1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ وَالْحُسَيْنِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ عَامِرٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مَهْزِيَارَ عَنْ فَضَالَةَ بْنِ أَيُّوبَ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ سُلَيْمَانَ جَمِيعاً عَنْ مُرَّةَ مَوْلَى مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ قَالَ صَاحَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ إِلَى مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ فِي الاسْتِسْقَاءِ فَقَالَ لِيَ انْطَلِقْ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) فَسَلْهُ مَا رَأْيُكَ فَإِنَّ هَؤُلاَءِ قَدْ صَاحُوا إِلَيَّ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ لَهُ فَقَالَ لِي قُلْ لَهُ فَلْيَخْرُجْ قُلْتُ لَهُ مَتَى يَخْرُجُ جُعِلْتُ فِدَاكَ قَالَ يَوْمَ الاثْنَيْنِ قُلْتُ كَيْفَ يَصْنَعُ قَالَ يُخْرِجُ الْمِنْبَرَ ثُمَّ يَخْرُجُ يَمْشِي كَمَا يَمْشِي يَوْمَ الْعِيدَيْنِ وَبَيْنَ يَدَيْهِ الْمُؤَذِّنُونَ فِي أَيْدِيهِمْ عَنَزُهُمْ حَتَّى إِذَا انْتَهَى إِلَى الْمُصَلَّى يُصَلِّي بِالنَّاسِ رَكْعَتَيْنِ بِغَيْرِ أَذَانٍ وَلاَ إِقَامَةٍ ثُمَّ يَصْعَدُ الْمِنْبَرَ فَيَقْلِبُ رِدَاءَهُ فَيَجْعَلُ الَّذِي عَلَى يَمِينِهِ عَلَى يَسَارِهِ وَالَّذِي عَلَى يَسَارِهِ عَلَى يَمِينِهِ ثُمَّ يَسْتَقْبِلُ الْقِبْلَةَ فَيُكَبِّرُ الله مِائَةَ تَكْبِيرَةٍ رَافِعاً بِهَا صَوْتَهُ ثُمَّ يَلْتَفِتُ إِلَى النَّاسِ عَنْ يَمِينِهِ فَيُسَبِّحُ الله مِائَةَ تَسْبِيحَةٍ رَافِعاً بِهَا صَوْتَهُ ثُمَّ يَلْتَفِتُ إِلَى النَّاسِ عَنْ يَسَارِهِ فَيُهَلِّلُ الله مِائَةَ تَهْلِيلَةٍ رَافِعاً بِهَا صَوْتَهُ ثُمَّ يَسْتَقْبِلُ النَّاسَ فَيَحْمَدُ الله مِائَةَ تَحْمِيدَةٍ ثُمَّ يَرْفَعُ يَدَيْهِ فَيَدْعُو ثُمَّ يَدْعُونَ فَإِنِّي لأَرْجُو أَنْ لاَ يَخِيبُوا قَالَ فَفَعَلَ فَلَمَّا رَجَعْنَا جَاءَ الْمَطَرُ قَالُوا هَذَا مِنْ تَعْلِيمِ جَعْفَرٍ. وَفِي رِوَايَةِ يُونُسَ فَمَا رَجَعْنَا حَتَّى أَهَمَّتْنَا أَنْفُسُنَا.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après Muḥammad ibn Muslim et al-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir, d'après ʿAlī ibn Mahziyār, d'après Faḍāla ibn Ayyūb, d'après Aḥmad ibn Sulaymān, tous d'après Murra, affranchi de Muḥammad ibn Khālid,
Il a dit : « Les habitants de Médine se plaignirent à Muḥammad ibn Khālid au sujet de la prière pour la pluie (istisqā'). Il me dit : “Va chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) et demande-lui : que penses-tu ? Car ces gens se sont plaints à moi.” Je vins donc le voir et lui fis part de cela. Il me dit : “Dis-lui de sortir.” Je lui dis : “Quand doit-il sortir, que je sois ta rançon ?” Il répondit : “Le lundi.” Je dis : “Comment doit-il procéder ?” Il répondit : “Qu'il fasse sortir la chaire (minbar), puis qu'il sorte en marchant comme il marche le jour des deux fêtes (ʿīdayn), les muezzins devant lui, tenant dans leurs mains leurs bâtons (ʿanza). Lorsqu'il arrive à la mosquée (musallā), qu'il prie avec les gens deux rakʿa (unités de prière) sans appel à la prière (adhān) ni office (iqāma). Puis qu'il monte en chaire, retourne son manteau (ridā'), plaçant ce qui était sur sa droite sur sa gauche et ce qui était sur sa gauche sur sa droite. Ensuite, qu'il se tourne vers la qibla (direction de La Mecque) et qu'il prononce cent fois le takbīr (Allāhu Akbar) à voix haute. Puis qu'il se tourne vers les gens, à sa droite, et qu'il prononce cent fois le tasbīḥ (Subḥān Allāh) à voix haute. Puis qu'il se tourne vers les gens, à sa gauche, et qu'il prononce cent fois le tahlīl (Lā ilāha illā Allāh) à voix haute. Puis qu'il fasse face aux gens et qu'il prononce cent fois le taḥmīd (al-ḥamdu li-Llāh). Ensuite, qu'il lève les mains et qu'il invoque (duʿā'), puis qu'ils invoquent. Car j'espère grandement qu'ils ne seront pas déçus.” » Il (Murra) dit : « Il fit ainsi. Quand nous revînmes, la pluie vint. Ils dirent : “Ceci est de l'enseignement de Jaʿfar.” » Et dans la version de Yūnus : « Nous n'étions pas encore revenus que la pluie nous préoccupa. »

