3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ يَحْيَى عَنْ جَدِّهِ الْحَسَنِ بْنِ رَاشِدٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلاَم) إِنَّ النَّاسَ يَقُولُونَ إِنَّ الْمَغْفِرَةَ تَنْزِلُ عَلَى مَنْ صَامَ شَهْرَ رَمَضَانَ لَيْلَةَ الْقَدْرِ فَقَالَ يَا حَسَنُ إِنَّ الْقَارِيجَارَ إِنَّمَا يُعْطَى أُجْرَتَهُ عِنْدَ فَرَاغِهِ ذَلِكَ لَيْلَةَ الْعِيدِ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ فَمَا يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَعْمَلَ فِيهَا فَقَالَ إِذَا غَرَبَتِ الشَّمْسُ فَاغْتَسِلْ وَإِذَا صَلَّيْتَ الثَّلاثَ الْمَغْرِبِ فَارْفَعْ يَدَيْكَ وَقُلْ يَا ذَا الْمَنِّ يَا ذَا الطَّوْلِ يَا ذَا الْجُودِ يَا مُصْطَفِياً مُحَمَّداً وَنَاصِرَهُ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَآلِهِ وَاغْفِرْ لِي كُلَّ ذَنْبٍ أَذْنَبْتُهُ أَحْصَيْتَهُ عَلَيَّ وَنَسِيتُهُ وَهُوَ عِنْدَكَ فِي كِتَابِكَ وَتَخِرُّ سَاجِداً وَتَقُولُ مِائَةَ مَرَّةٍ أَتُوبُ إِلَى الله وَأَنْتَ سَاجِدٌ وَتَسْأَلُ حَوَائِجَكَ. وَرُوِيَ أَنَّ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلاَم) كَانَ يُصَلِّي فِيهَا رَكْعَتَيْنِ يَقْرَأُ فِي الأُولَى الْحَمْدَ وَقُلْ هُوَ الله أَحَدٌ أَلْفَ مَرَّةٍ وَفِي الثَّانِيَةِ الْحَمْدَ وَقُلْ هُوَ الله أَحَدٌ مَرَّةً وَاحِدَةً.
Isnād3. Muhammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après al-Qāsim b. Yaḥyā, d'après son grand-père al-Ḥasan b. Rāshid
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Les gens disent que le pardon descend sur celui qui a jeûné le mois de Ramadan, durant la nuit du Destin (laylat al-qadr). » Il répondit : « Ô Ḥasan, le salarié ne reçoit son salaire qu'à la fin de son travail ; cela (le pardon) a lieu la nuit de la Fête (laylat al-ʿīd). » Je dis : « Que je sois ta rançon ! Que devons-nous faire cette nuit-là ? » Il dit : « Quand le soleil se couche, fais la grande ablution (ghusl) ; quand tu as accompli la prière du coucher (al-maghrib), lève tes mains et dis : “Ô Toi qui dispenses les faveurs (yā dhā l-mann), Ô Toi l’Immense (yā dhā ṭ-ṭawl), Ô Toi le Généreux (yā dhā l-jūd), Ô Toi qui as élu Muḥammad et l’as secouru, prie sur Muḥammad et sur sa Famille (Āl), et pardonne-moi tous les péchés que j’ai commis, que Tu as comptés contre moi et que j’ai oubliés, alors qu’ils sont auprès de Toi dans Ton Livre.” Puis prosterne-toi et dis cent fois en étant prosterné : “Je me repens à Dieu (atūbu ilā Llāh)”, et demande tes besoins. » Et il est rapporté que le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) accomplissait en cette nuit deux rakʿa (cycles de prière) : dans la première il récitait al-Ḥamd (la sourate 1) et “Dis : Il est Dieu, Un” (sourate 112) mille fois, et dans la seconde al-Ḥamd et “Dis : Il est Dieu, Un” une seule fois.