Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الله عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ إِسْحَاقَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سُلَيْمَانَ الدَّيْلَمِيِّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ دَخَلَ عَبْدُ الله بْنُ قَيْسٍ الْمَاصِرُ عَلَى أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) فَقَالَ أَخْبِرْنِي عَنِ الْمَيِّتِ لِمَ يُغَسَّلُ غُسْلَ الْجَنَابَةِ فَقَالَ لَهُ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) لاَ أُخْبِرُكَ فَخَرَجَ مِنْ عِنْدِهِ فَلَقِيَ بَعْضَ الشِّيعَةِ فَقَالَ لَهُ الْعَجَبُ لَكُمْ يَا مَعْشَرَ الشِّيعَةِ تَوَلَّيْتُمْ هَذَا الرَّجُلَ وَأَطَعْتُمُوهُ وَلَوْ دَعَاكُمْ إِلَى عِبَادَتِهِ لأَجَبْتُمُوهُ وَقَدْ سَأَلْتُهُ عَنْ مَسْأَلَةٍ فَمَا كَانَ عِنْدَهُ فِيهَا شَيْءٌ فَلَمَّا كَانَ مِنْ قَابِلٍ دَخَلَ عَلَيْهِ أَيْضاً فَسَأَلَهُ عَنْهَا فَقَالَ لاَ أُخْبِرُكَ بِهَا فَقَالَ عَبْدُ الله بْنُ قَيْسٍ لِرَجُلٍ مِنْ أَصْحَابِهِ انْطَلِقْ إِلَى الشِّيعَةِ فَاصْحَبْهُمْ وَأَظْهِرْ عِنْدَهُمْ مُوَالاَتَكَ إِيَّاهُمْ وَلَعْنَتِي وَالتَّبَرِّيَ مِنِّي فَإِذَا كَانَ وَقْتُ الْحَجِّ فَأْتِنِي حَتَّى أَدْفَعَ إِلَيْكَ مَا تَحُجُّ بِهِ وَسَلْهُمْ أَنْ يُدْخِلُوكَ عَلَى مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ فَإِذَا صِرْتَ إِلَيْهِ فَاسْأَلْهُ عَنِ الْمَيِّتِ لِمَ يُغَسَّلُ غُسْلَ الْجَنَابَةِ فَانْطَلَقَ الرَّجُلُ إِلَى الشِّيعَةِ فَكَانَ مَعَهُمْ إِلَى وَقْتِ الْمَوْسِمِ فَنَظَرَ إِلَى دِينِ الْقَوْمِ فَقَبِلَهُ بِقَبُولِهِ وَكَتَمَ ابْنَ قَيْسٍ أَمْرَهُ مَخَافَةَ أَنْ يُحْرَمَ الْحَجَّ فَلَمَّا كَانَ وَقْتُ الْحَجِّ أَتَاهُ فَأَعْطَاهُ حَجَّةً وَخَرَجَ فَلَمَّا صَارَ بِالْمَدِينَةِ قَالَ لَهُ أَصْحَابُهُ تَخَلَّفْ فِي الْمَنْزِلِ حَتَّى نَذْكُرَكَ لَهُ وَنَسْأَلَهُ لِيَأْذَنَ لَكَ فَلَمَّا صَارُوا إِلَى أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ لَهُمْ أَيْنَ صَاحِبُكُمْ مَا أَنْصَفْتُمُوهُ قَالُوا لَمْ نَعْلَمْ مَا يُوَافِقُكَ مِنْ ذَلِكَ فَأَمَرَ بَعْضَ مَنْ حَضَرَ أَنْ يَأْتِيَهُ بِهِ فَلَمَّا دَخَلَ عَلَى أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ لَهُ مَرْحَباً كَيْفَ رَأَيْتَ مَا أَنْتَ فِيهِ الْيَوْمَ مِمَّا كُنْتَ فِيهِ قَبْلُ فَقَالَ يَا ابْنَ رَسُولِ الله لَمْ أَكُنْ فِي شَيْءٍ فَقَالَ صَدَقْتَ أَمَا إِنَّ عِبَادَتَكَ يَوْمَئِذٍ كَانَتْ أَخَفَّ عَلَيْكَ مِنْ عِبَادَتِكَ الْيَوْمَ لأَنَّ الْحَقَّ ثَقِيلٌ وَالشَّيْطَانَ مُوَكَّلٌ بِشِيعَتِنَا لأَنَّ سَائِرَ النَّاسِ قَدْ كَفَوْهُ أَنْفُسَهُمْ إِنِّي سَأُخْبِرُكَ بِمَا قَالَ لَكَ ابْنُ قَيْسٍ الْمَاصِرُ قَبْلَ أَنْ تَسْأَلَنِي عَنْهُ وَأُصَيِّرُ الأمْرَ فِي تَعْرِيفِهِ إِيَّاهُ إِلَيْكَ إِنْ شِئْتَ أَخْبَرْتَهُ وَإِنْ شِئْتَ لَمْ تُخْبِرْهُ إِنَّ الله تَعَالَى خَلَقَ خَلاَّقِينَ فَإِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْلُقَ خَلْقاً أَمَرَهُمْ فَأَخَذُوا مِنَ التُّرْبَةِ الَّتِي قَالَ فِي كِتَابِهِ مِنْها خَلَقْناكُمْ وَفِيها نُعِيدُكُمْ وَمِنْها نُخْرِجُكُمْ تارَةً أُخْرى فَعَجَنَ النُّطْفَةَ بِتِلْكَ التُّرْبَةِ الَّتِي يَخْلُقُ مِنْهَا بَعْدَ أَنْ أَسْكَنَهَا الرَّحِمَ أَرْبَعِينَ لَيْلَةً فَإِذَا تَمَّتْ لَهَا أَرْبَعَةُ أَشْهُرٍ قَالُوا يَا رَبِّ نَخْلُقُ مَا ذَا فَيَأْمُرُهُمْ بِمَا يُرِيدُ مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى أَبْيَضَ أَوْ أَسْوَدَ فَإِذَا خَرَجَتِ الرُّوحُ مِنَ الْبَدَنِ خَرَجَتْ هَذِهِ النُّطْفَةُ بِعَيْنِهَا مِنْهُ كَائِناً مَا كَانَ صَغِيراً أَوْ كَبِيراً ذَكَراً أَوْ أُنْثَى فَلِذَلِكَ يُغَسَّلُ الْمَيِّتُ غُسْلَ الْجَنَابَةِ فَقَالَ الرَّجُلُ يَا ابْنَ رَسُولِ الله لاَ وَالله مَا أُخْبِرُ ابْنَ قَيْسٍ الْمَاصِرَ بِهَذَا أَبَداً فَقَالَ ذَلِكَ إِلَيْكَ.
IsnādʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, d'après Ibrāhīm ibn Isḥāq, d'après Muḥammad ibn Sulaymān al-Daylamī, d'après son père, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : ʿAbd Allāh ibn Qays al-Māṣir entra chez Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) et lui dit : « Informe-moi sur le mort : pourquoi est-il lavé du lavage rituel de l’impureté majeure (ghusl al-janāba) ? » Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) lui répondit : « Je ne t’en informerai pas. » Il sortit donc de chez lui et rencontra un des partisans (shīʿa) et lui dit : « Comme votre cas est étonnant, ô communauté des shīʿa ! Vous avez pris cet homme comme maître et vous lui obéissez ; s’il vous appelait à l’adorer, vous répondriez. Or je l’ai interrogé sur une question et il n’avait rien à dire à ce sujet. » Le jour suivant, il entra de nouveau chez lui et l’interrogea à ce sujet ; il dit : « Je ne t’en informerai pas. » Alors ʿAbd Allāh ibn Qays dit à un de ses compagnons : « Va chez les shīʿa, fréquente-les et montre-leur ton attachement (muwālāt) à leur égard, ainsi que ta malédiction contre moi et ton désaveu (tabarrī) à mon égard. Quand viendra le temps du pèlerinage (ḥajj), viens à moi afin que je te remette ce avec quoi tu pourras accomplir le pèlerinage. Demande-leur de te faire entrer auprès de Muḥammad ibn ʿAlī. Une fois arrivé chez lui, interroge-le sur le mort : pourquoi est-il lavé du lavage rituel de l’impureté majeure ? » L’homme se rendit donc chez les shīʿa et resta avec eux jusqu’au temps de la saison du pèlerinage. Il examina la religion de ces gens, l’accepta en toute sincérité et cacha son affaire à Ibn Qays, de peur d’être privé du pèlerinage. Quand vint le temps du pèlerinage, il vint à lui et Ibn Qays lui donna de quoi accomplir le pèlerinage. Il partit et, lorsqu’il arriva à Médine, ses compagnons lui dirent : « Reste à la maison jusqu’à ce que nous te mentionnions à lui et que nous lui demandions de t’autoriser à entrer. » Lorsqu’ils furent arrivés chez Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), il leur dit : « Où est votre compagnon ? Vous n’avez pas été équitables envers lui. » Ils répondirent : « Nous ne savions pas ce que