; le jour du sacrifice, qu’il coupe une partie de ses cheveux ; le rasage complet ne lui est pas obligatoire avant qu’il n’ait accompli les rites. S’il s’agit d’une ʿumra, qu’il considère le moment de l’arrivée de ses compagnons à La Mecque et l’heure qu’il leur fixe ; quand cette heure arrive, il raccourcit ses cheveux et se libère de l’ihrām (état de sacralisation).” Si quelqu’un tombe malade en chemin après s’être mis en ihrām et veut revenir, il retourne auprès des siens et immole une chamelle, ou bien il reste sur place jusqu’à guérison — s’il s’agit d’une ʿumra. Une fois guéri, la ʿumra lui est obligatoire. Et s’il devait accomplir le hajj, qu’il revienne ou qu’il reste, et que le hajj lui échappe, alors le hajj lui est dû l’année suivante. Car al-Ḥusayn ibn ʿAlī (les prières de Dieu sur eux deux) partit en ʿumra et tomba malade en chemin. ʿAlī (ʿalayhi al-salām) en fut informé alors qu’il était à Médine ; il partit à sa recherche et le rejoignit à al-Suqyā, où il était malade. Il dit : “Ô mon fils, de quoi te plains-tu ?” Il répondit : “Je me plains de ma tête.” Alors ʿAlī (ʿalayhi al-salām) demanda une chamelle, l’immola, rasa sa tête, et le renvoya à Médine. Lorsqu’il guérit de son mal, il accomplit la ʿumra. » Je dis : « Vois-tu que lorsqu’il guérit de son mal, avant de partir pour la ʿumra, les femmes lui étaient permises ? » Il dit : « Les femmes ne lui sont pas permises avant qu’il n’ait tourné autour de la Maison (Ṭawāf) et accompli le saʿy entre Ṣafā et Marwa. » Je dis : « Qu’en est-il donc du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) lorsqu’il revint de Ḥudaybiyya : les femmes lui étaient permises alors qu’il n’avait pas tourné autour de la Maison ? » Il dit : « Les deux cas ne sont pas semblables : le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) était maṣdūd (empêché par l’ennemi) et al-Ḥusayn (ʿalayhi al-salām) était maḥṣūr (empêché par la maladie). »