1ـ أَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ جَمِيعاً عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ زِيَادٍ الصَّيْقَلِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ يُوضَعُ لِلْمَيِّتِ جَرِيدَتَانِ وَاحِدَةٌ فِي الْيَمِينِ وَالأخْرَى فِي الأيْسَرِ قَالَ قَالَ الْجَرِيدَةُ تَنْفَعُ الْمُؤْمِنَ وَالْكَافِرَ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d’après Muḥammad ibn ʿAbd al-Jabbār et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d’après al-Faḍl ibn Shādhān, tous deux d’après Ṣafwān ibn Yaḥyā, d’après Ibn Muskān, d’après al-Ḥasan ibn Ziyād al-Ṣayqal, d’après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « On place pour le mort deux branches de palmier (jadīda), l’une à droite et l’autre à gauche. » Il a dit : « La branche de palmier (jadīda) profite au croyant et au mécréant. »
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ حَنَانِ بْنِ سَدِيرٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ عُبَادَةَ الْمَكِّيِّ قَالَ سَمِعْتُ سُفْيَانَ الثَّوْرِيَّ يَسْأَلُهُ عَنِ التَّخْضِيرِ فَقَالَ إِنَّ رَجُلاً مِنَ الأنْصَارِ هَلَكَ فَأُوذِنَ رَسُولُ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِمَوْتِهِ فَقَالَ لِمَنْ يَلِيهِ مِنْ قَرَابَتِهِ خَضِّرُوا صَاحِبَكُمْ فَمَا أَقَلَّ الْمُخَضَّرِينَ قَالَ وَمَا التَّخْضِيرُ قَالَ جَرِيدَةٌ خَضْرَاءُ تُوضَعُ مِنْ أَصْلِ الْيَدَيْنِ إِلَى التَّرْقُوَةِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Bazīʿ, d'après Ḥanān ibn Sadīr, d'après Yaḥyā ibn ʿUbāda al-Makkī qui dit :
J'ai entendu Sufyān al-Thawrī l'interroger au sujet du takhḍīr (action de placer une branche verte sur le mort). Il répondit : « Un homme des Anṣār (Auxiliaires) mourut ; on informa l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) de sa mort. Il dit aux proches parents qui lui étaient les plus proches : « Placez une branche verte (jadīda khaḍrā’) sur votre compagnon. » Puis il ajouta : « Que ceux qui placent une branche verte sont peu nombreux ! » L'autre demanda : « Qu'est-ce que le takhḍīr ? » Il répondit : « Une branche verte que l'on place depuis l'attache des deux bras jusqu'à la clavicule. » »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ رَجُلٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ عُبَادَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ تُؤْخَذُ جَرِيدَةٌ رَطْبَةٌ قَدْرَ ذِرَاعٍ فَتُوضَعُ وَأَشَارَ بِيَدِهِ مِنْ عِنْدِ تَرْقُوَتِهِ إِلَى يَدِهِ تُلَفُّ مَعَ ثِيَابِهِ قَالَ وَقَالَ الرَّجُلُ لَقِيتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) بَعْدُ فَسَأَلْتُهُ عَنْهُ فَقَالَ نَعَمْ قَدْ حَدَّثْتُ بِهِ يَحْيَى بْنَ عُبَادَةَ.
Isnādde ʿAlī ibn Ibrāhīm, de son père, de ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, d’un homme, de Yaḥyā ibn ʿUbāda, d’Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « On prend une palme fraîche de la longueur d’une coudée, on la place — et il indiqua de la main, depuis sa clavicule jusqu’à sa main — et elle est enroulée avec ses linceuls. » Il a dit : « Et l’homme dit : “J’ai rencontré Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) après cela et je l’ai interrogé à ce sujet.” Il a dit alors : “Oui, certes je l’ai raconté à Yaḥyā ibn ʿUbāda.” »
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنْ حَرِيزٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ قُلْتُ لأَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) أَ رَأَيْتَ الْمَيِّتَ إِذَا مَاتَ لِمَ تُجْعَلُ مَعَهُ الْجَرِيدَةُ قَالَ يَتَجَافَى عَنْهُ الْعَذَابُ وَالْحِسَابُ مَا دَامَ الْعُودُ رَطْباً قَالَ وَالْعَذَابُ كُلُّهُ فِي يَوْمٍ وَاحِدٍ فِي سَاعَةٍ وَاحِدَةٍ قَدْرَ مَا يُدْخَلُ الْقَبْرَ وَيَرْجِعُ الْقَوْمُ وَإِنَّمَا جُعِلَتِ السَّعَفَتَانِ لِذَلِكَ فَلاَ يُصِيبُهُ عَذَابٌ وَلاَ حِسَابٌ بَعْدَ جُفُوفِهِمَا إِنْ شَاءَ الله.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ḥammād ibn ʿĪsā, d'après Ḥarīz, d'après Zurāra
Il dit : Je demandai à Abū Jaʿfar (le salut soit sur lui) : « Que penses-tu du défunt : lorsqu'il meurt, pourquoi place-t-on avec lui la jarīda (palme fraîche) ? » Il répondit : « Le châtiment et le compte sont écartés de lui aussi longtemps que le rameau reste humide. » Il dit : « Et tout le châtiment [n'a lieu] qu'en un seul jour, en une seule heure, le temps que l'on entre dans la tombe et que les gens s'en retournent. Ce n'est que pour cela que les deux palmes ont été placées : après leur dessèchement, aucun châtiment ni compte ne l'atteint, si Dieu le veut. »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ قَالَ قَالَ إِنَّ الْجَرِيدَةَ قَدْرُ شِبْرٍ تُوضَعُ وَاحِدَةٌ مِنْ عِنْدِ التَّرْقُوَةِ إِلَى مَا بَلَغَتْ مِمَّا يَلِي الْجِلْدَ وَالأخْرَى فِي الأيْسَرِ مِنْ عِنْدِ التَّرْقُوَةِ إِلَى مَا بَلَغَتْ مِنْ فَوْقِ الْقَمِيصِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Jamīl ibn Darrāj
Il a dit : « La baguette (jarīda) mesure un empan (shibr) ; l'une est placée depuis la clavicule (tarqūwa) jusqu'à son extrémité, du côté de la peau ; et l'autre, à gauche, depuis la clavicule jusqu'à son extrémité, par-dessus la chemise. »
6ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سَمَاعَةَ عَنْ فُضَيْلِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ تُوضَعُ لِلْمَيِّتِ جَرِيدَتَانِ وَاحِدَةٌ فِي الأيْمَنِ وَالأخْرَى فِي الأيْسَرِ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Muḥammad ibn Samāʿa, d'après Fuḍayl ibn Yasār, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
On place deux branches de palme auprès du mort : l'une à sa droite et l'autre à sa gauche.
7ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ حَرِيزٍ وَفُضَيْلٍ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله قَالَ قِيلَ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) لأَيِّ شَيْءٍ تُوضَعُ مَعَ الْمَيِّتِ الْجَرِيدَةُ قَالَ إِنَّهُ يَتَجَافَى عَنْهُ الْعَذَابُ مَا دَامَتْ رَطْبَةً.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Mughīra, d'après Ḥarīz, Fuḍayl et ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī ʿAbd Allāh
Il dit : On interrogea Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Pour quelle raison place-t-on la palme (jarīda) avec le mort ? » Il répondit : « Le châtiment s'éloigne de lui tant qu'elle reste fraîche. »
8ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ رَفَعَهُ قَالَ قِيلَ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ رُبَّمَا حَضَرَنِي مَنْ أَخَافُهُ فَلاَ يُمْكِنُ وَضْعُ الْجَرِيدَةِ عَلَى مَا رَوَيْتَنَا قَالَ أَدْخِلْهَا حَيْثُ مَا أَمْكَنَ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Sahl ibn Ziyād, remontant la chaîne [de transmission]
Il a dit : On lui dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Il m'arrive parfois que soit présent auprès de moi quelqu'un que je crains, et il n'est alors pas possible de poser la baguette (jadīda) conformément à ce que tu nous as rapporté. » Il répondit : « Insère-la [dans la tombe] là où il est possible de le faire. »
9ـ حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ الْكِنْدِيِّ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْجَرِيدَةِ تُوضَعُ فِي الْقَبْرِ قَالَ لاَ بَأْسَ.
IsnādHumayd ibn Ziyād, d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad al-Kindī, d'après plusieurs personnes, d'après Abān ibn ʿUthmān, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī ʿAbd Allāh, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de la palmette (jarīda) que l'on place dans la tombe. Il dit : Il n'y a aucun inconvénient.
10ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ مِنْ أَصْحَابِنَا قَالُوا قُلْنَا لَهُ جُعِلْنَا فِدَاكَ إِنْ لَمْ نَقْدِرْ عَلَى الْجَرِيدَةِ فَقَالَ عُودَ السِّدْرِ قِيلَ فَإِنْ لَمْ نَقْدِرْ عَلَى السِّدْرِ فَقَالَ عُودَ الْخِلاَفِ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Sahl ibn Ziyād d'après plusieurs de nos compagnons
Ils dirent : Nous lui dîmes : « Que nous soyons sacrifiés pour toi, si nous ne trouvons pas la palme (jarīda) ? » Il dit : « Le bois de jujubier (sidr). » On dit : « Et si nous ne trouvons pas le jujubier ? » Il dit : « Le bois de peuplier (khilāf). »
11ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدٍ الْقَاسَانِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ بِلاَلٍ أَنَّهُ كَتَبَ إِلَيْهِ يَسْأَلُهُ عَنِ الْجَرِيدَةِ إِذَا لَمْ نَجِدْ نَجْعَلُ بَدَلَهَا غَيْرَهَا فِي مَوْضِعٍ لاَ يُمْكِنُ النَّخْلُ فَكَتَبَ يَجُوزُ إِذَا أُعْوِزَتِ الْجَرِيدَةُ وَالْجَرِيدَةُ أَفْضَلُ وَبِهِ جَاءَتِ الرِّوَايَةُ.
Isnād11. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après ʿAlī ibn Muḥammad al-Qāsānī, d'après Muḥammad ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn Bilāl,
qu'il lui écrivit pour l'interroger au sujet de la jarīda (palme-tige, feuille de palmier utilisée pour l'ensevelissement) : si nous n'en trouvons pas, pouvons-nous la remplacer par autre chose, dans un endroit où le palmier n'est pas disponible ? Il lui écrivit en réponse : « Cela est permis lorsque la jarīda vient à manquer, mais la jarīda est préférable, et c'est ainsi que la tradition (riwāya) nous est parvenue. »
12ـ وَرَوَى عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ فِي رِوَايَةٍ أُخْرَى قَالَ يُجْعَلُ بَدَلَهَا عُودُ الرُّمَّانِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, dans une autre transmission, a dit
On met à sa place un bâton de grenadier.