tu approuvais à ce sujet. » Alors il ordonna à l’un des présents d’aller le chercher. Quand il entra chez Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), il lui dit : « Bienvenue ! Que penses-tu de ce dans quoi tu te trouves aujourd’hui, par rapport à ce dans quoi tu étais auparavant ? » Il dit : « Ô fils du Messager de Dieu, je n’étais dans rien. » Il dit : « Tu as dit vrai. Sache que ton adoration d’alors était plus légère pour toi que ton adoration d’aujourd’hui, car la vérité (ḥaqq) est lourde, et Satan est chargé de s’attaquer à nos shīʿa, car les autres gens se sont dispensés de lui. Je vais t’informer de ce que t’a dit Ibn Qays al-Māṣir avant même que tu ne m’interroges à ce sujet, et je te laisse libre de lui en faire part ou non. Dieu Très-Haut a créé des créateurs (khallāqīn). Quand Il veut créer une créature, Il leur ordonne de prendre de la terre dont Il dit dans Son Livre : ‘C’est d’elle que Nous vous avons créés, en elle Nous vous ferons retourner, et d’elle Nous vous ferons sortir une autre fois’ (Coran 20:55). Puis ils pétrissent la goutte de sperme (nuṭfa) avec cette terre à partir de laquelle Il créera, après l’avoir installée dans l’utérus pendant quarante nuits. Quand quatre mois sont accomplis, ils disent : ‘Seigneur, que créons-nous ?’ Alors Il leur ordonne ce qu’Il veut : mâle ou femelle, blanc ou noir. Quand l’âme (rūḥ) quitte le corps, cette même goutte de sperme sort de lui, quelle que soit sa taille, petit ou grand, mâle ou femelle. C’est pourquoi le mort est lavé du lavage rituel de l’impureté majeure (ghusl al-janāba). » L’homme dit : « Ô fils du Messager de Dieu, non, par Dieu, je n’informerai jamais Ibn Qays al-Māṣir de cela. » Il dit : « Cela t’appartient. »
2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ سُئِلَ مَا بَالُ الْمَيِّتِ يُمْنِي قَالَ النُّطْفَةُ الَّتِي خُلِقَ مِنْهَا يَرْمِي بِهَا.
Isnād2. ʿAlī b. Ibrāhīm, d’après son père, d’après al-Nawfalī, d’après al-Sakūnī, d’après Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : On l’interrogea : « Pourquoi le mort émet-il du sperme ? » Il répondit : « C’est la goutte (de semence) dont il a été créé qu’il expulse. »
3ـ بَعْضُ أَصْحَابِنَا عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ الْمِيثَمِيِّ عَنْ هَارُونَ بْنِ حَمْزَةَ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِما الْسَّلام) قَالَ قَالَ إِنَّ الْمَخْلُوقَ لاَ يَمُوتُ حَتَّى تَخْرُجَ مِنْهُ النُّطْفَةُ الَّتِي خُلِقَ مِنْهَا مِنْ فِيهِ أَوْ مِنْ عَيْنِهِ.
IsnādD'après certains de nos compagnons, d'après ʿAlī b. al-Ḥasan al-Mīthamī, d'après Hārūn b. Ḥamza, d'après certains de nos compagnons, d'après ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix)
Il a dit : « En vérité, la créature ne meurt pas avant que ne sorte d'elle la goutte (de sperme / substance) dont elle a été créée, par sa bouche ou par son œil. »